Que la force soit avec moi, Aime comme Madawan

J’adore les grands gilets et j’avais déjà craqué pour le gilet Cannelle de Christelle Beneytout (je réfléchis à une version pour l’été prochain). Quand le patron Aime comme Madawan est sorti, j’ai tout de suite flashé dessus mais j’ai patienté, me disant que j’avais déjà le patron de Cannelle. Et puis, un jour, j’ai craqué (comme toujours). Je voulais initialement coudre une version pour l’été en jersey milano des coupons de Saint Pierre mais le temps est passé et ce n’est franchement plus d’actualité.

Récemment, j’ai du admettre que le gilet en maille noir que m’avait offert mon amoureux chez Sud express il y a quelques années était plus proche de la serpillère que du vêtement (snif). J’ai donc décidé de coudre une version noire du Madawan pour remplacer mon gilet chéri. Et oui, on a toujours besoin d’un gilet noir dans sa garde robe. J’ai craqué sur le sweat noir chiné chez Pretty Mercerie et c’était lancé.

Seulement, je me rappelais mal de la taille du coupon et j’ai commandé 1,60 mètre alors que 2 mètres étaient recommandés. Sueurs froides mais en jouant à Tétris (revival de la première Game Boy), j’ai réussi à caser toutes mes pièces, au chausse pied certes, mais en respectant le droit fil. Heureusement que la laize de ce tissu était de 160 cm sinon cela aurait sûrement coincé!

Ensuite, j’ai commencé les tests avec la surjeteuse. Mon amoureux m’a offert le cours « merveilleuse surjeteuse » chez Artesane pour mon anniversaire et c’est top. Les explications sur les réglages sont très bien faites et m’ont bien aidée à régler mon surjet. Je soupçonne cependant mon couteau et mes aiguilles d’être un peu fatigués. Et puis, j’ai enfin réussi à coudre proprement à la surjeteuse un angle droit intérieur, grâce aux explications très précises. J’ai été conquise par le format du cours que l’on peut visionner autant que l’on veut. C’est au top quand on se lance dans des projets et qu’on veut vérifie certains points techniques en direct.

Mes difficultés sont venues principalement de mon choix de tissu. Ce sweat est très beau mais en minkee sur l’envers ce que je n’avais pas saisi en le choisissant. Du coup, il est assez lourd surtout qu’à certains endroits du gilet, il y a trois épaisseurs de tissus. Dans une prochaine version, je veillerai à choisir un tissu plus léger. Le Madawan se cousant avec un biais à cheval ou rapporté selon les pièces, j’ai choisi une association sobre, du biais orageux à étoiles noires France Duval Stalla (on ne se refait pas).

Aime comme Madawan

J’ai été assez distraite pendant sa couture et j’ai eu du mal à comprendre certaines explications comme la pose du col. Mon gilet étant monté à la surjeteuse, j’étais très vigilante à la bonne compréhension des étapes. Le plus dur a finalement été la couture à la main du col. J’étais ailleurs et j’ai commencé par coudre une surpiqûre à la main. C’était moche et ça créait des plis disgracieux (la loose complète). J’ai relu calmement et il n’était pas question de surpiqûre mais de points invisibles. J’ai bien fait mon marquage à la centrale vapeur et ensuite, j’ai cousu tranquillement à la main. Là, le résultat est propre et le col se place bien.

Aime comme Madawan

J’ai classiquement fait les ourlets à l’aiguille double et au fil mousse. Evidemment, ma canette s’est vidée après avoir cousu aux 3/4 l’ourlet de la première manche :-( J’ai rallongé de 3 cm la longueur des manches, c’est à dire qu’au lieu d’ajouter 3 cm pour l’ourlet, j’en ajoute 6. Je le fais systématiquement sur les patrons Aime comme Marie, je les trouve un peu justes sur la longueur des manches.

Aime comme Madawan

Alors évidemment, je suis très très loin des deux heures indiquées sur la notice de montage. Ceci étant c’est majoritairement dû à mon choix de tissu très lourd, rendant chaque manipulation délicate et à ma distraction. Comme Luke Skywalker, j’ai persévéré dans mon projet et j’ai désormais mon Madawan, :-)

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Coudre mon briac

Un peu avant l’été, je me suis offert « Coudre le stretch » de Marie Poisson dont je vous ai déjà parlé ici, ici ou ici. Evidemment, je n’allais pas m’arrêter au seul test du Errel. Le livre propose 8 patrons de base, très adaptables et j’avais bien envie d’en tester d’autres. Toujours dans l’idée de me constituer une garde robe d’hiver, j’ai testé le Briac, en modèle col rond et manches longues.

