Cannelle dans les nuages

C’est simple, Cannelle m’a fait envie dès que j’ai vu ce patron. J’adore les gilets et l’idée de pouvoir m’en coudre plein dans des coloris et des matières différentes me séduisait. Et comme j’ai pris des cours avec Christelle Beneytout, sa créatrice, je pensais le coudre avec elle. Sauf qu’Annabelle nous a pris bien plus longtemps que ce qu’on pensait et que j’ai déménagé bien loin dans l’été… Alors à mon dernier cours, j’ai acheté le patron.

Cannelle dans les nuages

Et Camillette Création a sorti sa nouvelle collection et le coup de coeur pour son nuage d’enfer a été immédiat. Je l’ai tout de suite imaginé en Cannelle. Un cannelle tout doux, tout moelleux avec des petits nuages, c’était une évidence. Alors j’ai lavé mon coupon, décalqué le patron, épinglé les pièces sur le tissu et là, ça a été le drame! Les nuages du col n’auraient pas été dans le bon sens en respectant les indications de coupe. Je n’y avais pas du tout pensé. Je me suis consolée en me disant que je l’avais vu avant de couper (c’est déjà un net progrès).

Seulement, Cannelle dans les nuages, je n’avais pas envie d’abandonner (non je ne suis pas têtue)! Et j’ai trouvé la solution : couper le col dans du matelassé noir uni. Cette solution me permettait de garder mon idée de départ et ce col uni m’a bien plu. Cela casse un peu le motif du corps du gilet. Faible que je suis, j’ai commandé du matelassé noir France Duval Stalla. Je sais ça n’était pas franchement urgent vu l’ampleur de mon stock (du massacre selon mon amoureux), seulement ses matelassés sont souvent en rupture de stock et je n’avais pas envie d’attendre l’hiver prochain pour mon cannelle, une véritable obsession cette histoire!

Cannelle dans les nuages de dos

Je me suis lancée dès que j’ai reçu le coupon de matelassé noir. J’avais d’autres projets plus urgents pour être honnête mais j’étais en panne de papier à patron, Cannelle était déjà décalquée. J’ai coupé en 38 ce qui me correspond bien. Aucune difficulté particulière pendant la couture du gilet jusqu’au col. Comme d’habitude avec le jersey, j’ai surfilé au fur et à mesure à l’intérieur après l’assemblage des pièces pour éviter que ça s’abîme. Le matelassé nécessite ce surfilage pour être bien propre à l’intérieur. Fidèle à moi-même, j’ai cousu le col dans le mauvais sens (bon, j’ai des excuses hein, je cumule angine et infection à l’oeil). Je deviens une spécialiste pour découdre le point overlock. J’ai choisi la version col double (col B) avec les ourlets de la version A, je n’avais pas envie de roulotté et Léna avait fait ce compromis qui m’avait bien plu.

Cannelle du village dans les nuages

J’ai rallongé les manches de 3 cm supplémentaire et fait un ourlet avec double rentré que je trouve plus net. Comme je n’ai toujours pas d’aiguilles doubles jersey, j’ai fait les finitions avec deux piqûres parallèles au point droit :

Cannelle dans les nuages le poignet

Une fois monté le col dans le bon sens, j’ai bordé toute la couture de l’encolure avec du biais banane étoiles argentées de chez France Duval Stalla. J’adore ce type de finition, mon amoureux n’est pas emballé ce choix mais moi j’adore. Un jour, je réfléchirai à mon addiction aux biais soyeux type Liberty ou France Duval Stalla, c’est tellement plus agréable que les biais tous textiles ou coton très rigides qu’on trouve partout.

Cannelle dans les nuages la couture de l'encolure bordée de biais banane France Duval Stalla

Sitôt finie, sitôt enfilée et je l’adore. La coupe est parfaite, Cannelle est hyper agréable à porter. J’ai hésité à ajouter des poches mais avec le motif, je trouvais ça trop chargé. Je les rajouterai sûrement si je couds une version unie. Et le tissu Camillette création est top, hyper agréable à coudre et à porter, un vrai doudou, souple, chaud, je suis conquise! C’est simple quand j’enfile mon cannelle, je pense au village dans les nuages!

