Mon mom bag

Mon mom bag, c’est la rencontre entre un patron coup de coeur et un tissu coup de chance. Le patron, c’est le Tote bag géant du livre Mes jolis sacs d’Hélène et les jolis mômes. J’ai acheté ce livre l’an dernier pour me coudre un autre sac week-end, j’ai le tissu, le fil, les sangles mais je ne l’ai toujours pas cousu humhum… Elle a proposé également ce patron en pdf sur son site en version Mom bag qui comprend en plus une poche zippée plaquée. Cela fait un moment que je voulais me coudre ce sac mais je n’avais pas le bon tissu en stock et je ne voulais pas encore en racheter. Et là, le coup de chance intervient!

J’ai participé sans trop y croire au concours sur Instagram organisé par Atelier 27 France, un éditeur de tissu français avec des collections capsules certifiées Oeko tex et Cindy, la finaliste de cousu main 3. Je n’y croyais tellement pas (rapport au nombre de concours couture qui tournent sur Instagram) que j’ai commandé en même temps les deux tissus qui me plaisaient dans la collab… Et je recevais quelques jours après un adorable message de Cindy m’informant que j’avais gagné le bon d’achat :-) L’atelier 27 m’a gentiment indiqué que de nouvelles collections et une nouvelle collab sortiraient d’ici l’été au cas où. Du coup, j’ai gardé précieusement mon bon.

Et un jour de grande contrariété, la nouvelle capsule est sortie et m’a tout de suite plu : broderie anglaise, mon envie du moment (mouton quand tu nous tiens), une très jolie viscose et un sergé de coton rayé. J’ai tout de suite imaginé mon Mom bag dans ce tissu.

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Après avoir cousu les mange-problèmes de mes lutins, une couture satisfaisante mais assez longue et répétitive, je me suis lancée dans mon sac. Je me suis offert une petite couture perso avant de finir un gros projet en cours depuis deux mois et les traditionnelles cousettes de fin d’année pour le personnel éducatif des écoles de mes lutins. La découpe est assez simple et j’ai regardé le tutoriel du blog couture débutant pour ajouter une poche zippée plaquée dans le sac comme sur la version pdf. C’est très simple et j’avais une fermeture éclair assortie en stock.

Mom bag

Le reste de la couture a été assez simple, le plus gros problème a finalement été l’épisode de canicule. Coudre par plus de 30 degrés avec un bébé nouvellement vacciné ayant besoin d’être en portage a été un peu épique. J’ai pour autant soigné mes raccords et mes surpîqûres. L’originalité du sac réside dans ses finitions, à savoir que les coutures intérieures sont enfermées dans des coutures anglaises mais visibles sur l’extérieur. Cela permet effectivement une jolie finition sans couture visible, alors que le sac n’est pas doublé.

Mom bag

Les jeux de rayures :
Mom bag

Mom bag

Mom bag

Mom bag

Mom bag

Le sac a été rapidement cousu et ce d’autant plus que j’avais par chance exactement la bonne couleur de fil. Ce sac est très agréable à porter et idéal pour l’été. La petite poche zippée est idéale pour ranger les clefs, le téléphone portable et un peu de monnaie. La taille du sac est top pour ranger les affaires des enfants en promenade et notamment un bib d’avance, le bob etc pour mon tout petit. Je suis conquise par cette cousette et je n’ai maintenant plus d’excuse pour ne pas attaquer les coutures de fin d’année pour les équipes enseignantes :-)

Couture à 4 mains

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une cousette réalisée en amoureux. Mon amoureux est particulièrement bienveillant à l’égard de ma passion pour la couture : temps passé, place prise, argent dépensé etc. S’il est toujours disponible pour me donner son avis sur un futur projet, un projet en cours ou le résultat final, cela ne l’intéresse pas particulièrement pour autant. A vrai dire, je n’ai pas d’intérêt particulier pour ses passions non plus. On a trouvé notre équilibre et chacun respecte les passions de l’autre, c’est le plus important!

En préparant la naissance de notre tout petit, nous avons évidemment fait ensemble la liste des cousettes et achats nécessaires. Sur les cousettes, j’ai quasiment tout choisi et il m’a fait confiance. J’ai plus souvent sollicité son avis pour les achats et notamment pour l’indispensable tapis d’éveil. Suivant les conseils Montessori, on s’est orienté vers des tapis pastels ne surchargeant pas le bébé en stimulations multiples. Aucun des tapis des grandes marques ne nous a passionné et on a regardé sur Etsy les tapis artisanaux. Il y en avait de très jolis. Seulement les prix élevés, mais justifiés par la multiplicité des matières premières et le temps passé, nous ont conduits à nous demander pourquoi je ne le coudrais pas moi-même.

Un petit audit de mon stock a démontré que j’avais bien 70 % du matériel nécessaire dans mon stock. On a choisi des tons doux dans les verts pâles, bleus, gris et jaunes. Nous sommes allés faire un tour à la boutique Caréfil pour acheter certains types de matières que je n’avais pas : simili cuir, minky à pois en relief et puis de la ouatine bien épaisse pour que ce tapis soit douillet (grosse déception à ce sujet d’ailleurs mais j’y reviendrai plus tard). Nous avons aussi voulu varier les textures pour éveiller la curiosité de notre tout petit : du coton, du chambray plumetis, de la toile enduite, du minky lisse, du minky gauffré, du coton épais, de la suédine, de l’éponge en bambou toute douce, du simili cuir.

Nous avons ensuite pris le temps de regarder divers tapis artisanaux pour nous inspirer et on a choisi les tailles des différents coupons ensemble ainsi que ce qui allait décorer en plus le tapis : appliqués, anneaux en bois non traités, formes à remplir, de diverses textures, petit rubans à intercaler dans les coutures.

On a passé pas mal de temps à choisir les tissus, les formes des coupons, les éléments à ajouter pour que notre tapis soit vraiment unique et réussi, tout en s’inspirant des différents tapis d’éveil qu’on avait pu voir sur Etsy notamment.

