Myriade voit la vie en rose

Certains jours s’annoncent comme douloureux, simplement parce qu’ils existent. On aimerait que ces dates soient englouties dans le temps mais inexorablement, elles arrivent et il faut juste survivre à ces jours-là. Quand est arrivée une date profondément triste, il m’a fallu trouver une parade. J’ai pris une journée de congé et décidé de m’occuper toute la journée. J’ai donc choisi une couture nécessitant de la concentration et de la minutie.

J’avais cousu une première version de Myriade de Aime comme Marie pour les fêtes. En viscose bleue nuit pailletée, elle me plaisait beaucoup mais elle est clairement trop grande pour moi (l’éternel problème du choix entre S et M chez Aime comme Marie) et le poids de ce jersey très lourd n’arrange rien. Seulement, j’ai eu une envie furieuse d’une Myriade d’été à manches courtes. Et ma myriade d’été, je la voulais rose. J’ai acheté un beau coupon de jersey de coton rose chiné chez Mamzelle fourmi et je me suis lancée.

J’ai taillé la robe en S cette fois-ci. J’ai pris mon temps pour marquer les plis qui font tout le charme de ce modèle. Je n’ai pas eu trop de difficultés pour les plis contrairement à la première fois sauf pour les plis du haut du devant, à un moment, il faut changer de logique sur la position des repères, ça m’a un peu perturbée mais j’ai fini par retrouver comment faire. Pour être sûre que les plis correspondent bien en haut et en bas, j’ai pris le temps de bâtir à la main. Je suis une grosse feignasse sur les bâtis mais quand il faut être minutieuse, c’est assez indispensable. L’intérieur de la robe est monté à la surjeteuse pour des finitions plus nettes.

Aime comme Myriade

J’ai apporté quelques modifications au patron pour adapter la robe à mes envies. J’ai modifié l’encolure en dégageant moins les épaules et le décolleté que sur la version originale. J’ai ajouté une bande d’encolure pour une finition plus soignée, en appliquant la méthode de Marie poisson pour calculer la longueur de la bande d’encolure. J’ai cousu l’encolure à la surjeteuse et surpiqué à la machine à coudre tout le bord de l’encolure. Je suis assez satisfaite de mon encolure même si elle n’est pas encore parfaite.Deuxième modification, j’ai posé du biais jersey à cheval sur les emmanchures toujours selon la méthode de Coudre le stretch, avec une surpiqûre à l’aiguille double. L’ourlet du bas de la robe est également fait à l’aiguille double.

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

J’aime beaucoup cette deuxième version de Myriade, plus que la première à tout point de vue. J’avais peur que la taille plus haute ne m’aille pas mais son style me plaît bien. Elle nécessite un petit repassage avant d’être portée pour que les plis restent nets. Mon seul regret est que le tissu est légèrement transparent, du coup, je ne peux pas la porter au travail ce qui était l’un de mes objectifs.

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

Morganours, le retour

Mon amoureux m’a fait remarquer que notre lutin manquait décidément de shorts, et, je dois l’avouer, j’ai du mal à suivre le rythme des lessives en été. Séduite par le pyjashort cousu il y a peu, j’ai récidivé avec un short aime comme Morganours pour le jeune homme.

Aime comme Morganours

Il me restait un beau métrage du coupon de jersey de coton bleu ciel chiné de mon Erell (Mamzelle fourmi à un prix imbattable) et c’est tout à fait dans ses couleurs. Cette fois-ci, j’ai décidé de me simplifier la vie et j’ai utilisé du biais pour le biais à cheval. Il me restait pas mal de biais Liberty cars de la cape de bain cousue l’été dernier. En coupant mes pièces, j’ai vérifié la ceinture qui était beaucoup trop grande la dernière fois, et pour cause, je n’avais pas décalqué correctement…

Aime comme Morganours

Tout a roulé sans souci jusqu’à la couture de la ceinture. Fatigue, envie de finir vite, manque de concentration, j’ai commencé à la coudre endroit contre envers. Je m’en suis aperçue en cours de route alors j’ai décousu et… j’ai recommencé la même bêtise gloups !

Aime comme Morganours

J’ai donc remis au lendemain la couture de la ceinture et, après en avoir découpé une nouvelle, la première avait bien trop souffert, et fait bien attention au sens des pièces avant de coudre, ça a été nickel. Comme la dernière fois, j’ai mesuré le tour de taille de mon lutin et enlevé 3 cm, sans ajouter de marges de couture, pour définir la longueur de l’élastique à insérer dans la ceinture. C’est parfait. J’ai également coupé le short en 4 ans, sans marge de couture et c’est impeccable.

