Bonne nuit mon lapin

L’un de mes premiers projets de couture pour bébé durant ma grossesse a été une turbulette. C’est un indispensable du quotidien et j’avais très envie de me faire plaisir avec de jolies pièces originales. J’avais lu beaucoup de bien de la turbulette par Perlipo mais je suis restée fidèle à celle de la Barakossa, déjà réalisée deux fois en version été ici et ici.

J’ai choisi un Liberty, l’imprimé Queue for the Zoo coloris bleu. J’aime beaucoup tous ces animaux et je ne voulais pas coudre le Liberty Cars qu’on voit un peu partout pour les p’tits gars. Et puis, j’avais déjà cousu un coussin à mon lutin dans cet imprimé et je voulais un motif choisi exprès pour notre tout petit. Pour la doublure, j’ai hésité entre un jersey et un tissu chaîne et trâme avant de profiter des soldes pour prendre un grand coupon de batiste bio See you at six en solde chez Motif personnel. Sa couleur bleue me plaît beaucoup et il est particulièrement doux au toucher. Enfin, j’ai acheté dans une mercerie de quartier du molleton pour tripler ma turbulette.

Le joli motif du Liberty :
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J’ai décalqué la taille 0-6 mois pour que ma turbulette dure un peu et zou. C’est un patron très simple à coudre sachant que les étapes sont bien expliquées dans le livre Ma petite couture. Il n’y a qu’une seule étape un peu délicate pour moi, c’est la finition de la fermeture éclair. Comme toujours, je l’ai cousue à point invisible à la main, seule méthode qui permette une fermeture propre. il faudra que je pense un jour à investir dans le cours d’Artesane spécial fermeture éclair 😉

La turbulette se ferme avec des pressions kam couleur bleue jean de mon stock. La pose est très simple même si j’ai hésité avec des pressions métalliques plus élégantes mais dont la pose est souvent difficile.

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Ma turbulette a été cousue en une après-midi et je suis très satisfaite de ma cousette. Il est vrai qu’elle n’est pas réellement meilleure marché qu’une turbulette achetée dans les grandes enseignes de puériculture mais elle est unique. Et puis, je suis fan du choix de mes tissus. Et elle a l’air tellement douillette…

J’ai rentabilisé les chutes aux formes étranges en cousant quelques lingettes lavables, des petits bavoirs et un joli protège carnet de santé assorti 😉 Je profite car la période où il ne voudra plus de liberty viendra bien assez vite 😉

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De plus en plus gourde ou l’affaire du sac à langer

Fidèle à mon envie de coudre pour mon bébé, et aux patrons de l’atelier des gourdes, je me suis lancée dans le sac à langer. On est d’accord, le sac à langer est un indispensable dès la naissance. Impossible de pouvoir se promener sans le nécessaire pour changer la couche, une tenue de rechange en cas d’accident, le doudou, éventuellement le biberon et la tétine. Sans un sac adapté, on se retrouve hyper chargée et normalement en ayant oublié un fondamental (bon, même avec le sac à langer, on a toute oublié un jour le lait/la tétine/ les couches etc). Bref, il me fallait un sac à langer et, dans le commerce, ils sont à prix d’or.

J’ai longuement hésité entre le patron de l’atelier des gourdes et celui d’Alice Balice, ayant lu beaucoup de bien des deux. J’ai finalement opté pour celui de l’atelier des gourdes car il est intégralement doublé, ce qui me permettait d’utiliser de la toile enduite fine pour les petits accidents (genre le biberon qui fuit, le liniment qui s’ouvre, la vraie vie des parents quoi). De plus, j’ai beaucoup aimé les différents patrons et tutoriels de l’Atelier des gourdes comme son vanity et j’étais sûre d’arriver à suivre.

J’ai décidé d’utiliser de la toile bleue canard acheté chez le grand suédois et cherché une doublure. J’ai longuement hésité et j’ai écarté le choix d’un tissu très enfantin, puisque c’est mon amoureux et moi qui allons le porter. J’avais initialement choisi un tissu jaune à écailles chez Caréfil mais à ma grande surprise, il n’était disponible que sur leur site et pas dans leur magasin. Or, tout l’intérêt de se rendre dans la boutique est d’éviter les frais de port. Il n’était pas possible d’obtenir un coupon de ce tissu car les stocks du magasin et du site internet sont différents. J’ai donc laissé tomber et me suis donc reportée sur un coton jaune à pois blanc, validé par l’amoureux qui m’avait accompagnée ce jour-là (une belle preuve d’amour). J’ai utilisé une deuxième doublure, uniquement pour l’intérieur, de la toile enduite fine et mate bleue à étoiles blanches achetée chez Mamzelle fourmi. Le côté imperméable du tissu enduit pour tous les petits accidents (bouteille de liniment ouverte, bouteille d’eau qui fuit etc) m’est apparu idéal pour l’intérieur de mon sac.

J’ai renforcé la toile bleu canard avec de la toile thermocollante achetée au fil d’Emma. Cela a été bien compliqué car le thermocollage a été très long et fastidieux (plus d’une heure). Je ne suis d’ailleurs pas totalement satisfaite car il a un peu gondolé. En général, je thermocolle les doublures car on ne voit pas les petits défauts mais thermocoller de la toile enduite, c’est assez risqué. Deuxième petite modification, j’ai utilisé de la sangle jaune toute faite pour les anses, la bandoulière et les attaches. Je trouve la sangle plus solide que des anses faites maison et aussi plus confortable à manipuler lorsque le sac est bien rempli.

