Adèle, la jolie veste

Adèle est un très joli patron de veste ou gilet avec un petit empiècement froncé sur le devant qui lui donne toute son originalité. Le modèle m’avait tout de suite plu mais je m’étais raisonnée en me rappelant que j’avais déjà de nombreux patrons et aucun stock de matelassé, préconisé pour sa réalisation. Seulement au salon CSF, j’ai eu l’oeil attiré par un super molleton imprimé fantômes sur le stand de My Super Bison. Y étant allée le samedi, il n’y avait plus de grands coupons et les vendeuses ont gentiment cherché sur tout le stand ce qui leur restait dans ce molleton. Evidemment, j’ai farfouillé dans les bacs en attendant et j’ai flashé sur ce jersey molletonné et structuré. J’ai tout de suite aimé son motif un peu original, son moelleux et sa couleur. Partie sur ma lancée, j’ai donc acheté ce coupon et le patron de la veste Adèle sur le stand.

Il est vrai que j’ai pas mal dépensé au salon, ceci étant je n’ai pas la possibilité de voir certains tissus en vrai dans ma région et c’était l’occasion d’en profiter. Et puis contrairement à ma dernière visite, j’ai très rapidement commencé à taper dans le stock acheté avec ma robe Brune, mon tee-shirt givre maternité ou les pyjamas de mes lutins. Bref, il était temps de coudre la veste Adèle avec ces températures qui baissent.

La planche patron est très claire et les pièces bien séparées les unes des autres. Les marges de couture sont comprises et adaptées à l’usage d’une surjeteuse, le décalquage est vraiment rapide. Autre bon point, ce projet est très peu gourmand, 1,20 mètre de tissu et il me reste quelques chutes pour un vêtement de bébé.

Veste Adèle

Le montage est simple et bien expliqué avec des photos et des schémas. Honnêtement, on est bien guidé et j’apprécie même si c’est un projet très simple. J’ai réalisé les fronces de l’empiècement à la laminette, plus facile à maîtriser avec l’épaisseur du tissu. Tout est quasiment monté à la surjeteuse, le plus dur étant de bien équilibrer le surjet au regard de l’épaisseur.

J’ai soigné mes finitions avec la pose de biais à cheval sur toutes les parementures. Le patron propose cette finition en option mais pas pour les parementures d’ourlet du bas. J’ai préféré tout border de biais à cheval toutes les parementures en réfléchissant en peu sur le sens des pièces. C’est un peu long mais tellement satisfaisant à la fin en regardant l’intérieur impeccable de sa cousette. Ici, j’ai utilisé un biais de la droguerie acheté il y a un moment. Initialement, il était pour ma chouette mais elle a décrété qu’il faisait trop fille… J’avais pris 4 mètres de ce biais alors autant le rentabiliser. D’ailleurs, leurs biais sont généralement de bonne qualité sachant que France Duval Stalla n’en fait plus de nouveaux (snif).

Veste Adèle

Veste Adèle

Deuxième détail, j’ai fixé l’intégralité des parementures à la main au point invisible. Alors c’est long (vive les séries Netflix pour accompagner) mais bien plus joli sur du matelassé. Je n’avais pas la bonne couleur de fil dans mon stock et pas très envie de partir en vadrouille exprès. De plus, je trouve que les surpiqûres sont rarement réussies sur du matelassé et font perdre une partie du côté doudou du tissu.

Enfin, j’ai posé, avec l’aide de mon amoureux, une pression nacrée en haut. A l’essayage, j’apprécie de pouvoir la boutonner en haut mais clairement, ma silhouette ne me permet plus de boutonner cette petite veste intégralement. Je verrai donc l’hiver prochain si je pose le reste des boutons ou si je la laisse comme ça. Là aussi, je trouve ça tellement satisfaisant de poser un joli boutonnage sur un projet maison.

Veste Adèle

Et voilà !

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Cette cousette peut être très rapide mais en choisissant tous ces jolis détails de finition, je l’ai bien rallongée. Ceci étant, elle peut facilement être cousue en une seule journée. J’aime beaucoup sa forme, ses fronces qui la structure et surtout j’adore le côté moelleux de ce matelassé. En plus, elle est très peu gourmande en tissu, seulement 1,20 mètre. J’ai déjà très envie d’une autre version dans les gris clairs mais je vais attendre de trouver le bon tissu pour ce projet!

