Virevolte, la jolie robe

Depuis quelques mois, j’ai cousu à plusieurs reprises des patrons de la marque Atelier Scammit. C’est un vrai plaisir au regard des coupes flatteuses, de la qualité des patrons et des vidéos de montage. J’ai pas mal rentabilisé ceux que j’avais et j’ai eu envie d’en tester d’autres (on n’a jamais trop de patrons). J’en ai donc commandé trois, au diable l’avarice, dont le patron virevolte. Il ne m’avait pas emballée au départ, craignant l’effet montgolfière des fronces.

Après avoir vu de très jolies versions de ce patron, en blouse et en robe, j’ai craqué. Et puis, les fronces sont aujourd’hui bien adaptées à ma silhouette et je pense qu’elles le seront tout autant dans quelques semaines. Honnêtement, je m’attends à avoir des kilos à perdre et je me suis cousu quelques pièces en conséquence pour cette période de transition où l’on se sent rarement à son avantage.

J’ai choisi de coudre la version robe à manches courtes et revers, agrémentées d’un froufrou sur l’épaule. Afin de tenir compte de la place pour mon petit locataire et de mes kilos en plus, je suis partie sur une taille 40. Il y a assez peu de pièces et le patron est marges comprises ce qui est un réel confort. Côté tissu, j’ai choisi d’utiliser un coupon de la vente de février chez couturette, une jolie microfibre dans les tons caramels avec du doré, du bleu et du vert. Avec les fronces, ce modèle est assez gourmand en tissu et il faut bien deux mètres. La découpe du biais dans le tissu reste délicate surtout quand on a choisi un tissu fluide comme moi. En même temps, je suis sceptique sur le rendu avec un coton raide 😉

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Le montage est finalement assez simple, surtout en visionnant la vidéo au fur et à mesure. Ma vraie difficulté a été dans l’assemblage des jupes froncées et des tops. La pointe de mon V n’est pas parfaite mais je suis plutôt satisfaite du résultat. J’ai aussi testé pour la première fois la technique du biais simplifié pour l’encolure et le résultat est effectivement très propre.

Le froufrou aux épaules :
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Cette robe a été cousue en une bonne journée, découpe du tissu compris. C’est donc un projet assez rapide mais qui nécessite de la minutie et de la concentration. Comme toujours, les finitions intérieures sont nickels : coutures anglaises, surjets ou biais à cheval, le vêtement est aussi beau dedans que dehors! Attention pour les débutants, il y a quand même pas mal de techniques à utiliser!

Robe virevolte

Robe virevolte

Robe virevolte

Robe virevolte

Le résultat est ce que j’espérais : une jolie robe féminine tout en étant confortable et évolutive pour les prochains mois. Il y aura sûrement d’autres réalisations mais vraisemblablement dans une taille en dessous dans un futur un peu lointain. J’ai bien envie de me laisser tenter par la blouse à manches longues… Et vous?

Adèle, la jolie veste

Adèle est un très joli patron de veste ou gilet avec un petit empiècement froncé sur le devant qui lui donne toute son originalité. Le modèle m’avait tout de suite plu mais je m’étais raisonnée en me rappelant que j’avais déjà de nombreux patrons et aucun stock de matelassé, préconisé pour sa réalisation. Seulement au salon CSF, j’ai eu l’oeil attiré par un super molleton imprimé fantômes sur le stand de My Super Bison. Y étant allée le samedi, il n’y avait plus de grands coupons et les vendeuses ont gentiment cherché sur tout le stand ce qui leur restait dans ce molleton. Evidemment, j’ai farfouillé dans les bacs en attendant et j’ai flashé sur ce jersey molletonné et structuré. J’ai tout de suite aimé son motif un peu original, son moelleux et sa couleur. Partie sur ma lancée, j’ai donc acheté ce coupon et le patron de la veste Adèle sur le stand.

Il est vrai que j’ai pas mal dépensé au salon, ceci étant je n’ai pas la possibilité de voir certains tissus en vrai dans ma région et c’était l’occasion d’en profiter. Et puis contrairement à ma dernière visite, j’ai très rapidement commencé à taper dans le stock acheté avec ma robe Brune, mon tee-shirt givre maternité ou les pyjamas de mes lutins. Bref, il était temps de coudre la veste Adèle avec ces températures qui baissent.