Alors attention, c’est un projet qui demande du temps et de la minutie. Il y a de très nombreuses pièces et il faut être précise dans la découpe. Il faut aussi bien les identifier pour ne pas s’y perdre (vive les feutres lavables). Les étapes sont bien décrites mais un tel sac avec tous ses petits détails ne se monte pas en une après-midi.

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Quitte à personnaliser le sac, j’ai décidé d’y aller jusqu’au bout. J’ai donc, pour la première fois, réalisé du passepoil maison. Mon biais maison est de plus en plus régulier, c’est vrai que c’est bien plus facile avec du coton qu’avec un tissu qui bouge. Evidemment, j’ai passé deux heures à coudre mon passepoil mais qu’est ce que c’est joli du passepoil parfaitement assorti!

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J’ai rencontré quelques difficultés quand même. Tout d’abord, je n’avais pas bien compris comment coudre la poche du matelas à langer sur une des faces. J’avoue que l’explication m’a induite en erreur et qu’il m’a fallu regarder les photos du sac fini sur Internet pour bien comprendre.

La deuxième a été plus longue à régler, il s’agit de la couture des poches élastiquées. Premier essai de la poche intérieur totalement raté, l’élastique n’était plus du tout élastique et j’ai attribué ma difficulté à mon utilisation de la toile enduite en doublure. Seulement, la couture de ma poche élastiquée extérieure en coton a présenté la même difficulté. Je ne sais pas si c’est dû à mon élastique en tant que tel, acheté chez Bouchara, mais les poches baillaient et ne remplissaient plus du tout leur office. J’ai fini par changer de méthode et j’ai créé une coulisse toute simple de deux fois un cm dans laquelle j’ai inséré mon élastique raccourci car distendu et là, ça a fonctionné.

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En fait, mon élastique n’aime pas du tout la double piqûre (assemblage au tissu puis surpiqûage de la coulisse et une coulisse plus classique m’a nettement mieux convenu. J’ai donc appliqué cette méthode aux poches intérieures que j’ai réalisé en toile enduite (têtue moi? Noooonnn).

Ensuite, je n’étais pas satisfaite de mon berlingot à tétine. Le haut de la pièce ne me satisfaisait pas car on voyait un bout de fermeture éclair qui ne fermait pas. J’ai donc laissé tomber cette pièce qui ne me paraissait pas indispensable finalement. Je verrai si notre pirate utilise une tétine et si je fabrique une petite trousse spéciale en toile enduite.

Enfin, j’ai eu de grosses difficultés à résorber l’embu lors de l’assemblage final. Il est sûr que l’entoilage de la toile extérieure a fait perdre au tissu en souplesse pour autant, cela s’est révélé quasiment impossible même avec la toile enduite fine. Je déteste toujours résorber l’embu mais j’y arrive de mieux en mieux notamment dans le montage des manches où je n’ai plus du tout de petit pli. j’ai fini par tricher un peu en arrondissant aussi les angles du bas des faces et en recoupant un peu certaines pièces.

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Un des gros atouts du sac est le petit matelas à langer qui se range dans la poche avant et s’attache avec des pressions kam. J’en ai cousu deux avec une éponge bambou et coton de couleur blanche (décidément, ce coupon est inépuisable) et doublé dans le coton jaune à pois blanc. J’ai utilisé des pressions kam jaunes parfaitement assorties et fermé les ouvertures à points invisibles.

Du coup, ce projet m’a pris bien plus de temps que je ne le pensais. Il s’est étalé sur toute une semaine une heure par ci, cinq heures par là et j’ai bien cru que je n’allais jamais le finir à temps! Afin d’avoir des finitions vraiment propres, j’ai cherché comment finir ma sangle puisque, sur le patron, il s’agit d’anses cousues doublées. J’ai trouvé la réponse sur le site de Sacôtin avec un embout de sangle, pour des finitions quasi professionnelles. J’ai trouvé mon bonheur chez Rascol et gros coup de chance, le prix correspondait exactement à mes points fidélité. Si ça ce n’est pas un signe du destin!

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J’ai passé énormément de temps sur la couture de ce sac, avec de nombreux changements de couleur de fils. Il a des petits défauts quand on le regarde bien mais j’en suis hyper fière! Il est grand, pratique et unique. J’ai choisi mes couleurs, réalisé mon premier passepoil maison, fait les modifications que je souhaitais. L’adage fait main fait coeur prend ici tout son sens. Seulement, je ne suis pas prête d’en coudre un deuxième :-)

Un joli matelas à langer

Le 26 avril, notre petit dernier est arrivé. Un amour de bébé (en toute objectivité bien sûr) qui nous comble de bonheur et remplit bien nos journées et nos nuits 😉 Forcément, le rythme des cousettes sera réduit (manque de temps et d’énergie) et je vais pouvoir partager tout ce que j’ai cousu pour cette naissance dans le calme au fil des derniers mois.

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Le matelas à langer, c’est l’un des indispensables de l’arrivée de bébé. Seulement, il faut reconnaître qu’ils sont généralement assez moches. Pour mes aînés, j’avais opté pour de jolies serviettes descamps (très belle qualité, je les ai toujours) pour habiller ce matelas et permettre des lavages faciles en cas de petits (ou gros) accidents. Seulement, avec quelques années de couture à mon actif, j’ai eu envie de coudre une housse de matelas à langer pour l’arrivée de notre petit dernier.