La robe de maman chat

Aaaahhhh la robe plantain babydoll, c’est sûrement l’un des modèles qui m’a fait sauter le pas de la couture il y a quatre ans. Je me suis d’ailleurs lancée dans sa réalisation au bout de deux petits mois de couture et, très honnêtement, ça a été une vraie catastrophe. Mon encolure était plus qu’approximative (quelle idée de débuter les vêtements avec du jersey) et elle ressemblait clairement à une montgolfière. Je l’avais jetée sans autre forme de procès et j’en avais conclu que ce modèle ne convenait pas à ma silhouette.

Seulement, ma silhouette change beaucoup depuis quelques mois et pour cause, nous attendons un bébé pour le printemps. Alors forcément, j’ai rangé de très nombreuses cousettes dans lesquelles je ne rentre plus, (et ne rentrerai pas avant de très longs mois) et attaqué une garde robe plus adaptée. Après des hemlock tee, et deux tee-shirts givre maternité, j’ai entamé la couture de robes. Je dois porter des collants de contention pour les prochains mois (instant glamour) donc les robes sont bien plus confortables que les pantalons et tee-shirts.

Je suis finalement revenue vers la robe plantain baby doll parfaitement validée pour le babybump par Lizon Lisette (photos sur instagramm) ou Addictiph. En plus, elle est très rapide à réaliser (une petite après-midi s’il n’y a pas de boulette). Le tutoriel se trouve ici et préconise deux mètres de jersey. Honnêtement, elle passe sans souci dans un coupon de 1,50 mètres et laisse quelques petites chutes idéales pour des habits de tout petit.

Côté mensuration, j’ai coupé le haut en taille 40 sachant que je fais habituellement un 36 chez Deer and Doe. Tirant les leçons de l’effet montgolfière passé, j’ai coupé la jupe du devant en 40 pour avoir de l’aisance au niveau du ventre et le dos en 36. Après assemblage, elle est parfaite comme ça. J’ai réalisé les fronces à la laminette suivant le tutoriel de Deer and Doe pour la robe Myosotis. C’est un peu fastidieux de répartir l’élastique en quatre quarts mais c’est hyper efficace pour des fronces régulières. Et l’astuce consistant à couper plus long la laminette que nécessaire pour pouvoir l’étirer facilement sans la casser pendant sa couture change vraiment tout!

Le dernier point technique est évidemment l’encolure. J’ai beaucoup progressé à ce niveau grâce au livre « Coudre le Stretch » et au cours sur la surjeteuse d’Artesane. J’ai d’abord cousu ma bande d’encolure dans ce jersey mais elle était trop lâche au porté. Seulement, elle n’avait pas été si facile à coudre de manière régulière car ce jersey roulotte beaucoup. Après réflexion, j’ai coupé une nouvelle encolure dans un bord côte gris pâle de mon stock et ça a roulé sans difficulté.

IRobe plantain Babydoll

Je n’ai pas voulu tout de suite couper dans un de mes jerseys chouchous au cas où cette robe ne me plairait pas. J’ai donc pioché dans mon stock ce jersey gris à impressions chats. Initialement acheté pour ma chouette, elle n’en a jamais voulu, considérant le motif comme trop girly (elle devient difficile à habiller cette petite). Je ne suis pas une grande fan des motifs animaux mais j’ai considéré que celui-ci était sobre et se porterait facilement pendant la grossesse et sûrement un peu après. Et il avait l’avantage de me permettre de piocher dans mon stock qui reste tout de même important.

Robe plantain Babydoll

IRobe plantain Babydoll

Robe plantain Babydoll

Cette robe est très agréable à porter et je suis sûre de la rentabiliser. Elle reste féminine par son encolure et permet un réel confort avec les formes de grossesse sans être sac à patates. Elle aura sûrement des petites soeurs mais j’ai quelques projets qui attendent depuis longtemps sur ma to do liste comme un pantalon de pyjama pour mon amoureux 😉

Brune, la petite robe facile à vivre

Cela fait maintenant un an que j’ai découvert les patrons de la jeune marque Chez Machine et autant vous le dire tout de suite, je suis convaincue ! J’ai déjà cousu le teesh Arsène en A versions (ici, ici et ici), la combishort Anissa, la robe Clarisse et la robe Raphaëlle et j’ai été conquise tant par le résultat que par la qualité du patronage et des explications. En plus, la marque prévoit des vidéos youtube pour les points complexes (sans elles, j’aurais eu un mal fou à coudre correctement les parementures d’Anissa). Alors, c’est le premier stand que j’ai visité au CSF cette année ! Coup de chance, il était tôt et j’ai eu la possibilité de parler à Aurélie, la créatrice des patrons, et à Sylvie, l’adorable Chebiwoman.