La planche patron est très claire et les pièces bien séparées les unes des autres. Les marges de couture sont comprises et adaptées à l’usage d’une surjeteuse, le décalquage est vraiment rapide. Autre bon point, ce projet est très peu gourmand, 1,20 mètre de tissu et il me reste quelques chutes pour un vêtement de bébé.

Veste Adèle

Le montage est simple et bien expliqué avec des photos et des schémas. Honnêtement, on est bien guidé et j’apprécie même si c’est un projet très simple. J’ai réalisé les fronces de l’empiècement à la laminette, plus facile à maîtriser avec l’épaisseur du tissu. Tout est quasiment monté à la surjeteuse, le plus dur étant de bien équilibrer le surjet au regard de l’épaisseur.

J’ai soigné mes finitions avec la pose de biais à cheval sur toutes les parementures. Le patron propose cette finition en option mais pas pour les parementures d’ourlet du bas. J’ai préféré tout border de biais à cheval toutes les parementures en réfléchissant en peu sur le sens des pièces. C’est un peu long mais tellement satisfaisant à la fin en regardant l’intérieur impeccable de sa cousette. Ici, j’ai utilisé un biais de la droguerie acheté il y a un moment. Initialement, il était pour ma chouette mais elle a décrété qu’il faisait trop fille… J’avais pris 4 mètres de ce biais alors autant le rentabiliser. D’ailleurs, leurs biais sont généralement de bonne qualité sachant que France Duval Stalla n’en fait plus de nouveaux (snif).

Veste Adèle

Veste Adèle

Deuxième détail, j’ai fixé l’intégralité des parementures à la main au point invisible. Alors c’est long (vive les séries Netflix pour accompagner) mais bien plus joli sur du matelassé. Je n’avais pas la bonne couleur de fil dans mon stock et pas très envie de partir en vadrouille exprès. De plus, je trouve que les surpiqûres sont rarement réussies sur du matelassé et font perdre une partie du côté doudou du tissu.

Enfin, j’ai posé, avec l’aide de mon amoureux, une pression nacrée en haut. A l’essayage, j’apprécie de pouvoir la boutonner en haut mais clairement, ma silhouette ne me permet plus de boutonner cette petite veste intégralement. Je verrai donc l’hiver prochain si je pose le reste des boutons ou si je la laisse comme ça. Là aussi, je trouve ça tellement satisfaisant de poser un joli boutonnage sur un projet maison.

Veste Adèle

Et voilà !

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Veste Adèle

Cette cousette peut être très rapide mais en choisissant tous ces jolis détails de finition, je l’ai bien rallongée. Ceci étant, elle peut facilement être cousue en une seule journée. J’aime beaucoup sa forme, ses fronces qui la structure et surtout j’adore le côté moelleux de ce matelassé. En plus, elle est très peu gourmande en tissu, seulement 1,20 mètre. J’ai déjà très envie d’une autre version dans les gris clairs mais je vais attendre de trouver le bon tissu pour ce projet!

La robe de maman chat

Aaaahhhh la robe plantain babydoll, c’est sûrement l’un des modèles qui m’a fait sauter le pas de la couture il y a quatre ans. Je me suis d’ailleurs lancée dans sa réalisation au bout de deux petits mois de couture et, très honnêtement, ça a été une vraie catastrophe. Mon encolure était plus qu’approximative (quelle idée de débuter les vêtements avec du jersey) et elle ressemblait clairement à une montgolfière. Je l’avais jetée sans autre forme de procès et j’en avais conclu que ce modèle ne convenait pas à ma silhouette.

Seulement, ma silhouette change beaucoup depuis quelques mois et pour cause, nous attendons un bébé pour le printemps. Alors forcément, j’ai rangé de très nombreuses cousettes dans lesquelles je ne rentre plus, (et ne rentrerai pas avant de très longs mois) et attaqué une garde robe plus adaptée. Après des hemlock tee, et deux tee-shirts givre maternité, j’ai entamé la couture de robes. Je dois porter des collants de contention pour les prochains mois (instant glamour) donc les robes sont bien plus confortables que les pantalons et tee-shirts.