J’ai regardé un certain nombre de tutoriels et j’ai fini par choisir celui-là, que j’ai un peu modifié à ma sauce. En effet, malgré la description du fabricant de 50 x 70 cm, la taille standard, une mesure avec le mètre ruban m’a très vite démontré que mon matelas était un peu plus grand et plus large du fait de l’épaisseur de son rembourrage. J’ai donc augmenté les proportions de la housse proprement dite en passant à 56 x 81 cm. J’ai aussi légèrement agrandi les serviettes à attaches pressions pour s’adapter à ces proportions. Enfin, j’ai légèrement arrondi les hauts de la housse pour mieux s’adapter à la forme de mon matelas.

Alors le tutoriel est bien fait mais très minimaliste et il vaut mieux avoir déjà un peu cousu avant. La taille des ourlets n’est pas indiquée, il n’est pas précisé de surfiler ou surjeter les pièces. Même si les coutures sont intérieures, les lavages fréquents vont largement abimer les tissus s’ils ne sont pas bien finis. Il faut aussi être bien vigilante en posant les pressions kam car rien n’est précisé sur le sens de ces pressions et les repères sont minimalistes.

Côté tissus, j’ai utilisé un coton à imprimé dinosaures vert menthe, Okeotex, acheté chez l’étoile de coton, assorti au jersey du pyjama de naissance (qu’on aperçoit sur la première photo). J’ai eu du mal à trouver des tissus imprimés pour petit garçons qui me plaisaient sans être trop stéréotypés : voitures, tracteurs etc. J’ai eu un vrai coup de coeur pour cet imprimé et l’harmonie des couleurs.
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J’ai utilisé le beau coton bleu orage bio de la marque see you at six, acheté en grande quantité aux soldes d’hiver de motif personnel, pour la doublure de la housse (déjà utilisé pour doubler la turbulette de naissance que je vous montrerai plus tard).

Côté tapis en éponge, j’ai découpé deux serviettes, histoire de pouvoir tourner en cas de gros accident, dans de l’éponge en bambou et coton achetée chez Tissus Bennytex et déjà utilisée pour les capes de bain. Elle est particulièrement douce pour la peau. Les doublures ont été découpées dans le coton bleu orage et dans des chutes de coton bleu ciel première étoile acheté chez Motif personnel. J’ai aussi légèrement arrondi les hauts de mes serviettes pour s’adapter à la forme du matelas.

Enfin, pour les pressions Kam, j’ai utilisé mon stock : des pressions bleues jeans et vertes. J’ai un peu galéré pour la pose des pressions car les repères étant très peu précis sur le tutoriel, je les ai marqués après avoir enfilé la housse sur le matelas afin d’être sûre de leur emplacement. Les pressions du haut étaient donc très éloignées et il a été un peu difficile de poser proprement la pince sur cette masse de tissu.

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Vous m’excuserez pour l’absence de repassage, nous sommes sortis de la maternité il y a moins d’une semaine 😉

Cette petite cousette s’est révélée très satisfaisante et finalement assez rapide, moins de trois heures, découpe des tissus compris. J’aime beaucoup l’harmonie des couleurs et le côté pratique des petites serviettes à clipser. Il pourrait d’ailleurs être utile d’en coudre d’autres mais à une quinzaine de jours de la naissance, j’ai préféré privilégier les cousettes qui ne pouvaient plus attendre.

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Parallèlement à cette housse, j’ai cousu des petits paniers en natté de coton épais et toile enduite pour y ranger les produits de soins, les lingettes lavables etc. Etant très mauvaise en géométrie, j’ai fait des recherches pour modifier les dimensions de mon tutoriel habituel et je sus tombée sur ce super site qui calcule les mesures. J’ai pu calculer exactement les mesures des pièces à couper en fonction du rendu attendu. Là aussi, c’est une cousette rapide mais très satisfaisante surtout lorsque l’on voit que ces projets tout simples sont vraiment vendus à prix d’or en boutique.

J’ai utilisé du natté de coton épais jaune curry acheté lors de ma virée chez Caréfil et des enduits mats fins vert d’eau et bleu jean de Mamzelle Fourmi, pour rester dans les tons de la housse. J’ai triplé les paniers avec du molleton fin pour leur donner de la tenue. J’aime beaucoup ces petits paniers qui sont hyper pratiques et permettent de ne pas avoir du bazar partout (les lingettes, les vitamines, la biseptine, les couches etc).

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Enfin, pour le change, j’ai cousu énormément de lingettes lavables dans les chutes des différents tissus utilisés pour les bavoirs, turbulette etc. Nous essayons de réduire nos déchets et les soins d’un tout petit sont productifs d’une masse de déchets pas toujours recyclables. Du coup, ces lingettes sont une bonne option, je verrai à l’usage s’il faut en coudre d’autres.

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Testé depuis le retour de la maternité il y a quelques jours, ce set est vraiment pratique et je ne me lasse pas de l’harmonie des couleurs. Il faudra que je trouve l’énergie de coudre une troisième petite serviette à clipser car il y en a quasiment toujours une des deux dans la machine à laver 😉

Mes jolis pochons à encours

Ces derniers temps, je me suis tournée vers des cousettes simples et rapides. Après de nombreux projets complexes que je vous présenterai plus tard, je n’avais plus trop l’énergie physique et intellectuelle de coudre des projets ambitieux.