Après la découpe des tissus, on a été obligés de faire une longue pause dans la réalisation du tapis. En effet, notre petit bonhomme a commencé à s’annoncer et j’ai du filer toute seule à la maternité le lundi de Pâques (aucune solution de garde pour les grands et on a craint que mon amoureux ne rate la naissance). Après plusieurs heures de contractions, le travail s’est arrêté d’un coup et j’ai été autorisée à rentrer chez moi le lendemain. Une césarienne étant programmée quelques jours après, j’ai donc mis sur pause mes cousettes. Bon, ça ne m’a pas empêchée de finir mes emplettes pour ce tapis et j’ai été impressionnée de tout ce que j’ai pu trouver chez Rascol : couineurs, anneau en bois non traité, grelot, et plus classiquement quelques rubans de taille, couleur et texture différentes.

Evidemment, je n’ai pas attaqué dès le retour. D’abord, la césarienne, ça fait mal. Il m’a bien fallu 3 semaines pour pouvoir marcher sans que ma cicatrice ne tire. Ensuite, un accouchement, ça fatigue et l’attention constante d’un tout-petit ne permet pas de repartir dans un projet de cette ampleur. J’ai attendu d’avoir récupéré physiquement et intellectuellement pour attaquer à nouveau. Je me suis d’ailleurs aperçue de certaines erreurs de découpe, liées à ma fatigue la dernière semaine de ma grossesse.

J’ai repris la couture du tapis en pointillé : un élément par ci, une couture par là. Alors oui, ça a été long mais le résultat en valait la peine et je voulais que ce tapis soit vraiment réussi. J’ai commencé par les petits éléments : un nuage en éponge bambou et coton avec un grelot à l’intérieur, un petit carré en chambray plumetis rembourré avec les peluches du filtre de mon sèche-linge (pour la touche zéro déchet), un bateau découpé en enduit collé à la colle textile avant les surpiqûres, une patte de chat en suédine avec un couineur en dessous.

Cet élément a d’ailleurs été source de quelques difficultés. En effet, impossible d’utiliser du vliesofix comme pour un appliqué classique, il aurait pu gêner la pose ou le bon fonctionnement du couineur. J’ai tenté la colle textile, pour fixer les pièces avant de les piquer. C’était une bonne idée mais la colle coule très vite, j’en avais plein les doigts et j’ai tâché les éléments en suédine. J’ai eu beau laver avec du détachant, frictionner avec une solution hydrosoluble ou tenter de faire fondre la colle avec la centrale vapeur, peine perdue! J’ai tout recommencé et je me suis contenté d’épingler solidement les pièces (les trous sont partis au lavage) et de les coudre avec un point de bourdon bien serré. Finalement, le résultat est vraiment très chouette.

Le nuage en éponge de bambou:
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Le bateau en toile enduite :

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Un petit carré en chambray plumetis rempli de la bourre du sèche linge :

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La patte de chien en suédine avec un couineur en dessous :

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Un petit anneau en bois non traité intercalé avec un ruban :

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Un petit anneau en bois non traité intercalé avec une cordelette :

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Des petits rubans :

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Un des premiers assemblages :
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L’assemblage des différentes parties m’a pris du temps car j’en ai profité pour rajouter des petits rubans intercalaires de couleurs et textures différents. Cela égaie le tapis et ces petits rubans ont toujours un grand succès auprès des bébés. Ensuite, j’ai assemblé les trois grands panneaux entre eux.

D’ailleurs, j’ai du recouper une pièce car l’un des trois panneaux horizontaux était plus long que les deux autres (quand je vous dis que j’étais fatiguée à la fin de la grossesse 😉 )
tapis d'éveil maison

A ce moment-là, je pensais ne plus en avoir pour longtemps… Et bien, j’ai été déçue! Avec mon amoureux, nous avions été chez Caréfil acheter certains tissus qui manquaient selon nous : du minky gauffré, du simili cuir notamment. A cette occasion, nous avions acheté du coton bleu épais tout simple pour doubler le tapis et de la ouatine très épaisse (environ 3 cm) pour que ce tapis soit bien confortable et moelleux. Seulement, ces deux matières n’avaient pas une laize de 150 cm comme nous l’avait annoncé la vendeuse mais de 110. Or, le tapis mesure 120 x 120 cm.

J’ai réglé rapidement le problème de la doublure en farfouillant dans mon stock qui me paraît parfois inépuisable. J’ai retrouvé ainsi un coupon de coton gris à pois argentés de 3 mètres acheté à prix d’or grâce aux bons plans tissus de ma belle-soeur. Ce coton a une belle tenue et une épaisseur suffisante pour résister aux frottements inévitables du tissu sur le sol lorsque mon renardeau sera assez grand pour jouer avec le tapis.

tapis d'éveil maison

En revanche, le problème a été bien plus aigu pour la ouatine. Impossible de tricher en coupant deux pièces dans la triplure car il y aurait une démarcation peu esthétique et sûrement inconfortable. J’ai donc commandé du molleton de coton chez Rascol après avoir vérifié que la laize était bien de 150 cm. Ce molleton est vite arrivé et de très belle qualité. Sur les conseils d’une amie qui fait du patchwork, j’ai épinglé ma doublure bien repassée au molleton et coupé grossièrement autour. L’épinglage a été minutieux (tous les 5 cm pour que le molleton ne bouge pas) et j’ai piqué les deux pièces ensemble à la machine.

Tapis d'éveil maison

Seulement, le tapis manquait quand même de moelleux. J’avoue que j’étais un peu désespérée, ayant l’impression que ce projet n’en finirait jamais, comme le rocher de Sisyphe. Et je suis retombée sur un coupon de molleton de polyester acheté en promotion chez zodio (4,95 € pour 1,60m x 2m, une affaire), pour tripler les turbulettes d’hiver. J’ai donc utilisé ce coupon pour doubler le molleton, en épinglant soigneusement tous les 5 cm de manière intercalaire avec les premières épingles. Cette fois-ci, le tapis était assez moelleux, comme l’a confirmé mon amoureux!

Avant le dernier assemblage :
Tapis d'éveil maison

Ensuite, j’ai profité de la fin de la canicule et d’une grande sieste matinale de mon renardeau, mes deux grands se levant comme les ados aux alentours de 10h00 le dimanche 😉 J’ai donc assemblé l’extérieur et la doublure triplée de mes molletons et fermé l’ouverture à la main. Ma machine est une pfaff et gère très bien les épaisseurs, il n’empêche que j’avais un peu mal aux bras à force de maintenir les tissus. J’ai hésité à surpiquer les épaisseurs mais j’y ai renoncé, craignant, vu les épaisseurs de ne pas arriver à faire une belle surpiqûre régulière.

