Les deux font la paire !

Tout est parti de mon envie de me coudre un nouveau moelleux dans le jersey ajouré France Duval Stalla acheté au CSF l’an dernier. Horreur, je n’avais pas de fil assorti ! Je suis donc partie m’acheter du fil et j’avais emmené mes lutins avec moi. Le magasin venait juste de recevoir de très jolis molletons tout doux sur l’envers et mes lutins ont flashé sur le même coupon. C’est tellement rare qu’ils me réclament des cousettes, que j’ai acheté 2 mètres de ce tissu (oui, je sais, je suis faible).

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Pépette la chouette voulait un sweat tout simple, sans capuche et sans fermeture éclair. J’avais commencé à éplucher mes numéros de La Maison Victor et Ottobre quand je me suis rappelée du kits de patron pour enfants Aime comme Morganours. Le modèle de sweat shirt est tout simple et c’est exactement ce qu’elle voulait. La jeune fille sachant précisément ce qu’elle veut, j’ai jugé plus sage de lui faire choisir la couleur et elle a choisi du jaune qui pique les yeux! C’était dit, j’allais coudre le sweat de Punky Brewster :-)

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

J’ai découpé du 8 ans. Elle met du 7 ans ou du 8 ans selon les marques et je voulais qu’il fasse tout l’hiver. Je n’ai rencontré qu’un seul problème, la taille des bandes de bord côte. J’ai commencé à coudre l’encolure quand je me suis rendue compte que clairement, la bande de bord côte était trop longue et que j’avais à peine besoin de l’étirer. J’ai donc décousu cette encolure (en pestant parce que c’était cousu à la surjeteuse). J’ai ensuite changé pour un ratio à 0,8 que j’ai appliqué aux poignets de manche et à la ceinture. Ce bord côte vitaminé acheté chez la Panda love fabrics est tellement extensible qu’il aurait supporté 0,7 à mon avis.

C’est la tenue parfaite pour son concert de air guitar :-)

Aime comme Morganours

Après ce petit réglage, tout a roulé impec et en une petite après-midi, la jeune fille était la propriétaire de son nouveau sweat. Il est un peu grand mais il lui plaît et j’aime beaucoup l’allure qu’il lui donne. Et je l’avoue, je n’étais pas emballée par son choix de couleur pour le bord côte mais au final cela donne du pep’s à son son sweat et c’est tout à fait son style.

Aime comme Morganours

Mon lutin voulait un sweat-shirt zippé à capuche. Je me suis donc lancée dans le sweat Stevie de La Maison Victor. Si l’envers du tissu n’avait pas été aussi doux, j’aurai sûrement cherché à le doubler. Pour le coup, ça m’a semblé dommage car il ne profiterait pas de ce côté doudou si agréable. Une copine venait juste de le coudre pour son fils et elle m’a indiqué qu’il taillait bien. J’ai donc découpé du 4 ans avec du bord côte noir (Mamzelle fourmi) choisi par la bestiole en personne et du jersey noir pour la doublure de la capuche (les coupons de Saint Pierre dans les chutes de ma basic 3).

Alors la découpe du patron m’a pris un peu de temps parce qu’il y a pas mal de repères à reporter. D’ailleurs, sur le noir, je n’ai pas reporté les repères tout de suite. La craie blanche, ça s’efface très vite. J’ai donc laissé ces pièces épinglées au patron en décidant d’ajouter des faufils orange fluo au fur et à mesure de la couture.

Première étape difficile, les poches prises dans la couture, c’est la première fois que j’en cousais. J’ai bien essayé de faire des raccords motifs mais je n’ai pas une logique géométrique et après plusieurs essais j’ai abandonné, n’arrivant pas à faire coller les raccords en respectant le droit fil. J’avoue avoir été souvent perplexe devant les explications et les schémas de montage. Ils ne correspondent malheureusement pas à ma logique et il m’est arrivé de préférer la machine à coudre à la surjeteuse pour éviter les drames lorsque je n’étais pas trop sûre de moi.

Sweat Stevie

Après la couture des poches, le reste du montage a été sans difficulté jusqu’à la couture de la fermeture éclair. J’avais beau avoir bien posé mes repères et les rubans de la fermeture en les respectant, un des rubans s’est décalé durant la couture grrr. Je l’ai donc bâti au fil orange fluo (mon fil préféré pour le bâti, facile à repérer et à enlever après la couture.). En plus, je n’avais rien compris aux schémas et j’ai dû appeler l’homme à l’aide pour bien positionner les pièces.

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Troisième écueil, la couture du biais d’encolure. Alors là, j’ai pesté, décousu à plusieurs reprises jusqu’à un joli résultat. La notice de montage indique que le biais doit aller jusqu’à la moitié des pièces de parementure de fermeture éclair. seulement, en faisant comme ça, on a plusieurs centimètres non cousus. Je n’avais pas osé écouter mon instinct qui me soufflait de prolonger le biais jusqu’aux rubans de fermeture éclair et bien j’aurais dû me faire confiance. J’ai tout décousu et laisser le lutin choisir un autre biais (le biais jersey gris parfait utilisé pour la première couture était coupé trop court grrr). Vous noterez son bon goût, il a choisi du France Duval Stalla :-) Une fois qu’on a compris le montage, cette encolure est très propre.