Dans cette optique, je me suis lancée dans des pochons à encours. Je tente depuis le début de l’année d’apprendre à tricoter (et mes deux mains gauches et moi, on souffre). Ma mère est une experte en tricot (et le mot est faible) mais je n’habite pas assez près pour bénéficier de ses conseils au quotidien sachant que je multiplie les boulettes (maille non tricotée, maille perdue, tricot repris dans le mauvais sens…). J’ai pris quelques cours et eu la chance de trouver un café tricot deux fois par mois.

J’ai rangé mes affaires dans une jolie boîte pour éviter de continuer à coloniser la maison (mes affaires de couture ont déjà pris une place galopante). Seulement, pour emporter mon projet au café tricot, un simple sac en tissu n’est pas pratique. J’ai d’abord réquisitionné une grande trousse en toile enduite initialement cousue pour les cours de piscine de ma chouette et ensuite, j’ai eu envie d’un vrai pochon dédié.

J’ai fait quelques recherches et j’ai beaucoup aimé le tutoriel de Dodynette. J’étais intéressée par l’apprentissage d’une nouvelle technique pour faire la coulisse. J’avais envie de me coudre mon pochon en utilisant un joli coupon de coton vintage offert par Mamzelle Fourmi et une magnifique suédine achetée lors d’un déstockage de tissus de la Fée Sandrine. J’ai donc décidé de couper mon pochon extérieur en deux parties et de coudre la coulisse dans le même coton pour rappeler le bas du pochon.

J’ai zappé la réalisation de la poche extérieure qui ne me paraissait pas indispensable pour mon projet. Je craignais surtout que la poche avec deux pressions kam ne contiennent pas les anneaux marqueurs ou mon crochet, bref toutes les petites choses indispensables au tricot. J’ai reconstitué le pochon extérieur en cousant ensemble mes deux parties (j’avais bien pris soin de rajouter un centimètre de marges de couture à chaque pièce). Afin que les finitions soient vraiment parfaites, j’ai bien écrasé mes marges de couture et surpiqué chaque pièce le long de la couture en jouant sur les contrastes : moutarde pour la suédine bleue et bleu sur le coton fleuri.

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Pour la doublure, j’ai en revanche utilisé un coton bleu très simple, une chute d’un grand coupon acheté aux coupons de Saint Pierre il y a bien trois ans.

Le tutoriel est très bien fait et le montage est très bien expliqué. Le système pour poser la coulisse est très astucieux et m’a beaucoup plu. Et le projet est très rapide à réaliser (deux heures coupe comprise). Le sac est entièrement doublé et les finitions sont vraiment impeccables.

Je n’ai fait qu’un seul vrai changement : je n’ai pas cousu le lien comme préconisé par le patron. J’ai recyclé un ruban entourant une commande de tissus Pretty Mercerie d’il y a au moins trois ans. Cette solution m’a permis de gagner du temps (c’est toujours positif) et de recycler ce ruban qui traînait depuis longtemps dans mon stock.

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Le bilan de cette cousette est très positif. Ce pochon est rapide et simple à réaliser et particulièrement joli. Il est vraiment très pratique à utiliser et a une bonne contenance. Dedans, j’ai pu ranger 6 pelotes, mes aiguilles et les petits accessoires (carnet de tricot, crayon, crochet et ciseaux). A peine fini, je l’ai emmené au café tricot et il a eu un réel succès auprès de ma prof, à tel point que je lui ai cousu son petit frère dans la foulée. Je vais maintenant coudre une version pour ma mère, il n’y a plus qu’à choisir les tissus!

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C’est vraiment agréable d’alterner des cousettes techniques et qui font progresser et la couture de jolis accessoires qui permet souvent d’utiliser de beaux tissus et de se faire ou de faire plaisir!

Virevolte, la jolie robe

Depuis quelques mois, j’ai cousu à plusieurs reprises des patrons de la marque Atelier Scammit. C’est un vrai plaisir au regard des coupes flatteuses, de la qualité des patrons et des vidéos de montage. J’ai pas mal rentabilisé ceux que j’avais et j’ai eu envie d’en tester d’autres (on n’a jamais trop de patrons). J’en ai donc commandé trois, au diable l’avarice, dont le patron virevolte. Il ne m’avait pas emballée au départ, craignant l’effet montgolfière des fronces.

Après avoir vu de très jolies versions de ce patron, en blouse et en robe, j’ai craqué. Et puis, les fronces sont aujourd’hui bien adaptées à ma silhouette et je pense qu’elles le seront tout autant dans quelques semaines. Honnêtement, je m’attends à avoir des kilos à perdre et je me suis cousu quelques pièces en conséquence pour cette période de transition où l’on se sent rarement à son avantage.

J’ai choisi de coudre la version robe à manches courtes et revers, agrémentées d’un froufrou sur l’épaule. Afin de tenir compte de la place pour mon petit locataire et de mes kilos en plus, je suis partie sur une taille 40. Il y a assez peu de pièces et le patron est marges comprises ce qui est un réel confort. Côté tissu, j’ai choisi d’utiliser un coupon de la vente de février chez couturette, une jolie microfibre dans les tons caramels avec du doré, du bleu et du vert. Avec les fronces, ce modèle est assez gourmand en tissu et il faut bien deux mètres. La découpe du biais dans le tissu reste délicate surtout quand on a choisi un tissu fluide comme moi. En même temps, je suis sceptique sur le rendu avec un coton raide 😉

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Le montage est finalement assez simple, surtout en visionnant la vidéo au fur et à mesure. Ma vraie difficulté a été dans l’assemblage des jupes froncées et des tops. La pointe de mon V n’est pas parfaite mais je suis plutôt satisfaite du résultat. J’ai aussi testé pour la première fois la technique du biais simplifié pour l’encolure et le résultat est effectivement très propre.