Cannelle dans les nuages

Cannelle dans les nuages

J’ai fait ma material girl

J’ai acheté aime comme matérial girl il y a quelques mois. Seulement, je n’avais jamais pris le temps de le coudre. C’est assez fou quand j’y pense car ce patron me plaisait beaucoup et j’avais fait l’acquisition d’un coupon de jersey France Duval Stalla rose pâle à un prix défiant toute concurrence… En fait, l’été est arrivé et il n’a plus été question de manches longues!

Il y a peu, je suis tombée en panne de fils et le temps que ma commande arrive, je ne pouvais donc me lancer que dans un projet pour lequel j’avais tout sous la main. J’ai donc attaqué le Matérial girl version manches longues et dos croisé.

Aime comme matérial Girl

Le jersey France Duval est une merveille, couleur superbe, agréable à coudre et une vraie caresse sur la peau. J’avais d’ailleurs pu le constater quand j’avais coupé un bout de mon coupon pour la petite jupe qui tourne de Pépette la chouette. J’ai entendu dire qu’elle arrêtait ses jerseys et c’est bien dommage, je vais être obligée de me venger sur ses matelassés…

Aime comme Matérial Girl

Bref, j’ai attaqué mon projet. J’ai été très minutieuse pour border de biais rapporté (mon obsession), le bas du devant et des deux pièces du dos. C’est après que ça se complique… Comme d’habitude, je n’ai pas coupé la bonne taille. Mon minute ayant été bien trop grand en M (genre chemise de nuit de grand-mère), j’ai coupé du S et même si je le porte sans problème, mon Matérial girl aurait peut-être mérité du M. Après avoir assemblé le devant et les dos, l’encolure ne me plaisait pas du tout, beaucoup trop serrée à la gorge. Du coup, j’ai redessiné le col et je suis plus à l’aise avec cette coupe. D’ailleurs, j’ai rallongé le corps de 7 centimètres au lieu de 1 cm et les manches de 3 cm, j’aime les tops un peu longs.

Biais première étoile coloris meringue :

Aime comme Matérial girl, le biais

Pour l’encolure, j’ai triché (enfin un peu). Pour me faciliter la couture de l’encolure, j’ai cousu les deux grands côtés de ma bande d’encolure entre eux après avoir cousu les deux petits côtés et replié la bande en deux. Cela évite d’avoir à surveiller trois épaisseurs quand on étire la bande d’encolure au fur et à mesure entre chaque repère. Du coup, c’est bien même plus facile. C’est Christelle Beneytout qui m’avait parlé de cette astuce quand on avait cousu la jupe de Pépette la chouette et j’ai testé pour la première fois. Et en plus, ça fait des finitions intérieures plus nettes.

J’ai méchamment galéré pour la couture des manches. Bon, j’ai commencé par coudre envers contre endroit la première manche parce que je suis joueuse (dans la lune)! Et ce n’est pas simple de coudre la manche à l’emmanchure sans créer de contrainte sur le dos croisé. J’ai donc recommencé à plusieurs reprises sur la première manche. Et c’est là, où le choix d’un fil bien assorti au tissu est une galère. C’est beau mais quand il faut découdre il faut de bons yeux, surtout quand on utilise le point overlock…

Aime comme matérial girl-001

Aime comme Matérial Girl,le dos

Bref, après ces mésaventures, j’ai réalisé l’ourlet des manches, un double rentré car je trouve ça plus propre. Comme je n’ai pas d’aiguille double spéciale jersey, j’ai fait deux piqûres parallèles l’une à l’autre sur chaque manche. C’est un peu de la bidouille mais ça marche.

Dernier détail, j’ai surfilé les coutures intérieures avec le point conseillé par Christelle. Certes, ça n’est pas aussi propre qu’avec une recouvreuse mais je trouve le rendu propre et assez sympa.

