Zéphir version robe

J’avais à peine fini ma blouse Zéphir que j’avais déjà en tête une version robe. Seulement, je n’avais pas en stock le métrage nécessaire pour la réaliser. J’ai donc profité d’un week-end en amoureux à Bordeaux pour me risquer dans ce lieu de perdition qu’est La Droguerie.

J’ai déjà eu l’occasion de coudre un de leurs tissus et c’est un vrai plaisir. Le deuxième avantage est qu’on ne le voit pas sur toutes les dernières cousettes, offrant ainsi ce qu’on recherche en cousant nous-même nos vêtements, une pièce unique. Alors c’est vrai, ils sont relativement chers mais ils ne bougent pas au fil des lavages et ça vaut le coup. J’avais craqué sur un premier tissu fleuri, un coton souple mais il n’en restait pas assez. J’ai reporté mon choix sur une jolie viscose fleurie qui attend son heure. Pour tout vous dire, j’ai flashé sur la version bleue marine au départ mais j’en ai déjà un coupon pour un projet de printemps. J’ai donc décidé de la prendre en bleu clair et je n’ai pas regretté.

J’ai cousu ma version robe en 40 pour un effet oversize. J’avais prévu de rallonger l’empiècement du haut mais je me suis plantée en découpant (les erreurs d’inattention, ça ne pardonne pas). La découpe a été un peu longue, même s’il y a peu de pièces, car la viscose nécessite d’être stabilisée.

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Après cette étape délicate, tout a roulé. J’ai cousu ma robe en plusieurs étapes sur une semaine, me limitant parfois à des séances de 20 minutes en fonction de ma fatigue. A nouveau, j’ai bordé de biais à cheval mes coutures d’emmanchures. J’adore cette finition et avec la doublure intégrale de l’empiècement, j’avais peur que la couture anglaise ne crée un surplus disgracieux.

J’ai également fait les ourlets des manches et de la jupe au biais rapporté. L’ourlet de la jupe est réalisée avec un biais couleur citrouille, une ancienne collection première étoile (excellent rapport qualité prix chez motif personnel) et les autres dans un coloris bleu denim. C’était parfait pour rappeler les couleurs de la robe (même s’il n’y a que moi qui le vois, je le sais et j’aime ça).

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Je suis ravie de cette robe tellement agréable à porter. L’homme trouvait qu’elle faisait mémère mais avec une paire de bottes et un gilet, elle me plaît beaucoup. Il y aura sûrement une troisième version, mais je vais y réfléchir tranquillement.

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Petit mot de la fin, j’ai eu la chance de rencontrer Johanna, la créatrice de la marque d’Atelier Scämmit au CSF et de pouvoir échanger avec elle. Sa gentillesse et sa grande disponibilité m’ont beaucoup impressionnée. J’aimais déjà beaucoup cette marque mais je suis encore plus convaincue depuis :-)

Hemlock tee, le tee-shirt doudou

Après l’été indien, les températures sont descendues d’un coup et les vêtements doudous sont redevenus une priorité. Après ma robe sweat apollon, j’avais envie de tee-shirts doudous à enfiler rapidement sur un bas confortable. Le dimanche, c’est fait pour traîner après tout ! Depuis un moment, j’ai envie de tester le hemlock tee, un patron de tee-shirt gratuit de grainline studio. Les versions de By Sandra’s Hand, Cozy little world ou Breizh Cousette m’ont vraiment fait de l’oeil ! J’avais le PDF imprimé depuis un moment, mais n’étant vraiment pas une fan de ce format de patron, j’ai repoussé. Et puis j’ai trouvé l’énergie et je me suis lancée.

J’apprécie beaucoup de porter du jersey, tout comme mes lutins, ce qui fait que j’en ai un sacré stock (trop grand pour mon amoureux, trop petit pour moi ;-). J’ai choisi pour cette première version de découper dans mon beau jersey milleraies petit bateau (un super plan de ma belle-soeur). Je l’ai déjà utilisé ici pour une jupe Melrose de Aime comme Marie.

J’ai décidé de rallonger d’entrée de jeu les manches et le corps de 3 centimètres et zou. J’avoue, je n’ai pas fait hyper attention aux raccords à la découpe mais avec ces rayures toutes fines, c’est assez difficile. Le montage est très simple et rapide comme il y a peu de pièces. J’ai inversé l’ordre de certaines étapes. Je préfère, comme le conseille Marie Poisson, coudre la bande d’encolure avant l’assemblage des manches, il y a moins de tissu à manipuler.

Pour l’encolure, j’aurais voulu la coudre initialement dans du bord côte bleu marine. Seulement, je n’en avais pas en stock, la nouvelle mercerie venant d’ouvrir en centre ville n’en avait pas non plus et je n’avais pas envie de faire une demie-heure de voiture pour du bord côte. J’ai hésité à poser un bord côte bleu ciel, que j’avais dans mon stock pour le coup. Finalement, j’ai décidé de tenter la bord d’encolure, ce jersey me paraissant assez stable.

J’y suis allée très doucement avec pas moins de 12 pinces à jersey pour permettre l’étirement le plus régulier possible. Et à mon grand bonheur, je suis très satisfaite du résultat. La bande se tient très bien et est bien régulière. J’ai voulu ajouter du pep’s à mon tee-shirt en cousant des surpiqûres roses pour contraster et réveiller ce coloris. Là aussi, j’ai bien pris mon temps pour une couture régulière, en allongeant le point à 03 mm (je trouve cela plus facile à maîtriser qu’à 02 mm).