Je suis finalement revenue vers la robe plantain baby doll parfaitement validée pour le babybump par Lizon Lisette (photos sur instagramm) ou Addictiph. En plus, elle est très rapide à réaliser (une petite après-midi s’il n’y a pas de boulette). Le tutoriel se trouve ici et préconise deux mètres de jersey. Honnêtement, elle passe sans souci dans un coupon de 1,50 mètres et laisse quelques petites chutes idéales pour des habits de tout petit.

Côté mensuration, j’ai coupé le haut en taille 40 sachant que je fais habituellement un 36 chez Deer and Doe. Tirant les leçons de l’effet montgolfière passé, j’ai coupé la jupe du devant en 40 pour avoir de l’aisance au niveau du ventre et le dos en 36. Après assemblage, elle est parfaite comme ça. J’ai réalisé les fronces à la laminette suivant le tutoriel de Deer and Doe pour la robe Myosotis. C’est un peu fastidieux de répartir l’élastique en quatre quarts mais c’est hyper efficace pour des fronces régulières. Et l’astuce consistant à couper plus long la laminette que nécessaire pour pouvoir l’étirer facilement sans la casser pendant sa couture change vraiment tout!

Le dernier point technique est évidemment l’encolure. J’ai beaucoup progressé à ce niveau grâce au livre « Coudre le Stretch » et au cours sur la surjeteuse d’Artesane. J’ai d’abord cousu ma bande d’encolure dans ce jersey mais elle était trop lâche au porté. Seulement, elle n’avait pas été si facile à coudre de manière régulière car ce jersey roulotte beaucoup. Après réflexion, j’ai coupé une nouvelle encolure dans un bord côte gris pâle de mon stock et ça a roulé sans difficulté.

IRobe plantain Babydoll

Je n’ai pas voulu tout de suite couper dans un de mes jerseys chouchous au cas où cette robe ne me plairait pas. J’ai donc pioché dans mon stock ce jersey gris à impressions chats. Initialement acheté pour ma chouette, elle n’en a jamais voulu, considérant le motif comme trop girly (elle devient difficile à habiller cette petite). Je ne suis pas une grande fan des motifs animaux mais j’ai considéré que celui-ci était sobre et se porterait facilement pendant la grossesse et sûrement un peu après. Et il avait l’avantage de me permettre de piocher dans mon stock qui reste tout de même important.

Robe plantain Babydoll

IRobe plantain Babydoll

Robe plantain Babydoll

Cette robe est très agréable à porter et je suis sûre de la rentabiliser. Elle reste féminine par son encolure et permet un réel confort avec les formes de grossesse sans être sac à patates. Elle aura sûrement des petites soeurs mais j’ai quelques projets qui attendent depuis longtemps sur ma to do liste comme un pantalon de pyjama pour mon amoureux 😉

Brune, la petite robe facile à vivre

Cela fait maintenant un an que j’ai découvert les patrons de la jeune marque Chez Machine et autant vous le dire tout de suite, je suis convaincue ! J’ai déjà cousu le teesh Arsène en A versions (ici, ici et ici), la combishort Anissa, la robe Clarisse et la robe Raphaëlle et j’ai été conquise tant par le résultat que par la qualité du patronage et des explications. En plus, la marque prévoit des vidéos youtube pour les points complexes (sans elles, j’aurais eu un mal fou à coudre correctement les parementures d’Anissa). Alors, c’est le premier stand que j’ai visité au CSF cette année ! Coup de chance, il était tôt et j’ai eu la possibilité de parler à Aurélie, la créatrice des patrons, et à Sylvie, l’adorable Chebiwoman.

Dans mon butin, j’ai acheté la robe Brune, un modèle de la nouvelle collection. C’est une robe oversize à réaliser en jersey, idéal pour ma silhouette actuelle. Dans la foulée, j’ai acheté un très beau jersey modal de couleur rouille, très lumineuse chez Little Fabrics (que de merveilles sur leur stand et de gentillesse des vendeuses).