Aime comme Matérial Girl, les finitions intérieures

Au final, j’aime beaucoup cette matérial girl et c’est surtout lié à la qualité du jersey et à sa couleur qui égaie ma journée. La prochaine fois, j’envisagerai sûrement de couper du M…

Coudre pour ne pas penser

La semaine dernière a été difficile, terriblement douloureuse. On a beau savoir que ça va passer, que c’est la faute à pas de chance, ça ne console pas. D’ailleurs, Pas de chance, on aimerait bien le prendre entre quatre zyeux et lui dire que là, ça suffit, ça doit s’arrêter. Seul le temps aide.

Dans ces moments-là, la couture est une bouée de sauvetage. Se concentrer sur la coupe du tissu, le montage, les détails techniques, offre une bouffée de liberté, une pause qui n’a pas de prix. Aime comme minute jamais testé, un reste d’interlock pas facile à dompter, mon programme a été tout trouvé. Et même si je n’adore pas le résultat, ce projet a bien joué son rôle.

Aime comme minute de dos

Le problème du choix de la taille chez Aime comme Marie reste épineux pour moi. Si ma version test est en M, je rabote, tellement que j’en arrive au S, parfois sans marge de couture et la deuxième version est un S réussi. A l’inverse, si je commence par du S, c’est un peu juste et la fois d’après, j’ajoute un peu de marge de couture. A chaque fois, la bonne option est celle que je ne prends pas!

J’ai donc taillé un M sans marges de couture, sauf pour l’ourlet du bas, je n’ai mis qu’un cm et pas trois, du coup, c’est un peu court.
Une fois monté, c’était beaucoup trop large, j’ai fini par raboter très sérieusement les côtés, jusqu’à enlever 5 cm de chaque, soit la taille S au final. J’ai renforcé toutes mes coutures au ruban thermocollant, cet interlock est très fragile et malgré une aiguille à bout rond, se troue très facilement. Du coup, je trouve que l’ourlet du bas, renforcé aussi au thermocollant manque de confort.

Aime comme minute à plat

J’ai été au bout de mon idée et thermocollé trois petites larmes dorées Madame Mademoiselle en bas du tee-shirt et une en haut du dos, ma copine Léna l’avait fait sur un de ces sweatshirts qu’elle n’a pas blogué (le privilège de se connaître en vrai) et j’avais adoré ce détail, si féminin et élégant. J’en ai aussi ajouté un sur l’envers du dos, juste pour le plaisir de le voir avant d’enfiler ce haut.

Aime comme minute détail des larmes dorées

Au final, je suis un peu mitigée, si je le trouve très joli sur la photo, il est un peu court et trop raide à la taille. Je verrai si je retente une autre version plus tard. Mais comme je ne suis pas rancunière, je l’ai emmené voir la mer !

Aime comme minute à la mer

Aime comme minute à la mer

Princess Castle version doudou ou l’art d’utiliser les chutes

Après une petite année de couture, je me suis attaquée à la robe Princess Castle qui m’avait très vite fait de l’oeil. Les bordures en bord-côtes ou en jersey, les poches, ces jolis petits détails qui font tout son charme m’ont longtemps fait peur. Et puis un matin, je me suis jetée à l’eau.

J’avais la chance d’avoir suffisamment de chutes pour réaliser une version test et voir si elle plaisait à Pépette la chouette. Les chutes de molleton noir de mon confortable, de jersey rose de nos petites robes, de biais liberty de mon premier moelleux, bref, il était dit que je devais la coudre.

Princess Castle version doudou

J’ai pris le temps dans le week-end, sans me stresser ou me mettre la pression même si la jeune fille était pressée de l’avoir. Les explications d’Ottobre sont précises mais sans schémas (et moi, j’aime les schémas). Heureusement, j’avais regardé celles de Zazacam pour avoir une idée du montage. Du coup, j’avais pu me faire une idée assez précise.

