Briac couleur noisette

J’ai tout de suite flashé sur les tissus pluie d’or sortis par Aime comme Marie cet été et j’ai craqué sur le jersey viscose couleur noisette. J’ai précieusement rangé le coupon dans l’attente du projet parfait. Et un jour, j’ai décidé de coudre un briac avec le bas de ma robe chouchou.

J’ai réfléchi pour l’encolure, une encolure dite relevée comme celle du Briac classique me paraissait risquée, le tissu étant très mou. Une encolure rabattue sur le devant ne me plaisait pas en raison des motifs. Je me suis donc replongée dans mon « Coudre le stretch » et j’ai opté pour l’encolure rabattue sur l’envers, comme une parementure. C’est parfaitement adapté pour ce tissu, ce bouquin est décidément une vraie mine d’or!

Briac pluie d'or

J’adapte légèrement le bas du briac pour coïncider avec les repères de la jupe en question, je modifie très légèrement l’emmanchure (-0,2cm de chaque côté pour tenir dans mon coupon). Réglage impeccable de la surjeteuse et je me lance… Mais voilà, le résultat est décevant. Ce jersey viscose est trop mou et la robe donne l’impression d’avoir été étirée, la forme fait mémère… Grosse déception. Je retenterai mon idée (non, ne je suis pas têtue) mais dans un jersey de coton avec plus de tenue.

Briac pluie d'or

Briac pluie d'or

Je l’ai finalement recoupée en tee-shirt avec des ourlets classiques à l’aiguille double et c’est parfait. Du coup, il me reste un beau coupon de jersey à utiliser…

Pimp ta basic 3 avec du Liberty

J’adore le patron de la basic three de la jolie girafe. Je l’ai réalisé deux fois en version robe trapèze en jersey bleu et noir. Je savais évidemment que je n’allais pas m’arrêter là! Avec l’arrivée du froid, j’ai envie de tenues faciles à porter au travail et à la maison. Une nouvelle basic 3 s’est donc imposée. Il y avait dans mon stock un très beau jersey modal violet, encore un trésor de mamzelle fourmi. Seulement, j’avais très peur de l’encolure avec ce jersey très mou et fluide et j’ai décidé de faire mon encolure avec un biais liberty à cheval, dans une merveille que ma collègue m’a ramené de la boutique londonienne s’il vous plaît!

Basic 3

J’ai donc modifié l’encolure en ajoutant un centimètre partout puisqu’il n’y aurait pas de biais d’encolure en jersey. J’ai rallongé un peu mes manches par rapport à mes premières versions et comme pour la seconde, j’ai rallongé le buste de 5 cm, marges de couture incluses pour que la ligne de raccord entre le buste et la jupe soit bien en dessous de la poitrine.

Basic 3

Basic 3

La réalisation de la robe est assez simple, surtout avec une surjeteuse. Il faut juste être bien minutieuse pour le pli creux surtout avec ce jersey fuyant. La pose du biais d’encolure nécessite aussi de la précision mais finalement, le biais liberty se travaille très bien et avec un peu de patience, le fer à repasser et des épingles, ça se fait sans accroc. J’essaie la robe avant la couture des ourlets et clairement, ce choix de tissu n’est pas adapté. Ce jersey trop mou tombe et la robe souligne un peu trop mes cuisses version mémère. J’ai finalement choisi de couper ma basic three en version tunique et là, c’est au top. Les ourlets sont classiquement réalisés à l’aiguille double et au fil mousse.

Basic 3

Alors , j’ai retenu la leçon. Le jersey de viscose et le jersey de modal sont très agréables à porter mais ne me conviennent que pour des hauts. Le côté très mou du tissu donne un tombant qui ne convient pas du tout pour des robes avec ma morphologie. Enfin, je ne regrette pas franchement car si mon placard est rempli de robes, je manque de hauts et c’était normalement ma mission couture des prochains mois. Ce mauvais choix de tissu m’a permis d’avoir une nouvelle tunique dans ma garde robe et j’adore le peps apporté par son encolure en liberty :-)

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Petits accessoires en petit pan

J’adore les enduits petit pan. Ils ont une tenue parfaite, des motifs originaux et des couleurs lumineuses. Je n’en achète pas très souvent car je les utilise toujours très vite :-) Encore une fois, ça n’a pas raté. Profitant d’une commande commune chez Mamzelle fourmi, je me suis achetée un coupon de coquelicot bleu enduit et il n’a pas traîné longtemps.