Dans mon butin, j’ai acheté la robe Brune, un modèle de la nouvelle collection. C’est une robe oversize à réaliser en jersey, idéal pour ma silhouette actuelle. Dans la foulée, j’ai acheté un très beau jersey modal de couleur rouille, très lumineuse chez Little Fabrics (que de merveilles sur leur stand et de gentillesse des vendeuses).

Robe Brune

A peine arrivée, j’ai décalqué le patron en 40 mais du 38 aurait clairement suffi, c’est vraiment un modèle oversize. La couture est très rapide car le modèle est simple et je n’ai pas souhaité faire les volants à la couture des manches. Ma seule difficulté a été la bande d’encolure. Je n’ai pas écouté mon instinct et coupé la bande indiquée sur le patron pour une encolure relevée classique. Or, avec ce jersey modal, très mou et souple, c’était une très mauvaise idée. Le résultat était raté, la bande difficile à stabiliser. J’ai donc opté pour une encolure rabattue, plus facile à maîtriser, en coupant une bande de 6 cm de large et en multipliant la longueur de l’encolure par 0,88. Ce jersey est souple mais pas si extensible. Une piqûre à l’aiguille double plus tard et le tour était joué !

Robe Brune

Cette robe est très facile à porter et idéale avec mon baby bump. Avec un legging, je la porte telle quelle ou ceinturée pour souligner mon ventre.

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En revanche, ce jersey est très fragile et bouloche facilement je trouve. J’aime beaucoup cette couleur lumineuse qui égaie le froid de l’hiver ! Je la referai sûrement pour l’été, mais une taille voire deux en dessous et à manches courtes à revers qui équilibrent la silhouette. Je l’imagine comme la robe idéale à enfiler sur un maillot de bain rapidement pour la plage !

Il y aura d’autres modèles de Chez Machine, sûrement le manteau Ninon cet été (j’ai déjà les tissus) et plus tard, une robe Mana et un jean Joe!

Givre maternité, l’art de mettre en valeur les rondeurs

Durant mes précédentes grossesses, j’ai acheté en magasin l’intégralité de mes vêtements. Bon, je ne cousais pas du tout à l’époque. Cette fois-ci, j’ai eu envie de me coudre quelques jolies pièces. Seulement, il n’y pas tant de patrons de grossesse disponibles et les livres spécialisés ne m’ont pas emballée. En revanche, j’ai eu un gros coup de coeur pour le tee-shirt Givre de Deer and Doe, spécialement pensé pour la grossesse. Connaissant la marque et son niveau d’exigence, j’ai acheté le patron dès que mon ventre a atteint une taille ne me permettant plus de m’habiller comme d’habitude.

J’ai coupé une taille 42 adaptée à mes nouvelles formes et utilisé pour ma première version un très eau jersey rayé lurex dans les bleus acheté chez Cousette au dernier CSF. J’avoue que je n’ai pas totalement réussi mes raccords mais, sachant que je ne porterai cette pièce que quelques mois, ça ne me dérange pas plus que ça.

La couture est très simple, tout est parfaitement bien expliqué, notamment le montage de la laminette pour créer les fronces pour le ventre. Je vous recommande d’ailleurs d’allonger le point et d’augmenter la tension du fil pour une couture bien nette. Ensuite, le reste roule sans problème.

Je n’ai réalisé qu’une seule petite modification : la bande d’encolure. J’ai été très vigilante à sa découpe pour avoir une bande bleu clair en lurex visible et régulière. J’ai élargi un peu la bande à cette fin et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 suivant les conseils de Coudre le Stretch. La couture s’est ensuite faite assez facilement.

Givre maternité

Givre maternité

Le modèle taille parfaitement et est très seyant. Il reste encore un peu grand (j’étais entre le 40 et le 42 et j’ai choisi la plus grande taille pour plus de confort). Le devant est plus long que le dos mais cela s’explique aisément. J’ai coupé la taille 6-9 mois alors que je suis dans mon 5ème mois afin d’en profiter le plus longtemps possible. J’ai donc encore de la marge ce qui était le but.

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Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

J’ai tellement aimé cette cousette que j’ai tout de suite découpé une deuxième version en jersey modal de couleur terracotta acheté chez Little Fabrics. Je gardais ce coupon depuis plus d’un an car j’aime tellement sa couleur que j’avais peur de le gâcher. Là, je suis sûre d’en profiter et en plus, elle est parfaitement assortie à mes nouvelles baskets!