Je n’ai pas du tout galéré avec le framilon, j’avais trouvé un tuto en allemand (que je ne parle pas bien sûr) mais avec photos. Et ma machine a géré sans problème. Pour les bordures en jersey, ça a été plus compliqué. Elles ne sont pas parfaites mais je me suis améliorée au fur et à mesure des bandes. L’élasticité de ce jersey très souple, qui fait tout son confort, n’est pas facile à maîtriser. Je ne m’avoue pas vaincue pour autant, je la coudrai une nouvelle fois pour évaluer mes progrès 😉

Princess Castle version doudou

J’ai réalisé, comme d’habitude, l’ourlet au biais rapporté. C’est joli à l’intérieur et c’est la technique que je maîtrise le mieux, pourquoi se priver ?

Princess Castle version doudou ourlet au biais Liberty Capel fuschia

Et, la touche finale, choisie par la jeune fille, ce sont les thermocollants chats dorés de Madame Mademoiselle. Pour être honnête, j’avais prévu deux libellules roses de La fabrique d’Ava mais elle a été catégorique. Et après tout, c’est sa robe, alors je l’ai laissée choisir ses thermocollants et leur localisation. J’en ai rajouté un dans le dos, j’adore cette petite touche secrète qu’on ne voit pas mais qui a tellement de charme…

Princess Castle version doudou, les chats

Sitôt finie, la robe a été essayée et adoptée… Ma robe ninja s’est-elle écriée ! Je n’avais pas vu la robe ainsi mais il est vrai qu’elle a un petit esprit kimono, surtout en noir et rose… Je suis ravie d’avoir enfin cousu ma Princess Castle et Pépette la chouette aussi. A la fin de la séance à la mer, elle ressemblait à une escalope panée. C’est vrai que je n’avais pas pensé que la jupe de cette robe pouvait utilement être remplie de sable (le seau ne devait pas être à son goût). Enfin, vu toutes les roulades, glissades, et creusage de ravin, elle a l’air d’avoir adopté sa nouvelle robe et c’est ce qui compte !

Princess Castle version doudou de dos

J’ai cousu pour mon amoureux!

Après plusieurs mois de couture, je me suis enfin lancée dans une cousette pour mon cher et tendre. Il patientait sans râler mais bon, le message était clair, il m’avait offert Casual Wear, le livre de couture pour homme de Christelle Beneytout.

Pour tout dire, j’avais très peur de l’encolure en jersey. C’est ma bête noire. Sur le plantain, le patron gratuit de Deer and Doe, j’y avais passé une semaine entière, bon c’était ma première cousette de vêtement, en jersey en plus et après un mois et demi de couture. Depuis, j’avais récidivé mais c’était toujours raté et je m’en sortais à chaque fois par une pirouette comme pour ma robe Jasmin. Je me suis donc armée de courage et j’ai tenté à nouveau de dépasser mon Everest, comptant sur la clarté des explications de Christelle.

T-S Franck

Et bien, ça valait le coup! Pour la première fois, j’ai une encolure bien nette, bien propre, qui ne baille pas. Et là, franchement, ça fait une jolie finition. Pour le reste rien de particulier, le montage est très bien expliqué et ce tee-shirt a été cousu en un petit après-midi, coupe du tissu compris.

T-S Franck encolure devant

T-S Franck, encolure derrière

Bon, clairement, ce tee-shirt ne brille pas par son originalité. J’avais annoncé que c’était une version crash test, j’ai donc utilisé un grand coupon de jersey blanc des coupons de Saint Pierre. J’ai aussi osé l’ourlet à l’aiguille double mais je n’adore pas. Le problème vient sûrement du fait que ma seule aiguille double n’est pas spéciale jersey, toutes celles que j’ai acheté ne correspondent pas à ma machine et cassent au premier point… Au final, je pense qu’une double piqûre avec une aiguille jersey aurait été plus propre.

T-S Franck derrière

J’ai soumis ma cousette au verdict de son propriétaire qui l’a trouvé très à son goût. La prochaine fois, je coudrai sûrement une taille de moins, mon amoureux était entre deux tailles et j’ai choisi la plus grande (plus facile de rétrécir que d’agrandir). D’ailleurs, j’ai repris un cm de chaque côté après essayeage. Je vais pouvoir rentabiliser ce patron, j’ai déjà une commande dans d’autres coloris. Encore une fois, merci Christelle !