Le froufrou aux épaules :
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Cette robe a été cousue en une bonne journée, découpe du tissu compris. C’est donc un projet assez rapide mais qui nécessite de la minutie et de la concentration. Comme toujours, les finitions intérieures sont nickels : coutures anglaises, surjets ou biais à cheval, le vêtement est aussi beau dedans que dehors! Attention pour les débutants, il y a quand même pas mal de techniques à utiliser!

Robe virevolte

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Le résultat est ce que j’espérais : une jolie robe féminine tout en étant confortable et évolutive pour les prochains mois. Il y aura sûrement d’autres réalisations mais vraisemblablement dans une taille en dessous dans un futur un peu lointain. J’ai bien envie de me laisser tenter par la blouse à manches longues… Et vous?

Les sweats de mes lutins

Comme chaque hiver, j’ai cousu un sweat à chacun de mes lutins. Ils adorent en porter et je suis sûre de leur faire plaisir. L’an dernier, j’ai acheté avec eux un grand coupon de molleton doublé minky, seulement nous étions déjà en mars et la couture de ce tissu épais n’était déjà plus trop de saison. J’ai donc attendu cet hiver pour lancer mon projet.

J’étais sûre du choix de tissu, c’était le leur 😉 La deuxième étape a été de leur faire choisir un patron chacun. Ma chouette a souhaité un grand sweat à capuche avec une poche ventrale. C’est un basique mais trouver un patron n’était pas si facile. Coup de chance, le magazine Ottobre 6/2018 a proposé exactement ce modèle, je l’ai donc acheté sans hésiter! Leurs modèles sont très bien faits et vraiment sympas pour les enfants. Il y a quand même deux difficultés majeures : le décalquage, j’ai les yeux qui saignent avec toutes ces couleurs qui se chevauchent et leurs explications qui sont souvent minimalistes et sans schémas. Sur ce coup-là, je n’ai pas eu peur de me lancer, le montage étant le même que le décontracté, cousu à trois reprises le mois dernier.

La planche patrons :
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J’ai choisi de coudre du 9 ans. Ma chouette est entre le 8 et le 10 ans dans le commerce selon les marques, je voulais qu’il lui aille au moins tout l’hiver. Côté fournitures, j’ai utilisé le fameux tissu, du bord côte noir acheté l’an dernier au marché aux tissus d’Arras (et j’ai encore du stock dans d’autres couleurs) et une chute de matelassé France Duval Stalla pour la poche ventrale.

La couture est assez simple, la vraie difficulté provient de l’épaisseur du tissu. Ma surjeteuse n’a pas tellement aimé et j’ai joué sur la pression du pied pour y arriver. Le point le plus compliqué a été la jonction des deux pans de la capuche à l’avant, le tissu a eu tendance à glisser. A refaire, je bâtirai à points larges, ce sera sûrement plus simple.

Côté modifications, j’ai recouvert de biais à cheval satiné noir la couture centrale de la capuche. Je voulais faire de même avec l’ourlet intérieur comme sur mon décontracté, mais je n’en avais plus assez. Au final, mon surjet n’est pas trop mal équilibré et ça passe.

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Le sweat a été immédiatement adopté même si ma chouette l’a trouvé un peu long et trop proche d’une tunique (les robes, jupes et tout ce qui se rapproche du rose sont bannis de sa garde-robe). Essayé sur un jogging, elle a finalement trouvé que cela ne faisait pas fille (ouf).

Deuxième projet, le sweat de mon lutin et ça se corse tout de suite. Il n’aime que les sweat shirts zippés à capuche et de préférence non doublés. La pose du zip reste toujours difficile et l’absence de doublure rend tout de suite le projet plus difficile à réaliser, les finitions doivent être impeccables car totalement apparentes.

J’ai donc repris le patron du sweat Stevie de La Maison Victor, déjà réalisé ici et bien rentabilisé. J’ai décidé cependant de faire quelques modifications. Tout d’abord, j’ai changé les poches. Le fond de poche a une taille unique sur le patron et est trop grand je trouve pour les petites tailles, il peut un peu dépasser de la ceinture en bord côte :-( J’ai donc repris le modèles des poches souvent présent sur les modèles Ottobre : une découpe arrondie et bordée de bord côte. Une petite modification sur le patron, deux bandes de 4 cm de largeur et une longueur correspondant à la longueur de la pièce x 0,8 ont été découpées pour border cette poche.

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Deuxième modification : mon lutin voulait un cordon comme sur ceux des grands. J’ai donc renforcé la zone pour l’oeillet avec de la vlieseline sur l’envers, à priori située à 4 cm au dessus de la couture de la capuche à l’encolure et à 2,5 cm du bord, soit 1,5 cm après couture de la doublure capuche.

