Ma petite jupe noire

Depuis longtemps, il me manque dans mon dressing une petite jupe noire casual. J’en ai une très jolie en cupro de chez Ekyog, achetée avant que je me mette à la couture. Elle est très féminine et élégante mais elle a un gros défaut : il faut la repasser à fond pour placer les plis et elle est très vite froissée. Bref, elle reste souvent dans mon placard pour cause de flemmingite aiguë.

L’an dernier, j’avais reçu à mon anniversaire une carte cadeau France duval stalla. J’avais acheté du matelassé bleu, cousu en un sweatshirt confortable, du sergé marine à pois dorés cousu en une Be pretty et du matelassé noir, encore non utilisé. Je savais dès le départ que ce serait une nouvelle mini, quand on aime on ne compte pas. Je n’ai pas trouvé le temps de la coudre durant l’hiver, et bon, une jupe en matelassé l’été, ça ne sert à rien…

Après avoir ma cousu ma Mina noire et moutarde, j’ai décidé de me coudre ma Mini noire. J’ai taillé la parementure de la fermeture éclair dans du plumetis gris France Duval Stalla, une chute de ma blouse La Brune adorée. La découpe est ultra rapide (trois pièces). J’ai taillé un M avec marges de couture mais j’ai pas mal raboté au final. Le plus long a été la couture du biais à la parementure. Afin d’avoir de jolies finitions, je l’ai bordée de biais petit pan à cheval mais j’ai été trop vite. J’ai du reprendre plusieurs fois ma couture pour un résultat net.

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Ensuite, l’assemblage se fait très vite. J’ai bâti à la main la fermeture éclair et je ne regrette pas, sa couture a été bien plus facile ensuite. La jupe était trop large aux hanches et à la taille. J’ai ressorti ma Mini en molleton (déjà modifiée) et repris tout simplement sa ligne. Deux coups de surjeteuse et c’était plié.

J’ai cousu toutes les finitions avec du biais petit pan. Je trouve que cet imprimé égaie bien ce noir (même s’il n’y a que moi qui le vois, c’est du biais rapporté).

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Et voilà, une petite jupe noire toute simple que je vais pouvoir porter facilement.

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Evidemment, le collant opaque sera obligatoire au boulot car elle reste courte mais bon, on peut être féminine au boulot non?

En guest star, le snood cousu à mon lutin dans la foulée, selon le tutoriel de Laisse Luciefer. Son site est une vraie mine d’or de tutoriels, je vous le recommande.

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Le coton vient du marché aux tissus d’Arras, un vrai lieu de perdition, l’homme doit regretter de m’avoir laissée y aller seule 😉 J’ai ajouté un petit ruban coté pour égayer et sur le deuxième, j’ai écrit son prénom au feutre textile (j’ai décidé d’arrêter les étiquettes thermocollantes pleines de solvants). La doublure est un magnifique doudou bleu nuit de mon stock, d’ailleurs, il irait bien avec un autre coupon du marché aux tissus mais pour moi cette fois-ci 😉

Le plantain de Maya l’abeille

Après mon plantain noir, j’ai très vite su qu’il y en aurait un autre. J’avais très envie d’un plantain moutarde. C’est une nouveauté car je ne porte jamais de moutarde, trouvant qu’il me donne un teint terne. Et j’ai craqué sur le jersey modal de Mamzelle fourmi (toujours pas d’actions chez elle). Je n’ai pas été déçue car il est très doux, très souple et très lumineux.

J’ai à nouveau découpé mon plantain en 36 mais avec quelques modifications : j’ai remonté l’encolure de trois centimètres et prolongé la ligne d’épaule d’un centimètre. Sur mon premier, on a tendance à voir les bretelles de mon soutien gorge ce que je ne trouve pas très élégant. A nouveau, j’ai découpé ma bande d’encolure en suivant la méthode de « Coudre le stretch » et en optant pour une encolure rabattue. Cela reste la méthode avec laquelle je suis la plus à l’aise. J’ai également rallongé les manches de 7 cm, j’aime que mes manches soient bien longues en hiver (comprendre je suis super frileuse).