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

J’aime beaucoup ce patron, qui est un super basique pour petit garçon. Ca n’a l’air de rien mais il y a beaucoup moins de choix de patrons sympas pour les petits gars alors je compte bien rentabiliser celui-ci :-)

Aime comme Morganours

Erell, mon nouveau basique

Enthousiasmée par la perspective d’avoir enfin une bible du jersey, j’ai acheté « Coudre le stretch » de Marie Poisson. Honnêtement, je n’ai pas été déçue ! Ce livre est effectivement très bien documenté et très clair. J’ai été particulièrement intéressée par les explications techniques sur les différentes méthodes pour coudre l’encolure et les tableaux pour calculer la longueur de la bande selon le type de jersey utilisé et son taux d’élasticité. Après avoir apprécié l’utilité de ces conseils techniques sur le pyjashort de mon lutin. J’étais donc impatiente de tester les modèles proposés (et je ne vous parle pas de toutes les variantes d’encolure, de longueur, de manches etc).

J’ai choisi de tester Erell pour commencer. J’aime beaucoup les tee-shirts manches courtes de forme kimono. Rapides à coudre, ils constituent des basiques d’une garde robe, déclinables à l’infini. Je me suis justement rendue compte que ma garde robe de printemps et d’été était pauvre en tee-shirt manches courtes. Qu’à cela ne tienne! Suivant le tableau des mesures, j’ai choisi une taille 38. J’ai coupé un joli jersey de coton bleu ciel chiné, déniché à un prix tout doux chez mamzelle fourmi.

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J’ai posé de la laminette sur les coutures d’épaule du devant et du dos pour stabiliser les coutures selon les indications de Marie Poisson. La couture s’est passée sans encombre jusqu’à la couture de l’encolure. Je me suis trompée sur le sens de couture de l’encolure, voulant absolument finir ma cousette à un horaire tardif… J’ai du tout découdre, ce qui est bien long quand la couture a été faite à la surjeteuse. Le jersey a été un peu abîmé par endroit pour couronner le tout. J’ai donc décidé après réflexion de coudre une encolure selon la méthode du biais jersey à cheval pour cacher ces petits trous et renforcer l’encolure. Après avoir découpé une nouvelle bande d’encolure, j’ai cousu ma bande à la surjeteuse. Ce n’était pas la meilleure idée que j’ai eue car cela faisait une couture trop large. En « enrobant » la couture de l’encolure à la surjeteuse, j’ai réussi à rattraper mon encolure. Sa finition à l’aiguille double est plutôt réussie et au final, cette encolure est bien propre.

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J’ai cousu les ourlets des manches et du bas du tee-shirt à l’aiguille double sauf que la double laminette au niveau de la couture d’épaule, ma machine à coudre déteste. Elle se bloque, fait un bourrage fil et c’est l’enfer. J’ai essayé d’allonger le point, rien n’y a fait. Finalement, je pense arrêter la laminette quelques centimètres avant le bord des manches pour éviter ce bourrage et les difficultés de couture, sur une prochaine version.

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Malgré ces quelques aventures, je suis venue à bout de mon Erell et je suis conquise. J’adore sa forme, son style et maintenant que j’ai identifié mes points forts et faibles sur ce patron, je suis impatiente de réaliser d’autres versions. Mon dressing d’été et de début d’automne sera rempli d’Erell!

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Un pyjashort pour mon lutin

L’été a mis longtemps à arriver. Du coup, je ne me suis pas trop lancée dans des coutures estivales et boum, la chaleur est arrivée. En vacances, j’ai dû me rendre à l’évidence, les pyjamas de mon lutin étaient trop chauds et le gênaient.

Du coup, je me suis lancée dans un pyjama d’été, un débardeur et un short assortis. Il me restait assez de jersey gecko pour ce projet (ce coupon aura décidément été bien rentabilisé). J’ai farfouillé dans mes patrons et ai choisi le débardeur Malik de La Maison Victor et le short Morganours de Aime comme Marie.