Depuis un moment, je suis agacée de voir les snoods, bonnets et gants de mes enfants traîner partout dans l’entrée. On ne retrouve plus rien et notamment les matins où on est en retard (genre tous les matins en fait). Et je me disais souvent que j’allais coudre un grand panier en toile enduite et natté de coton, selon le tuto d’Ernest est céleste pour ranger tout ça. Evidemment, c’est le genre de cousette que je repousse car je sus plus motivée par les vêtements que par les accessoires.

Seulement, pépette la chouette avait besoin d’une trousse à bons points, la boîte qu’elle avait choisie déborde dans son cartable. Aussi, dimanche, je me suis bougée et j’ai sorti ma toile enduite pour une petite pochette en toile enduite selon le patron maison de Zazacam. J’ai choisi une doublure en toile enduite plus fine achetée chez Mamzelle fourmi en me disant que je lui trouverai toujours une utilité. Et une pression kam de mon stock pour finir le tout. Tant que j’y étais, je m’en suis cousue une aussi, histoire de ranger mes clefs au bureau et d’arrêter de les chercher partout douze fois par jour…

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Ensuite, j’ai cousu mon panier. Je voulais un grand panier donc j’ai agrandi le gabarit en respectant les proportions (vive la règle de trois). J’ai utilisé les chutes de mon natté de coton cousette (une très grande laize qui me dure depuis un an) gris clair et mon enduit petit pan. Bon, juste pour le fun, j’ai cousu envers contre envers les deux paniers et j’ai donc du recommencer. Enfin, une jolie surpiqûre pour fermer le tout et une heure après le panier était installé dans l’entrée.

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En deux heures, j’ai donc fait un sort à mon coupon d’enduit :-) Maintenant, pépette la chouette a une jolie pochette à bons points et les accessoires d’hiver sont bien rangés dans l’entrée mais jusqu’à quand ? 😉

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Des petites bouillottes sèches pour réchauffer l’hiver

Depuis deux ans que je couds, je multiplie les cadeaux de Noël faits maison. J’avoue en avoir un peu assez de courir les magasins et dépenser beaucoup au final pour des cadeaux qui ne font pas forcément plaisir. Alors je fais moi-même, ça prend du temps, je réfléchis au modèle, au tissu et je me lance. La première année, j’avais cousu des trousses doublées et zippées et j’y avais passé de nombreuses soirées et laissé de nombreux cheveux. L’an dernier, j’avais cousu des paniers en natté de coton et toile enduite petit pan ainsi que des snoods doudou-liberty.

Cette année, je voulais initialement tisser des petits bijoux en perles. Seulement, j’ai sous-estimé ma charge de travail à cette époque de l’année et bien qu’ayant commencé les cadeaux faits maison le 01er décembre, j’ai manqué de temps. Comme je n’ai pas perlé depuis cet été, je savais qu’il me faudrait du temps pour le faire bien et j’ai préféré repartir sur la couture, une valeur sûre.

J’ai fini par me décider pour des bouillottes sèches selon le tuto de Lucette et Suzette. N’ayant pas d’orge perlé sous la main, je les ai faites avec du riz, et bon, je l’avoue je n’en avais pas acheté assez, j’ai donc fini les réserves de riz de la maison 😉 J’ai utilisé les chutes de la turbulette d’été, un joli tissu étoilé et 100 % coton. La couture des coussins remplie de riz est très simple, seule petite diffculté, fermer l’ouverture avec laquelle on a inséré le riz. Il faut arriver à trouver le bon positionnement du coussin pour éviter que le poids du riz ne déforme la couture ou que le riz s’échappe pendant la couture (c’est du vécu). J’avais pensé à des points invisibles à la main pour une finition plus élégante. Seulement, la couture machine est plus résistante et donc plus adaptée au poids du riz.7

Coussins remplis de riz

J’avais pensé initialement tailler les housses des bouillottes dans du liberty. J’ai changé d’avis au dernier moment et utilisé du matelassé bleu France Duval Stalla (les chutes de mon dernier confortable), du matelassé Camillette Création (les chutes de mon gilet cannelle) et du molleton doublé doudou (les chutes d’une tunique de Pépette la chouette). Je suis très contente de ce changement, cela donne des petites housses toutes moelleuses qui ne laisseront passer la chaleur en douceur. Des pressions Kam assorties et le tour est joué !

bouillotte sèche camillette création

Bouillotte sèche

bouillotte sèche France duval Stalla

Et hop, dans sa housse !