Sweat Stevie

Et enfin, le montage de la ceinture, là, je n’ai rien compris mais rien du tout, d’ailleurs je l’ai cousue… Trois fois ! (heureusement que je ne l’ai pas cousue à la surjeteuse). On s’est penché sur le problème avec l’homme et lui non plus ne comprenait rien. J’ai finalement appelé au secours Léna. Grâce à sa photo, j’ai enfin compris comment positionner mes pièces et j’ai pu finir cette cousette. Pour bien fixer les parementures qui ne sont pas prises dans les coutures, j’ai surpiqué le long de la fermeture éclair avec des fils ton sur ton pour qu’elle reste discrète.

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Vous l’aurez compris, ce sweat Stevie aura été mon rocher de Sisyphe cette semaine. C’est simple, le Morganours de Pépette la chouette a été une cousette rapide du dimanche après-midi et le sweat de mon lutin une cousette compliquée sur toute une semaine. Bon, il n’est pas raté et mon lutin l’aime beaucoup (c’est bien le principal). Encore une fois, je me dit que les sweat shirts doublés ne sont plus compliqués qu’au premier abord. Le prochain sera sûrement une version doublée…

Et une fois ce projet fini, j’ai découvert le joli concours, les deux font la paire sur Thread And Needles. Du coup, avec cette modeste contribution, j’y participe juste pour le fun. Et les lutins ont gagné le droit de faire une deuxième séance photo ensemble (le lutin s’y prêtant plus gracieusement que Pépette la chouette).

Les deux dont la paire

les deux font la paire

Les deux font la paire

Les deux font la paire

Il me reste un joli coupon de ce tissu (j’ai joué à tétris pour couper les pièces du sweat Stevie) et une Aime comme Mini verra sûrement le jour pour moi d’ici quelques temps :-) En attendant, je n’ai toujours pas cousu mon Moelleux moi !

Que la force soit avec moi, Aime comme Madawan

J’adore les grands gilets et j’avais déjà craqué pour le gilet Cannelle de Christelle Beneytout (je réfléchis à une version pour l’été prochain). Quand le patron Aime comme Madawan est sorti, j’ai tout de suite flashé dessus mais j’ai patienté, me disant que j’avais déjà le patron de Cannelle. Et puis, un jour, j’ai craqué (comme toujours). Je voulais initialement coudre une version pour l’été en jersey milano des coupons de Saint Pierre mais le temps est passé et ce n’est franchement plus d’actualité.

Récemment, j’ai du admettre que le gilet en maille noir que m’avait offert mon amoureux chez Sud express il y a quelques années était plus proche de la serpillère que du vêtement (snif). J’ai donc décidé de coudre une version noire du Madawan pour remplacer mon gilet chéri. Et oui, on a toujours besoin d’un gilet noir dans sa garde robe. J’ai craqué sur le sweat noir chiné chez Pretty Mercerie et c’était lancé.

Seulement, je me rappelais mal de la taille du coupon et j’ai commandé 1,60 mètre alors que 2 mètres étaient recommandés. Sueurs froides mais en jouant à Tétris (revival de la première Game Boy), j’ai réussi à caser toutes mes pièces, au chausse pied certes, mais en respectant le droit fil. Heureusement que la laize de ce tissu était de 160 cm sinon cela aurait sûrement coincé!

Ensuite, j’ai commencé les tests avec la surjeteuse. Mon amoureux m’a offert le cours « merveilleuse surjeteuse » chez Artesane pour mon anniversaire et c’est top. Les explications sur les réglages sont très bien faites et m’ont bien aidée à régler mon surjet. Je soupçonne cependant mon couteau et mes aiguilles d’être un peu fatigués. Et puis, j’ai enfin réussi à coudre proprement à la surjeteuse un angle droit intérieur, grâce aux explications très précises. J’ai été conquise par le format du cours que l’on peut visionner autant que l’on veut. C’est au top quand on se lance dans des projets et qu’on veut vérifie certains points techniques en direct.

Mes difficultés sont venues principalement de mon choix de tissu. Ce sweat est très beau mais en minkee sur l’envers ce que je n’avais pas saisi en le choisissant. Du coup, il est assez lourd surtout qu’à certains endroits du gilet, il y a trois épaisseurs de tissus. Dans une prochaine version, je veillerai à choisir un tissu plus léger. Le Madawan se cousant avec un biais à cheval ou rapporté selon les pièces, j’ai choisi une association sobre, du biais orageux à étoiles noires France Duval Stalla (on ne se refait pas).

Aime comme Madawan

J’ai été assez distraite pendant sa couture et j’ai eu du mal à comprendre certaines explications comme la pose du col. Mon gilet étant monté à la surjeteuse, j’étais très vigilante à la bonne compréhension des étapes. Le plus dur a finalement été la couture à la main du col. J’étais ailleurs et j’ai commencé par coudre une surpiqûre à la main. C’était moche et ça créait des plis disgracieux (la loose complète). J’ai relu calmement et il n’était pas question de surpiqûre mais de points invisibles. J’ai bien fait mon marquage à la centrale vapeur et ensuite, j’ai cousu tranquillement à la main. Là, le résultat est propre et le col se place bien.