La couture a été assez rapide (j’aime d’amour ma surjeteuse). Et gros gros coup de chance, j’avais dans mon stock la couleur de fil parfaitement assortie pour mes surpiqûres (j’aurais été en magasin que je ne l’aurais pas trouvée). Cette fois-ci, j’avais marqué les lignes d’ourlets dès la découpe du projet et c’est un sacré gain de temps. Je n’osais pas trop avant mais maintenant que je sais découper droit (et oui), je peux le faire sans souci.

Plantain

Comme toujours, les ourlets sont piqués à l’aiguille double avec du fil mousse dans la canette.

Plantain

Et tadam, un joli plantain jaune moutarde! Je le trouve très seyant et ce tissu est très agréable à porter. Avec un jean noir (ou le futur port trousers noir que j’espère me coudre avant Noël), je fais un peu Maya l’abeille, mais j’assume 😉 Il s’entend aussi très bien avec ma Aime comme Mini 😉 Seul petit bémol, ce jersey tout fin reste un peu transparent.

Plantain

Plantain

Plantain

Il sera donc réservé à la maison et aux amis.J’ai déjà en tête une troisième version qui sera un peu plus loose pour le coup… D’ici là, je dois coudre les projets déjà découpés, mon projet mensuel pour la garde robe capsule et attaquer les cadeaux de Noël homemade… Je suis laaaaarrrrrgggggeeee….

Mina chérie

Ma première veste Mina est une des cousettes dont je suis le plus fière. Je la porte régulièrement et j’ai souvent eu envie d’en coudre une deuxième. Seulement, je ne voulais pas me tromper dans le choix des tissus. J’avais acheté un très joli coton chez Henry et Henriette que je destinais à la doublure. Cet été, j’ai déniché un joli lainage noir et très souple chez Mondial tissus et j’y voyais déjà ma Mina. Seulement, au moment de découper, ça ne le faisait plus du tout. Je n’aimais plus du tout cette association, je trouvais que ça ne fonctionnait pas. J’ai eu beau refaire un tour dans le tout nouveau Mondial Tissus ouvert près de chez moi mais je n’ai pas trouvé mon bonheur.

J’ai donc misé sur une valeur sûre : une doublure Liberty! La veste Mina est un super patron et étant sûre de mon coup, je peux me permettre une merveille telle que du Liberty. L’automne débutant, je suis partie sur du Liberty Capel Moutarde pour réveiller mon lainage noir (pas très original, j’en conviens). D’ailleurs, j’ai écumé les boutiques en ligne pour en trouver (avant de m’apercevoir que la petite boutique de tissus près de chez moi en avait).

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Je suis partie sur une taille S comme pour ma première, en la rallongeant de 5 cm, trouvant ma première version un poil courte. La découpe des pièces est un peu longue, surtout avec le report des repères de couture. J’y ai facilement passé 3 heures. Ensuite, j’ai attaqué le montage.

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Les explications sont limpides j’ai juste réussi à monter les parementures devant dans le mauvais sens. Je m’en suis rendue compte au moment de l’assemblage de la veste tissu et de la veste doublure. J’ai donc tout démonté, notamment la surpiqûre (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué). Comme d’habitude, j’ai passé du temps sur les emmanchures, c’est vraiment pas mon truc la résorption de l’embu!

A l’essayage avant de fermer le projet, elle était trop large. J’ai donc enlevé un bon centimètre sur les manches et les cotés de la taille pour la cintrer. Le lainage étant assez épais, j’ai dégarni les coutures. Seulement, j’ai fait un trou dans une des doublures manches (grrrr). J’ai donc thermocollé de la vlieseline souple sur l’envers pour renforcer et fait des points à la main. Clairement, ils ne sont pas magnifiques mais la doublure de la manche n’est pas du tout visible donc l’honneur est sauf.

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J’ai passé du temps à repasser mon tissu avec une pattemouille pour ne pas feutrer le lainage et bien placé la veste et sa doublure avant de surpiquer toute la veste. Le lainage étant nettement plus lourd que le liberty, la surpiqûre était indispensable pour bien placer les tissus et avoir un joli rendu. Evidemment, ma canette s’est vidée 20 cm avant la fin.