Bouillote sèche france duval Stalla

Après réflexion, j’ai décidé de décorer les bouillottes en matelassé France Duval Stalla avec des petits thermocollants de la fabrique d’Ava et Madame Mademoiselle, je les trouvais un peu ternes toutes unies.

 Bouillotte ananas

Bouillotte étoilée

Bouillotte plumes

Série des bouillottes

Avec ce projet, j’ai fini mes cadeaux maison le 22 décembre (un record)!

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Le tuto est vraiment bien fait car il propose une étiquette à imprimer. Mon amoureux a modifié légèrement les étiquettes avec photoshop puisque mes bouillottes sont au riz et non à l’orge (là, ça dépassait clairement mes compétences).

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Et en guest stars, les bavoirs commandés par ma belle-soeur pour ma nièce, mon patron le plus rentabilisé je crois :-) Bon il y en a 6, mais 3 modèles différents.

bavoirs

Bavoirs

Et maintenant, il n’y a plus qu’à glisser tous ces cadeaux sous le sapin !

Tous en pyjama !

Après le succès du pyjama vroum, très souvent porté par mon lutin, j’ai eu envie de coudre d’autres pyjamas pour enfant. C’est du boulot certes mais ça permet de choisir des chouettes tissus et ce sont des coutures utiles, vite rentabilisées. J’ai proposé à ma mère pour Noël de faire un cadeau à mains pour mes deux loustics et leur cousin (leur cousine est trop petite, je ne tente pas le pyjama de bébé). Elle offrait les tissus et je réalisais les pyjamas. Marché conclu, j’ai tout de suite pensé à la panda love fabrics. Ils ont des jerseys et molletons hyper jolis et originaux.

Pépette la chouette a choisi un jersey plein de peps, blanc avec des nuages de toutes les couleurs.

la pluie la panda love fabrics

Ma mère a choisi un jersey marin pour mon neveu qui a une passion pour les baleines.

Jersey marin La panda love fabrics

J’avais choisi un premier jersey pour mon lutin mais le temps que je passe commande, il n’y en avait plus. Je me suis rabattue sur un molleton vert pâle avec des renards, une merveille à porter à mon avis.

Molleton renards la panda lova fabrics

Côté patron, sans hésitation, je me suis tournée vers ottobre. J’ai repris le modèle smart guitars pour le tee- shirt et le modèle de jogging three pieces pour le bas, dont j’ai juste supprimé la poche ventrale. Le montage est assez simple, seule difficulté comme d’habitude, la gestion du bord côte à l’encolure, aux bracelets de manche et aux bracelets de cheville. Je progresse mais ça n’est jamais totalement parfait.

Le haut :
Smart guitars

Le bas :
Three pieces

Le montage de la ceinture du pantalon n’est pas évident à maîtriser. Il faut créer une coulisse avec un repli marqué au fer à repasser, épingler l’élastique aux quatre quarts du tour de taille et ensuite créer la coulisse en cousant son rebord ainsi que l’élastique tiré à fond. J’ai enchaîné les trois d’affilée et j’avais super mal à la main à force de tirer sur l’élastique. Cette technique nécessite de prendre le coup de main mais assure de bien répartir l’élastique, les fronces et d’empêcher l’élastique de vriller à l’intérieur de la coulisse, bref, le top !

pyjama la panda love fabrics

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Un petit thermocollant Madame Mademoiselle pour distinguer le devant du derrière :

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Les ourlets des tee shirts sont cousus comme d’habitude à l’aiguille double et avec du fil mousse dans la canette. Le surplus de couture intérieur est ensuite coupé au ciseau à ras de la couture.

pyjama la panda love fabrics

J’ai pas mal traîné sur cette couture. Les journées étaient très chargées au boulot et j’avais peur de faire des bêtises irréparables à la surjeteuse. Au final, j’aime beaucoup ces trois pyjamas qui ont du peps. Ils sont tous doux et avec des imprimés plus originaux que dans le commerce. Les trois cousins les ont trouvé sous le sapin de Noël et mes lutins les ont aussitôt adoptés :-)

Pyjama la Panda Love fabrics

Promenade en rue de Sévigné

Rue de Sévigné, c’est un très joli modèle de robe fluide de La Droguerie. Cela fait maintenant deux ans que je me suis lancée dans l’aventure de la couture et je n’avais, jusqu’à hier, jamais cousu de modèle de La Droguerie. Et oui, pour moi, La Droguerie, c’était l’antre des tricoteuses, ma mère a des doigts de fée et j’y suis souvent allée enfant.