Près de deux mois après la découpe des tissus, j’ai enfin fini mon tapis d’éveil et j’en suis très fière. J’aime beaucoup tous les petits éléments, le choix des tissus et son moelleux. Je suis évidemment ravie de l’avoir cousu moi-même.

Tapis d'éveil maison

Mon renardeau l’a testé rapidement mais il est encore un peu petit pour utiliser tous ces éléments.

Tapis d'éveil maison

Il est déjà très bien installé dessus et ses frère et soeur ont très envie de lui montrer comment jouer avec. Je sais que ce long projet aura une longue utilisation et c’est tout ce qui compte!

Coudre le mange-problèmes d’Alice Balice

Alice Balice propose un certain nombre de tutoriels couture et crochet sur son site. Depuis plusieurs années maintenant, elle propose des kits créatifs dont celui du mange problèmes. A titre personnel, je ne suis pas fan des kits. Je trouve que c’est souvent très cher, nettement plus que lorsqu’on choisit ses fournitures soi-même. J’en ai acheté quelques uns mais, à une exception prês, celui de la robe Belle-Ile de Anne Kerdilès couture, j’ai toujours utilisé les fournitures pour d’autres projets au final…

Lorsque le kit du Mange problèmes est sorti, j’ai trouvé le concept très intéressant. Il s’agit d’un coussin avec une face monstre et une face renard ou licorne. La face monstre contient une bouche ouverte dans laquelle l’enfant peut ranger des pastilles correspondant à ses émotions du moment. L’objectif est d’aider l’enfant à identifier ses émotions, les exprimer et pouvoir en échanger. Seulement, le prix du kit complet est assez onéreux (48 €) et je m’étais dit que je ferai moi-même à la scanncut… Seulement entre le manque de temps, la grossesse, une famille nouvellement nombreuse, je n’ai jamais eu le temps de me lancer dans ce projet assez gourmand en temps et en tissu.

Fin juin, un marché de créateurs a été organisé à Orléans et Alice Balice y exposait. C’était l’occasion parfaite pour voir le kit en vrai. Alors oui, c’est assez onéreux, mais tout est très bien pensé, il y a juste à découper les pièces et à coudre. Les thermocollants sont fournis dans le kit ainsi que les scratchs. Enfin, il y a tous les tutoriels en pdf donc le prix est largement justifié. J’ai donc acheté un kit complet pour mon lutin et le lendemain uniquement les faces pour le coussin pour ma chouette qui en voulait un aussi.

La réalisation est assez simple surtout si on a déjà cousu. Il faut juste être vigilant à bien cranter les épaisseurs et les arrondis pour le coussin et le pochon à émotions.

Les faces avant assemblage :
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Le pochon à émotions :
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Le plus long, ça a été la couture des pastilles à émotions. Chaque émotion a son propre dessin et sa couleur personnalisée. Il y a trois pastilles par émotions pour exprimer l’intensité : une petite, une moyenne et une grande. C’est assez long à thermocoller et à découper, sachant que j’ai pris les deux planches soit 13 émotions donc 182 faces à découper puis à assembler.

Mange Problèmes

Heureusement, mon stock de fil est tel que j’ai systématiquement trouvé les fils assortis 😉 J’ai choisi la finition au point de bourdon, qui sera plus solide dans la durée qu’une simple surpiqûre sur un tissu à cru, même thermocollé.

Mange Problèmes

Et voici, le résultat :

Les faces monstres :

Mange Problèmes

Les faces renards :

Mange Problèmes

Mix and Match :

Mange Problèmes

Mange Problèmes

Ce projet m’a donc pris environ 07 heures entre les découpes et les différentes coutures. Je le trouve très bien pensé et adapté à l’expression des émotions par de jeunes enfants. Mon lutin en a tout de suite vu l’utilité et l’a surnommé Raoul Bavoule :-) Il lui reste maintenant à s’en servir…

Ma robe Paule

Régulièrement, la marque chez Machine offre des patrons gratuits comme le teesh Arsène, réalisé déjà à 4 reprises ici, , ici ou ici, ou le short Ben qui attend son heure. Elle propose aussi des patrons à 1€ le mois de leur lancement comme ça a été le cas pour le top Paule ou la robe Clémence. La robe Clémence était très jolie avec son jeu de découpe mais je pense qu’elle ne convient pas à ma morphologie. Zn revanche le top Paule en jersey avec son jeu de ceinture m’a tout de suite plu. A ce prix là, je l’ai acheté sans hésiter dès le mois de juillet. Avec le déménagement, je n’avais pas beaucoup le temps de coudre et durant les quelques jours des vacances, la plus jolie des surprises s’est annoncée avec l’installation de mon bébé de printemps. Paule est donc repartie dans les projets futurs car je ne la voyais pas babybump compatible.

Mon bébé de Printemps est arrivé depuis près de deux mois et nous commençons tout doucement à trouver notre rythme. Après la couture intensive de lingettes, indispensables au quotidien et totalement en adéquation avec ma fatigue de jeune maman, j’ai cousu une jupe longue toute bête élastiquée à la taille et j’ai repensé au top Paule. Plus précisément, j’ai repensé à la très jolie version robe de Tiphaine connue sur Instagram sous le compte Addictiph en jersey marin lurex un chat sur un fil.

Initialement, mon choix s’est porté sur un coupon de jersey noir moucheté lurex de Motif personnel mais mon amoureux le trouvait trop triste. J’ai donc repensé à ce coupon de jersey aux rayures originales et colorées que ma belle-soeur m’avait offert il y a plusieurs années. Il dormait gentiment dans mon stock sans que je ne lui ai trouvé de projets adaptés. Et là, c’était la combinaison idéale, validée cette fois par mon amoureux 😉

Seulement impossible de retrouver le patron dans ma patronthèque. J’ai envoyé en désespoir de cause un mail à Aurélie de Chez Machine avec les références de l’achat du patron. Elle m’a très gentiment renvoyé mon patron dans la journée, quand je vous dis que cette marque gagne à être connue :-)

Bon, je n’aime toujours pas les pdf. Il y a toujours un léger décalage avec les imprimantes domestiques. J’ai un peu jonglé pour reconstituer les quelques pièces et j’ai décalqué quand même mes pièces sur mon papier à patron. La découpe a été assez longue pour essayer d’obtenir de jolis raccords. Bon, au final, ils ne sont pas parfaits mais je suis très satisfaite d’avoir cousu mon projet en seulement 4 jours (oui, avec un tout petit à la maison, on revoit le sens des priorités).

