Mon manteau Nelly qui pétille – Février de ma garde robe capsule 2017

Lorsque Clotilde a lancé la garde robe capsule 2017, j’y ai vu l’occasion de me lancer des challenges avec des pièces techniques. Le manteau en est évidemment une! J’ai flashé il y a un petit moment sur le manteau Nelly de Coralie Bijasson créations, le modèle parfait pour remplacer mon vieux manteau en lainage comptoir des cotonniers. Il fait son sixième hiver et il est franchement élimé. Je porte beaucoup une parka épaisse mais pour la mi-saison, je suis un peu en panne.

J’ai décidé de m’atteler très vite au manteau. C’est une pièce qui me faisait peur et je savais qu’attendre encore un peu reviendrait à repousser sa couture à l’automne prochain. Et puis, j’avais un week-end en solo de prévu alors c’était le moment idéal pour attaquer une couture technique et de longue haleine. Le patron m’a été offert par ma grand-mère à Noël et j’avais en stock une merveille de lainage laine et cachemire bleu gris acheté l’an dernier aux coupons de saint pierre. Ils ont régulièrement des pépites à des pris battant tout concurrence! Pour la doublure, j’ai pioché dans mon stock un chambray plein de peps acheté il y a deux ans chez Henry et Henriette. C’était mes débuts en couture et j’avais toujours du mal à évaluer la quantité de tissu à acheter. J’en avais pris deux mètres! Sauf qu’il n’est pas si facile que ça à porter et du chambray, c’est très fin donc pas idéal pour coudre des accessoires. Pour les boutons, j’ai flashé sur des boutons en nacre gris à la droguerie lors d’une virée parisienne.

Je me suis donc lancée dans ce projet marathon. Décalquer le patron a été assez rapide, il n’y a pas tant de pièces que ça par rapport à la veste Mina par exemple. La découpe des pièces a été plus longue. Je ne pouvais pas marquer les repères directement au crayola comme j’en ai l’habitude car si le chambray passe en machine, mon lainage non! J’ai donc coupé les crans de montage dans les marges de couture et indiqué tous les repères avec des étiquettes d’écolières. D’ailleurs, elles n’ont pas très bien tenu sur le lainage mais c’est une autre histoire. Deuxième étape, décatir mon lainage. J’ai suivi les conseils d’Artesane spécial coudre le lainage. Le cours gratuit d’Annie Coton pour coudre comme une pro détaille encore mieux la méthode. Et ensuite, il fallait entoiler les parementures devant et la parementure d’encolure. Suivant les conseils de la notice de montage, j’ai pris du thermocollant maille acheté chez Mondial Tissus. J’ai longuement hésité pour l’entoilage et je l’ai finalement réalisé avec une pattemouille et ma centrale réglée sur lainage. Ca a plutôt bien fonctionné et le lainage n’a pas feutré (ouf). Cette première étape a bien duré 5 à 7 heures (j’ai rentabilisé mes insomnies).

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Ensuite, j’ai attaqué le montage. J’ai été un peu désarçonnée au début, étant habituée à plus de schémas. J’ai donc pris le temps de lire plusieurs fois chaque étape de montage avant de piquer et ça s’est très bien passé. J’ai quand même fait une erreur d’étourderie, ne pas laisser d’ouverture dans une des doublures de manche. Heureusement, je m’en suis aperçue avant d’assembler les manches de la doublure et j’ai rattrapé ça immédiatement. Suivant les conseils du bazar d’Anne-Charlotte, j’ai laissé une ouverture de 15 cm et non de 10 cm comme préconisé par le patron. Ca s’est effectivement avéré être une bonne idée car malgré une ouverture plus grande, deux points ont lâché lors des multiples retournements de la bête.

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J’ai pris beaucoup de plaisir à la couture de ce patron. Tout tombe parfaitement, les crans de montage sont nombreux et fonctionnent très bien. On se laisse très vite guider et le manteau se monte très bien. Bon, c’est long et puis les repassages du lainage sont minutieux avec une pattemouille systématique (j’ai recyclé les langes de bébé sur ce coup-là). Ca a beau être long, je n’ai pas boudé mon plaisir. Ces tissus sont très beaux et très agréables à travailler et la technique de montage est très efficace. En une petite journée de couture, j’en étais déjà à l’assemblage de la veste et de la doublure. J’ai eu le sentiment que c’était bien plus rapide que pour ma veste Mina.

J’ai pris le soin de sous-piquer les coutures d’encolure et de cotés du manteau. Cela permet une meilleure mise en place des coutures et évite que la doublure ne bouge trop. Cela consiste juste à piquer toute les marges de couture à deux millimètres de la couture d’assemblage. C’est un tout petit peu plus long mais cela permet de plus jolies finitions.