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J’ai taillé le débardeur en 4 ans sans marges de couture, sauf l’ourlet, le dernier tee-shirt cousu en 3 ans de La Maison Victor est un peu juste. J’avais rencontré beaucoup de difficultés sur l’encolure la dernière fois avec ce modèle, aussi, j’ai décidé de faire confiance à Marie Poisson. Je n’ai pas su résister à acheter son bouquin « Coudre le stretch » après tout le bien que j’en ai lu sur Instagram. Et je ne regrette pas! C’est une vraie mine d’or, entre toutes les explications techniques et les patrons modulables que je vais bientôt tester. J’ai donc choisi de poser du jersey contrasté à cheval selon sa technique (les chutes du pantalon d’intérieur de mon amoureux et du tee-shirt Olaf de mon lutin étaient parfaites). En suivant précisément ses conseils, je suis arrivée à un joli résultat. Ce n’est pas parfait mais franchement pas mal. Alors oui, c’est un peu plus long qu’à la surjeteuse mais honnêtement, le rendu est tellement satisfaisant ! L’ourlet est réalisé à l’aiguille double très classiquement.

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Pour le short, j’ai attaqué le Morganours de Aime comme Marie, j’ai acheté ce coffret de trois patrons car je ne trouvais pas mon bonheur dans les Ottobre pour les shorts et pantalons de jogging basiques pour garçons. D’ailleurs, je projette de coudre des joggings pour la rentrée mais c’est une autre histoire! Là aussi, j’ai taillé un 4 ans sans marges de couture mais avec l’ourlet. J’ai ajouté une surpiqûre le long de la couture de la poce pour de plus jolies finitions.

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J’ai remplacé le biais bordant le bas du short par un biais à cheval en jersey selon la technique de l’encolure de Marie Poisson, seulement j’ai eu plus de difficulté à le poser proprement. J’avais l’impression que le jersey gecko fronçait mais ce n’était pas le cas, une fois les replis du biais posés. Mes difficultés sont venues plus tard. J’ai looonngggueement hésité à assembler les côtés du short à la machine à coudre où à la surjeteuse et j’ai choisi cette dernière. Sauf qu’elle n’était plus motivée à travailler et a grogné, étiré le tissu en le découpant et c’était assez moche. J’ai été obligée de recoudre des points à la machine sur le bas du short pour rattraper le tout.

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Deuxième problème, la ceinture, je ne sais pas ce que j’ai fait mais elle était plus large que le corps du short, j’ai bien retiré 4 cm pour que cela colle. Et en cours de couture, ma surjeteuse a à nouveau boudé, un des fils d’aiguille était sorti de ses crans et a tout emmêlé, la couture était ignoble. J’ai du réenfiler intégralement la bestiole et ai repris ma couture pour que cela soit propre, ouf. Il n’y a aucun élément sur la taille de l’élastique dans le livret d’explications alors, j’ai mesuré le tour de détail directement sur mon lutin, retiré 3 cm et gardé un cm de chaque côté comme marge de couture et c’était nickel.

Enfin, la notice ne précise pas comment refermer le trou laissé pour enfiler l’élastique. J’ai choisi de faire un zig zag ton sur ton et là aussi, ma machine à coudre a bloqué sur le tissu. Du coup, les points sont assez visibles et peu discrets.

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Même si le short présente quelques défauts, je suis contente de ce pyjama. Les mesures sont parfaites pour mon lutin et il a l’air bien confortable. Je récidiverai sûrement l’année prochaine mais en anticipant mieux mes cousettes estivales :-)

Et comme il faut négocier pour le convaincre de participer aux séances photos, une photo de mon petit clown :-)

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Foire aux sarouels

Il y a eu pas mal de naissances autour de nous en ce début d’année 2016 et je me disais à chaque fois que j’allais coudre un cadeau maison. Seulement, le premier semestre 2016 a été très compliqué et j’ai eu du mal à trouver le temps, d’autant plus, qu’un sarouel, c’est rapide à coudre et je me disais toujours, je trouverai bien une heure pour le coudre.

De retour de vacances, je me suis rendue à l’évidence et j’ai décidé de m’attaquer au problème en ayant déjà 4 à coudre! J’ai ressorti le tutoriel de Minuscule infini et, armée de « coudre le stretch » pour calculer les mesures des ceintures et des bracelets d’emmanchure, j’ai attaqué. J’adore ce bouquin qui est vraiment très clair, très bien expliqué et je suis sûre d’avoir l’occasion de vous en reparler à de nombreuses reprises.