Pour obtenir une robe, j’ai rallongé tout simplement les pièces du devant et du dos. La taille de mon coupon m’a limitée à rallonger de 30 cm chaque côté, cinq centimètres de plus auraient été parfaits mais bon, ce n’est pas un modèle que je pense beaucoup porter au travail. J’ai aussi rajouté deux centimètres à chaque manche pour pouvoir faire un ourlet. Le patron prévoir que les ourlets sont à cru mais je n’aime pas trop ça, surtout que je n’arrive jamais à faire des découpes parfaitement propres ce que l’institutrice de maternelle avait bien signalé à mes parents…

Avant les ourlets :
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La couture est en soi assez simple. Il faut cependant bien veiller à épingler correctement les deux pans de la ceinture pour éviter qu’ils ne posent problème lors de la couture des côtés, un coup de surjeteuse malencontreux pourrait ruiner le projet. Fidèle à mon habitude, j’ai recalculé la bande d’encolure avec la méthode de Marie Poisson. Je suis d’ailleurs très déçue qu’un petit pli se soit formé sur l’encolure directement, m’obligeant à repasser un coup de surjeteuse et à perdre la belle régularité de ma bande sur le raccord dos, snif.

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Bilan de la cousette: ce modèle est très agréable à porter, simple et rapide à coudre surtout si on prend un jersey qui ne nécessite pas de raccords. A refaire, je dégagerai un peu plus l’encolure devant, je préfère quand c’est un peu plus décolleté. Je trouve cette coupe très féminine et agréable à porter, ce qui est un vrai plus dans cette période inconfortable d’après l’accouchement où il reste encore quelques kilos.

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J’en referai bien une autre version en noir (non, je ne suis pas têtue) mais elle attendra que je finisse à autre projet, commencé il y a quelques semaines et qui attendait que j’ai suffisamment d’heures de sommeil pour y revenir 😉 Affaire à suivre donc…

Avalanche de pyjamas

S’il y avait bien un truc que je n’avais pas du tout pensé coudre, c’était les pyjamas de bébé. J’avais très vite craqué sur le patron de la combinaison Lisboa mais je la voyais plus à porter en journée. Et puis, elle ne débute qu’au six mois donc j’avais un peu de temps avant de m’y pencher. Seulement, j’ai eu un gros coup de coeur en découvrant les adorables grenouillères cousues par Lizon Lisette sur Instagram pour son bébé koala. J’avais téléchargé le patron allemand, réfléchissant à m’y lancer et Ottobre a sorti un patron quasiment similaire dans le premier numéro de 2019. C’était un signe!

Mëme si leurs explications sont souvent lapidaires, leurs patrons sont généralement très bien taillés et pensés pour les enfants. Aucun risque de les voir endimanchés ou dans des coupes qui ne leur permettent pas de bouger. J’ai donc craqué sur ce numéro, surtout qu’il contenait quelques patrons de basiques pour mes deux grands.

J’ai décidé de couper la taille 56, qui correspond à une taille intermédiaire entre le 1 et le 3 mois du commerce. Je ne prévois plus de taille naissance, ils tellement peu portés, voire pas du tout (mon grand lutin a commencé direct au 1 mois). Pour ma première version, j’ai décidé d’être raisonnable et j’ai taillé dans mon stock. Il me restait un bon métrage du jersey milleraies petit bateau acheté via ma belle soeur dans lequel j’ai déjà cousu une jupe Melrose et un Hemlock Tee. J’ai voulu poser un bord côte contrastant pour apporter du peps à ma cousette. J’ai choisi ce vert thé à la menthe de mon stock, le moutarde me paraissait un peu terne.

Le montage est peu expliqué sur Ottobre mais la notice de montage du patron utilisé par Lizon Lisette, certes en allemand, a été un bon soutien avec ses photos. j’ai eu un moment de solitude sur la découpe de la bande de bord côte, le patron de contient aucune indication. J’ai interrogé Lizon Lisette via Instagram qui m’a répondu très rapidement et très gentiment. J’ai finalement mesuré toute la partie à border et j’ai multiplié par 0,8 afin d’assurer un bon maintien à l’ouverture du devant et à l’encolure du dos.

Sur la pose du bord côte, le patron ne contient aucune indication non plus se bornant à dire qu’il faut border de bord côte. J’ai donc mis des repères au quatre quarts de l’ouverture du pyjama et aussi sur la bande de bord côte elle-même. J’ai posé la bande sur l’envers puis fait un double repli sur l’endroit, avant de surpiquer à l’aiguille double pour un bon maintien. C’est un peu long mais cela permet d’avoir une finition très propre tant sur l’envers que sur l’endroit.

Le reste du montage est très simple. Il est cependant indispensable de prendre son temps car on assemble beaucoup de petites pièces. La dernière étape a été la pose des boutons. J’ai choisi des boutons à motif ancre marine pour aller avec les milleraies. Ces boutons de la marque 3 Exter sont très jolis mais pas si faciles que ça à poser, en tous cas pour moi 😉 Je les fixe donc une première fois à la pince pour m’assurer notamment que les motifs sont dans le bon sens et mon amoureux renforce la pose avec le marteau. Après, ils ne cherchent plus à s’échapper.

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Le dessin des jolies pressions :
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Avec son petit bonnet assorti :
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A peine avoir fini ma version test, j’ai comparé avec un pyjama tout neuf du commerce acheté le même jour. La taille m’a eu l’air impeccable et j’étais ravie du niveau de finition. J’ai donc montré fièrement ma couture à mon amoureux qui l’a trouvée bien plus sympa que le pyjama du commerce, gros moment de fierté! Convaincue par le patron, j’ai décidé d’en coudre plusieurs autres dans différents coupons de mes précieux jerseys.

Ma deuxième version est cousue dans un beau jersey bio d’Elvelkyckan Design. J’avais vraiment craqué sur cet imprimé sur le stand Ikatee au CSF mais j’avais fini par laisser tomber après que plusieurs personnes me soient passées devant. Je me suis vengée en l’achetant sur Internet après avoir eu confirmation que notre bébé était un petit garçon. J’ai acheté un bord côté vert tilleul bio de chez See you at Six. Il est de très belle qualité et avec une belle élasticité. Enfin, j’ai acheté des pressions vert foncé chez Elvelyckan Design.