Justement, pour mon anniversaire, ma mère m’a emmenée à la droguerie, choisir deux patrons et tout le matos pour les réaliser. Evidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de craquer sur ce patron de robe (c’est pas comme si mon armoire était remplie de robes hein). Le côté loose et décontracté de ce modèle avec les petits revers de manche ainsi que la possibilité de la porter ceinturée ou non m’a tout de suite tapé dans l’oeil. J’avais initialement choisi du coton mais la vendeuse m’a conseillé de rester sur de la viscose pour garder ce côté loose et que ma robe ait un joli tombé. J’ai finalement craqué pour le tissu dans lequel le patron d’expo était réalisé, une merveilleuse viscose bleu marine à feuillage brun, réveillée par des petits points bleus ciels.

viscose la droguerie

Je n’ai pas attaqué tout de suite la réalisation, ayant d’autres en cours mais j’ai voulu coudre cette robe avant d’attaquer les cadeaux de Noël maison (maintenant je ne peux plus reculer). J’ai décalqué la robe en 38, pour ma taille habituelle. Le patron est marges de couture incluses ce qui est assez pratique. Je n’ai pas voulu tenter les coutures anglaises pour une première réalisation mais je ne suis pas sûre que ce soit très compatible avec les découpes du devant pour garder ce joli tombé fluide. Je n’ai pas suivi le plan de coupe du patron qui propose une coupe tissu à plat pour deux raisons. D’abord ma table n’est pas assez grande pour qu’un coupon de 2 m sur 145 de laize tienne à plat. Le tissu aurait pendouillé par endroit et c’est le meilleur moyen de ne pas avoir une coupe droite. En plus, les pièces étant décalquées en demi-pièces, il aurait fallu épingler chaque pièce en dessinant son empreinte puis la repositionner en miroir pour découper l’autre moitié. Bref, cela aurait été très compliqué pour un résultat risqué. J’ai préféré plier en portefeuille mon coupon pour découper les pièces au pli, sauf pour les manches qui se découpent à plat en miroir. J’ai empesé ma viscose avec du fabulon en spray, elle a moins bougé et m’a permis une coupe plus rapide et plus nette.

Après la découpe, j’ai cousu immédiatement les pinces du dos et attaqué la soirée surfilage… J’ai eu beau suivre à la lettre les conseils de Marie-Emilienne dans son cours d’Artesane sur la surjeteuse pour équilibrer mon surjet, il n’est pas au top. Il faut dire que les aiguilles fines que j’ai achetées pour la surjeteuse semblent avoir un défaut et sortent de leur logement. J’ai donc du remettre celle pour le molleton, un peu fatiguée et épaisse pour ce tissu fin. Bon, mon surjet fait le job, mais ce n’est pas du travail nickel.

J’ai été désarçonnée par le livret de montage de la droguerie. Les explications sont très succinctes et je ne le recommande pas aux débutantes. La robe est d’un niveau 3/4 mais j’ai surtout été gênée par les schémas. J’ai l’habitude des notices de montage qui montrent comment disposer les pièces avant couture (Aime comme Marie, Christelle coud) et là, c’est l’inverse. Surtout que toutes les étapes ne font pas l’objet d’un schéma. J’ai principalement été gênée pour la couture des côtés du devant, et d’un coup, j’ai compris qu’il fallait inverser la logique. En cherchant à reconstruire le devant une fois monté, j’ai compris comment faire et ça a été tout seul.

Cette viscose est très agréable à porter car très fluide. Du coup, elle a tendance à glisser et à ne vouloir en faire qu’à sa tête sous le pied de biche. Heureusement que Germaine a le système double entraînement car sinon, cela aurait été l’enfer et j’aurais dû tout bâtir.