Je porte souvent du bleu, et il me restait ma maille polo extensible Lacoste, trouvée chez Tissus Myrtille lors de la dernière virée nantaise. Ma copine Léna m’avait signalé le bon plan et j’y avais filé ventre à terre, surtout que ce tissu était en très grande laize. Il a gentiment dormi dans mon stock mais je ne l’ai pas oublié pour autant.

J’ai décalqué le modèle en 38 (ce qui correspond à ma taille du commerce). J’ai choisi la version la plus longue du tee-shirt, je déteste le petit courant d’air qui chatouille le ventre en hiver. Le décalquage est facile, les marges de couture sont déjà incluses. Après avoir cousu les épaules, j’ai ajouté une petit surpiqûre le long de la couture, sur le modèle des finitions plus du Trop Top d’Ivanne Soufflet pour que les marges soient bien maintenues vers le dos.

J’adore cet imprimé !
Coudre le briac

Ensuite est venue l’encolure, je ne sais pas ce que j’ai trafiqué mais ma bande d’encolure était trop petite. Après vérification, mon encolure était plus large que celle indiquée sur les références du livre. J’ai donc découpé une nouvelle bande d’encolure, seulement j’ai été déconcentrée et l’étirement de la bande n’était pas du tout régulier. J’ai laissé passer une soirée mais têtue comme je suis, j’ai recommencé et cette fois, l’encolure est satisfaisante (pas parfaite, faut pas pousser quand même).

Le reste du montage est très rapide, surtout à la surjeteuse. Tout s’emboîte sans difficulté et ça roule. Les ourlets sont cousus à l’aiguille double et au fil mousse dans la canette avec les fils rentrés et noués ensemble.

Coudre le briac

Coudre le briac

Coudre le brias

Et voilà le travail ! Je trouve ce tee-shirt très bien coupé. Je ne ferai qu’une seule modification sur les prochains, je rallongerai un peu les manches, j’aime quand elles couvrent le poignet, mais ce n’est qu’un détail !

On n’a jamais trop de confortables !

Après deux ans de couture, j’essaie d’être plus raisonnable dans le choix de mes projets. Au début, j’ai été guidée par mes coups de coeur patrons et tissus avec forcément des déceptions et des projets que je porte peu. J’ai donc décidé de mieux réfléchir à mes projets de vêtements pour ne coudre que des réalisations adaptées à mes besoins ou à ceux de mes enfants. J’ai fait un bilan de ma garde robe automne-hiver et après avoir cousu beaucoup de robes, je me rends compte que je manque de hauts.

Avec le froid qui arrive, j’avais envie d’un haut doudou et le confortable m’a semblé tout indiqué. Et j’ai eu la chance d’avoir une carte cadeau chez France Duval Stalla pour mon anniversaire. Entre autres merveilles, j’ai choisi du matelassé couleur bleuet (mon premier choix était le blanc mais avec deux lutins ce n’était pas franchement raisonnable). Comme je l’ai déjà réalisé trois fois, je savais quelles modifications je voulais faire.

le confortable

Tout d’abord, j’ai légèrement modifié l’encolure car l’encolure de base laisse systématiquement voir ma bretelle de soutien-gorge (pas très classe). Du coup, j’ai allongé de 3 cm la longueur des épaules sur les pièce devant et dos, réduisant ainsi l’ampleur de l’encolure. Une fois cousu le corps de mon confortable, il était bien trop large. J’avais hésité à supprimer les marges de couture côté mais ça m’avait joué des tours sur ma deuxième version. Malgré l’élasthanne, j’ai donc laissé les marges de couture pour éviter une grosse déception avec un projet trop petit dans ce beau tissu. J’ai enlevé environ 1,5 cm sur les bras et le corps et repassé ma surjeteuse, là c’était le fit parfait, juste l’ampleur qu’il faut pour lutter contre l’effet robe de chambre. J’ai enfin légèrement redessiné le bas pour donner un effet un peu arrondi.

le confortable

Conformément aux instructions, j’ai cousu un ourlet rapporté pour l’encolure. J’ai cédé à mon addiction pour le biais liberty, du Wilshire bleu et gris. J’ai hésité ensuite à faire des ourlets classiques pour les manches et le bas du sweat-shirt. Seulement, j’avais oublié de surfiler le bas des pièces et un ourlet à double rentré était bien trop épais. J’ai donc aussi posé du biais rapporté, ce qui a l’avantage de le faire ressortir si je roule les manches. Evidemment, ça a rallongé le temps de couture mais les jolies finitions, on en profite tous les jours.