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En farfouillant dans mon stock, j’ai déniché de quoi coudre 4 sarouels, 3 modèles différents, rien que dans les chutes. Dans ces moments-là, j’admets que mon amoureux n’a pas forcément tort en soupirant quand arrive une commande de tissus « parque que, tu comprends, c’était une affaire/c’était la fin du stock/je sais exactement ce que je vais en faire« etc. Et en plus, j’aime beaucoup tous les tissus utilisés, c’était un plaisir de choisir ces associations !

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Rien de spécial sur le tutoriel de Minuscule infini qui est très bien expliqué avec photos. J’ai monté les sarouels à la surjeteuse ce qui assure des finitions plus propres et une meilleure résistance. Et voici les différentes bestioles :

En jersey Papii et bord côte noir Mamzelle Fourmi :

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En jersey rose France Duval Stalla (une fin de stock justement 😉 ), bord côte Mamzelle fourmi et thermocollant La fabrique d’Ava avec, en guest star, le bracelet homemade pour la nouvelle grande soeur :

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En jersey poissons et bord côte pétrole de Mamzelle fourmi :

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Et voilà, le travail ! Personnellement, j’adore les sarouels pour les bébés. C’est facile à enfiler, confortable, pratique avec les couches et j’aime beaucoup le style que ça leur fait. Ils vont maintenant aller rencontrer les petits nouveaux de l’année 2016 :-)

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Martine chérie

J’adore les robes, ça se voit car c’est sûrement ce que j’ai le plus cousu. Quand Martine est sortie, j’ai tout de suite flashé dessus. Je n’ai résisté à l’acheter que pour une seule raison : la fête des mères arrivait et mon amoureux allait me demander ce que je voulais. Seulement, coup de tonnerre, le patron était déjà en rupture de stock. Je n’ai pas été malheureuse car j’ai reçu pour la fête des mères le Miroir qui attend sagement que je m’occupe de son cas. Têtue comme je suis, j’ai guetté le retour de Martine en stock et je l’ai immédiatement achetée, des fois qu’il y aurait à nouveau une rupture de stock!

J’ai réfléchi à ma première version et j’ai opté pour du chambray acheté chez the Sweet Mercerie. Il est tout doux, avec une belle tenue et une couleur bleu jean qui me plaît beaucoup. J’ai regardé différentes versions sur la toile et instagram et j’ai opté pour la taille S. J’ai hésité à réaliser des coutures anglaises tout le long mais testant le patron pour la première fois et ayant peur d’un ratage sur les plis, j’ai préféré surjeter toutes les pièces avant couture pour de jolies finitions et ça me va bien.

J’ai passé beaucoup de temps sur les plis car j’ai été perturbée par le changement de logique dans les repères. En effet sur les deux premiers, on doit positionner un repère sur un autre et pour le dernier un repère sous un autre. Mon troisième pli était tout petit et je ne comprenais pas. Après vérifications sur Internet, il devait être égal au deuxième. Finalement, j’ai compris comment positionner ce troisième pli et pour mes prochaines versions, je me simplifierai la vie en marquant le milieu des deux pièces C (les côtés de la robe dos), ça sera beaucoup plus facile.

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La couture de la doublure du dos m’a également étonnée mais je sais que ma logique manque de logique et, en suivant les explications, tout roule et prend sens. J’ai posé du biais rapporté pour la finition de l’encolure et des emmanchures, du Liberty Mauvey, j’adore cette combinaison. C’est toujours long de bien coudre un biais rapporté mais quel plaisir de regarder ces finitions aux petits oignons et d’avoir plaisir à enfiler sa robe. Le biais Liberty représente un petit budget mais c’est tout de même bien plus agréable à coudre et à porter que du biais tout textile, rigide et difficile à manier. Je ne me lasse pas de mes biais rapportés en Liberty ou en France Duval (de très belle qualité également).

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Seule modification au patron, je n’ai pas posé de pression invisible. Je n’en ai pas dans mon stock et je n’avais pas envie d’acheter tout le matériel qui allait avec. J’ai donc opté pour trois petits boutons en nacre et créé trois boutonnières dans le dos. Je n’hésite plus à coudre des boutonnières, ma machine le faisant très bien toute seule.

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Après avoir cousu l’ourlet, Martine était prête pour venir avec moi en vacances à la mer. Dernier essayage et l’homme me dit, c’est normal que tu aies une poche dans le dos? Arrrggghhh, non, ce n’est pas normal. J’avais mal posé ma doublure en cousant l’ourlet, trop rapidement pour pouvoir l’emmener en vacances. J’ai défait la partie qui posait problème et voulu coudre un ourlet express mais ça n’allait pas. J’ai donc décidé d’être raisonnable et de laisser Martine se reposer (snif).