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Et est arrivée la couture de l’ourlet du bas de manteau et là, je l’avoue, je n’ai rien compris! J’ai eu beau regarder la vidéo explicative sur une autre veste, je n’étais pas certaine que ce soit adapté à ce patron. J’ai longuement hésité et puis j’ai finalement franchi le pas, j’ai envoyé un message via facebook à Coralie Bijasson. Et c’était la meilleure chose à faire au final! Avec beaucoup de gentillesse, elle m’a répondu en moins d’une heure m’envoyant le lien vers la vidéo en question et un schéma explicatif. Du coup, j’ai pu réaliser cet ourlet. Et c’était une première, un ourlet invisible à la main! Je me suis appliquée pour le coudre mais je n’ai pas du le faire parfaitement car il a fallu que j’en refasse un après avoir retourné le manteau sur l’endroit. Mes points invisibles n’avaient pas joint toutes les épaisseurs manifestement.

L’ourlet invisible:
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Deuxième nouveauté technique, j’ai cousu des épaulettes. Je m’en étais fait toute une montagne mais avec la vidéo explicative de Coralie Bijasson, c’est tout simple. Il faut juste être minutieuse pour bien les coudre aux marges de couture pour que les points ne soient pas visibles à l’intérieur du vêtement.
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Comme d’habitude, la couture des ourlets de manche a été l’occasion d’intenses noeuds au cerveau. Bon, j’avoue que les commencer après une très longue journée après une courte nuit de sommeil n’était pas malin. Je ne comprenais rien au montage malgré la vidéo. J’ai écouté la voix de la sagesse, et j’ai remis au lendemain. Et après une bonne nuit de sommeil, en regardant une énième fois la vidéo, le miracle s’est produit et j’ai compris (enfin je crois). J’ai pris en photo le montage pour savoir le refaire pour une prochaine fois. J’ai réduit d’un centimètre l’ourlet. En effet, les manches sont un peu courtes à mon goût. Sur une prochaine version, je rajouterai facilement 5 centimètres.

J’ai donc attaqué les boutonnières en toute confiance, faisant confiance à ma machine et à ses boutonnières automatiques. Je fais mes tests, ils sont impeccables. J’attaque la première boutonnière, c’est parfait. Et j’attaque la deuxième et c’est le drame, d’un coup, la machine bloque et me fait un gros noeud. Je tente la troisième boutonnière, idem. J’ai évidemment défait les boutonnières récalcitrantes, refais des tests et je suis arrivée à une conclusion, le problème vient du fil grrrr. Je suis sur la fin de la bobine et de la cannette. Je ne sais pas si c’est une tension insuffisante due à la fin de l’embobinage ou un défaut sur ce fil. Avec une autre couleur, tout roulait parfaitement. Evidemment, il était trop tard pour retourner acheter du fil et j’ai du m’arrêter à trois boutonnières de la fin de mon manteau, trop rageant!

Après avoir racheté du fil, j’ai réattaqué. La boutonnière numéro deux s’est faite sans difficulté. En revanche, j’ai décalé légèrement la deuxième rangée de boutons de 2 centimètres vers le haut et ça s’est passé sans grande difficulté. J’ai cependant fait ce terrible constat, ma machine est capricieuse de la boutonnière! Je ne sais pas si c’est lié à la couture d’un lainage doublé, pourtant peu épais… Enfin, j’y suis arrivée et c’est bien le principal.

Est enfin arrivé le moment de coudre mes quatre boutons à la main. Une petite couture que j’ai faite soigneusement car la couture à la main ce n’est pas mon fort et je voulais que l’envers soit propre.

Manteau Nelly

Ce projet m’a pris une petite semaine mais c’était prévisible. Si j’avais beaucoup de temps le week-end, la semaine, j’étais en vacances avec mes lutins et j’ai grapillé des moments de couture à droite à gauche. Je suis très fière de l’avoir fini et de me dire que j’ai cousu un manteau, entièrement doublé. J’ai fait beaucoup de progrès techniques et j’ai apprécié de coudre deux matières nobles.