Givre Maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Je sais que je vais en coudre au moins deux autres afin d’avoir une garde robe de grossesse un peu plus étoffée. En attendant, j’adore les porter. C’est vraiment agréable de se sentir mise en valeur avec ses formes de grossesse et ce modèle est vraiment idéal !

Grand’Ourse en mode lutin du père Noël

Comme d’habitude, Noël est arrivé trop vite ! Je prévois un maximum de cadeaux maison et encore une fois, j’ai fini à l’arrache. Première réalisation, le gilet Grand’Ourse d’Ikatee couture, un modèle que j’ai toujours eu envie de tester. Il s’agit d’un gilet ou manteau avec plusieurs versions possibles : avec ou sans capuche, capuche avec ou sans oreilles de lapin, avec ou sans oreilles d’ours, avec ou sans biais à cheval… J’aime beaucoup la modèle avec capuche à oreilles de lapin qui me fait penser à Balthazar, le personnage principal d’une série de livres qu’adorait l’un de mes frères quand il était enfant.

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J’ai pensé à ce modèle pour ma nièce ce que son père a validé mais sans les oreilles de lapin (snif). J’ai choisi en revanche un molleton avec un imprimé lapin, c’est l’animal préféré de ma nièce. J’adore ce motif qui me fait irrésistiblement penser à Alice au pays des merveilles. La doublure apporte vraiment un plus en matière de finition, j’ai donc pioché dans mon stock du molleton fin vert menthe et le jersey assorti en mode à bas les chutes!

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

J’ai découpé le modèle à capuche, intégralement doublé en taille 3 ans. Le molleton imprimé manque de souplesse et j’ai donc préféré prendre la taille la plus grande sachant qu’elle a 2 ans et demi. Tout a roulé jusqu’à la couture de la capuche. Première difficulté, le patron n’indique pas que la capuche se coupe au pli. Ce n’est en soi pas très grave, ayant tout simplement assemblé les deux parties. Le hic, c’est que c’est le repère d’assemblage de la capuche au col. Et du coup, deuxième grosse difficulté, je suis restée bien bête au moment de cette couture, sachant qu’il n’y a pas de repère sur l’encolure. Evidemment, je n’ai pas assemblé correctement la capuche et je n’ai pas réalisé tout de suite mon erreur.

J’ai continué sur ma lancée et finalisé l’intégralité de ma cousette. J’aurais voulu coudre des boutons avec de vraies boutonnières mais ma machine n’a pas du tout aimé l’épaisseur et le manque de souplesse du sweat extérieur. Les boutonnières étaient catastrophiques sur mes tests et j’ai laissé tomber. Du coup, j’ai posé des pressions kam en forme d’étoiles jaunes. J’étais ravie de finir ma cousette quand j’ai réalisé que la capuche était beaucoup trop serrée et gênerait forcément sa propriétaire grrr.

Gilet Grand'Ourse

J’ai préféré laisser ma cousette de côté pour réfléchir calmement et en ai profité pour coudre deux autres réalisations que je vous présenterai plus tard. Après quelques jours de réflexion, je n’ai pas vu d’autre solution que de reprendre ma couture. J’ai retiré (plutôt cassé) mes pressions kam et défait tout l’assemblage sauf celui des manches. Après vérifications, j’avais bien cousu la capuche dans le mauvais sens. J’ai donc repris le montage dans le bon sens cette fois-ci et tout a roulé. J’ai reposé les pressions kam sur les anciens emplacements et fermé à la main l’ouverture.

Bilan : ce gilet est hyper mignon. J’aime beaucoup l’association de ces deux tissus, l’imprimé poétique de l’extérieur et le vert léger plein de peps de l’intérieur.

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

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Les jolis flexs de la Fabrique d’Ava pour personnaliser la doublure :

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

A refaire, je laisserai une ouverture dans une couture de manche ou d’assemblage du dos et d’un côté, moins visible si la couture à la main n’est pas parfaite. Je regrette juste qu’il n’y ait pas eu une indication de plus pour la capuche. Bon, je vous rassure, je pense bien être la seule à y avoir vu une difficulté 😉 Ceci étant, si on ne fait pas cette erreur, ce patron est simple et rapide et réaliser, il va sûrement devenir un basique de mes cadeaux de naissance !

Et dans la série des cadeaux de Noël homemade, la série des six sacs malo (déjà cousus ici et ici), réalisés dans les très jolis cotons épais de la collection hiver de Mondial Tissus.

Sacs Malo