De retour de vacances, après la corvée du rangement des valises, des lessives, courses et autres réjouissances, j’ai retrouvé Martine et j’ai repris son ourlet. Bizarrement, j’ai du du mal à coudre un ourlet équilibré mais j’y suis arrivée (ouf). Maintenant, elle est prête pour égayer ma journée de reprise du travail d’ici peu (on se console comme on peut).

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D’ici-là, je réfléchis à la version top, je serai bien tentée par du plumetis gris… Affaire à suivre…

Miyuki, ma nouvelle addiction

Lors de la préparation des vacances, mon amoureux m’a bien avertie, pas de machine à coudre dans les bagages! D’abord, il trouve que ça prend trop de place surtout si on y ajoute du tissu, des patrons, du fil, et tout le matos de base de la couturière (sur ce coup-là, difficile de lui donner tort). Ensuite, il estimait que je devais faire une pause couturesque (là, je suis plus sceptique). J’ai donc admis que Germaine ne partirait pas en vacances et j’ai décidé de me lancer à la découverte des perles Miyuki. Et oui, je sus faible et à la vue de toutes les jolies choses réalisées sur Instagram, je n’ai pas su résister plus de quelques mois (c’est déjà pas mal).

J’avais investi dans une box Miyuki chez Fifi jolipois mais leur site était en maintenance depuis plusieurs jours et je n’avais donc pas accès à leurs tutos vidéos. J’ai regardé les tutos de tissage Peyote chez Mon petit Bazar et brick stitch chez Rose Moustache et j’ai fait une commande presque raisonnable chez Perles and Co en prévision des vacances. En fait, j’ai eu du mal à choisir les couleurs, comme une gosse dans un magasin de bonbons :-)

tissage en cours

En guest star, vous avez pu voir la super boîte de rangement des perles dont je ne peux déjà plus me passer.

J’ai commencé par le tuto du bracelet Peyote de Mon petit bazar. J’ai étudié la chose mais la théorie, ça me parle peu et je me suis lancée. Evidemment, j’ai recommencé plusieurs fois entre les noeuds, les erreurs de lecture de la grille (il faut s’y habituer) et le fil qui casse. J’ai finalement réussi à tisser un petit bracelet que j’ai mis de côté pour le finir à la maison (je n’ai pas emmené mes pinces à bijoux) et l’offrir à Pépette la chouette. Les autres grilles proposées par Mon petit bazar me disaient bien mais je n’avais pas les couleurs adéquates.

bracelet peyote

Je me suis donc attaquée au tipi de Rose Moustache. Heureusement, c’était un matin de levé tôt, seule, sans l’amoureux et les lutins et j’ai pu me concentrer sur le tissage à deux aiguilles du premier rang. J’ai mis un certain temps à comprendre (je comprends vite mais il faut m’expliquer longtemps) mais une fois le coup de main pris, le premier rang se monte assez vite. Ma grosse difficulté a été le montage du deuxième rang, j’ai recommencé à plusieurs reprises et j’ai fini par y arriver en comprenant qu’il ne fallait pas hésiter à maintenir les perles en place avec les doigts pendant les parties délicates du tissage. Une fois tissés les trois premiers rangs, le tissage est assez stable et on avance vite, mais au milieu du 5ème, horreur, un gros noeud! Evidemment, ça ne passait plus dans les perles et j’ai du couper le fil. j’ai essayé de tricher en nouant un nouveau fil au premier mais ça ne marchait pas non plus. Dépitée, j’ai recommencé mon tipi à zéro.

Petit à petit, le coup de main est venu et j’ai monté mon tipi assez rapidement. J’ai été un peu perplexe sur les augmentations mais la logique étant finalement assez proche des diminutions, j’ai fini par comprendre. J’étais très fière de mon tipi et je l’ai badigeonné de colle, photographié sous toutes les coutures et monté sur une broche. Il plaisait tellement à Pépette la chouette que je lui ai offert.

tipi

J’avais été me promener sur le blog de bulles de cerises qui donne de très bons conseils pour démarrer le tissage des perles. J’ai surtout flashé sur ses petites maisons de toutes les couleurs, que j’imaginais déjà en broche sur un pull blanc cet hiver (vais-je mettre à contribution ma mère, championne toute catégorie du tricot sur ce coup-là)…