Aime comme Madawan

J’ai classiquement fait les ourlets à l’aiguille double et au fil mousse. Evidemment, ma canette s’est vidée après avoir cousu aux 3/4 l’ourlet de la première manche :-( J’ai rallongé de 3 cm la longueur des manches, c’est à dire qu’au lieu d’ajouter 3 cm pour l’ourlet, j’en ajoute 6. Je le fais systématiquement sur les patrons Aime comme Marie, je les trouve un peu justes sur la longueur des manches.

Aime comme Madawan

Alors évidemment, je suis très très loin des deux heures indiquées sur la notice de montage. Ceci étant c’est majoritairement dû à mon choix de tissu très lourd, rendant chaque manipulation délicate et à ma distraction. Comme Luke Skywalker, j’ai persévéré dans mon projet et j’ai désormais mon Madawan, :-)

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Coudre mon briac

Un peu avant l’été, je me suis offert « Coudre le stretch » de Marie Poisson dont je vous ai déjà parlé ici, ici ou ici. Evidemment, je n’allais pas m’arrêter au seul test du Errel. Le livre propose 8 patrons de base, très adaptables et j’avais bien envie d’en tester d’autres. Toujours dans l’idée de me constituer une garde robe d’hiver, j’ai testé le Briac, en modèle col rond et manches longues.

Je porte souvent du bleu, et il me restait ma maille polo extensible Lacoste, trouvée chez Tissus Myrtille lors de la dernière virée nantaise. Ma copine Léna m’avait signalé le bon plan et j’y avais filé ventre à terre, surtout que ce tissu était en très grande laize. Il a gentiment dormi dans mon stock mais je ne l’ai pas oublié pour autant.

J’ai décalqué le modèle en 38 (ce qui correspond à ma taille du commerce). J’ai choisi la version la plus longue du tee-shirt, je déteste le petit courant d’air qui chatouille le ventre en hiver. Le décalquage est facile, les marges de couture sont déjà incluses. Après avoir cousu les épaules, j’ai ajouté une petit surpiqûre le long de la couture, sur le modèle des finitions plus du Trop Top d’Ivanne Soufflet pour que les marges soient bien maintenues vers le dos.

J’adore cet imprimé !
Coudre le briac

Ensuite est venue l’encolure, je ne sais pas ce que j’ai trafiqué mais ma bande d’encolure était trop petite. Après vérification, mon encolure était plus large que celle indiquée sur les références du livre. J’ai donc découpé une nouvelle bande d’encolure, seulement j’ai été déconcentrée et l’étirement de la bande n’était pas du tout régulier. J’ai laissé passer une soirée mais têtue comme je suis, j’ai recommencé et cette fois, l’encolure est satisfaisante (pas parfaite, faut pas pousser quand même).

Le reste du montage est très rapide, surtout à la surjeteuse. Tout s’emboîte sans difficulté et ça roule. Les ourlets sont cousus à l’aiguille double et au fil mousse dans la canette avec les fils rentrés et noués ensemble.

Coudre le briac

Coudre le briac

Coudre le brias

Et voilà le travail ! Je trouve ce tee-shirt très bien coupé. Je ne ferai qu’une seule modification sur les prochains, je rallongerai un peu les manches, j’aime quand elles couvrent le poignet, mais ce n’est qu’un détail !

On n’a jamais trop de confortables !

Après deux ans de couture, j’essaie d’être plus raisonnable dans le choix de mes projets. Au début, j’ai été guidée par mes coups de coeur patrons et tissus avec forcément des déceptions et des projets que je porte peu. J’ai donc décidé de mieux réfléchir à mes projets de vêtements pour ne coudre que des réalisations adaptées à mes besoins ou à ceux de mes enfants. J’ai fait un bilan de ma garde robe automne-hiver et après avoir cousu beaucoup de robes, je me rends compte que je manque de hauts.

Avec le froid qui arrive, j’avais envie d’un haut doudou et le confortable m’a semblé tout indiqué. Et j’ai eu la chance d’avoir une carte cadeau chez France Duval Stalla pour mon anniversaire. Entre autres merveilles, j’ai choisi du matelassé couleur bleuet (mon premier choix était le blanc mais avec deux lutins ce n’était pas franchement raisonnable). Comme je l’ai déjà réalisé trois fois, je savais quelles modifications je voulais faire.

le confortable

Tout d’abord, j’ai légèrement modifié l’encolure car l’encolure de base laisse systématiquement voir ma bretelle de soutien-gorge (pas très classe). Du coup, j’ai allongé de 3 cm la longueur des épaules sur les pièce devant et dos, réduisant ainsi l’ampleur de l’encolure. Une fois cousu le corps de mon confortable, il était bien trop large. J’avais hésité à supprimer les marges de couture côté mais ça m’avait joué des tours sur ma deuxième version. Malgré l’élasthanne, j’ai donc laissé les marges de couture pour éviter une grosse déception avec un projet trop petit dans ce beau tissu. J’ai enlevé environ 1,5 cm sur les bras et le corps et repassé ma surjeteuse, là c’était le fit parfait, juste l’ampleur qu’il faut pour lutter contre l’effet robe de chambre. J’ai enfin légèrement redessiné le bas pour donner un effet un peu arrondi.

le confortable

Conformément aux instructions, j’ai cousu un ourlet rapporté pour l’encolure. J’ai cédé à mon addiction pour le biais liberty, du Wilshire bleu et gris. J’ai hésité ensuite à faire des ourlets classiques pour les manches et le bas du sweat-shirt. Seulement, j’avais oublié de surfiler le bas des pièces et un ourlet à double rentré était bien trop épais. J’ai donc aussi posé du biais rapporté, ce qui a l’avantage de le faire ressortir si je roule les manches. Evidemment, ça a rallongé le temps de couture mais les jolies finitions, on en profite tous les jours.