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le confortable

le confortable

Et voilà mon nouveau sweat doudou ! Winter is coming mais je suis prête à l’affronter :-)

Miss Violette

Depuis quelques mois, j’avais très envie de coudre la blouse violette de Dessine moi un patron qu’on a vu fleurir un peu partout sur instagram et sur les blogs. Le dos boutonné avec le pli creux fait tout son charme à ce joli modèle. J’ai résisté plusieurs mois et j’ai craqué avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver. Je suis un peu en panne de hauts pour l’hiver et je n’avais pas envie de les acheter dans le commerce. C’était l’excuse toute trouvée pour m’acheter le patron (comme s’il m’en fallait une).

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Après est venu le choix cornélien du tissu. J’ai eu envie de tester le crêpe, pour varier un peu du jersey et du coton. J’ai acheté ce crêpe vieux rose chez Rascol, une très belle qualité pour un prix très raisonnable. Il a d’ailleurs été très solidaire au fil de la couture de cette blouse 😉 Petit plus très appréciable, le site propose automatiquement une bobine de fil assortie à la couleur du tissu choisi. Cette couleur allait parfaitement avec des chutes de passepoil noir irisé (vestiges d’une virée parisienne chez Fil 2000) et des petits boutons noirs brillants provenant de la dernière box des couturières d’Ernest est céleste en 2014.

blouse violette

J’ai choisi une taille 38, conformément au tableau des mesures. Point positif, les marges de couture classiques sont comprises dans le patron. Il n’y a que 6 pièces à découper, c’est donc une affaire rondement menée. J’ai rallongé la longueur de la blouse de 10 cm, j’aime mes blouses un peu longues. Autre modification, j’ai entoilé la parementure devant et les bords de la partie supérieure gauche du dos où devaient être cousues les boutonnières, avec de la vlieseline thermocollante fine bi-élastique. Cette étape n’est pas proposée dans la notice mais je craignais que la parementure d’encolure ne se tienne pas assez. Et puis, j’ai appris à mes dépens en cousant la robe Pachira qu’il faut toujours entoiler des boutonnières.

blouse violette

J’ai surfilé l’intégralité des pièces à la surjeteuse pour des finitions internes nettes. Cousant pour la première fois ce patron, je n’ai pas osé le modifier pour des coutures anglaises, on verra pour une prochaine fois (car il y en aura une, c’est sûr). Le montage est bien expliqué et les repères de montage coïncident parfaitement, c’est un vrai plaisir! Autre légère modification, j’ai sous-piqué la couture de la parementure d’encolure pour qu’elle tienne bien en place. Pour la prochaine version, je remonterai les pinces poitrine d’1,5 cm car elles sont un peu basses pour moi. Et grosse frustration, je n’ai pas eu le temps de finir avant mon départ en vacances grrr. Bon, je ne vais pas me plaindre, un séjour à Londres avec mon amoureux et mes lutins, c’est top !

Violette a donc attendu 15 jours entre les vacances et les contraintes du boulot. J’ai repris à la couture des boutonnières. Là, il fait être minutieuse car les boutonnières doivent être bien placées par rapport à la couture du pli creux. Le patron ne prévoit pas de repères pour les boutonnières, j’ai donc du les placer moi-même. J’ai cousu une boutonnière test pour en mesure la longueur (ma machine à le bon goût de les coudre très bien toute seule) et ensuite, je les ai réparties sur la pièce à grand renfort de crayola (la participation involontaire et régulière de mes lutins à ma couture) en n’oubliant pas la marge de couture avec la deuxième pièce du dos (le genre d’erreur que je fais facilement). J’ai cousu les deux premières boutonnières sans souci et pour la dernière, ma machine était fâchée. J’ai bien dû la recommencer 5 ou 6 fois car Germaine la cousait toute petite et très serrée. Après m’être acharnée, j’ai légèrement décalé ma boutonnière en hauteur (tant pis pour mes savants calculs) et j’ai pris la pièce dans l’autre sens pour la coudre et zou!

blouse violette

La suite du montage a eu lieu sans difficulté, même la résorption de l’embu des manches. J’ai eu un peu de mal à coudre l’ourlet du bas, je n’ai pas voulu poser de biais rapporté et j’ai du m’y reprendre à deux ou trois fois avant de trouver mon ourlet marqué au fer satisfaisant. Et enfin, j’ai cousu à la main les trois petits boutons noirs. J’ai été un peu désarçonnée car je n’avais jamais cousu ce type de bouton (avec un petit cercle de mousse à l’arrière) et l’un d’eux avait été un peu endommagé par le pied spécial de la machine à coudre je pense.

blouse violette

Verdict : c’est une blouse très agréable à porter et facile à assortir avec une jupe, ou un jean. Evidemment, j’ai déjà une autre version en tête mais ma liste de projets est tellement longue que je ne sais pas quand je la coudrai 😉

blouse violette