Bref, j’ai voulu me lancer sur ce modèle, elle donnait le lien pour la grille mais je ne savais pas comment faire les augmentations dans le vide. J’ai un peu cherché sur internet et je suis tombée sur le blog des étoiles à la pistache et le bonheur! Elle explique parfaitement comment faire même si elle avertit qu’il vaut mieux attendre avant de se lancer sur ce type de modèles compliqués. Que voulez-vous, je suis têtue et mon premier vêtement avait été un plantain en jersey qui m’avait demandé plus d’une semaine d’effort sur l’encolure… On ne se refait pas! Et elle donne la méthode de la diminution sans fil apparent et c’est top, le tissage est encore plus joli sans fil apparent. Bref, j’ai réalisé tout le tissage, un oeil sur la grille, l’autre sur son blog :-)

J’ai attaqué patiemment mes petites maisons, me disant que j’en ferai juste 4 (oui j’en ai fait 7). Arrivée à la troisième maison, j’ai fait un horrible noeud et je n’ai pas su comment gérer. J’ai laissé de côté et redémarré. Il faisait une très grosse chaleur et j’ai eu du mal à me concentrer, j’ai recommencé plusieurs fois le début et puis c’était bien parti. Seulement, à nouveau, gros noeud durant le tissage de la 3ème maison (je la soupçonne de me porter la poisse). J’ai relu attentivement le blog des étoiles à la pistache (décidément une mine d’or) et elle indique comment changer de fil en cours de route, qu’avais-je à perdre? Grand bien m’en a fait car j’ai pu continuer le tissage et j’ai même changé de fil une nouvelle fois en cours de route car j’ai finalement respecté le modèle en tissant les 7 maisons. Je vais sûrement monter ce tissage en broche mais j’ai peur que mes supports actuels ne soient trop lourds pour ces maisons, elles vont donc devoir patienter que j’en achète d’autres…

Petites maisons

Je me suis surprise à persister et à progresser beaucoup plus vite que je ne l’aurais espéré. Gros plus des perles par rapport à la couture : ça prend peu de place et une fois la grille démarrée, on peut discuter en même temps. Il y aura donc d’autres tissages de perles, certains se glisseront même peut-être sous le sapin…

La Jupe RTT (tuto Les Reloux)

Chose rarissime, Pépette la chouette m’a passé une commande couture : une jupe qui tourne. Il faut dire que l’an dernier, on en a réalisé une super avec Christelle à mon premier cours de couture. Seulement voilà, je serai incapable de recommencer toute seule car Christelle avait fait tous les calculs et les patronages en direct, c’est ça les pros!

Je me disais que j’allais farfouiller sur la toile quand les reloux a sorti son tuto de jupe RTT. Ca fait un petit moment que je suis abonnée à son blog et je suis toujours admiratrice de ses réalisations et de ses tutos hyper bien faits. Et surtout, tous ses billets sont toujours bien écrits, drôles, décalés, c’est toujours un plaisir de recevoir son dernier billet.

Et, sur ce coup-là, c’était un signe, un tuto de jupe qui tourne réalisable en une petite heure (bon 1h30 pour moi qui faisait mes premiers roulottés, un peu de compréhension s’il vous plaît). Le plus long a presque été de choisir le tissu. Je pensais initialement à un coupon de tissu vert-bleu légèrement irisé, tout léger, offert par Mamzelle Fourmi mais il est légèrement transparent. J’ai décidé de couper dans du coton biologique Auguste et Pénélope, en clin d’oeil à l’an dernier. Et oui, c’était dans ce même tissu mais en coloris rose que la jupe qui tourne avait été réalisée. Pour le biais à la taille, les chutes du biais du Moelleux de ma mère étaient tout indiquées, le bon coloris et le bon métrage (que demande le peuple).

Le biais from la droguerie :
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Après une frayeur, panne d’internet pile au moment où les deux lutins faisaient la sieste en même temps (le genre de miracle qui arrive une fois par an), l’homme a réparé tout ça, j’ai attaqué la couture proprement dite. Un vrai bonheur, car en plus d’être drôle (moi aussi j’ai de douloureux souvenirs de la couture d’élastiques), le tuto est hyper bien fait, avec des photos de chaque étape. Il y a juste à se laisser guider et pfffiou, sans même s’en rendre compte, on a réalisé une jupe qui tourne (la maman de l’année quoi).