Cette robe se porte aussi bien ceinturée :
Robe rue de sévigné

Que non :
Robe rue de Sévigné

Robe rue de Sévigné

L’ourlet a été un peu compliqué et il n’est pas parfait. J’ai découpé à nouveau proprement le bas de la robe pour garder la forme initiale et fait un double ourlet de deux fois deux cm, un tout petit peu plus court que celui de la notice. J’ai passé une soirée entière à marquer mon ourlet à la craie, le plier, repasser pour finalement le piquer.

Robe Rue de Sévigné

Le petit revers des manches :

Robe Rue de Sévigné

Un petit tour au lave-linge, un séchage sur cintre et ma robe était prête à porter le lendemain matin. Je suis ravie de ce modèle qui est un bonheur à porter et se marie très bien avec ma garde robe actuelle. Je peux maintenant crâner dans ma robe Rue de Sévigné :-)

Les deux font la paire !

Tout est parti de mon envie de me coudre un nouveau moelleux dans le jersey ajouré France Duval Stalla acheté au CSF l’an dernier. Horreur, je n’avais pas de fil assorti ! Je suis donc partie m’acheter du fil et j’avais emmené mes lutins avec moi. Le magasin venait juste de recevoir de très jolis molletons tout doux sur l’envers et mes lutins ont flashé sur le même coupon. C’est tellement rare qu’ils me réclament des cousettes, que j’ai acheté 2 mètres de ce tissu (oui, je sais, je suis faible).

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Pépette la chouette voulait un sweat tout simple, sans capuche et sans fermeture éclair. J’avais commencé à éplucher mes numéros de La Maison Victor et Ottobre quand je me suis rappelée du kits de patron pour enfants Aime comme Morganours. Le modèle de sweat shirt est tout simple et c’est exactement ce qu’elle voulait. La jeune fille sachant précisément ce qu’elle veut, j’ai jugé plus sage de lui faire choisir la couleur et elle a choisi du jaune qui pique les yeux! C’était dit, j’allais coudre le sweat de Punky Brewster :-)

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

J’ai découpé du 8 ans. Elle met du 7 ans ou du 8 ans selon les marques et je voulais qu’il fasse tout l’hiver. Je n’ai rencontré qu’un seul problème, la taille des bandes de bord côte. J’ai commencé à coudre l’encolure quand je me suis rendue compte que clairement, la bande de bord côte était trop longue et que j’avais à peine besoin de l’étirer. J’ai donc décousu cette encolure (en pestant parce que c’était cousu à la surjeteuse). J’ai ensuite changé pour un ratio à 0,8 que j’ai appliqué aux poignets de manche et à la ceinture. Ce bord côte vitaminé acheté chez la Panda love fabrics est tellement extensible qu’il aurait supporté 0,7 à mon avis.

C’est la tenue parfaite pour son concert de air guitar :-)

Aime comme Morganours

Après ce petit réglage, tout a roulé impec et en une petite après-midi, la jeune fille était la propriétaire de son nouveau sweat. Il est un peu grand mais il lui plaît et j’aime beaucoup l’allure qu’il lui donne. Et je l’avoue, je n’étais pas emballée par son choix de couleur pour le bord côte mais au final cela donne du pep’s à son son sweat et c’est tout à fait son style.

Aime comme Morganours

Mon lutin voulait un sweat-shirt zippé à capuche. Je me suis donc lancée dans le sweat Stevie de La Maison Victor. Si l’envers du tissu n’avait pas été aussi doux, j’aurai sûrement cherché à le doubler. Pour le coup, ça m’a semblé dommage car il ne profiterait pas de ce côté doudou si agréable. Une copine venait juste de le coudre pour son fils et elle m’a indiqué qu’il taillait bien. J’ai donc découpé du 4 ans avec du bord côte noir (Mamzelle fourmi) choisi par la bestiole en personne et du jersey noir pour la doublure de la capuche (les coupons de Saint Pierre dans les chutes de ma basic 3).

Alors la découpe du patron m’a pris un peu de temps parce qu’il y a pas mal de repères à reporter. D’ailleurs, sur le noir, je n’ai pas reporté les repères tout de suite. La craie blanche, ça s’efface très vite. J’ai donc laissé ces pièces épinglées au patron en décidant d’ajouter des faufils orange fluo au fur et à mesure de la couture.