Aime comme Mina

Aime comme Mina

Aime comme Mina

Aime comme Mina

J’adore ma doublure :
Aime comme Mina

Ma Mina s’entend parfaitement avec mon plantain :
Aime comme Mina

J’aime beaucoup ma Mina même si le rendu est un peu différent de ce que j’imaginais. Le lainage est souple mais a plus de tenue que ce que je pensais. Ceci étant, je suis sûre de la porter avec mon plantain d’automne (cousu pour aller avec, pas folle la guêpe).Un autre tee-shirt assorti est en projet 😉 Et puis elle va aussi bien avec un pantalon, un jean, qu’une robe noire ou un jupe. Bref, Mina reste ma veste chouchou, la prochaine version sera sûrement une version été 😉

Plantain d’automne

Le plantain est sûrement un des patrons qui m’a fait sauter le pas de la couture. J’aime beaucoup porter des tee-shirts en jersey et la perspective de pouvoir le décliner dans toutes les couleurs me séduisait. Seulement voilà, je me suis lancée dans sa couture au bout de deux tous petits mois de couture. Ce projet avait été épique, une semaine entière pour coudre l’encolure! Il faut dire que l’encolure en jersey comme premier projet de vêtement, il fallait oser! J’avais fini par réussir à le coudre en entier même s’il est très perfectible. Je porte mon plantain pour dormir mais je n’arrive pas à m’en séparer, mon premier vêtement quand même!

Je n’avais jamais réitéré car je l’avais coupé trop grand et je le trouvais trop décolleté, trop court et trop évasé à la taille. Bref, le plantain et moi c’était fini. Seulement, Deer and doe a sorti une deuxième version du plantain (toujours gratuite), moins évasée, avec un décolleté modifié. Je n’ai pas résisté à l’envie de tester à nouveau le patron. Par sécurité, j’ai rallongé le tee-shirt et les manches de 5 cm en suivant les lignes prévues à cet effet.

J’ai décidé de le coudre dans le superbe jersey de coton noir acheté chez Little fabrics. C’est ma première commande chez eux et ce n’est sûrement pas la dernière! Ce jersey est très doux, avec une tenue et un tombé au top, bien souple. C’est une très belle qualité. J’ai décidé d’égayer mon plantain avec des coudières maison en liberty capel moutarde. L’arrondi n’est pas parfait mais elles me plaisent beaucoup. J’ai thermocollé mes coudières avec de la vlieseline bi-élastique pour plus de tenue et de souplesse.

J’ai voulu faire confiance au patron avec la bande d’encolure. Seulement, ça n’a pas fonctionné. L’encolure n’était pas du tout régulière. J’ai décousu et recoupé une deuxième bande d’encolure, en appliquant la méthode de coudre le stretch. Pour plus de sécurité, je l’ai d’abord cousue à la machine à coudre et ensuite, je suis repassée avec la surjeteuse. Ce n’était toujours pas assez parfait à mon goût. Mon amoureux trouvait que je pinaillais mais je n’étais pas satisfaite. J’ai à nouveau décousu ma bande, recoupé une bande d’encolure et je l’ai cousue selon la méthode de l’encolure rabattue. C’est celle que je maîtrise le mieux et je suis satisfaite cette fois-ci du résultat.

Plantain

Plantain

Plantain

Alors j’aime beaucoup ce deuxième plantain et mon tissu de folie n’y est pas pour rien. La ligne est très jolie et la coupe très féminine. Je suis donc réconciliée avec le plantain sous réserve de remonter un peu l’encolure sur les prochaines versions. En effet, l’encolure rabattue fait perdre quelques centimètres par rapport à l’encolure originale. Sous réserve de cette petite modification, il y aura d’autres plantains (d’autres coupons sont déjà prévus)!

Plantain

Mon inédite

J’aime beaucoup les patrons de la jolie girafe.Les modèles sont jolis, bien expliqués et à prix tout doux. Je surmonte donc régulièrement ma crainte du pdf pour craquer sur ses modèles. Après trois réalisations du basic 3 ici, ici ou ici, j’avais flashé sur l’inédit. L’encolure originale me plaisait beaucoup. Je réfléchissais depuis un moment au choix du tissu quand la réponse est venue d’un coup : le sweat atelier brunette acheté lors de sa sortie. J’ai eu un coup de foudre sur les couleurs et l’imprimé mais évidemment, ce trésor est resté rangé de peur de le gâcher.