La jupe avant essayage sur la bestiole

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C’est la première fois que j’utilise un roulotté pour faire un ourlet (Christelle m’avait pourtant bien expliqué l’intérêt de la chose) et c’est top!

Le roulotté : IMG_5394

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Pour la petite histoire, j’ai dû jouer à Star Wars pour que la jeune fille se prête à la séance photo, d’où la présence du pistolet, il faut savoir trouver des compromis :-)

J’adore ce résultat et cette petite jupe lui va super bien. Il y an aura sûrement d’autres. Je n’ai plus qu’une chose à dire : merci les reloux!

Aime comme Maman

Il y a quelques mois, ma maman m’a offert un patron qui lui plaisait afin que je lui couse le vêtement. Le hasard a voulu que ce soit le Moelleux de Aime comme Marie, un de mes chouchous déjà réalisé à 3 reprises ici, ici et ici. Pour son anniversaire, on a convenu que ce serait un moelleux et je l’ai laissée choisir son tissu. Elle ne porte pas tellement de jersey ou de maille et était bien tentée par une viscose. Elle a choisi cette merveille de Linna morata, très souple et fluide pour un tombé parfait.

Viscose Linna Morata

Lorsque je l’ai reçue, j’ai tout de suite vu que ce coloris s’accordait parfaitement avec le fil Gütterman banane des coloris France Duval Stalla que j’avais en stock, parfait! Elle a été choisir son passepoil et son biais pour l’ourlet au biais rapporté à la droguerie.

Lorsque j’ai attaqué la réalisation de ce moelleux #4, je n’étais pas inquiète. Tenant compte de son souhait de le porter en tunique et du choix de la viscose, j’ai coupé dans la taille correspondant à ses mensurations mais je n’ai pas rajouté de marges de couture. Ma mère mesure 1m57 et les patrons Aime comme Marie sont patronnés pour uen stature d’1m65, je ne voulais pas gâcher de ce beau tissu.

J’ai surfilé les pièces à la surjeteuse sauf pour les arrondis que je ne maîtrise pas encore, ceux-là sont faits à la machine à coudre. J’ai pris mon temps sur la couture du passepoil, le dernier acheté à la droguerie pour ma datura m’avait joué des tours, mais celui-là était très sympa et facile à coudre (si on oublie que j’ai commencé par le coudre dans le mauvais sens). Tout a roulé sans difficulté jusqu’à la couture des manches, et là, c’était le drame! Il fallait résorber l’embu et c’est un de mes gros points faibles. Mes premiers essais étaient très moches et j’étais désespérée.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Zazacam m’a alors proposé une solution : réaliser les fronces à la main, en douceur, en créant de légères vagues sur l’emmanchure, épingler soigneusement, bâtir, puis coudre. Alors ça m’a pris une soirée entière parce qu’à la main, c’est long mais le résultat est à la hauteur du temps passé même s’il n’est pas parfait. Je suis presque réconciliée avec les emmanchures !

Autre difficulté, les pointes des manches, je n’ai pas pensé à les entoiler comme j’utilisais jusqu’ici du jersey ou du molleton. Je n’ai compris mon erreur qu’à la fin du montage. Du coup, pour les renforcer, j’ai fait des petits points à la main pile au niveau de la pointe. C’est un peu du bidouillage mais comme c’est ton, sur ton, c’est assez discret.

Ensuite, j’ai attendu que ma mère vienne faire un tour par chez moi pour qu’elle essaie avant la couture des ourlets. La longueur était parfaite et l’ampleur aussi. Son moelleux lui a bien plu (ouf).

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Premier jour des vacances, après avoir fini tous les cadeaux des maîtresses et des ATSEM (tour de piste incontournable de la maman adepte du DIY), j’ai attaqué la finition de ce moelleux. J’ai cousu mon biais rapporté selon la technique apprise par Christelle, qui assure une finition aux petits oignons. Le secret : s’armer d’un crayola et être généreuse dans l’utilisation des épingles et de la centrale vapeur.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Et voilà, le résultat dont je suis très satisfaite. Je ne peux malheureusement pas poster de photo portée car ce moelleux est parti par la poste rencontrer sa propriétaire!

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Ps : je vous jure, je l’ai repassé avant les photos mais la viscose a ses raisons que ma centrale vapeur ignore…

Merci maîtresse!