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Enfin ma troisième version est réalisée dans un jersey tout doux avec un imprimé dinosaures. J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce jersey lors du salon des loisirs créatifs d’Orléans. J’ai d’ailleurs été un peu déçue par ce salon, peu de choix en tissus et à des prix exorbitants. Bref, le seul stand de tissu qui m’a vraiment plu est celui du magasin Dotty Rose dont le choix de tissus était très intéressant et avec des prix raisonnables. J’avais choisi un bord côte vert céladon, assorti aux petits détails des dinosaures mais mon amoureux préférait une couleur plus soutenue et j’ai donc acheté un bord côte rouille foncé. Cette combinaison rend effectivement très bien et ce d’autant plus que la couleur des pressions achetées chez Elvelyckan Design correspondait parfaitement.

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Je n’ai pas réussi à poser les pressions et j’ai demandé à mon amoureux. Il a aussi eu du mal et certaines ont sauté après un premier lavage. Heureusement, il a pu les poser à nouveau mais nous les manipulons avec précautions.

Après avoir fini ces jolis pyjamas, j’ai eu le sentiment qu’il manquait quelque chose. J’ai eu envie de coudre des bonnets assortis dans les chutes. Je me suis mise en quête d’un tutoriel et j’ai choisi celui de petit citron. Attention, il manque la description de l’étape 3 mais en regardant d’autres tutoriels, j’ai compris la marche à suivre. J’ai légèrement modifié le patron pour ajouter un revers sur le bonnet.

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Je suis très très fière d’avoir cousu ces petits pyjamas. Ils ne sont pas totalement parfaits mais cousu avec amour et spécialement pour mon bébé. Les petits bonnets complètent bien ces ensembles et j’étais vraiment ravie lorsque j’ai préparé ses affaires pour la maternité de voir tout le fait maison que j’emportais.

D’ailleurs, le pyjama dinosaures et le bonnet assorti ont été sa tenue de naissance. J’avais pris soin de coudre un petit pochon en coton vert pâle avec un imprimé dinosaures assorti selon le tutoriel d’Alice pour ranger toutes ses petites affaires de naissance. J’étais sûre ainsi qu’en cas d’arrivée plus rapide que prévue mon lapin porterait les pièces choisies et conçues avec amour pour ses premières minutes <3

Les petites tenues de mon renardeau – les ensembles en taille 1 mois

Durant ma grossesse, j’ai pris le temps de coudre pas mal de petites pièces pour mon bébé. J’avais envie de tenues confortables pour lui et de me faire plaisir sur les tissus. Le gros avantage, c’est que des pièces en 1 ou 3 mois rentrent dans de tous petits coupons et que j’ai pu piocher allègrement dans des chutes.

Premier ensemble : un sarouel cordoba d’Ikatee couture, très simple à coudre et un gilet Baby Monceau. Le sarouel est réalisé en 1 mois et le gilet en 3 mois car c’est la plus petite taille. Ces modèles se cousent très facilement et ma seule difficulté a été de poser correctement les pressions du gilet. C’est finalement mon amoureux qui l’a fait, manifestement je n’avais pas assez de force…

Le sarouel est cousu dans les chutes d’un pantalon d’intérieur aime comme marche à suivre, cousu cet été mais très peu porté en raison de l’évolution rapide de ma silhouette… Le bord côte vient de chez Super Bison et s’harmonise très bien avec ces couleurs. J’ai cousu le gilet dans les chutes de mon gilet cannelle moutarde, le molleton vient de chez Little Fabrics. Il m’en reste une belle chute, de quoi réaliser encore un projet en 6 mois je pense.

Sarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

Sarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

Certaines photos sont un peu floues, mon petit modèle bouge beaucoup!

Sarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

ISarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

J’aime beaucoup cet ensemble et le détail des adorables petits boutons ratons laveurs.

ISarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

Deuxième ensemble : ce sont exactement les mêmes pièces avec un jersey de la Panda Love Fabrics, les chutes d’un pyjama pour mon neveu et d’un tee shirt de mon lutin (un coupon bien rentabilisé) avec du bord côte blanc (j’ai oublié la provenance). J’ai réalisé un Baby Monceau dans un jersey Milano côtelé blanc, chute d’un autre gilet cannelle. Les boutons pressions sont des kams de couleur bleu jean. J’avais prévu des petites pieuvres en métal pour rappeler l’univers marin mais l’épaisseur de cette maille n’a pas permis leur pose, malgré l’appel à la rescousse de mon amoureux.

Sarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

ISarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

ISarouel Cordoba et Gilet Baby Monceau

On voit bien qu’entre ces deux photos, mon renardeau s’est bien remplumé.

Dernière réalisation : un sarouel bleu dans un velours milleraies bleu pétrole, les chutes de mon premier pantalon Port, entièrement doublé de chutes de jersey ajouré France Duval stalla, chutes d’un tee-shirt Briac et un bord côte bleu ciel acheté au marché aux tissus d’Arras. Je n’ai pas cousu de gilet pour aller avec, ayant déjà acheté des petits sweats assortis chez Monoprix.

Sarouel Cordoba

Bonne nuit mon lapin

L’un de mes premiers projets de couture pour bébé durant ma grossesse a été une turbulette. C’est un indispensable du quotidien et j’avais très envie de me faire plaisir avec de jolies pièces originales. J’avais lu beaucoup de bien de la turbulette par Perlipo mais je suis restée fidèle à celle de la Barakossa, déjà réalisée deux fois en version été ici et ici.

J’ai choisi un Liberty, l’imprimé Queue for the Zoo coloris bleu. J’aime beaucoup tous ces animaux et je ne voulais pas coudre le Liberty Cars qu’on voit un peu partout pour les p’tits gars. Et puis, j’avais déjà cousu un coussin à mon lutin dans cet imprimé et je voulais un motif choisi exprès pour notre tout petit. Pour la doublure, j’ai hésité entre un jersey et un tissu chaîne et trâme avant de profiter des soldes pour prendre un grand coupon de batiste bio See you at six en solde chez Motif personnel. Sa couleur bleue me plaît beaucoup et il est particulièrement doux au toucher. Enfin, j’ai acheté dans une mercerie de quartier du molleton pour tripler ma turbulette.