Robe Brune

A peine arrivée, j’ai décalqué le patron en 40 mais du 38 aurait clairement suffi, c’est vraiment un modèle oversize. La couture est très rapide car le modèle est simple et je n’ai pas souhaité faire les volants à la couture des manches. Ma seule difficulté a été la bande d’encolure. Je n’ai pas écouté mon instinct et coupé la bande indiquée sur le patron pour une encolure relevée classique. Or, avec ce jersey modal, très mou et souple, c’était une très mauvaise idée. Le résultat était raté, la bande difficile à stabiliser. J’ai donc opté pour une encolure rabattue, plus facile à maîtriser, en coupant une bande de 6 cm de large et en multipliant la longueur de l’encolure par 0,88. Ce jersey est souple mais pas si extensible. Une piqûre à l’aiguille double plus tard et le tour était joué !

Robe Brune

Cette robe est très facile à porter et idéale avec mon baby bump. Avec un legging, je la porte telle quelle ou ceinturée pour souligner mon ventre.

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En revanche, ce jersey est très fragile et bouloche facilement je trouve. J’aime beaucoup cette couleur lumineuse qui égaie le froid de l’hiver ! Je la referai sûrement pour l’été, mais une taille voire deux en dessous et à manches courtes à revers qui équilibrent la silhouette. Je l’imagine comme la robe idéale à enfiler sur un maillot de bain rapidement pour la plage !

Il y aura d’autres modèles de Chez Machine, sûrement le manteau Ninon cet été (j’ai déjà les tissus) et plus tard, une robe Mana et un jean Joe!

Givre maternité, l’art de mettre en valeur les rondeurs

Durant mes précédentes grossesses, j’ai acheté en magasin l’intégralité de mes vêtements. Bon, je ne cousais pas du tout à l’époque. Cette fois-ci, j’ai eu envie de me coudre quelques jolies pièces. Seulement, il n’y pas tant de patrons de grossesse disponibles et les livres spécialisés ne m’ont pas emballée. En revanche, j’ai eu un gros coup de coeur pour le tee-shirt Givre de Deer and Doe, spécialement pensé pour la grossesse. Connaissant la marque et son niveau d’exigence, j’ai acheté le patron dès que mon ventre a atteint une taille ne me permettant plus de m’habiller comme d’habitude.

J’ai coupé une taille 42 adaptée à mes nouvelles formes et utilisé pour ma première version un très eau jersey rayé lurex dans les bleus acheté chez Cousette au dernier CSF. J’avoue que je n’ai pas totalement réussi mes raccords mais, sachant que je ne porterai cette pièce que quelques mois, ça ne me dérange pas plus que ça.

La couture est très simple, tout est parfaitement bien expliqué, notamment le montage de la laminette pour créer les fronces pour le ventre. Je vous recommande d’ailleurs d’allonger le point et d’augmenter la tension du fil pour une couture bien nette. Ensuite, le reste roule sans problème.

Je n’ai réalisé qu’une seule petite modification : la bande d’encolure. J’ai été très vigilante à sa découpe pour avoir une bande bleu clair en lurex visible et régulière. J’ai élargi un peu la bande à cette fin et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 suivant les conseils de Coudre le Stretch. La couture s’est ensuite faite assez facilement.

Givre maternité

Givre maternité

Le modèle taille parfaitement et est très seyant. Il reste encore un peu grand (j’étais entre le 40 et le 42 et j’ai choisi la plus grande taille pour plus de confort). Le devant est plus long que le dos mais cela s’explique aisément. J’ai coupé la taille 6-9 mois alors que je suis dans mon 5ème mois afin d’en profiter le plus longtemps possible. J’ai donc encore de la marge ce qui était le but.

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Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

J’ai tellement aimé cette cousette que j’ai tout de suite découpé une deuxième version en jersey modal de couleur terracotta acheté chez Little Fabrics. Je gardais ce coupon depuis plus d’un an car j’aime tellement sa couleur que j’avais peur de le gâcher. Là, je suis sûre d’en profiter et en plus, elle est parfaitement assortie à mes nouvelles baskets!

Givre Maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Je sais que je vais en coudre au moins deux autres afin d’avoir une garde robe de grossesse un peu plus étoffée. En attendant, j’adore les porter. C’est vraiment agréable de se sentir mise en valeur avec ses formes de grossesse et ce modèle est vraiment idéal !

Zéphir version robe

J’avais à peine fini ma blouse Zéphir que j’avais déjà en tête une version robe. Seulement, je n’avais pas en stock le métrage nécessaire pour la réaliser. J’ai donc profité d’un week-end en amoureux à Bordeaux pour me risquer dans ce lieu de perdition qu’est La Droguerie.