Première étape difficile, les poches prises dans la couture, c’est la première fois que j’en cousais. J’ai bien essayé de faire des raccords motifs mais je n’ai pas une logique géométrique et après plusieurs essais j’ai abandonné, n’arrivant pas à faire coller les raccords en respectant le droit fil. J’avoue avoir été souvent perplexe devant les explications et les schémas de montage. Ils ne correspondent malheureusement pas à ma logique et il m’est arrivé de préférer la machine à coudre à la surjeteuse pour éviter les drames lorsque je n’étais pas trop sûre de moi.

Sweat Stevie

Après la couture des poches, le reste du montage a été sans difficulté jusqu’à la couture de la fermeture éclair. J’avais beau avoir bien posé mes repères et les rubans de la fermeture en les respectant, un des rubans s’est décalé durant la couture grrr. Je l’ai donc bâti au fil orange fluo (mon fil préféré pour le bâti, facile à repérer et à enlever après la couture.). En plus, je n’avais rien compris aux schémas et j’ai dû appeler l’homme à l’aide pour bien positionner les pièces.

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Troisième écueil, la couture du biais d’encolure. Alors là, j’ai pesté, décousu à plusieurs reprises jusqu’à un joli résultat. La notice de montage indique que le biais doit aller jusqu’à la moitié des pièces de parementure de fermeture éclair. seulement, en faisant comme ça, on a plusieurs centimètres non cousus. Je n’avais pas osé écouter mon instinct qui me soufflait de prolonger le biais jusqu’aux rubans de fermeture éclair et bien j’aurais dû me faire confiance. J’ai tout décousu et laisser le lutin choisir un autre biais (le biais jersey gris parfait utilisé pour la première couture était coupé trop court grrr). Vous noterez son bon goût, il a choisi du France Duval Stalla :-) Une fois qu’on a compris le montage, cette encolure est très propre.

Sweat Stevie

Et enfin, le montage de la ceinture, là, je n’ai rien compris mais rien du tout, d’ailleurs je l’ai cousue… Trois fois ! (heureusement que je ne l’ai pas cousue à la surjeteuse). On s’est penché sur le problème avec l’homme et lui non plus ne comprenait rien. J’ai finalement appelé au secours Léna. Grâce à sa photo, j’ai enfin compris comment positionner mes pièces et j’ai pu finir cette cousette. Pour bien fixer les parementures qui ne sont pas prises dans les coutures, j’ai surpiqué le long de la fermeture éclair avec des fils ton sur ton pour qu’elle reste discrète.

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Vous l’aurez compris, ce sweat Stevie aura été mon rocher de Sisyphe cette semaine. C’est simple, le Morganours de Pépette la chouette a été une cousette rapide du dimanche après-midi et le sweat de mon lutin une cousette compliquée sur toute une semaine. Bon, il n’est pas raté et mon lutin l’aime beaucoup (c’est bien le principal). Encore une fois, je me dit que les sweat shirts doublés ne sont plus compliqués qu’au premier abord. Le prochain sera sûrement une version doublée…

Et une fois ce projet fini, j’ai découvert le joli concours, les deux font la paire sur Thread And Needles. Du coup, avec cette modeste contribution, j’y participe juste pour le fun. Et les lutins ont gagné le droit de faire une deuxième séance photo ensemble (le lutin s’y prêtant plus gracieusement que Pépette la chouette).

Les deux dont la paire

les deux font la paire

Les deux font la paire

Les deux font la paire

Il me reste un joli coupon de ce tissu (j’ai joué à tétris pour couper les pièces du sweat Stevie) et une Aime comme Mini verra sûrement le jour pour moi d’ici quelques temps :-) En attendant, je n’ai toujours pas cousu mon Moelleux moi !

Que la force soit avec moi, Aime comme Madawan

J’adore les grands gilets et j’avais déjà craqué pour le gilet Cannelle de Christelle Beneytout (je réfléchis à une version pour l’été prochain). Quand le patron Aime comme Madawan est sorti, j’ai tout de suite flashé dessus mais j’ai patienté, me disant que j’avais déjà le patron de Cannelle. Et puis, un jour, j’ai craqué (comme toujours). Je voulais initialement coudre une version pour l’été en jersey milano des coupons de Saint Pierre mais le temps est passé et ce n’est franchement plus d’actualité.