Le joli motif du Liberty :
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J’ai décalqué la taille 0-6 mois pour que ma turbulette dure un peu et zou. C’est un patron très simple à coudre sachant que les étapes sont bien expliquées dans le livre Ma petite couture. Il n’y a qu’une seule étape un peu délicate pour moi, c’est la finition de la fermeture éclair. Comme toujours, je l’ai cousue à point invisible à la main, seule méthode qui permette une fermeture propre. il faudra que je pense un jour à investir dans le cours d’Artesane spécial fermeture éclair 😉

La turbulette se ferme avec des pressions kam couleur bleue jean de mon stock. La pose est très simple même si j’ai hésité avec des pressions métalliques plus élégantes mais dont la pose est souvent difficile.

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Ma turbulette a été cousue en une après-midi et je suis très satisfaite de ma cousette. Il est vrai qu’elle n’est pas réellement meilleure marché qu’une turbulette achetée dans les grandes enseignes de puériculture mais elle est unique. Et puis, je suis fan du choix de mes tissus. Et elle a l’air tellement douillette…

J’ai rentabilisé les chutes aux formes étranges en cousant quelques lingettes lavables, des petits bavoirs et un joli protège carnet de santé assorti 😉 Je profite car la période où il ne voudra plus de liberty viendra bien assez vite 😉

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De plus en plus gourde ou l’affaire du sac à langer

Fidèle à mon envie de coudre pour mon bébé, et aux patrons de l’atelier des gourdes, je me suis lancée dans le sac à langer. On est d’accord, le sac à langer est un indispensable dès la naissance. Impossible de pouvoir se promener sans le nécessaire pour changer la couche, une tenue de rechange en cas d’accident, le doudou, éventuellement le biberon et la tétine. Sans un sac adapté, on se retrouve hyper chargée et normalement en ayant oublié un fondamental (bon, même avec le sac à langer, on a toute oublié un jour le lait/la tétine/ les couches etc). Bref, il me fallait un sac à langer et, dans le commerce, ils sont à prix d’or.

J’ai longuement hésité entre le patron de l’atelier des gourdes et celui d’Alice Balice, ayant lu beaucoup de bien des deux. J’ai finalement opté pour celui de l’atelier des gourdes car il est intégralement doublé, ce qui me permettait d’utiliser de la toile enduite fine pour les petits accidents (genre le biberon qui fuit, le liniment qui s’ouvre, la vraie vie des parents quoi). De plus, j’ai beaucoup aimé les différents patrons et tutoriels de l’Atelier des gourdes comme son vanity et j’étais sûre d’arriver à suivre.

J’ai décidé d’utiliser de la toile bleue canard acheté chez le grand suédois et cherché une doublure. J’ai longuement hésité et j’ai écarté le choix d’un tissu très enfantin, puisque c’est mon amoureux et moi qui allons le porter. J’avais initialement choisi un tissu jaune à écailles chez Caréfil mais à ma grande surprise, il n’était disponible que sur leur site et pas dans leur magasin. Or, tout l’intérêt de se rendre dans la boutique est d’éviter les frais de port. Il n’était pas possible d’obtenir un coupon de ce tissu car les stocks du magasin et du site internet sont différents. J’ai donc laissé tomber et me suis donc reportée sur un coton jaune à pois blanc, validé par l’amoureux qui m’avait accompagnée ce jour-là (une belle preuve d’amour). J’ai utilisé une deuxième doublure, uniquement pour l’intérieur, de la toile enduite fine et mate bleue à étoiles blanches achetée chez Mamzelle fourmi. Le côté imperméable du tissu enduit pour tous les petits accidents (bouteille de liniment ouverte, bouteille d’eau qui fuit etc) m’est apparu idéal pour l’intérieur de mon sac.

J’ai renforcé la toile bleu canard avec de la toile thermocollante achetée au fil d’Emma. Cela a été bien compliqué car le thermocollage a été très long et fastidieux (plus d’une heure). Je ne suis d’ailleurs pas totalement satisfaite car il a un peu gondolé. En général, je thermocolle les doublures car on ne voit pas les petits défauts mais thermocoller de la toile enduite, c’est assez risqué. Deuxième petite modification, j’ai utilisé de la sangle jaune toute faite pour les anses, la bandoulière et les attaches. Je trouve la sangle plus solide que des anses faites maison et aussi plus confortable à manipuler lorsque le sac est bien rempli.

Alors attention, c’est un projet qui demande du temps et de la minutie. Il y a de très nombreuses pièces et il faut être précise dans la découpe. Il faut aussi bien les identifier pour ne pas s’y perdre (vive les feutres lavables). Les étapes sont bien décrites mais un tel sac avec tous ses petits détails ne se monte pas en une après-midi.

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Quitte à personnaliser le sac, j’ai décidé d’y aller jusqu’au bout. J’ai donc, pour la première fois, réalisé du passepoil maison. Mon biais maison est de plus en plus régulier, c’est vrai que c’est bien plus facile avec du coton qu’avec un tissu qui bouge. Evidemment, j’ai passé deux heures à coudre mon passepoil mais qu’est ce que c’est joli du passepoil parfaitement assorti!

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J’ai rencontré quelques difficultés quand même. Tout d’abord, je n’avais pas bien compris comment coudre la poche du matelas à langer sur une des faces. J’avoue que l’explication m’a induite en erreur et qu’il m’a fallu regarder les photos du sac fini sur Internet pour bien comprendre.

La deuxième a été plus longue à régler, il s’agit de la couture des poches élastiquées. Premier essai de la poche intérieur totalement raté, l’élastique n’était plus du tout élastique et j’ai attribué ma difficulté à mon utilisation de la toile enduite en doublure. Seulement, la couture de ma poche élastiquée extérieure en coton a présenté la même difficulté. Je ne sais pas si c’est dû à mon élastique en tant que tel, acheté chez Bouchara, mais les poches baillaient et ne remplissaient plus du tout leur office. J’ai fini par changer de méthode et j’ai créé une coulisse toute simple de deux fois un cm dans laquelle j’ai inséré mon élastique raccourci car distendu et là, ça a fonctionné.