Et avec le retour de l’automne, j’ai eu envie de douceur et de chaleur. J’ai donc décidé de me coudre l’inédit en version robe. Le scotchage, découpage du patron a été laborieux. J’avais acheté du masking tape chez hema, attirée par son prix et bien, j’ai regretté. Il ne tient pas du tout et j’ai du tout rafistoler au scotch (perte de temps maximale). Pour la parementure, j’ai découpé de la viscose linna morata, dans les chutes du Moelleux offert à ma mère. Suivant les conseils du livret, j’ai rajouté 2 cm en longueur et 2 cm sur la largeur de la bande de finition de la robe mais elle supporterait encore quelques centimètres de plus.

J’ai attaqué tranquillement le montage en plusieurs temps. J’ai jonglé entre la machine à coudre et la surjeteuse selon les coutures à réaliser. Je préfère nettement utiliser la surjeteuse pour les tissus mailles mais certaines coutures étaient trop minutieuses pour être réalisées avec elle.

La couture du passepoil m’a évidemment pris du temps pour qu’elle soit bien réussie. L’utilisation du formband aide nettement à réussir cette étape. J’ai beaucoup aimé l’association avec mes parementures et c’est le genre de petit détail que j’aime soigner.

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La couture de la robe est très simple et il suffit de se laisser guider par les nombreux crans de montage. J’ai un peu galéré sur ce coup-là car j’avais coupé le projet il y a quinze jours au moins. Mes marquages au savon en ont un peu souffert mais rien de tragique. En deux heures environ, j’avais fini le reste du montage.

J’ai légèrement modifié les manches, en rajoutant des bracelets de manche d’une largeur de 10 cm, et calculé leur largeur selon les indications de « Coudre le stretch ».

L'inédit

L'inédit

L'inédit

L'inédit

Je suis séduite, conquise par cette robe. J’aime beaucoup cette encolure et ne regrette pas de l’avoir passepoilée (j’avais un peu peur que ce soit too much).

L'inédit

C’est une vraie robe doudou et l’alliance entre le patron et cette merveille de sweat Atelier Brunette y est pour beaucoup. Avec un collant opaque, je peux la porter au boulot même si 5 centimètres de plus n’auraient pas été de trop. Elle s’accessoirise très facilement avec une paire de baskets, de boots ou de talon (grrr je n’ai plus de bottes noires).

Avec les bottines à talons :
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Avec les boots plates :
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Bref, je suis très contente de cette cousette. Il me reste un joli coupon de sweat atelier brunette gris pâle à pois roses clairs irisés, je vais devoir décider quoi en faire…

Arsène

Le tee-shirt Arsène est sorti l’an dernier, un patron gratuit offert par la marque c’est Machine. A l’époque, un joli concours avait été organisé sur Instagram mais je n’avais trouvé ni le temps ni la motivation pour y participer… J’ai cependant téléchargé ce patron. Et oui, un patron de tee-shirt en jersey et gratuit, je ne passe pas à côté.

Il y a peu, j’ai eu besoin de douceur pour une journée difficile. Coudre un tee-shirt doudou pour l’affronter m’a paru être une bonne solution. J’ai donc attaqué Arsène. J’ai suivi les conseils sur Instagram et décalqué une taille en dessous du tableau de mensuration pour limiter l’effet loose. J’ai découpé mon projet dans un jersey anthracite tout doux de Mamzelle Fourmi (promis, je n’ai aucune action chez elle). Ayant envie de réveiller un peu ce gris, j’ai décidé de coudre des surpiqûres contrastées.

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Le montage est très simple et rapide et l’originalité du modèle réside dans ses découpes sur le côté. L’ourlet est cousu avant d’assembler le devant et le dos. Ensuite, comme d’habitude, la difficulté est dans l’assemblage de la bande d’encolure en jersey. Je progresse sur la technique même si ce n’est pas encore parfait… je suis franchement plus à l’aise avec les encolure rabattues.

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teesh Arsène

teesh Arsène

teesh Arsène

Ce tee-shirt a été cousu en une petite soirée avec ces surpiqûres qui me plaisent beaucoup. Arsène est très agréable à porter mais un peu court à mon goût. A refaire, je le rallongerai de 5 à 8 cm mais c’est un bon basique qui sera porté! La coupe est seyante et le côté loose est top pour les week-ends avec mes lutins :-)

Port trousers – septembre de ma garde robe capsule 2017

J’ai cousu un pantalon ! Non, mais j’ai cousu un pantalon! Avec braguette! J’admets, il n’est pas parfait (c’est le principe de la toile, je sais) mais pour moi, c’est une petite révolution. Le pantalon, c’est typiquement la pièce que je pensais ne jamais coudre (en tous cas pour moi). Je suis très difficile pour choisir un jean ou un pantalon alors prendre un temps de dingue pour coudre une pièce que je n’allais pas porter, très peu pour moi! Et puis, Clotilde a lancé la garde robe capsule et j’ai décidé de me lancer. Il fallait donc oser affronter le pantalon.