Manteau Nelly

Manteau Nelly

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Manteau Nelly

Je suis fan de cette doublure :
Manteau Nelly

Manteau Nelly

Manteau Nelly

Et c’est un énorme coup de coeur pour les patrons coralie bijasson. Je n’avais pas encore eu l’occasion d’en coudre même si plusieurs modèles m’ont fait de l’oeil. Tout est très bien expliqué, les crans de montage sont nombreux et collent parfaitement, les vidéos sont claires (sauf pour les bulots comme moi avec mon ourlet) et cette créatrice est adorable et très disponible. Je sais déjà qu’il y aura d’autres patrons Coralie Bijasson et mon petit doigt me dit qu’il y aura la tunique Elise et pour l’hiver prochain, le manteau Nora car j’aurais bien besoin d’un manteau à capuche non 😉

Manteau Nelly

Un morganours pour ma cavalière

Depuis qu’elle est toute petite, pépette la chouette est fascinée par les poneys et les chevaux. C’était une vraie surprise car aucun de nous deux n’est cavalier. Et au fil des années, sa passion s’est confirmée. Depuis un an et demi, elle fait du poney et adore ça, une cavalière de choc qui monte des doubles poneys, galope, trotte comme une chef!

Lors de mon gros craquage chez mamzelle fourmi, je n’ai pas résisté au sweat gris chiné envers minkee vert pâle avec imprimé chevaux pailleté vert pâle. C’était pour elle! Lorsque je lui ai montré le coupon, elle était emballée. J’aurais bien fait une tunique un peu longue mais la demoiselle est dans une phase sans robe et sans jupe, elle voulait un sweat shirt et c’était non négociable. J’ai traîné quelques jours et j’ai lu le billet de Tasticottine sur la salopette cousue pour sa fille. J’ai bien rigolé sur le coup et j’ai fait mon mea culpa, ma princesse attendait son sweat pour maintenant.

Aime comme Morganours

Je suis donc partie sur le Morganours de Aime comme Marie, déjà testé ici. J’ai à nouveau fait du 8 ans sans marges de couture et j’ai raccourci les manches de 3 cm, elle les roule tout le temps sur le premier car elle les trouve trop longues. Comme la dernière fois, j’ai calculé la longueur des bandes de bord côte en fonction des préconisations de Marie Poisson et ça a roulé nickel. J’avais justement du bord côte vert pâle en stock.

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

Finalement le plus long, ça aura presque été de couper les pièces du patron et de régler la surjeteuse. Après le sweat se monte en une petite heure à coup de surjeteuse. Une fois les chaînettes de fil rentrés, un petit tour au lave linge et hop la jeune fille avait un nouveau sweat. Essayé, adopté!

Aime comme Morganours

Briacaddiction

Je m’étais promis d’être raisonnable pendant les soldes et j’ai fait un tour sur le site de mamzelle fourmi. La tentation était évidemment trop grande et j’ai craqué sur des coupons de jersey et notamment un joli jersey gris chiné avec des petites flèches roses pâles brillantes. Ce serait un briac pour moi et un tee-shirt pour pépette la chouette.

L’étendue du massacre :
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En ce moment, j’ai peu le temps de coudre. Les semaines sont chargées et je n’ai pas souvent l’énergie pour m’installer le soir à ma couture. Et vendredi, je suis rentrée plus tôt, les lutins et mon amoureux étaient occupés alors je me suis découpé un troisième briac dans mon joli coupon. Le Briac est un basique qui a tout de suite trouvé sa place dans ma garde robe. J’ai choisi cette fois-ci l’encolure ronde dégagée. J’ai forcément modifié le dos car la ligne des épaules n’est pas la même que sur la version de base.

Briac fléché

Briac fléché

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Comme d’habitude, ce tee-shirt se monte très vite une fois la surjeteuse réglée. Elle m’a joué des tours d’ailleurs et m’a obligée à finir ma cousette le samedi matin. J’ai ajouté une petite surpiqûre le long de la couture d’épaule, à la manière de la finition plus d’Ivanne Soufflet pour bien maintenir le surjet et la laminette en place.

Briac surpiqûre

Pour l’encolure, ce jersey n’est pas très élastique (environ 30%) et j’ai suivi les conseils de Marie Poisson. C’est donc une encolure rabattue sur l’endroit. Avec ses conseils et de la minutie, le résultat a été à la hauteur de mes espérances.

Briac encolure

L’encolure directement sur la bête
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Les ourlets sont à l’aiguille double comme d’habitude.

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J’en profite pour vous dire tout le bien que je pense de « Coudre le stretch« . Ce livre est une vraie bible pour la couture du jersey et tout est expliqué de manière limpide. Il a complètement changé ma façon de coudre le jersey, moi qui aime beaucoup en porter et en coudre pour mes lutins. Mes encolures sont de plus en plus réussies et je prends vraiment plaisir à coudre et porter du jersey. La preuve, mon amoureux a reconnu qu’on ne voyait plus la différence entre mes cousettes et les tee-shirts du commerce, la classe non!

Evidemment, il y aura d’autres briacs et d’autres modèles de Coudre le stretch dans les mois à venir :-)