Récemment, j’ai du admettre que le gilet en maille noir que m’avait offert mon amoureux chez Sud express il y a quelques années était plus proche de la serpillère que du vêtement (snif). J’ai donc décidé de coudre une version noire du Madawan pour remplacer mon gilet chéri. Et oui, on a toujours besoin d’un gilet noir dans sa garde robe. J’ai craqué sur le sweat noir chiné chez Pretty Mercerie et c’était lancé.

Seulement, je me rappelais mal de la taille du coupon et j’ai commandé 1,60 mètre alors que 2 mètres étaient recommandés. Sueurs froides mais en jouant à Tétris (revival de la première Game Boy), j’ai réussi à caser toutes mes pièces, au chausse pied certes, mais en respectant le droit fil. Heureusement que la laize de ce tissu était de 160 cm sinon cela aurait sûrement coincé!

Ensuite, j’ai commencé les tests avec la surjeteuse. Mon amoureux m’a offert le cours « merveilleuse surjeteuse » chez Artesane pour mon anniversaire et c’est top. Les explications sur les réglages sont très bien faites et m’ont bien aidée à régler mon surjet. Je soupçonne cependant mon couteau et mes aiguilles d’être un peu fatigués. Et puis, j’ai enfin réussi à coudre proprement à la surjeteuse un angle droit intérieur, grâce aux explications très précises. J’ai été conquise par le format du cours que l’on peut visionner autant que l’on veut. C’est au top quand on se lance dans des projets et qu’on veut vérifie certains points techniques en direct.

Mes difficultés sont venues principalement de mon choix de tissu. Ce sweat est très beau mais en minkee sur l’envers ce que je n’avais pas saisi en le choisissant. Du coup, il est assez lourd surtout qu’à certains endroits du gilet, il y a trois épaisseurs de tissus. Dans une prochaine version, je veillerai à choisir un tissu plus léger. Le Madawan se cousant avec un biais à cheval ou rapporté selon les pièces, j’ai choisi une association sobre, du biais orageux à étoiles noires France Duval Stalla (on ne se refait pas).

Aime comme Madawan

J’ai été assez distraite pendant sa couture et j’ai eu du mal à comprendre certaines explications comme la pose du col. Mon gilet étant monté à la surjeteuse, j’étais très vigilante à la bonne compréhension des étapes. Le plus dur a finalement été la couture à la main du col. J’étais ailleurs et j’ai commencé par coudre une surpiqûre à la main. C’était moche et ça créait des plis disgracieux (la loose complète). J’ai relu calmement et il n’était pas question de surpiqûre mais de points invisibles. J’ai bien fait mon marquage à la centrale vapeur et ensuite, j’ai cousu tranquillement à la main. Là, le résultat est propre et le col se place bien.

Aime comme Madawan

J’ai classiquement fait les ourlets à l’aiguille double et au fil mousse. Evidemment, ma canette s’est vidée après avoir cousu aux 3/4 l’ourlet de la première manche :-( J’ai rallongé de 3 cm la longueur des manches, c’est à dire qu’au lieu d’ajouter 3 cm pour l’ourlet, j’en ajoute 6. Je le fais systématiquement sur les patrons Aime comme Marie, je les trouve un peu justes sur la longueur des manches.

Aime comme Madawan

Alors évidemment, je suis très très loin des deux heures indiquées sur la notice de montage. Ceci étant c’est majoritairement dû à mon choix de tissu très lourd, rendant chaque manipulation délicate et à ma distraction. Comme Luke Skywalker, j’ai persévéré dans mon projet et j’ai désormais mon Madawan, :-)

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Coudre mon briac

Un peu avant l’été, je me suis offert « Coudre le stretch » de Marie Poisson dont je vous ai déjà parlé ici, ici ou ici. Evidemment, je n’allais pas m’arrêter au seul test du Errel. Le livre propose 8 patrons de base, très adaptables et j’avais bien envie d’en tester d’autres. Toujours dans l’idée de me constituer une garde robe d’hiver, j’ai testé le Briac, en modèle col rond et manches longues.

Je porte souvent du bleu, et il me restait ma maille polo extensible Lacoste, trouvée chez Tissus Myrtille lors de la dernière virée nantaise. Ma copine Léna m’avait signalé le bon plan et j’y avais filé ventre à terre, surtout que ce tissu était en très grande laize. Il a gentiment dormi dans mon stock mais je ne l’ai pas oublié pour autant.