Côté patron, j’ai assez vite choisi. J’hésitais entre le Safran de Deer and doe (avec les explications toujours limpides de Deer and Doe) et le Port trousers de Pauline Alice (le côté PDF me rebutait un peu, je l’avoue). Consulté, l’amoureux a haussé les sourcils « un pantalon taille haute? mais tu n’en mets jamais! » et la question a été tranchée, en route pour le port! Les versions des étoiles et des pois et de By Sandra’s hand ont achevé de me convaincre si besoin.

Première étape, le PDF : il est très bien fait, très clair mais il faut bien compter deux heures pour reconstituer la planche et les pièces. Il y a un bon point important à souligner : les marges de couture sont incluses à 1,5 cm. C’est un gain de temps précieux pour l’étape de la découpe des pièces. Studieuse, j’ai rallongé de deux cm, je mesure 1,67 m et le patron est prévu pour 1,65m. Là aussi, la modification est très facile à faire, il y a une ligne exprès.

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J’ai décidé de coudre une toile portable (optimiste à fond) dans un joli velours milleraies bleu, acheté aux merveilles du marché de Nogent via ma belle-soeur (je bave devant les trésors qu’elle y déniche). J’ai découpé les poches dans des chutes de Liberty et une jolie fermeture éclair bien solide dans la mercerie du coin. La découpe est un peu longue en reportant proprement les repères et en entoilant à l’issue la ceinture et les parements braguettes. Là aussi deux bonnes heures m’ont été nécessaires pour un travail soigné.

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Et ensuite, j’ai attaqué le montage. Et là, c’état le drame. Je ne comprenais rien au montage des poches, deux heures à coudre, découdre et recommencer. Au bord de la crise de nerfs, j’ai demandé à l’amoureux de jeter un coup d’oeil. 30 secondes plus tard : tu as fait ton repli dans le mauvais sens, regarde le schéma. Ah oui, dans le bon sens, ça marche… Donc pas de panique, les poches sont très bien expliquées, j’étais juste en mode (gros) bulot.

J’ai ensuite attaqué, les poches arrières. J’ai pris mon temps et bâti les poches et je ne regrette pas. Cela m’a permis de les coudre de manière très propre et j’ai d’ailleurs renforcé les ouvertures par de petits triangles.

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Ensuite, j’ai attaqué la braguette. Là, j’avais le trouillomètre à zéro. C’était ma première. J’ai lu plusieurs fois le livret et cela s’est passé sans difficulté. J’ai découvert après couture le pas à pas en photo sur le blog de Pauline Alice…

La couture de la ceinture m’a semblé simple mais au final, il y avait un petit bec. En effet, le parement ne masquait pas totalement la braguette et j’étais assez déçue. J’ai décousu, bien repositionné mes pièces et c’était nickel. En revanche, je suis moins satisfaite de l’intérieur, j’ai eu beau bâtir, ma ceinture intérieure ne couvre pas parfaitement les premières coutures. Sur une prochaine version, je pense ne faire le repli qu’à 1 cm et non à 1,5 cm comme préconisé dans les instructions et la border de biais à cheval.

L’ourlet ne pose aucune difficulté, je me suis juste assurée que mes deux jambes étaient bien à la même longueur après couture en recoupant proprement à 73 cm de la couture jambe. C’est typiquement le genre de bêtises que je fais…

Et enfin, la couture du bouton : je n’avais pas de bouton adapté et je n’en avais pas trouvé dans les merceries du coin. J’ai trouvé mon salut dans les boutons en rabs vendus avec les manteaux de mes enfants (#mèreindigne). Ce bouton sergent major m’a tout de suite tapé dans l’oeil et a fini sur mon pantalon (le manteau ne va plus à Pépette la chouette depuis au moins trois ans).

