Aime comme Maman

Il y a quelques mois, ma maman m’a offert un patron qui lui plaisait afin que je lui couse le vêtement. Le hasard a voulu que ce soit le Moelleux de Aime comme Marie, un de mes chouchous déjà réalisé à 3 reprises ici, ici et ici. Pour son anniversaire, on a convenu que ce serait un moelleux et je l’ai laissée choisir son tissu. Elle ne porte pas tellement de jersey ou de maille et était bien tentée par une viscose. Elle a choisi cette merveille de Linna morata, très souple et fluide pour un tombé parfait.

Viscose Linna Morata

Lorsque je l’ai reçue, j’ai tout de suite vu que ce coloris s’accordait parfaitement avec le fil Gütterman banane des coloris France Duval Stalla que j’avais en stock, parfait! Elle a été choisir son passepoil et son biais pour l’ourlet au biais rapporté à la droguerie.

Lorsque j’ai attaqué la réalisation de ce moelleux #4, je n’étais pas inquiète. Tenant compte de son souhait de le porter en tunique et du choix de la viscose, j’ai coupé dans la taille correspondant à ses mensurations mais je n’ai pas rajouté de marges de couture. Ma mère mesure 1m57 et les patrons Aime comme Marie sont patronnés pour uen stature d’1m65, je ne voulais pas gâcher de ce beau tissu.

J’ai surfilé les pièces à la surjeteuse sauf pour les arrondis que je ne maîtrise pas encore, ceux-là sont faits à la machine à coudre. J’ai pris mon temps sur la couture du passepoil, le dernier acheté à la droguerie pour ma datura m’avait joué des tours, mais celui-là était très sympa et facile à coudre (si on oublie que j’ai commencé par le coudre dans le mauvais sens). Tout a roulé sans difficulté jusqu’à la couture des manches, et là, c’était le drame! Il fallait résorber l’embu et c’est un de mes gros points faibles. Mes premiers essais étaient très moches et j’étais désespérée.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Zazacam m’a alors proposé une solution : réaliser les fronces à la main, en douceur, en créant de légères vagues sur l’emmanchure, épingler soigneusement, bâtir, puis coudre. Alors ça m’a pris une soirée entière parce qu’à la main, c’est long mais le résultat est à la hauteur du temps passé même s’il n’est pas parfait. Je suis presque réconciliée avec les emmanchures !

Autre difficulté, les pointes des manches, je n’ai pas pensé à les entoiler comme j’utilisais jusqu’ici du jersey ou du molleton. Je n’ai compris mon erreur qu’à la fin du montage. Du coup, pour les renforcer, j’ai fait des petits points à la main pile au niveau de la pointe. C’est un peu du bidouillage mais comme c’est ton, sur ton, c’est assez discret.

Ensuite, j’ai attendu que ma mère vienne faire un tour par chez moi pour qu’elle essaie avant la couture des ourlets. La longueur était parfaite et l’ampleur aussi. Son moelleux lui a bien plu (ouf).

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Premier jour des vacances, après avoir fini tous les cadeaux des maîtresses et des ATSEM (tour de piste incontournable de la maman adepte du DIY), j’ai attaqué la finition de ce moelleux. J’ai cousu mon biais rapporté selon la technique apprise par Christelle, qui assure une finition aux petits oignons. Le secret : s’armer d’un crayola et être généreuse dans l’utilisation des épingles et de la centrale vapeur.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Et voilà, le résultat dont je suis très satisfaite. Je ne peux malheureusement pas poster de photo portée car ce moelleux est parti par la poste rencontrer sa propriétaire!

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Ps : je vous jure, je l’ai repassé avant les photos mais la viscose a ses raisons que ma centrale vapeur ignore…

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