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En fait, mon élastique n’aime pas du tout la double piqûre (assemblage au tissu puis surpiqûage de la coulisse et une coulisse plus classique m’a nettement mieux convenu. J’ai donc appliqué cette méthode aux poches intérieures que j’ai réalisé en toile enduite (têtue moi? Noooonnn).

Ensuite, je n’étais pas satisfaite de mon berlingot à tétine. Le haut de la pièce ne me satisfaisait pas car on voyait un bout de fermeture éclair qui ne fermait pas. J’ai donc laissé tomber cette pièce qui ne me paraissait pas indispensable finalement. Je verrai si notre pirate utilise une tétine et si je fabrique une petite trousse spéciale en toile enduite.

Enfin, j’ai eu de grosses difficultés à résorber l’embu lors de l’assemblage final. Il est sûr que l’entoilage de la toile extérieure a fait perdre au tissu en souplesse pour autant, cela s’est révélé quasiment impossible même avec la toile enduite fine. Je déteste toujours résorber l’embu mais j’y arrive de mieux en mieux notamment dans le montage des manches où je n’ai plus du tout de petit pli. j’ai fini par tricher un peu en arrondissant aussi les angles du bas des faces et en recoupant un peu certaines pièces.

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Un des gros atouts du sac est le petit matelas à langer qui se range dans la poche avant et s’attache avec des pressions kam. J’en ai cousu deux avec une éponge bambou et coton de couleur blanche (décidément, ce coupon est inépuisable) et doublé dans le coton jaune à pois blanc. J’ai utilisé des pressions kam jaunes parfaitement assorties et fermé les ouvertures à points invisibles.

Du coup, ce projet m’a pris bien plus de temps que je ne le pensais. Il s’est étalé sur toute une semaine une heure par ci, cinq heures par là et j’ai bien cru que je n’allais jamais le finir à temps! Afin d’avoir des finitions vraiment propres, j’ai cherché comment finir ma sangle puisque, sur le patron, il s’agit d’anses cousues doublées. J’ai trouvé la réponse sur le site de Sacôtin avec un embout de sangle, pour des finitions quasi professionnelles. J’ai trouvé mon bonheur chez Rascol et gros coup de chance, le prix correspondait exactement à mes points fidélité. Si ça ce n’est pas un signe du destin!

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J’ai passé énormément de temps sur la couture de ce sac, avec de nombreux changements de couleur de fils. Il a des petits défauts quand on le regarde bien mais j’en suis hyper fière! Il est grand, pratique et unique. J’ai choisi mes couleurs, réalisé mon premier passepoil maison, fait les modifications que je souhaitais. L’adage fait main fait coeur prend ici tout son sens. Seulement, je ne suis pas prête d’en coudre un deuxième :-)

Un joli matelas à langer

Le 26 avril, notre petit dernier est arrivé. Un amour de bébé (en toute objectivité bien sûr) qui nous comble de bonheur et remplit bien nos journées et nos nuits 😉 Forcément, le rythme des cousettes sera réduit (manque de temps et d’énergie) et je vais pouvoir partager tout ce que j’ai cousu pour cette naissance dans le calme au fil des derniers mois.

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Le matelas à langer, c’est l’un des indispensables de l’arrivée de bébé. Seulement, il faut reconnaître qu’ils sont généralement assez moches. Pour mes aînés, j’avais opté pour de jolies serviettes descamps (très belle qualité, je les ai toujours) pour habiller ce matelas et permettre des lavages faciles en cas de petits (ou gros) accidents. Seulement, avec quelques années de couture à mon actif, j’ai eu envie de coudre une housse de matelas à langer pour l’arrivée de notre petit dernier.

J’ai regardé un certain nombre de tutoriels et j’ai fini par choisir celui-là, que j’ai un peu modifié à ma sauce. En effet, malgré la description du fabricant de 50 x 70 cm, la taille standard, une mesure avec le mètre ruban m’a très vite démontré que mon matelas était un peu plus grand et plus large du fait de l’épaisseur de son rembourrage. J’ai donc augmenté les proportions de la housse proprement dite en passant à 56 x 81 cm. J’ai aussi légèrement agrandi les serviettes à attaches pressions pour s’adapter à ces proportions. Enfin, j’ai légèrement arrondi les hauts de la housse pour mieux s’adapter à la forme de mon matelas.

Alors le tutoriel est bien fait mais très minimaliste et il vaut mieux avoir déjà un peu cousu avant. La taille des ourlets n’est pas indiquée, il n’est pas précisé de surfiler ou surjeter les pièces. Même si les coutures sont intérieures, les lavages fréquents vont largement abimer les tissus s’ils ne sont pas bien finis. Il faut aussi être bien vigilante en posant les pressions kam car rien n’est précisé sur le sens de ces pressions et les repères sont minimalistes.

Côté tissus, j’ai utilisé un coton à imprimé dinosaures vert menthe, Okeotex, acheté chez l’étoile de coton, assorti au jersey du pyjama de naissance (qu’on aperçoit sur la première photo). J’ai eu du mal à trouver des tissus imprimés pour petit garçons qui me plaisaient sans être trop stéréotypés : voitures, tracteurs etc. J’ai eu un vrai coup de coeur pour cet imprimé et l’harmonie des couleurs.
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J’ai utilisé le beau coton bleu orage bio de la marque see you at six, acheté en grande quantité aux soldes d’hiver de motif personnel, pour la doublure de la housse (déjà utilisé pour doubler la turbulette de naissance que je vous montrerai plus tard).

Côté tapis en éponge, j’ai découpé deux serviettes, histoire de pouvoir tourner en cas de gros accident, dans de l’éponge en bambou et coton achetée chez Tissus Bennytex et déjà utilisée pour les capes de bain. Elle est particulièrement douce pour la peau. Les doublures ont été découpées dans le coton bleu orage et dans des chutes de coton bleu ciel première étoile acheté chez Motif personnel. J’ai aussi légèrement arrondi les hauts de mes serviettes pour s’adapter à la forme du matelas.

Enfin, pour les pressions Kam, j’ai utilisé mon stock : des pressions bleues jeans et vertes. J’ai un peu galéré pour la pose des pressions car les repères étant très peu précis sur le tutoriel, je les ai marqués après avoir enfilé la housse sur le matelas afin d’être sûre de leur emplacement. Les pressions du haut étaient donc très éloignées et il a été un peu difficile de poser proprement la pince sur cette masse de tissu.