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Et Tadammmm

Port trousers

Port trousers

Les fameuses poches :

J’ai fini le projet un peu en retard, pile le dernier jour du mois. J’avais eu une semaine de dingue et finir ce projet ambitieux de manière satisfaisante, c’est déjà énorme. Je suis hyper fière d’avoir cousu mon premier pantalon. Il n’est pas parfait, j’en ai bien conscience mais je le vois comme une vraie progression en couture. Je sais déjà qu’il y en aura un deuxième très vite car je ne veux pas rester sur les petits défauts. Octobre sera chargé car je dois aussi coudre le projet veste (initialement pour septembre mais je vous en dirai plus le mois prochain) et coudre les pyjamas promis aux lutins…

Allez une petite dernière pour la route, parce que j’avoue, je me la pète, j’ai cousu un pantalon!!!

Port trousers

Belle Île pas en mer

Lorsque j’ai débuté la couture, j’avais acheté la box des couturières éditées par Aime comme Marie et Ernest est Céleste. Cela m’avait semblé une bonne idée et la garantie d’avoir un tissu adapté à un patron, le côté surprise ne me gênait pas à l’époque. Au final, j’ai utilisé le tissu pour un autre patron, je n’ai jamais réalisé le patron de la box et j’ai adoré la trousse dans laquelle je range mes biais, passepoils et rubans.

Depuis, j’avais résisté aux autres box et notamment les box Aime comme Marie. Les patrons sont toujours disponibles avec un peu de délai et puis l’intérêt de la couture est de pouvoir intégralement choisir son vêtement, y compris le tissu et la mercerie. Seulement, j’ai flashé sur la box Belle Ile quand elle est sortie. J’adore les robes, le tencel, les détails en lurex et les coupes boulot compatibles pour l’été. Cette box avait tout bon et je n’ai pas hésité avant de la commander.

Elle a patienté, un peu trop, car mon projet de robe à partir de la blouse la brune s’est révélé beaucoup plus long que prévu à coudre. Juillet et août sont passés avec les vacances et, optimiste sur le temps, je l’ai découpée fin août. Evidemment, le temps s’est gâté avec de la pluie battante, des températures en chute… J’étais peu motivée pour coudre ma robe, sachant que j’allais sûrement attendre l’été prochain pour la porter.

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Seulement, le tencel, une fois coupé, ça a tendance à s’effilocher. Je devais donc m’atteler à sa couture. Bon, je vous le dis tout de suite, cette robe n’est pas adaptée aux débutantes et elle est plus complexe qu’elle n’en a l’ait à première vue. La couture des fronces n’est pas évidente sur ce tissu et je suis moyennement satisfaite des miennes.

Les empiècements devant, intérieur et extérieur, sont très jolis et offrent des finitions impeccables. Seulement, la technique n’est pas si simple à maîtriser, même en suivant attentivement les tutoriels vidéos détaillés proposés par le blog de 36 bobines, partenaire d’Anne Kerdiles couture pour cette box. D’ailleurs, j’ai rajouté des petits morceaux d’entoilage thermocollants sur l’envers au niveau des crans de montage car je trouvais que cela conduisait à coudre très près du bord des pièces à ces endroits. On verra si l’avenir me donnera raison…

Ensuite, ça a été le festival des erreurs. Je n’ai pas arrêté de faire des erreurs d’inattention, de coudre, de découdre, et éventuellement de refaire mes erreurs (pour coudre les bustes ensemble, les poches, les surpiqûres etc). Je crois bien que j’ai fait toutes les erreurs possibles! Je n’arrivais pas à bien me concentrer et cette couture a été poussive, sur une semaine entière…

La couture de la fermeture invisible a été un peu laborieuse aussi. J’ai pris le temps de la bâtir et ça n’est pas du luxe. Parfois, il vaut mieux perdre du temps pour en gagner ! Le raccord en haut de la robe au-dessus de la fermeture s’est fait sans difficulté mais en bas, ça a été une autre histoire. Après plusieurs coutures insatisfaisantes, découd-vite et rebelote, j’ai opté pour raccourcir la fermeture (après essayage sur la bête bien sûr). En effet, je n’ai pas pu coudre aussi près de la fin du zip que je l’aurais voulu. J’ai donc fermé les côtés de la robe, en enfermant aussi le bas du zip à partir de mon point d’arrêt. Au final, cette solution est très adaptée. Ma fermeture éclair est vraiment invisible et c’est une vraie satisfaction personnelle.