J’ai déjà eu l’occasion de coudre un de leurs tissus et c’est un vrai plaisir. Le deuxième avantage est qu’on ne le voit pas sur toutes les dernières cousettes, offrant ainsi ce qu’on recherche en cousant nous-même nos vêtements, une pièce unique. Alors c’est vrai, ils sont relativement chers mais ils ne bougent pas au fil des lavages et ça vaut le coup. J’avais craqué sur un premier tissu fleuri, un coton souple mais il n’en restait pas assez. J’ai reporté mon choix sur une jolie viscose fleurie qui attend son heure. Pour tout vous dire, j’ai flashé sur la version bleue marine au départ mais j’en ai déjà un coupon pour un projet de printemps. J’ai donc décidé de la prendre en bleu clair et je n’ai pas regretté.

J’ai cousu ma version robe en 40 pour un effet oversize. J’avais prévu de rallonger l’empiècement du haut mais je me suis plantée en découpant (les erreurs d’inattention, ça ne pardonne pas). La découpe a été un peu longue, même s’il y a peu de pièces, car la viscose nécessite d’être stabilisée.

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Après cette étape délicate, tout a roulé. J’ai cousu ma robe en plusieurs étapes sur une semaine, me limitant parfois à des séances de 20 minutes en fonction de ma fatigue. A nouveau, j’ai bordé de biais à cheval mes coutures d’emmanchures. J’adore cette finition et avec la doublure intégrale de l’empiècement, j’avais peur que la couture anglaise ne crée un surplus disgracieux.

J’ai également fait les ourlets des manches et de la jupe au biais rapporté. L’ourlet de la jupe est réalisée avec un biais couleur citrouille, une ancienne collection première étoile (excellent rapport qualité prix chez motif personnel) et les autres dans un coloris bleu denim. C’était parfait pour rappeler les couleurs de la robe (même s’il n’y a que moi qui le vois, je le sais et j’aime ça).

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Je suis ravie de cette robe tellement agréable à porter. L’homme trouvait qu’elle faisait mémère mais avec une paire de bottes et un gilet, elle me plaît beaucoup. Il y aura sûrement une troisième version, mais je vais y réfléchir tranquillement.

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Petit mot de la fin, j’ai eu la chance de rencontrer Johanna, la créatrice de la marque d’Atelier Scämmit au CSF et de pouvoir échanger avec elle. Sa gentillesse et sa grande disponibilité m’ont beaucoup impressionnée. J’aimais déjà beaucoup cette marque mais je suis encore plus convaincue depuis :-)

Hemlock tee, le tee-shirt doudou

Après l’été indien, les températures sont descendues d’un coup et les vêtements doudous sont redevenus une priorité. Après ma robe sweat apollon, j’avais envie de tee-shirts doudous à enfiler rapidement sur un bas confortable. Le dimanche, c’est fait pour traîner après tout ! Depuis un moment, j’ai envie de tester le hemlock tee, un patron de tee-shirt gratuit de grainline studio. Les versions de By Sandra’s Hand, Cozy little world ou Breizh Cousette m’ont vraiment fait de l’oeil ! J’avais le PDF imprimé depuis un moment, mais n’étant vraiment pas une fan de ce format de patron, j’ai repoussé. Et puis j’ai trouvé l’énergie et je me suis lancée.

J’apprécie beaucoup de porter du jersey, tout comme mes lutins, ce qui fait que j’en ai un sacré stock (trop grand pour mon amoureux, trop petit pour moi ;-). J’ai choisi pour cette première version de découper dans mon beau jersey milleraies petit bateau (un super plan de ma belle-soeur). Je l’ai déjà utilisé ici pour une jupe Melrose de Aime comme Marie.

J’ai décidé de rallonger d’entrée de jeu les manches et le corps de 3 centimètres et zou. J’avoue, je n’ai pas fait hyper attention aux raccords à la découpe mais avec ces rayures toutes fines, c’est assez difficile. Le montage est très simple et rapide comme il y a peu de pièces. J’ai inversé l’ordre de certaines étapes. Je préfère, comme le conseille Marie Poisson, coudre la bande d’encolure avant l’assemblage des manches, il y a moins de tissu à manipuler.