A défaut de l’été, la fin de l’année scolaire est arrivée. Il fallait donc trouver une idée couture pour les maîtresses et les ATSEM, on oublie souvent ces dernières alors qu’elles prennent également soin de nos lutins. Comme d’habitude, je m’y suis prise un peu à la dernière minute et j’ai cherché des patrons me permettant d’utiliser mon stock.

J’étais très tentée par la pochette Juliette de la maison Victor que Zazacam avait réalisé l’an dernier pour la même occasion mais je craignais de manquer de temps et de molleton pour lui donner de la tenue. J’ai hésité avec la jolie trousse passepoilée de Ernest est céleste mais je n’avais plus de cordon Liberty en stock, j’ai donc écarté ce modèle. Enfin, j’aime beaucoup les petites pochettes doublées en toile enduite selon un patron de Zazacam, un joli résultat qui ne demande pas trop de temps.

Le problème majeur résidait dans le nombre : 3 maîtresses et 4 ATSEM. Je n’ai que deux enfants mais mon lutin était au jardin des tous petits avec 2 maîtresses et 3 ATSEM. Or, 7 réalisations quand on n’a qu’une semaine devant soi, c’est short. J’ai donc opté pour une solution de compromis, 3 pochettes Juliette, une par maîtresse et 4 pochettes en toile enduite pour les ATSEM.

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La pochette Juliette n’était pas un choix très raisonnable puisque c’était ma première. J’ai été un peu déconcertée sur le montage de la première et j’ai fait quelques bêtises car je ne comprenais pas l’ordre de montage. Une fois réalisée la première, ça a été assez facile. Si les explications sont précises, il faut quand même compter deux bonnes heures de couture par trousse pour le faire soigneusement. Je n’ai fait que deux modifications : je n’ai pas entoilé le tissu extérieur mais je l’ai molletonné pour plus de tenue et de moelleux. Deuxième modification, j’ai surpiqué le rabat extérieur et tout le tour de la pochette. Cela donne une plus jolie finition et permet de positionner correctement la doublure.

Seule difficulté, sur la troisième, lors du repassage final,je me suis aperçue que des coutures avaient lâché sûrement avec un crantage des marges trop court. J’ai donc rouvert la doublure et j’ai recousu proprement les côtés fragilisés. En examinant ces coutures, je n’ai pas fait attention au fer de ma centrale et j’ai fait fondre une pression kam. Gloups! Il était 06h45 du matin… J’ai retiré la pression incriminée et reposé une nouvelle pression et zou !

J’ai réalisé trois modèles différents :

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le premier en natté de coton bleu marine France duval stalla et doublure en liberty Claire Aude, pression Kam vert foncé

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Le deuxième en natté de coton gris pâle cousette et doublure en Liberty Wiltshire, pression Kam bleu jean

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le troisième en natté de coton rose pâle cousette et doubure en Liberty Betsy rose givré, pression Kam bleue ciel

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Pour les pochettes en toile enduite, c’est plus simple. J’utilise systématiquement mes pinces clover pour éviter les marques d’épingle qui ne partent pas sur la toile enduite. Je n’ai pas bien réglé la tension du fil et laissé une aiguille microtextile. Du coup, les coutures avaient tendance à friser et la toile enduite fine de la doublure avait tendance à gondoler. J’ai augmenté la tension du fil à 5 et posé une aiguille universelle taille 90.

Là aussi, j’ai réalisé quatre modèles différents :

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Petit pan coquelicot rouge pour l’extérieur et France Duval Stalla banane à étoiles argentées pour l’intérieur, pression kam noire

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Petit pan Granit bleu ardoise pour l’extérieur et France Duval Stalla banane à étoiles argentées pour l’intérieur, pression kam bleu jean

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Petit Pan Trèfle Terre rose et Mamzelle Fourmi gris à étoiles blanches pour l’intérieur, pression kam noire

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Mamzelle Fourmi gris à étoiles blanches et France Duval Stalla banane à étoiles argentées pour l’intérieur, pression kam noire

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Vous ne rêvez pas, il y en a cinq car j’en ai fait une en plus pour ma maman qui en voulait une, tant que j’étais sur ma lancée.

J’ai fini toutes ces cousettes le dimanche soir vers 22h30 pour les offrir le lundi matin. Je me suis levée aux aurores pour les emballer (et réparer mes bêtises). Elles ont rencontré leurs propriétaires ce lundi matin et j’espère qu’à travers ces petites cousettes maisons, les maîtresses et ATSEM comprendront à quel point je leur suis reconnaissante d’avoir pris soin de mes lutins toute cette année scolaire.

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