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Et enfin, j’ai attaqué les finitions. Je n’avais pas beaucoup aimé la technique des empiècements avec le repli d’un cm sur l’envers avant de piquer. C’est assez difficile à manier et je préfère de loin ganser mes parementures de biais à cheval pour des finitions nettes. J’ai donc préféré finir les emmanchures avec un biais rapporté, c’est une technique que je maîtrise beaucoup mieux. J’ai farfouillé dans mon stock et pris du baisi première étoile couleur lie de vin. Il m’en restait assez pour faire l’ourlet de la jupe. Le tencel est un tissu qui bouge beaucoup et le biais rapporté me sécurise pour faire les ourlets sur les tissus très fluides.

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Et j’ai fini par la couture à la main des boutons décoratifs. Je n’ai pas fait de vraies boutonnières sachant que la robe s’enfile avec le zip sur le côté. Je n’ai pas voulu prendre le risque de massacrer ce travail laborieux, de longue haleine surtout pour des boutonnières uniquement décorative.

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

La couture a donc été très longue et poussive. Au final, le seyant de la robe me plaît beaucoup. Elle est peu décolletée donc compatible avec le travail en été et c’est un très bon point. Le tissu est très léger donc je pense bien la rentabiliser. Pourtant, je ne suis pas totalement satisfaite. Je trouve que mes fronces manquent de fluidité, j’ai eu du mal avec ce tissu. Je préfère de plus en plus faire mes fronces avec de la laminette qui donne un résultat plus uniforme.

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C’est sûr, ma robe Belle Île, je vais la porter et la rentabiliser mais il n’y aura pas de deuxième version, je ne trouverai jamais le courage de réaffronter tous ces points techniques 😉

Le miroir se retourne

J’ai eu un vrai coup de coeur l’an dernier quand le patron aime comme miroir est sorti. Ce décolleté en V, boutonné dans le dos, est féminin et élégant, parfaitement à mon goût. Je m’étais d’ailleurs empressée de le réaliser ici. Je me suis dis quelques temps après que j’essaierai la version avec le décolleté sur le devant mais comme souvent, ce projet a été mis de côté puis oublié.

Avec l’arrivée de l’automne (voire de l’hiver vu les températures), j’ai été obligée d’admettre que les hauts légers de l’été devaient être rangés et de ressortir mon dressing d’hiver. Depuis un an, j’ai cousu régulièrement des tops et je les porte quotidiennement. L’envie de me coudre un nouveau top de mi-saison est revenue et au même moment, j’ai reçu en cadeau de ma grand-mère un coupon de cette merveilleuse viscose see you at six. En deux secondes, c’était plié, ce serait un miroir avec le V devant.

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La préparation de la couture a été presque aussi longue que la couture elle-même : décalquage des pièces, découpage du tissu, entoilage des parementures et surtout surjet de toutes les pièces et rentré des chaînettes de surjet (ouf)! L’opération totale m’a bien pris trois heures.

Aime comme miroir

La couture de cette blouse est assez rapide. Le livret est très clair, il n’y a pas de grosse difficulté technique et il suffit de se laisser guider pour la monter sans difficulté.

Un biais d’encolure se rattache aux parementures du boutonnage pour une finition très propre :
Aime comme miroir

Comme d’habitude, j’ai passé plus de temps sur les emmanchures, une bonne heure pour un résultat propre. Ensuite, le plus long a été de coudre les boutons. J’étais initialement partie sur des boutons en nacre (comme toujours) et j’ai ensuite hésité avec des boutons en bois gravés achetés à Londres chez Liberty (je n’avais pas acheté de tissu, j’avais bien droit à des boutons non?). N’arrivant pas à trancher, j’ai posté les deux photos sur Instagram et le résultat a été sans appel : boutons en nacre (mon amoureux était pour les boutons en bois).