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Côté tissu, j’ai à nouveau utilisé mon sweat doublé (vu l’épaisseur, une doublure aurait vraiment été de trop), du jersey et du bord côte noirs venant tous deux aussi du marché aux tissus d’Arras (une vraie mine d’or). Pour le biais, j’ai farfouillé dans des chutes et choisi.

Et j’ai enfin réussi à prendre des photos des deux sweats portés en même temps! Les séances photos sont de plus en plus difficiles à réaliser, j’ai sauté sur l’occasion quand ils ont choisi de les porter en même temps :-)

Sweat Stevie

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Sweat Stevie

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Sweat Stevie

Sweat Stevie

Sweat Stevie

Après avoir découpé mes deux sweats, il me restait du tissu et j’ai utilisé les chutes pour trois snoods maison. C’est une couture rapide mais je crains qu’ils ne soient quand même perdus à la vitesse de l’éclair :-( J’ai joué sur l’envers et l’endroit pour avoir le côté doudou sur l’intérieur. J’ai cousu deux tailles différentes mais exactement le même modèles et mes lutins ont choisi des petits rubans décoratifs pour les personnaliser.

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En bonus, les petites pochettes Juliette de la Maison Victor cousues pour mes deux collègues pour les fêtes de fin d’année dans les chutes de coton épais Mondial Tissu des sacs Malo offerts à Noël. Les doublures sont des chutes de coton première étoile et je les ai triplées dans des chutes de polaire noire achetée l’an dernier au marché du tissu d’Arras, n’ayant plus de molleton thermocollant ou d’entoilage sous la main. C’est un patron très chouette, facile à réaliser et en plus disponible gratuitement sur le site de la Maison Victor ici.

Pochette Juliette

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Gourde et fière de l’être

Lorsque j’ai débuté la couture, j’ai pas mal traîné sur la toile et lu de nombreux blogs. Tous les projets me tentaient et je lisais énormément de billets pour savoir quoi coudre, comment avec quel tissu etc. Parmi les blogs que j’ai le plus consultés, il y avait celui de Barbara Gourde. Ses cousettes étaient toujours de très bon goût, avec de superbes tissus et paysages d’Inde et son sens de l’humour rendait chaque billet agréable à lire. Et puis, Barbara Gourde, les Nuls, toussa toussa.

Elle a arrêté son blog il y a deux ans mais a lancé l’Atelier des gourdes avec des tutos, des patrons, des vidéos sur Youtube et des cours en direct sur Rodez, bien trop loin de chez moi malheureusement. J’ai été très vite tentée par son patron de vanity mais je couds assez peu d’accessoires, la faute principalement à mon sens sens plus que déplorable de la géométrie dans l’espace (ma prof de mathématiques du collège aurait pu en témoigner). Le projet a trotté dans ma tête et j’ai acheté son patron en pensant éventuellement en faire pour Noël. Evidemment, je n’ai pas eu du tout le temps et suis partie sur les sacs Malo, un patron simple que je maîtrise bien. Et récemment, j’ai vu un vanity fait maison qui m’a fait de l’oeil.

J’ai profité d’une accalmie dans mon emploi du temps pour me lancer dans ce projet. J’ai pioché dans mon stock de tissus enduit un bel imprimé de chez cousette et un enduit moutarde acheté au marché aux tissus d’Arras l’an dernier. Ce n’était d’ailleurs pas la meilleure idée comme je m’en suis aperçue après. J’ai utilisé un renfort à coudre qui traînait dans mon stock mais un entoilage un peu plus rigide aurait été encore mieux.

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Les explications sont hyper claires et accompagnées de photos voire de vidéos pour les étapes les plus difficiles. J’ai préféré coudre la poignée dans le même tissu que le tissu extérieur et non dans la doublure comme préconisé dans le patron. Pour le raccord passepoil, j’ai préféré reprendre le livre de Christelle Beneytout car sa méthode me convient plutôt bien. Pour le reste, j’ai entièrement fait confiance au patron et j’ai très bien fait. Le vanity se monte sous nos yeux et c’est vraiment chouette. Moi qui suis en grande difficulté dans la géométrie dans l’espace, je n’ai pas rencontré de difficultés de montage.

Passepoil jaune de mon stock:
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Il y a quelques points à améliorer sur ma première version, le passepoil pourrait être mieux posé. Pour la prochaine version, j’utiliserai un fil de cannette bien contrastant avec le tissu, ce sera bien plus facile de repasser sur ma première couture qu’en utilisant un fil blanc sur fond blanc… Je pense utiliser un natté de coton pour le tissu extérieur en le renforçant pour une bonne tenue et un enduit plus fin pour la doublure. J’aime beaucoup l’enduit pour l’intérieur d’un vanity ou d’une trousse de toilette, cela permet une bonne étanchéité s’il y a un peu d’eau ou une crème qui s’ouvre. Et l’enduit fin permettra une plus belle poche passepoilée et une meilleure résorption de l’embû, assez important sur ce modèle. Enfin, je le ferai un peu plus grand car certains de mes produits habituels n’y rentrent pas.

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

En dehors de ces petits points à améliorer, je suis totalement séduite par ce modèle et la qualité des explications. Je vais sûrement réaliser un autre de ses patrons prochainement et une chose est sûre, je suis gourde et fière de l’être!