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le confortable

le confortable

Et voilà mon nouveau sweat doudou ! Winter is coming mais je suis prête à l’affronter :-)

Miss Violette

Depuis quelques mois, j’avais très envie de coudre la blouse violette de Dessine moi un patron qu’on a vu fleurir un peu partout sur instagram et sur les blogs. Le dos boutonné avec le pli creux fait tout son charme à ce joli modèle. J’ai résisté plusieurs mois et j’ai craqué avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver. Je suis un peu en panne de hauts pour l’hiver et je n’avais pas envie de les acheter dans le commerce. C’était l’excuse toute trouvée pour m’acheter le patron (comme s’il m’en fallait une).

violette

Après est venu le choix cornélien du tissu. J’ai eu envie de tester le crêpe, pour varier un peu du jersey et du coton. J’ai acheté ce crêpe vieux rose chez Rascol, une très belle qualité pour un prix très raisonnable. Il a d’ailleurs été très solidaire au fil de la couture de cette blouse 😉 Petit plus très appréciable, le site propose automatiquement une bobine de fil assortie à la couleur du tissu choisi. Cette couleur allait parfaitement avec des chutes de passepoil noir irisé (vestiges d’une virée parisienne chez Fil 2000) et des petits boutons noirs brillants provenant de la dernière box des couturières d’Ernest est céleste en 2014.

blouse violette

J’ai choisi une taille 38, conformément au tableau des mesures. Point positif, les marges de couture classiques sont comprises dans le patron. Il n’y a que 6 pièces à découper, c’est donc une affaire rondement menée. J’ai rallongé la longueur de la blouse de 10 cm, j’aime mes blouses un peu longues. Autre modification, j’ai entoilé la parementure devant et les bords de la partie supérieure gauche du dos où devaient être cousues les boutonnières, avec de la vlieseline thermocollante fine bi-élastique. Cette étape n’est pas proposée dans la notice mais je craignais que la parementure d’encolure ne se tienne pas assez. Et puis, j’ai appris à mes dépens en cousant la robe Pachira qu’il faut toujours entoiler des boutonnières.

blouse violette

J’ai surfilé l’intégralité des pièces à la surjeteuse pour des finitions internes nettes. Cousant pour la première fois ce patron, je n’ai pas osé le modifier pour des coutures anglaises, on verra pour une prochaine fois (car il y en aura une, c’est sûr). Le montage est bien expliqué et les repères de montage coïncident parfaitement, c’est un vrai plaisir! Autre légère modification, j’ai sous-piqué la couture de la parementure d’encolure pour qu’elle tienne bien en place. Pour la prochaine version, je remonterai les pinces poitrine d’1,5 cm car elles sont un peu basses pour moi. Et grosse frustration, je n’ai pas eu le temps de finir avant mon départ en vacances grrr. Bon, je ne vais pas me plaindre, un séjour à Londres avec mon amoureux et mes lutins, c’est top !

Violette a donc attendu 15 jours entre les vacances et les contraintes du boulot. J’ai repris à la couture des boutonnières. Là, il fait être minutieuse car les boutonnières doivent être bien placées par rapport à la couture du pli creux. Le patron ne prévoit pas de repères pour les boutonnières, j’ai donc du les placer moi-même. J’ai cousu une boutonnière test pour en mesure la longueur (ma machine à le bon goût de les coudre très bien toute seule) et ensuite, je les ai réparties sur la pièce à grand renfort de crayola (la participation involontaire et régulière de mes lutins à ma couture) en n’oubliant pas la marge de couture avec la deuxième pièce du dos (le genre d’erreur que je fais facilement). J’ai cousu les deux premières boutonnières sans souci et pour la dernière, ma machine était fâchée. J’ai bien dû la recommencer 5 ou 6 fois car Germaine la cousait toute petite et très serrée. Après m’être acharnée, j’ai légèrement décalé ma boutonnière en hauteur (tant pis pour mes savants calculs) et j’ai pris la pièce dans l’autre sens pour la coudre et zou!

blouse violette

La suite du montage a eu lieu sans difficulté, même la résorption de l’embu des manches. J’ai eu un peu de mal à coudre l’ourlet du bas, je n’ai pas voulu poser de biais rapporté et j’ai du m’y reprendre à deux ou trois fois avant de trouver mon ourlet marqué au fer satisfaisant. Et enfin, j’ai cousu à la main les trois petits boutons noirs. J’ai été un peu désarçonnée car je n’avais jamais cousu ce type de bouton (avec un petit cercle de mousse à l’arrière) et l’un d’eux avait été un peu endommagé par le pied spécial de la machine à coudre je pense.

blouse violette

Verdict : c’est une blouse très agréable à porter et facile à assortir avec une jupe, ou un jean. Evidemment, j’ai déjà une autre version en tête mais ma liste de projets est tellement longue que je ne sais pas quand je la coudrai 😉

blouse violette

Les soucis, on les règle la nuit

Je dois bien le reconnaître, sur ce coup-là, j’ai explosé mon délai de réalisation. Tout est parti d’un costume réalisé par ma copine Léna pour sa fille, le dit costume étant celui de Gluglu un des personnages des pyjamasques. C’est un dessin animé assez sympa avec des enfants qui deviennent des super héros grâce à des pyjamas magiques (si j’ai bien tout compris). Ma fille a adoré le costume et le dessin animé. Forcément, elle m’en a demandé un et… son frère aussi !