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Vous m’excuserez pour l’absence de repassage, nous sommes sortis de la maternité il y a moins d’une semaine 😉

Cette petite cousette s’est révélée très satisfaisante et finalement assez rapide, moins de trois heures, découpe des tissus compris. J’aime beaucoup l’harmonie des couleurs et le côté pratique des petites serviettes à clipser. Il pourrait d’ailleurs être utile d’en coudre d’autres mais à une quinzaine de jours de la naissance, j’ai préféré privilégier les cousettes qui ne pouvaient plus attendre.

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Parallèlement à cette housse, j’ai cousu des petits paniers en natté de coton épais et toile enduite pour y ranger les produits de soins, les lingettes lavables etc. Etant très mauvaise en géométrie, j’ai fait des recherches pour modifier les dimensions de mon tutoriel habituel et je sus tombée sur ce super site qui calcule les mesures. J’ai pu calculer exactement les mesures des pièces à couper en fonction du rendu attendu. Là aussi, c’est une cousette rapide mais très satisfaisante surtout lorsque l’on voit que ces projets tout simples sont vraiment vendus à prix d’or en boutique.

J’ai utilisé du natté de coton épais jaune curry acheté lors de ma virée chez Caréfil et des enduits mats fins vert d’eau et bleu jean de Mamzelle Fourmi, pour rester dans les tons de la housse. J’ai triplé les paniers avec du molleton fin pour leur donner de la tenue. J’aime beaucoup ces petits paniers qui sont hyper pratiques et permettent de ne pas avoir du bazar partout (les lingettes, les vitamines, la biseptine, les couches etc).

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Enfin, pour le change, j’ai cousu énormément de lingettes lavables dans les chutes des différents tissus utilisés pour les bavoirs, turbulette etc. Nous essayons de réduire nos déchets et les soins d’un tout petit sont productifs d’une masse de déchets pas toujours recyclables. Du coup, ces lingettes sont une bonne option, je verrai à l’usage s’il faut en coudre d’autres.

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Testé depuis le retour de la maternité il y a quelques jours, ce set est vraiment pratique et je ne me lasse pas de l’harmonie des couleurs. Il faudra que je trouve l’énergie de coudre une troisième petite serviette à clipser car il y en a quasiment toujours une des deux dans la machine à laver 😉

Mes jolis pochons à encours

Ces derniers temps, je me suis tournée vers des cousettes simples et rapides. Après de nombreux projets complexes que je vous présenterai plus tard, je n’avais plus trop l’énergie physique et intellectuelle de coudre des projets ambitieux.

Dans cette optique, je me suis lancée dans des pochons à encours. Je tente depuis le début de l’année d’apprendre à tricoter (et mes deux mains gauches et moi, on souffre). Ma mère est une experte en tricot (et le mot est faible) mais je n’habite pas assez près pour bénéficier de ses conseils au quotidien sachant que je multiplie les boulettes (maille non tricotée, maille perdue, tricot repris dans le mauvais sens…). J’ai pris quelques cours et eu la chance de trouver un café tricot deux fois par mois.

J’ai rangé mes affaires dans une jolie boîte pour éviter de continuer à coloniser la maison (mes affaires de couture ont déjà pris une place galopante). Seulement, pour emporter mon projet au café tricot, un simple sac en tissu n’est pas pratique. J’ai d’abord réquisitionné une grande trousse en toile enduite initialement cousue pour les cours de piscine de ma chouette et ensuite, j’ai eu envie d’un vrai pochon dédié.

J’ai fait quelques recherches et j’ai beaucoup aimé le tutoriel de Dodynette. J’étais intéressée par l’apprentissage d’une nouvelle technique pour faire la coulisse. J’avais envie de me coudre mon pochon en utilisant un joli coupon de coton vintage offert par Mamzelle Fourmi et une magnifique suédine achetée lors d’un déstockage de tissus de la Fée Sandrine. J’ai donc décidé de couper mon pochon extérieur en deux parties et de coudre la coulisse dans le même coton pour rappeler le bas du pochon.

J’ai zappé la réalisation de la poche extérieure qui ne me paraissait pas indispensable pour mon projet. Je craignais surtout que la poche avec deux pressions kam ne contiennent pas les anneaux marqueurs ou mon crochet, bref toutes les petites choses indispensables au tricot. J’ai reconstitué le pochon extérieur en cousant ensemble mes deux parties (j’avais bien pris soin de rajouter un centimètre de marges de couture à chaque pièce). Afin que les finitions soient vraiment parfaites, j’ai bien écrasé mes marges de couture et surpiqué chaque pièce le long de la couture en jouant sur les contrastes : moutarde pour la suédine bleue et bleu sur le coton fleuri.

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Pour la doublure, j’ai en revanche utilisé un coton bleu très simple, une chute d’un grand coupon acheté aux coupons de Saint Pierre il y a bien trois ans.

Le tutoriel est très bien fait et le montage est très bien expliqué. Le système pour poser la coulisse est très astucieux et m’a beaucoup plu. Et le projet est très rapide à réaliser (deux heures coupe comprise). Le sac est entièrement doublé et les finitions sont vraiment impeccables.

Je n’ai fait qu’un seul vrai changement : je n’ai pas cousu le lien comme préconisé par le patron. J’ai recyclé un ruban entourant une commande de tissus Pretty Mercerie d’il y a au moins trois ans. Cette solution m’a permis de gagner du temps (c’est toujours positif) et de recycler ce ruban qui traînait depuis longtemps dans mon stock.

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Le bilan de cette cousette est très positif. Ce pochon est rapide et simple à réaliser et particulièrement joli. Il est vraiment très pratique à utiliser et a une bonne contenance. Dedans, j’ai pu ranger 6 pelotes, mes aiguilles et les petits accessoires (carnet de tricot, crayon, crochet et ciseaux). A peine fini, je l’ai emmené au café tricot et il a eu un réel succès auprès de ma prof, à tel point que je lui ai cousu son petit frère dans la foulée. Je vais maintenant coudre une version pour ma mère, il n’y a plus qu’à choisir les tissus!

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C’est vraiment agréable d’alterner des cousettes techniques et qui font progresser et la couture de jolis accessoires qui permet souvent d’utiliser de beaux tissus et de se faire ou de faire plaisir!