Les boutons en nacre :
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Les boutons en bois :
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Contrairement aux préconisations du patron, j’ai cousu sept boutons (et non six comme indiqués). Je trouvais que cette disposition donnait un résultat plus harmonieux. Alors là, je suis très lente, entre le temps de placer les boutons, de noter les repères de couture et de les coudre, cela m’a pris presque deux heures…

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Je suis enchantée de cette jolie blouse. Elle tombe parfaitement (j’ai coupé un S conformément aux préconisations du tableau) et est très agréable à porter. Cette viscose est une merveille, facile à coudre, très douce sur la peau et un tombé souple. Bref, c’est une combinaison gagnante. Je suis vraiment conquise par ce patron et je réfléchis déjà à une troisième version (qui, comme d’habitude, sera cousue dans un an au moins…) Et je sens que la marque see you at six va devenir une de mes préférées…

Jolie Maëlle et Briac façon it robe

Vous savez déjà tout le bien que je pense de « Coudre le stretch », après avoir cousu déjà quatre versions du Briac (ici, ici, ici et ici), il me fallait forcément tester un autre modèle. Je me suis lancée sur le Maëlle avec un très joli jersey acheté en janvier dernier chez Mamzelle fourmi lors des soldes d’hiver. L’imprimé me plaisait beaucoup et je n’ai pas été déçue par la qualité du tissu, souple, un peu épais, avec de la tenue, bref, une très belle qualité!

J’ai découpé mon Maëlle en taille 38, ce qui correspond à ma taille habituelle. La bande d’encolure a aussi été découpée selon le patron, sans aucune modification. La couture a été très rapide et je ne suis pas peu satisfaite de ma bande d’encolure.

Coudre le Maëlle

Coudre le Maëlle

Les ourlets ont été piqués à l’aiguille double, avec du fil mousse dans la canette :

Coudre le Maëlle

Et j’ai surpiqué l’encolure :
Coudre le Maëlle

Ce Maëlle et très agréable à porter et s’associe parfaitement avec mes différents jeans. Je ne vois qu’une modification à faire sur une future version, surtout si c’est un sweat-shirt. En effet, j’ai choisi la version manches longues et elles font quasiment une longueur 3/4. Or, j’aime que mes manches soient bien longues en hiver. Je rajouterai donc une bonne dizaine de centimètres la prochaine fois.

Après avoir cousu mon Maëlle, je me suis lancée dans un Briac façon it-robe. Cette bidouille me trottait dans la tête depuis l’hiver dernier sans avoir eu le temps de m’y mettre. Initialement, je voulait faire une encolure bateau mais je me suis interrompue pendant ma découpe et en reprenant, j’ai fait une bêtise. Ceci étant, j’avais inversé les courbes d’encolure dos et devant et le résultat aurait peut-être été surprenant…

J’ai repris ma robe d’été chouchou et aligné la longueur du tee-shirt sur celle-là. J’ai ensuite découpé deux rectangles de 80 cm de largeur sur 40 cm de hauteur. La longueur des bas de tee-shirts mesurant 47 cm, j’ai découpé deux bandes de laminette de 49 cm en ajoutant deux centimètres pour les marges de couture. J’ai ensuite fait des repères aux quatre quart de mes jupes et de mes élastiques et cousu le tout au point zig zag. Et ensuite, j’ai cousu mes jupes aux bustes. Bon, je l’avoue franchement, c’est de la bidouille.

J’ai ensuite raccourci mes jupes de 10 cm (5 auraient été plus raisonnables pour être boulot compatible). Et pour la suite, rien de sorcier.

Coudre le briac façon it robe

Coudre le briac façon it robe

Coudre le briac façon it robe

La bande d’encolure est cousue endroit contre envers et rabattue sur l’endroit de l’encolure, puis piquée à l’aiguille double. C’est un peu plus long, mais ça garantit de jolies finitions avec un jersey qui roulotte comme celui-ci qu’avec une couture classique endroit contre endroit.

L’intérieur de l’encolure :

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Cette robe bidouillée est très agréable à porter, ce qui est en grande partie du à la belle qualité de ce jersey acheté à tout petit prix chez Mamzelle Fourmi. Un poil courte, je dois porter ma robe avec un legging ou un collant opaque pour rester décente. Et je crains qu’elle ne soit jamais boulot compatible 😉 Ceci étant, je l’aime vraiment bien cette petite robe et elle démontre encore une fois tout le potentiel du patron de base qu’est le tee-shirt Briac.

Et avec les chutes de ces deux projets, j’ai cousu un très joli tee-shirt pour Pépette la chouette, mais ce sera l’occasion d’un autre article 😉

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