Pour celles qui ne connaissent pas, je vous présente les pyjamasques !
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les pyjamasques

Pépette la chouette voulait le costume de Gluglu :
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Léna m’a prêté le patron et j’ai traîné… Je ne trouvais pas le courage de m’y atteler alors je me suis longtemps dit que ce serait le prochain projet. Première tentative cet été, je me rends compte qu’il me manque 20 cm de tissu sur mon coupon. J’ai racheté du jersey vert kiwi pour le corps et sapin pour les décorations (Mamzelle Fourmi) et j’ai encore laissé traîné, je sais, c’est mal! Et d’un coup, j’ai attaqué le plus facile, celui de ma fille pour lequel j’avais un patron.

Début de découpe, ça me paraît peu large même pour mon allumette… Vérification, il faut ajouter les marges de couture, 1,5 cm de chaque côté, ceci explique cela… Je redécoupe donc et ajoute des pattes de boutonnage dans le dos selon le conseil de Léna. Il est en effet impossible de couper au pli le devant et le dos si on respecte le droit fil. J’ai donc ajouté de chaque côté une bande de 4 cm de largeur sur 35 cm de longueur que j’ai replié en deux avant de piquer. J’ai ensuite cousu du scratch de chaque côté de ces demis dos (plus facile à manipuler que des fermetures éclairs). Bon, pour le fun, j’ai cousu les deux sur l’extérieur avant de comprendre que pour fermer correctement, il en fallait un à l’intérieur et un à l’extérieur.

J’ai tout monté à la surjeteuse, y compris l’encolure. Là, je me suis un peu plantée, j’ai mal positionné la bande au début et le couteau en a coupé un peu, du coup ça manque de régularité dans le dos… Ceci étant, la jeune fille n’est pas exigeante côté finition et ça fait le job. Deuxième gros écueil, le raccordement des deux demis dos après le scratch. J’aurais du bâtir… Et flemme oblige, je ne l’ai pas fait. J’ai mal positionné un des côtés et paf, un petit bec :-( Impossible de rattraper ça d’autant plus que c’était monté à la surjeteuse. J’ai voulu découdre mais clairement cela aurait trop fragilisé la couture. J’ai donc décidé d’assumer ce petit bec. Ce n’est pas joli mais ce n’est pas non plus monstrueux et puis bon, je n’avais pas de tissu pour recommencer!

Evidemment, j’ai rajouté une petite queue, comme pour le vrai gluglu, un triangle isocèle cousu à la machine à coudre pour le coup et rembourré avec de la bourre à coussin. Je l’ai pris dans la couture du bas du dos et zou galinette. Pour le reste, rien de spécial, montage à la surjeteuse et ourlet classique à l’aiguille double avec du fil mousse dans la cannette.

J’ai utilisé le patron du masque qui a clairement la forme de spiderman et l’ai agrémenté de triangles isocèles vers sapin, également rembourrés pour donner du volume, un petit coup d’ourlet et zou…

les pyjamasques

les pyjamasques

Mon lutin voulait quant à lui le costume de Yoyo :
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J’ai ensuite réfléchi avant d’attaquer le costume de mon lutin, et pour cause, là, je n’avais pas de patron ! J’ai décalqué le legging Viola et le polo Paco, deux patrons de la maison victor en 4 ans. J’ai pris les mesures qui me paraissaient essentielles directement sur la bête : longueur des bras, longueur des jambes, longueur encolure entre jambes etc. Ensuite, j’ai attaqué l’adaptation sauvage des patrons pour en faire des combis. J’ai commencé par enlever la marge d’ourlet pour le polo ainsi que celle correspondant à la coulisse de l’élastique du legging. Puis, j’ai réduit proportionnellement jusqu’à arriver à la longueur encolure entrejambe et encolure entrefesse de mon lutin + 4 cm pour prévoir les marges de couture et de l’aisance suffisante pour gigoter dedans. Evidemment, j’avais posé le patron de la combi de sa grande soeur pour avoir une idée de l’angle entre les jambes et le buste. J’ai ajouté une patte de boutonnage plus simple, deux bandes de 2,5 cm de large avec un arrondi en bas permettant de replier sur l’intérieur. J’ai légèrement redessiné les jambes pour respecter les proportions du patron original. Et ensuite, soyons folle, j’ai découpé dans un beau jersey bio couleur blueberry que j’aurais bien gardé pour moi (Encore Mamzelle Fourmi).

Cette fois-ci, j’ai renforcé avec une vlieseline légère mes pattes de boutonnage et cousu le strach (deux fois le même côté du scratch pour vérifier si je suivais). Pour le coup, j’ai voulu m’assurer que le bas du dos serait propre. Clairement, mes pattes de boutonnage sauvage manquaient de précision car ce n’était pas nickel. J’ai bâti à la main puis cousu à la machine mais cela créait des pinces très moches. Après plusieurs tentatives, j’ai bâti proprement puis surpiqué à la machine. Alors oui, ça se voit mais c’est propre et c’est ce que je voulais.