Pour l’encolure, j’aurais voulu la coudre initialement dans du bord côte bleu marine. Seulement, je n’en avais pas en stock, la nouvelle mercerie venant d’ouvrir en centre ville n’en avait pas non plus et je n’avais pas envie de faire une demie-heure de voiture pour du bord côte. J’ai hésité à poser un bord côte bleu ciel, que j’avais dans mon stock pour le coup. Finalement, j’ai décidé de tenter la bord d’encolure, ce jersey me paraissant assez stable.

J’y suis allée très doucement avec pas moins de 12 pinces à jersey pour permettre l’étirement le plus régulier possible. Et à mon grand bonheur, je suis très satisfaite du résultat. La bande se tient très bien et est bien régulière. J’ai voulu ajouter du pep’s à mon tee-shirt en cousant des surpiqûres roses pour contraster et réveiller ce coloris. Là aussi, j’ai bien pris mon temps pour une couture régulière, en allongeant le point à 03 mm (je trouve cela plus facile à maîtriser qu’à 02 mm).

Hemlock tee

Au final, je suis conquise. Ce tee-shirt est très agréable à porter, parfait avec un jean ou avec un bas informe pour la maison. Ce jersey est en plus un vrai bonheur à porter et me rappelle les premiers mois de mes lutins avec leurs bodys petit bateau (achetés en boutique pour le coup).

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Les jolis raccords, quand le dieu de la couture est avec toi :
Hemlock tee

Je suis tellement contente du résultat que j’en ai coupé un deuxième, en jersey fleuri avec quelques modifications : retrait d’un centimètre au pli des dos et devant pour une ampleur un peu réduite et allongement supplémentaire des manches de 10 cm (j’aime les manches très longues sur mes tee-shirts).

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Hemlock Tee

Hemlock tee

Non mais cette encolure presque parfaite :-)

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Bon, il fait un peu pyjama, même avec un jean et je le porte surtout pour traîner à la maison 😉

Et j’ai craqué pour un très beau jersey rayé et ajouré, entièrement doublé pour une troisième version :-)

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Montmartre 2.0

Après ma première version du Montmartre réalisée pour le Printemps, je savais qu’il y en aurait une deuxième version. Cette veste est très facile à coudre pour un résultat satisfaisant mais elle taille petit. En effet, ma version était cousue en S dans une gabardine un peu souple et est trop serrée aux bras. Pourtant, je n’ai pas les bras très musclés et mes deux vestes Mina (ici et ici) sont cousues en S.

J’ai décidé d’en coudre une en version mi-saison. J’ai décalqué à nouveau le patron en taille M, élargi et rallongé les bras. J’ai choisi un lainage gris France Duval Stalla, autant être sûre de la qualité, et j’ai beaucoup réfléchi sur la doublure. Ce manteau est assez gourmand donc je n’avais pas de coupon suffisant dans mon stock. J’ai pensé au Liberty mais cela faisait un métrage tellement important que j’ai renoncé. J’ai finalement choisi une jolie batiste grise à pois argentés irréguliers chez Alice Boulay, découverte sur Instagram.

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La coupe m’a pris pas mal de temps puisque j’ai d’abord décati mon lainage et reporté mes modifications. Cela m’a bien pris 3 heures pour le faire soigneusement. La couture a en revanche été assez simple même si je suis bien loin des 03h30 indiquées sur le livret 😉 En maman qui travaille, j’ai profité des vacances pour coudre mon manteau durant les pauses dessins animés accordées à mes lutins en fin de journée et il s’est monté gentiment.

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J’ai inversé la doublure et l’intérieur des poches lors du montage. J’avais lu un peu vite et une fois la découpe de la poche faite après couture, pas moyen de revenir en arrière. Du coup, mes doublures sont visibles et cela me plaît bien plus, cela réveille un peu le gris de ce manteau.

Le montage des enformes est astucieux mais un peu déconcertant. Il faut simplement faire confiance au patron et les plis apparaissent comme par magie là où ils doivent être. J’ai surpiqué les coutures d’assemblage parementure doublure pour une plus jolie finition et m’assurer que les surplus de couture ne bougeraient pas.

Comme toujours, l’épinglage final est un peu fastidieux avec la couture de longues lignes. Et d’un coup, comme par magie, le manteau apparaît ! Ensuite, j’ai dégarni mes coutures, cranté les arrondis et fermé à la main l’ouverture laissée pour retourner la veste.