Adèle, la jolie veste

Adèle est un très joli patron de veste ou gilet avec un petit empiècement froncé sur le devant qui lui donne toute son originalité. Le modèle m’avait tout de suite plu mais je m’étais raisonnée en me rappelant que j’avais déjà de nombreux patrons et aucun stock de matelassé, préconisé pour sa réalisation. Seulement au salon CSF, j’ai eu l’oeil attiré par un super molleton imprimé fantômes sur le stand de My Super Bison. Y étant allée le samedi, il n’y avait plus de grands coupons et les vendeuses ont gentiment cherché sur tout le stand ce qui leur restait dans ce molleton. Evidemment, j’ai farfouillé dans les bacs en attendant et j’ai flashé sur ce jersey molletonné et structuré. J’ai tout de suite aimé son motif un peu original, son moelleux et sa couleur. Partie sur ma lancée, j’ai donc acheté ce coupon et le patron de la veste Adèle sur le stand.

Il est vrai que j’ai pas mal dépensé au salon, ceci étant je n’ai pas la possibilité de voir certains tissus en vrai dans ma région et c’était l’occasion d’en profiter. Et puis contrairement à ma dernière visite, j’ai très rapidement commencé à taper dans le stock acheté avec ma robe Brune, mon tee-shirt givre maternité ou les pyjamas de mes lutins. Bref, il était temps de coudre la veste Adèle avec ces températures qui baissent.

La planche patron est très claire et les pièces bien séparées les unes des autres. Les marges de couture sont comprises et adaptées à l’usage d’une surjeteuse, le décalquage est vraiment rapide. Autre bon point, ce projet est très peu gourmand, 1,20 mètre de tissu et il me reste quelques chutes pour un vêtement de bébé.

Veste Adèle

Le montage est simple et bien expliqué avec des photos et des schémas. Honnêtement, on est bien guidé et j’apprécie même si c’est un projet très simple. J’ai réalisé les fronces de l’empiècement à la laminette, plus facile à maîtriser avec l’épaisseur du tissu. Tout est quasiment monté à la surjeteuse, le plus dur étant de bien équilibrer le surjet au regard de l’épaisseur.

J’ai soigné mes finitions avec la pose de biais à cheval sur toutes les parementures. Le patron propose cette finition en option mais pas pour les parementures d’ourlet du bas. J’ai préféré tout border de biais à cheval toutes les parementures en réfléchissant en peu sur le sens des pièces. C’est un peu long mais tellement satisfaisant à la fin en regardant l’intérieur impeccable de sa cousette. Ici, j’ai utilisé un biais de la droguerie acheté il y a un moment. Initialement, il était pour ma chouette mais elle a décrété qu’il faisait trop fille… J’avais pris 4 mètres de ce biais alors autant le rentabiliser. D’ailleurs, leurs biais sont généralement de bonne qualité sachant que France Duval Stalla n’en fait plus de nouveaux (snif).

Veste Adèle

Veste Adèle

Deuxième détail, j’ai fixé l’intégralité des parementures à la main au point invisible. Alors c’est long (vive les séries Netflix pour accompagner) mais bien plus joli sur du matelassé. Je n’avais pas la bonne couleur de fil dans mon stock et pas très envie de partir en vadrouille exprès. De plus, je trouve que les surpiqûres sont rarement réussies sur du matelassé et font perdre une partie du côté doudou du tissu.

Enfin, j’ai posé, avec l’aide de mon amoureux, une pression nacrée en haut. A l’essayage, j’apprécie de pouvoir la boutonner en haut mais clairement, ma silhouette ne me permet plus de boutonner cette petite veste intégralement. Je verrai donc l’hiver prochain si je pose le reste des boutons ou si je la laisse comme ça. Là aussi, je trouve ça tellement satisfaisant de poser un joli boutonnage sur un projet maison.

Veste Adèle

Et voilà !

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Cette cousette peut être très rapide mais en choisissant tous ces jolis détails de finition, je l’ai bien rallongée. Ceci étant, elle peut facilement être cousue en une seule journée. J’aime beaucoup sa forme, ses fronces qui la structure et surtout j’adore le côté moelleux de ce matelassé. En plus, elle est très peu gourmande en tissu, seulement 1,20 mètre. J’ai déjà très envie d’une autre version dans les gris clairs mais je vais attendre de trouver le bon tissu pour ce projet!

La robe de maman chat

Aaaahhhh la robe plantain babydoll, c’est sûrement l’un des modèles qui m’a fait sauter le pas de la couture il y a quatre ans. Je me suis d’ailleurs lancée dans sa réalisation au bout de deux petits mois de couture et, très honnêtement, ça a été une vraie catastrophe. Mon encolure était plus qu’approximative (quelle idée de débuter les vêtements avec du jersey) et elle ressemblait clairement à une montgolfière. Je l’avais jetée sans autre forme de procès et j’en avais conclu que ce modèle ne convenait pas à ma silhouette.

Seulement, ma silhouette change beaucoup depuis quelques mois et pour cause, nous attendons un bébé pour le printemps. Alors forcément, j’ai rangé de très nombreuses cousettes dans lesquelles je ne rentre plus, (et ne rentrerai pas avant de très longs mois) et attaqué une garde robe plus adaptée. Après des hemlock tee, et deux tee-shirts givre maternité, j’ai entamé la couture de robes. Je dois porter des collants de contention pour les prochains mois (instant glamour) donc les robes sont bien plus confortables que les pantalons et tee-shirts.