J’ai été très minutieuse pour l’encolure. Encore une fois, j’ai suivi à la lettre les conseils de « Coudre le stretch ». J’ai contrôlé l’élasticité de mon jersey et appliqué sa méthode de calcul. J’ai fait attention à ne pas couper à la sauvage ma bande d’encolure et elle est presque parfaite (j’ai fait une reprise à la machine à coudre à un endroit).

Pour la cagoule, j’ai imprimé le gabarit papier pour faire des masques sur Internet que j’ai repris pour en faire une cagoule. J’ai ajouté des oreilles de chat en jersey bleu marine (l’art d’utiliser les chutes), rembourées également, que j’ai pris dans la couture centrale. Bon, j’ai cousu une première fois sans car j’avais oublié de les insérer.. Grrr, quelle tannée de découdre des coutures réalisées à la surjeteuse… J’ai fini par un ourlet double classique.

les pyjamasques

Après essayage des costumes, il a fallu attaquer la customisation, la touche finale qui fait la différence! J’ai délégué à mon amoureux les manipulations photoshop pour reproduire les écussons sur les poitrines des héros ainsi que les genouillères et coudières. Ensuite, tout a été découpé en thermocollant à la scanncut (je commence à bien la rentabiliser), un petit coup de centrale vapeur et c’était parti !

les pyjamasques

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Evidemment, ces costumes ne sont pas parfaits, mais j’en suis très fière. D’abord, le costume de mon lutin est ma première grosse bidouille maison et je suis contente de voir qu’elle fait le job. Ensuite, la joie dans leurs yeux et le plaisir qu’ils ont à jouer avec valait bien le nombre d’heures passés sur ce projet ! En revanche, j’ai eu beaucoup de mal à convaincre mon lutin que non, je ne me coudrais pas le costume de Bibou, le troisième pyjamasque 😉

les pyjamasques

Miroir, mon beau miroir

Aime comme miroir a attendu son heure patiemment depuis que je l’ai reçu à la fête des mères. Pourtant, j’avais très vite acheté le tissu Angèle d’Atelier brunette en prévision de ce projet…

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Mon amoureux et mes lutins sont partis à Paris pour le week-end. Etant de permanence au travail, je suis restée à la maison. Du temps, du calme, c’était les conditions parfaites pour coudre mon miroir et entamer ainsi mon dressing automne-hiver.

J’ai choisi la version avec le V dans le dos. J’adore les décolletés et les boutonnières dans le dos, d’où mon coup de coeur pour ce patron. Tirant la leçon de mes erreurs passées, j’ai décidé de faire une toile avant de couper dans mon précieux. J’ai coupé du S et ça colle parfaitement. Le dos avait tendance à bailler un peu mais c’était logique, j’ai eu la flemme d’entoiler les parementures sur ma toile comme indiqué sur le livret. La taille et l’ampleur étaient très bien.

Pour la version finale, j’ai bien sûr entoilé les parementures dos avec une vlieseline élastique dans les deux sens. J’ai surfilé le devant après avoir cousu les pinces. Je trouve ça bien plus pratique et ça évite de perdre les repères de couture. Et là, c’est le drame! J’ai mal positionné le tissu en surfilant à la surjeteuse et paf, une coupure indésirable. Oh rage, oh désespoir, une coupure d’environ 2 cm dans mon beau tissu alors qu’il m’en restait assez pour un autre projet ! J’ai surfilé les autres pièces en réfléchissant et j’ai décidé de renforcer ma coupure à la vlieseline élastique et le résultat est bluffant! Je n’ai donc pas eu besoin de recouper le devant, ouf.

Aime comme miroir

Deuxième gros écueil, l’encolure, rien que de l’écrire, je rougis. Je suis une fervente partisane des biais rapportés à l’encolure et ce biais-là m’a bien pris deux heures. Je n’avais pas envie de gâcher un gros morceau de mon beau tissu en découpant un biais maison pour 25 cm. J’avais acheté du biais en satin blanc mais il était trop raide, trop lourd. J’ai opté pour un biais lamé argenté mais une fois posé, il était clairement trop lourd et faisait bailler l’encolure. J’ai tout décousu et opté pour un biais bien plus léger en mousseline, blanc avec des mouettes de la droguerie, une chute d’un précédent projet. Une fois ma couture finie, je m’aperçois que le fil blanc choisi pour coudre l’encolure est trop blanc et fait un vilain contraste. J’ai une nouvelle fois tout décousu (je remercie mon tissu pour sa solidarité) et tout cousu avec un fil beige bien plus adapté.

Aime comme miroir

Cette-fois ci, la couture des manches s’est faite sans souci. Mes premières expériences en couture pour résorber l’embu n’étaient vraiment pas terribles et ça m’a longtemps arrêtée dans la couture de tunique et top en chaîne et trame. Zazacam m’avait conseillé une autre méthode, déjà utilisée pour le Moelleux d’anniversaire de ma maman. Cette-fois ci, le résultat est au top, pas un pli ou une fronce disgracieuse, et la couture a été assez rapide. Ca m’ouvre des perspectives pour mon dressing d’automne-hiver!