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Je suis plutôt satisfaite de ce manteau. Sa ligne est très jolie, ma réalisation réussie mais la coupe ne me convient pas totalement. Je peux difficilement lever les bras et quand on a deux lutins à promener, ou à emmener au parc, on doit pouvoir bouger dans ses vêtements. Je suis sûre que je vais porter mon Montmartre 2.0 maintenant que les températures ressemblent réellement aux températures d’automne (après l’été tardif et l’hiver précoce).

Aime comme Montmartre

Avec ma jolie broche nuage tissée en brickstitch:
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Avec la coiffure du dimanche 😉
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je reste cependant un peu sur ma faim sur la couture d’un manteau du quotidien et je réfléchis sérieusement à me coudre le manteau Ninon de Chez Machine… En même temps, une couturière sans projet, est-ce bien possible?

Ma Blouse Zéphir

Avec l’automne qui doit arriver, j’ai relancé la production de blouses et tops. Une jolie blouse sur un jean, ça fait tout de suite son effet, y compris avec un gros gilet en hiver. Ayant cousu trois versions de la blouse Stockholm, j’ai eu envie de tester un autre patron d’Atelier Scämmit. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort avec cette blouse un peu ample et sans pince poitrine.

Avant de couper dans mes précieux, j’ai décidé de couper une toile normalement portable, en crêpe noir de chez Rascol. J’aime beaucoup le rapport qualité-prix de ce crêpe qui se coud très bien, je l’ai déjà cousu dans quatre couleurs! M’étant trouvée un peu serrée à la poitrine dans ma blouse Be Pretty réalisée en 38, j’ai coupé une taille 40.

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Cette fois-ci, j’ai fait ma bonne élève et j’ai réalisé ma couture en suivant le pas-à-pas vidéo proposé par la marque. J’ai appris pas mal de choses sur le plan technique : mon V est nettement plus réussi (mais pas parfait encore) et j’ai enfin réussi à réaliser la technique du fourreau ! Bon, ça n’a pas été facile du tout cette affaire. Au début, je n’avais rien compris du tout et mes pièces étaient impossibles à retourner. J’ai tout défait et visionné la vidéo au moins 10 fois avant d’y arriver. En fait, il manque une précision à mon avis essentielle : la couture sur tout le long des hauts extérieurs et doublure, d’assemblage avec la partie basse du top, passe elle-même par l’emmanchure. C’est donc assez difficile à réaliser et il faut prendre son temps car on fait passer toute la couture petit à petit par une des emmanchures. On a d’ailleurs intérêt à bien repasser les pièces avant pour éviter des petits plis.

Ensuite, je n’ai plus rencontré de difficultés techniques. J’avais initialement prévu les froufous aux poignets mais je n’étais pas totalement convaincue et surtout, cela a fait trop d’épaisseurs (trois épaisseurs de crêpe dont deux entoilées) pour une boutonnière à la machine. J’ai préféré finalement recouper en manches trois quarts toutes simples.

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Les ourlets des manches et du top sont cousus au biais rapporté (du liberty comme toujours). Je trouvais la longueur du top juste bonne et le biais rapporté permettait de ne pas perdre en longueur. D’ailleurs, sur une future version je rajouterai quelques centimètres en longueur. J’ai aussi gansé du même biais liberty les coutures d’emmanchures pour une finition nickel. C’est un peu plus long qu’un coup de surjeteuse mais c’est tellement plus joli et je trouvais dommage d’avoir le sentiment de bâcler les emmanchures en me limitant à un surjet.

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Je suis très contente de ma blouse Zéphir. Les finitions intérieures sont impeccables et ce crêpe noir a un beau tombé. Je trouve cette blouse très classe, sans faire endimanchée, et parfaite avec un jean ou un jupe. En plus, son ampleur est idéale pour les soirées raclette qui vont bientôt commencer 😉

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Il y aura d’autres versions et sûrement une version robe, il faut juste que je réfléchisse à mon prochain tissu!

Décontracté du sweat

Après avoir cousu le patron de chino le culotté des beaux gosses, j’ai eu envie de me lancer dans la couture du décontracté. Dès sa sortie, j’ai aimé son allure un peu sportive et sa ligne. Sweat à capuche avec poche kangourou ou tout simple avec une encolure ronde, c’est le basique idéal pour une garde robe masculine.