J’ai décalqué le modèle en 38 (ce qui correspond à ma taille du commerce). J’ai choisi la version la plus longue du tee-shirt, je déteste le petit courant d’air qui chatouille le ventre en hiver. Le décalquage est facile, les marges de couture sont déjà incluses. Après avoir cousu les épaules, j’ai ajouté une petit surpiqûre le long de la couture, sur le modèle des finitions plus du Trop Top d’Ivanne Soufflet pour que les marges soient bien maintenues vers le dos.

J’adore cet imprimé !
Coudre le briac

Ensuite est venue l’encolure, je ne sais pas ce que j’ai trafiqué mais ma bande d’encolure était trop petite. Après vérification, mon encolure était plus large que celle indiquée sur les références du livre. J’ai donc découpé une nouvelle bande d’encolure, seulement j’ai été déconcentrée et l’étirement de la bande n’était pas du tout régulier. J’ai laissé passer une soirée mais têtue comme je suis, j’ai recommencé et cette fois, l’encolure est satisfaisante (pas parfaite, faut pas pousser quand même).

Le reste du montage est très rapide, surtout à la surjeteuse. Tout s’emboîte sans difficulté et ça roule. Les ourlets sont cousus à l’aiguille double et au fil mousse dans la canette avec les fils rentrés et noués ensemble.

Coudre le briac

Coudre le briac

Coudre le brias

Et voilà le travail ! Je trouve ce tee-shirt très bien coupé. Je ne ferai qu’une seule modification sur les prochains, je rallongerai un peu les manches, j’aime quand elles couvrent le poignet, mais ce n’est qu’un détail !

On n’a jamais trop de confortables !

Après deux ans de couture, j’essaie d’être plus raisonnable dans le choix de mes projets. Au début, j’ai été guidée par mes coups de coeur patrons et tissus avec forcément des déceptions et des projets que je porte peu. J’ai donc décidé de mieux réfléchir à mes projets de vêtements pour ne coudre que des réalisations adaptées à mes besoins ou à ceux de mes enfants. J’ai fait un bilan de ma garde robe automne-hiver et après avoir cousu beaucoup de robes, je me rends compte que je manque de hauts.

Avec le froid qui arrive, j’avais envie d’un haut doudou et le confortable m’a semblé tout indiqué. Et j’ai eu la chance d’avoir une carte cadeau chez France Duval Stalla pour mon anniversaire. Entre autres merveilles, j’ai choisi du matelassé couleur bleuet (mon premier choix était le blanc mais avec deux lutins ce n’était pas franchement raisonnable). Comme je l’ai déjà réalisé trois fois, je savais quelles modifications je voulais faire.

le confortable

Tout d’abord, j’ai légèrement modifié l’encolure car l’encolure de base laisse systématiquement voir ma bretelle de soutien-gorge (pas très classe). Du coup, j’ai allongé de 3 cm la longueur des épaules sur les pièce devant et dos, réduisant ainsi l’ampleur de l’encolure. Une fois cousu le corps de mon confortable, il était bien trop large. J’avais hésité à supprimer les marges de couture côté mais ça m’avait joué des tours sur ma deuxième version. Malgré l’élasthanne, j’ai donc laissé les marges de couture pour éviter une grosse déception avec un projet trop petit dans ce beau tissu. J’ai enlevé environ 1,5 cm sur les bras et le corps et repassé ma surjeteuse, là c’était le fit parfait, juste l’ampleur qu’il faut pour lutter contre l’effet robe de chambre. J’ai enfin légèrement redessiné le bas pour donner un effet un peu arrondi.

le confortable

Conformément aux instructions, j’ai cousu un ourlet rapporté pour l’encolure. J’ai cédé à mon addiction pour le biais liberty, du Wilshire bleu et gris. J’ai hésité ensuite à faire des ourlets classiques pour les manches et le bas du sweat-shirt. Seulement, j’avais oublié de surfiler le bas des pièces et un ourlet à double rentré était bien trop épais. J’ai donc aussi posé du biais rapporté, ce qui a l’avantage de le faire ressortir si je roule les manches. Evidemment, ça a rallongé le temps de couture mais les jolies finitions, on en profite tous les jours.

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le confortable

le confortable

Et voilà mon nouveau sweat doudou ! Winter is coming mais je suis prête à l’affronter :-)