Aime comme miroir

Le reste de la couture s’est passée sans difficulté. J’ai bien réussi les raccords de couture des manches (souvent mon point faible). Les ourlets sont cousus à 1,5 cm pour le corps et un double rentré classique pour les manches. Et enfin, la couture des boutons à la main, j’ai encore succombé aux boutons de nacre et j’en ai cousu 6 après de longues réflexions. Un petit oubli cependant, je voulais sous-piquer les parementures pour bien les maintenir en place et j’ai totalement oublié. Je verrais à l’usage si je dois ajouter une surpiqûre dans le prolongement de l’encolure pour les maintenir en place.

Aime comme miroir

Sur ce week-end de couture au calme, je n’aurai finalement cousu « que » mon Miroir (enfin 2 avec la version test). Je commence mon dressing automne-hiver avec une pièce que j’aime beaucoup. Il faudra quand même que je teste le Miroir avec le V devant :-)

Une tenue pour une mini

Vous l’avez compris, je suis souvent en retard pour les cadeaux maison. Ceci étant, c’est en général car je prends le temps de réfléchir longuement à mes choix et que je suis encore plus soigneuse (et forcément plus longue) dans leur réalisation.

La famille s’est agrandie au mois de mai avec l’arrivée de ma nièce, pas un petit modèle hein, 4 kilos à la première pesée ! J’ai attendu un peu car je n’offre que très rarement des toutes petites tailles, on s’en sert tellement peu. J’avais proposé de coudre une turbulette d’été, c’est tellement difficile à trouver, mais les parents préféraient une fringue, soit.

Pour les petits, je préfère de loin le jersey. C’est confortable à porter et il y a plus d’aisance que dans un chaîne et trame. J’ai choisi des modèles pas trop compliqués dans les Ottobre. Leurs modèles sont souvent très sympas et bien coupés, seul hic, ils ne sont pas accompagnés de schémas, seulement d’explications et pas toujours très claires pour moi. J’ai donc sélectionné ceux dont les explications étaient à ma portée. La jeune fille mettant déjà du 6 mois, j’ai joué la carte de la sécurité en découpant du 12 mois.

Pour la robe, j’ai choisi le modèle classic stripes. J’adore les emmanchures américaines pour les bébés et cela permet de faire de jolis contrastes. J’aimais bien les poches qui apportent un peu d’originalité à cette robe toute simple. J’ai puisé dans mon stock, j’essaie de m’y astreindre ces derniers temps. J’ai donc choisi du jersey rose pâle france duval stalla, les chutes de mon Matérial girl (un coupon bien rentabilisé puisque j’ai aussi taillé dedans la ceinture d’une jupe qui tourne et un sarrouel de bébé) et du jersey bleu pétrole acheté chez mamzelle fourmi. La maman souhaite des habits qui font fille et le papa n’aime pas le rose ou le violet. j’ai donc essayé de combiner les deux préférences, tout en ayant un joli contraste.

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Pour l’encolure, j’ai eu la peau de deux aiguilles doubles, un enfer, j’en suis venue à bout mais j’ai passé une soirée entière dessus ! Les poches demandent aussi un peu de minutie surtout que le jersey bleu pétrole utilisé a tendance à roulotter, j’ai donc du m’armer d’épingles pour bien positionner les marges de couture et coudre proprement les poches. J’ai ajouté des petites coutures en biais sur les ouvertures des poches aux deux coins pour plus de solidité.

ottobredesign classicstripes

La couture des fronces au framilon n’a pas été trop difficile, j’ai cependant du m’y reprendre à deux fois pour trouver le bon étirement permettant des fronces régulières.

ottobredesign classicstripes

Les manches et les coutures des côtés sont réalisées à la surjeteuse pour plus de solidité, c’est que ça bouge à cet âge là! Petite différence avec les explications Ottobre, j’ai cousu les bracelets de manche une fois la robe montée. Même si ce n’est pas facile sur des petites pièces, cela évite un raccord supplémentaire au moment de la couture des manches. J’ai cousu ces bracelets de manche comme une emmanchure au bord côte selon la méthode de Coudre le stretch, et mise à part une erreur de réglage qui a été fatale pour mon aiguille double (la troisième sur ce projet), ça s’est passé comme sur des roulettes. L’ourlet du bas de la robe est réalisé à l’aiguille double à 1,5 cm du bord pour un ourlet plus résistant selon les conseils de Christelle Beneytout.

ottobredesign classicstripes

J’ai ensuite cousu un legging dans le jersey bleu pétrole, le même que celui des poches. Ce tissu est tout doux, avec ce qu’il faut d’élasthanne pour être confortable, encore une merveille dénichée chez mamzelle fourmi. J’ai choisi le modèle caterpillar legging dans un numéro d’Ottobre. La vraie difficulté a été ma surjeteuse, j’ai passé une heure entière à l’enfiler, voir les fils craquer et recommencer, bref, un enfer. Au moment où j’allais abandonner pour utiliser le point overlock de Germaine, la situation s’est débloquée, ouf!

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Le montage est très rapide. j’ai juste fait à ma sauce pour la coulisse de la taille, la même méthode que celle du pantalon d’intérieur de Christelle Beneytout. J’ai cousu à chaque fois au point d’ourlet pour tissu élastique de Germaine ainsi qu’une couture verticale au niveau de la couture d’assemblage pour éviter que l’élastique ne vrille (ça m’exaspère quand l’élastique vrille à l’intérieur). Pour rappeler la couleur rose de la robe, l’ourlet des jambes est fait à l’aiguille double et au fil rose. Là aussi, j’ai fait à ma sauce, je préfère faire l’ourlet à la fin du montage, je suis plus à l’aise ainsi.

ottobredesign caterpillar

Maintenant, ce petit ensemble est parti rejoindre sa propriétaire, j’espère qu’il lui ira bien et plaira aux parents :-)

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Des tote bags

Bizarrement, en deux ans de couture, je n’avais jamais cousu de tote bags pour adultes. J’en avais cousu cinq en série pour enfants pour les 6 ans de pépette la chouette. J’avais pensé gagner du temps en ne les doublant pas mais c’était exactement l’inverse.