J’ai rapidement acheté le patron pour coudre une version pour l’anniversaire de chacun de mes frères (en mars et en mai) et comme souvent j’ai laissé traîné. Seulement, Noël va arriver et j’ai eu honte de mon délai de retard. D’un seul coup, j’ai attaqué les deux sweats en même temps. J’ai pas mal joué à Tétris mais j’ai réussi à caser toutes les pièces en double dans un coupon de deux mètres de maille merveilleuse de Mamzelle fourmi. Ce tissu a l’avantage d’être en très grande laize (180) et d’avoir un rendu différent d’un molleton classique. En plus, ce coupon était dans mon stock depuis près de trois ans. C’était la combinaison parfaite!

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La couture du décontracté est assez simple et rapide, surtout avec une surjeteuse. Il faut prendre son temps pour bien placer les poches et les bâtir. La deuxième difficulté a été pour moi la couture de la capuche pour que les deux côtés soient bien bord à bord au niveau du milieu devant. J’ai eu le sentiment que le tissu était un peu détendu et fragile à ce niveau sur ma première version et je l’ai renforcé avec un morceau de thermocollant. Sur la deuxième, j’ai renforcé cette partie ab initio.

Sur ma première version, je n’ai pas compris comment réaliser l’ourlet et j’ai fait un ourlet classique. Sur la deuxième, j’ai fait plus attention et l’ourlet a été conforme aux instructions du livret. Je n’ai fait qu’une petite modification, coucher les marges de couture des épaules vers le dos et les surpiquer à l’aiguille double pour un bon maintien.

J’ai cherché du cordon gris assorti au tissu mais j’ai dû me rabattre sur du cordon kaki. Au final, je trouve le contraste très sympa et cela réveille le gris du tissu. J’ai aussi testé pour la première fois la pose d’oeillets au marteau (ma table s’en souviendra) et j’ai trouvé ça plus simple qu’avec la pince Prym.

Le décontracté

Le rendu de ces décontractés me plaît beaucoup. C’est un modèle sympa, facile à porter et à assortir, et qui trouve sa place dans toute garde robe masculine. C’était la première fois que je cousais pour mes frères et je suis satisfaite du résultat. Malheureusement, je n’ai pas de photos du pull porté :-(

Le décontracté

Le décontracté

Seulement, après avoir fini mes deux décontractés et compris que mon amoureux en voulait un aussi , j’ai eu envie d’en coudre un pour moi. J’ai donc décalqué à nouveau les pièces pour avoir une taille M et j’ai pioché dans mon stock un beau molleton acheté il y a deux ans chez Atelier Brunette. J’avais eu un coup de coeur sur ce tissu à la sortie mais je n’arrivais pas à l’imaginer dans un projet. D’un coup, ça a été l’illumination, le gris avec des pois roses irisés casseraient le côté masculin de ce modèle.

Le décontracté

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Evidemment, la troisième réalisation dans la foulée a été très simple surtout que ce molleton est très facile à coudre. Je me suis fait plaisir en bordant l’ourlet de la capuche d’un biais liberty à cheval. Cette finition est bien plus jolie que le simple surjet et permet de jouer la carte girly à fond.

Le décontracté

Deuxième petite modification, je n’ai pas mis de cordon à la capuche. Je ne m’en sers jamais sur mes sweats du commerce et je me suis évité une nouvelle pose d’oeillets ou la couture de boutonnières. Troisième modification, j’ai ajouté des bracelets de manche et une bande de taille pour un esprit plus sportswear. Dernière modification, j’ai ajouté un centimètre en largeur à chaque côté de capuche pour les faire se croiser légèrement au niveau du milieu devant.

Gros coup de coeur pour ce sweat doudou, tellement agréable et réconfortant à porter et je me blottis dedans dès que je le peux. je suis ravie de mon choix de tissu qui allie le plaisir du porter et la réduction du stock (excellente excuse pour le reconstituer).

Le décontracté

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Je crois que je vais bientôt avoir l’occasion d’en coudre une quatrième version pour mon amoureux mais d’ici là, je dois trouver un patron équivalent pour mes lutins!