Je suis finalement revenue vers la robe plantain baby doll parfaitement validée pour le babybump par Lizon Lisette (photos sur instagramm) ou Addictiph. En plus, elle est très rapide à réaliser (une petite après-midi s’il n’y a pas de boulette). Le tutoriel se trouve ici et préconise deux mètres de jersey. Honnêtement, elle passe sans souci dans un coupon de 1,50 mètres et laisse quelques petites chutes idéales pour des habits de tout petit.

Côté mensuration, j’ai coupé le haut en taille 40 sachant que je fais habituellement un 36 chez Deer and Doe. Tirant les leçons de l’effet montgolfière passé, j’ai coupé la jupe du devant en 40 pour avoir de l’aisance au niveau du ventre et le dos en 36. Après assemblage, elle est parfaite comme ça. J’ai réalisé les fronces à la laminette suivant le tutoriel de Deer and Doe pour la robe Myosotis. C’est un peu fastidieux de répartir l’élastique en quatre quarts mais c’est hyper efficace pour des fronces régulières. Et l’astuce consistant à couper plus long la laminette que nécessaire pour pouvoir l’étirer facilement sans la casser pendant sa couture change vraiment tout!

Le dernier point technique est évidemment l’encolure. J’ai beaucoup progressé à ce niveau grâce au livre « Coudre le Stretch » et au cours sur la surjeteuse d’Artesane. J’ai d’abord cousu ma bande d’encolure dans ce jersey mais elle était trop lâche au porté. Seulement, elle n’avait pas été si facile à coudre de manière régulière car ce jersey roulotte beaucoup. Après réflexion, j’ai coupé une nouvelle encolure dans un bord côte gris pâle de mon stock et ça a roulé sans difficulté.

IRobe plantain Babydoll

Je n’ai pas voulu tout de suite couper dans un de mes jerseys chouchous au cas où cette robe ne me plairait pas. J’ai donc pioché dans mon stock ce jersey gris à impressions chats. Initialement acheté pour ma chouette, elle n’en a jamais voulu, considérant le motif comme trop girly (elle devient difficile à habiller cette petite). Je ne suis pas une grande fan des motifs animaux mais j’ai considéré que celui-ci était sobre et se porterait facilement pendant la grossesse et sûrement un peu après. Et il avait l’avantage de me permettre de piocher dans mon stock qui reste tout de même important.

Robe plantain Babydoll

IRobe plantain Babydoll

Robe plantain Babydoll

Cette robe est très agréable à porter et je suis sûre de la rentabiliser. Elle reste féminine par son encolure et permet un réel confort avec les formes de grossesse sans être sac à patates. Elle aura sûrement des petites soeurs mais j’ai quelques projets qui attendent depuis longtemps sur ma to do liste comme un pantalon de pyjama pour mon amoureux 😉

Brune, la petite robe facile à vivre

Cela fait maintenant un an que j’ai découvert les patrons de la jeune marque Chez Machine et autant vous le dire tout de suite, je suis convaincue ! J’ai déjà cousu le teesh Arsène en A versions (ici, ici et ici), la combishort Anissa, la robe Clarisse et la robe Raphaëlle et j’ai été conquise tant par le résultat que par la qualité du patronage et des explications. En plus, la marque prévoit des vidéos youtube pour les points complexes (sans elles, j’aurais eu un mal fou à coudre correctement les parementures d’Anissa). Alors, c’est le premier stand que j’ai visité au CSF cette année ! Coup de chance, il était tôt et j’ai eu la possibilité de parler à Aurélie, la créatrice des patrons, et à Sylvie, l’adorable Chebiwoman.

Dans mon butin, j’ai acheté la robe Brune, un modèle de la nouvelle collection. C’est une robe oversize à réaliser en jersey, idéal pour ma silhouette actuelle. Dans la foulée, j’ai acheté un très beau jersey modal de couleur rouille, très lumineuse chez Little Fabrics (que de merveilles sur leur stand et de gentillesse des vendeuses).

Robe Brune

A peine arrivée, j’ai décalqué le patron en 40 mais du 38 aurait clairement suffi, c’est vraiment un modèle oversize. La couture est très rapide car le modèle est simple et je n’ai pas souhaité faire les volants à la couture des manches. Ma seule difficulté a été la bande d’encolure. Je n’ai pas écouté mon instinct et coupé la bande indiquée sur le patron pour une encolure relevée classique. Or, avec ce jersey modal, très mou et souple, c’était une très mauvaise idée. Le résultat était raté, la bande difficile à stabiliser. J’ai donc opté pour une encolure rabattue, plus facile à maîtriser, en coupant une bande de 6 cm de large et en multipliant la longueur de l’encolure par 0,88. Ce jersey est souple mais pas si extensible. Une piqûre à l’aiguille double plus tard et le tour était joué !

Robe Brune

Cette robe est très facile à porter et idéale avec mon baby bump. Avec un legging, je la porte telle quelle ou ceinturée pour souligner mon ventre.

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En revanche, ce jersey est très fragile et bouloche facilement je trouve. J’aime beaucoup cette couleur lumineuse qui égaie le froid de l’hiver ! Je la referai sûrement pour l’été, mais une taille voire deux en dessous et à manches courtes à revers qui équilibrent la silhouette. Je l’imagine comme la robe idéale à enfiler sur un maillot de bain rapidement pour la plage !

Il y aura d’autres modèles de Chez Machine, sûrement le manteau Ninon cet été (j’ai déjà les tissus) et plus tard, une robe Mana et un jean Joe!