Avec une de mes collègues, on a pris l’habitude d’adoucir le retour de congé de l’autre avec un petit cadeau. A Noël, j’avais trouvé un joli mug sur mon bureau et cet été, une bougie Nature et découvertes et des bonbons. Ma collègue avait très envie d’un sac avec une doublure étoilée et elle avait adoré le krokmou décorant le sac de mon lutin. J’ai donc cherché un tuto de tote bags doublé et j’ai choisi celui-là (simple, efficace et avec photos).

Pour le matos, j’ai acheté dans la boutique du coin du coton bien épais, beige chiné avec une doublure en coton première étoile coloris guimauve. Rien de très compliqué pour le montage, il faut juste être bien minutieuse sur la couture des sacs extérieur et intérieur pour qu’il n’y ait qu’un tout petit embu à résorber au moment du montage final entre les deux sacs et faire attention à ne pas coudre les anses vrillées. J’ai finalement cousu deux sacs, dont un pour un cadeau d’anniversaire trèèèssss en retard (depuis que je réalise moi-même une bonne partie des cadeaux que j’offre, je suis toujours en retard).J’ai ajouté une petite poche plaquée à l’extérieur sur un des deux sacs avec une petite pression kam pour pouvoir la fermer.

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Ensuite, j’ai attaqué la customisation des sacs. Pour ma collègue, j’ai découpé et thermocollé un krokmou en flx violet pailleté avec « Justice do it » en référence à nos métiers pas toujours faciles. Je voulais initialement découper un krokmou plus gros mais à mon premier essai, les réglages n’étaient pas suffisants et le découpage n’a pas été fait. J’en ai redécoupé un petit pour la trousse et le troisième, je le voyais plus grand mais la machine a bugué et m’a perdu tous mes réglages. Je n’avais plus d’autre feuille de flex de cette couleur, aussi krokmou est un peu plus petit que prévu.

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En bonus, la trousse assortie avec son petit surnom (sorti du contexte, c’est un peu étrange je l’admets).

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Pour le deuxième sac, la destinataire du cadeau s’est mise au yoga l’an passé et le pratique assez régulièrement. J’ai donc cherché une image qui me plaisait sur pinterest et je l’ai transformé en format compatible scanncut. J’ai utilisé du flex bleu très foncé qui rend très bien.

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Et en guest star, la trousse réalisée pour mon lutin qui a réclamé la sienne, voyant que sa soeur en avait deux, dans les chutes de sa couverture et avec son prénom dessus pour éviter toute dispute frère-soeur…

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La scanncut contre-attaque

Je l’admets, ce tee-shirt a été un projet boulet. Je l’ai cousu il y a plusieurs mois et plutôt rapidement mais il a attendu très longtemps ses finitions…

J’adore le modèle de tee-shirt Smart guitars d’Ottobre. Il taille très bien et j’aime les emmanchures un peu abaissées. En plus, il est rapide à coudre alors pourquoi se priver? J’en ai cousu plusieurs à mon lutin, ici et ici et j’ai voulu en coudre un pour pépette la chouette. Il me restait pas mal de jersey bio lait à la menthe, acheté il y a près de deux ans chez mamzelle fourmi. J’adore sa couleur, et sa douceur et c’était parfait pour elle. Seulement, je ne sais pas ce que j’ai fabriqué en le décalquant et il était bien trop grand pour elle. J’ai donc changé mon fusil d’épaule et décidé de l’offrir à un nouveau grand-frère qui est très grand.

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Entre temps, on est partis en vacances et le tee-shirt a traîné sans finitions. Et comme j’ai mis du temps à coudre le cadeau du petit frère, j’ai laissé traîner. Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et fini plusieurs encours dont celui là. Pour être honnête, l’ourlet au fil mousse n’est pas bien long quand on s’y met et 30 petites minutes ont largement suffi.

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J’ai ensuite demandé conseil à mon amoureux pour la customisation du tee-shirt. On était d’accord sur un motif type star wars. J’avais vu un lego darth vador qui nous plaisaient mais la scanncut n’en a pas voulu grrr. Du coup, mon amoureux a cherché le motif et a opté pour un xwing et a eu la gentillesse de faire toutes les manipulations techniques pour que l’image soit reconnue par la scanncut. Je vuolais le découper en gris pour rappeler le bord côte de l’encolure et des ourlets de manche mais il préférait du noir. Seulement, je n’en avais plus assez en stock. J’ai fait un premier essai en gris métallisé mais il a préféré l’anthracite pailleté du coussin de sieste de mon lutin. J’ai donc découpé ce motif en anthracite pailleté. Un coup de centrale vapeur et le tour était joué.

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Ce tee-shirt va donc aller rencontrer le grand-frère, certes, plusieurs mois après la naissance mais des fois, les cadeaux en décalé c’est bien aussi :-)

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