Hemlock tee

Au final, je suis conquise. Ce tee-shirt est très agréable à porter, parfait avec un jean ou avec un bas informe pour la maison. Ce jersey est en plus un vrai bonheur à porter et me rappelle les premiers mois de mes lutins avec leurs bodys petit bateau (achetés en boutique pour le coup).

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Les jolis raccords, quand le dieu de la couture est avec toi :
Hemlock tee

Je suis tellement contente du résultat que j’en ai coupé un deuxième, en jersey fleuri avec quelques modifications : retrait d’un centimètre au pli des dos et devant pour une ampleur un peu réduite et allongement supplémentaire des manches de 10 cm (j’aime les manches très longues sur mes tee-shirts).

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Hemlock Tee

Hemlock tee

Non mais cette encolure presque parfaite :-)

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Bon, il fait un peu pyjama, même avec un jean et je le porte surtout pour traîner à la maison 😉

Et j’ai craqué pour un très beau jersey rayé et ajouré, entièrement doublé pour une troisième version :-)

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Montmartre 2.0

Après ma première version du Montmartre réalisée pour le Printemps, je savais qu’il y en aurait une deuxième version. Cette veste est très facile à coudre pour un résultat satisfaisant mais elle taille petit. En effet, ma version était cousue en S dans une gabardine un peu souple et est trop serrée aux bras. Pourtant, je n’ai pas les bras très musclés et mes deux vestes Mina (ici et ici) sont cousues en S.

J’ai décidé d’en coudre une en version mi-saison. J’ai décalqué à nouveau le patron en taille M, élargi et rallongé les bras. J’ai choisi un lainage gris France Duval Stalla, autant être sûre de la qualité, et j’ai beaucoup réfléchi sur la doublure. Ce manteau est assez gourmand donc je n’avais pas de coupon suffisant dans mon stock. J’ai pensé au Liberty mais cela faisait un métrage tellement important que j’ai renoncé. J’ai finalement choisi une jolie batiste grise à pois argentés irréguliers chez Alice Boulay, découverte sur Instagram.

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La coupe m’a pris pas mal de temps puisque j’ai d’abord décati mon lainage et reporté mes modifications. Cela m’a bien pris 3 heures pour le faire soigneusement. La couture a en revanche été assez simple même si je suis bien loin des 03h30 indiquées sur le livret 😉 En maman qui travaille, j’ai profité des vacances pour coudre mon manteau durant les pauses dessins animés accordées à mes lutins en fin de journée et il s’est monté gentiment.

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J’ai inversé la doublure et l’intérieur des poches lors du montage. J’avais lu un peu vite et une fois la découpe de la poche faite après couture, pas moyen de revenir en arrière. Du coup, mes doublures sont visibles et cela me plaît bien plus, cela réveille un peu le gris de ce manteau.

Le montage des enformes est astucieux mais un peu déconcertant. Il faut simplement faire confiance au patron et les plis apparaissent comme par magie là où ils doivent être. J’ai surpiqué les coutures d’assemblage parementure doublure pour une plus jolie finition et m’assurer que les surplus de couture ne bougeraient pas.

Comme toujours, l’épinglage final est un peu fastidieux avec la couture de longues lignes. Et d’un coup, comme par magie, le manteau apparaît ! Ensuite, j’ai dégarni mes coutures, cranté les arrondis et fermé à la main l’ouverture laissée pour retourner la veste.

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Je suis plutôt satisfaite de ce manteau. Sa ligne est très jolie, ma réalisation réussie mais la coupe ne me convient pas totalement. Je peux difficilement lever les bras et quand on a deux lutins à promener, ou à emmener au parc, on doit pouvoir bouger dans ses vêtements. Je suis sûre que je vais porter mon Montmartre 2.0 maintenant que les températures ressemblent réellement aux températures d’automne (après l’été tardif et l’hiver précoce).

Aime comme Montmartre

Avec ma jolie broche nuage tissée en brickstitch:
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Avec la coiffure du dimanche 😉
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je reste cependant un peu sur ma faim sur la couture d’un manteau du quotidien et je réfléchis sérieusement à me coudre le manteau Ninon de Chez Machine… En même temps, une couturière sans projet, est-ce bien possible?

Ma Blouse Zéphir

Avec l’automne qui doit arriver, j’ai relancé la production de blouses et tops. Une jolie blouse sur un jean, ça fait tout de suite son effet, y compris avec un gros gilet en hiver. Ayant cousu trois versions de la blouse Stockholm, j’ai eu envie de tester un autre patron d’Atelier Scämmit. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort avec cette blouse un peu ample et sans pince poitrine.

Avant de couper dans mes précieux, j’ai décidé de couper une toile normalement portable, en crêpe noir de chez Rascol. J’aime beaucoup le rapport qualité-prix de ce crêpe qui se coud très bien, je l’ai déjà cousu dans quatre couleurs! M’étant trouvée un peu serrée à la poitrine dans ma blouse Be Pretty réalisée en 38, j’ai coupé une taille 40.

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Cette fois-ci, j’ai fait ma bonne élève et j’ai réalisé ma couture en suivant le pas-à-pas vidéo proposé par la marque. J’ai appris pas mal de choses sur le plan technique : mon V est nettement plus réussi (mais pas parfait encore) et j’ai enfin réussi à réaliser la technique du fourreau ! Bon, ça n’a pas été facile du tout cette affaire. Au début, je n’avais rien compris du tout et mes pièces étaient impossibles à retourner. J’ai tout défait et visionné la vidéo au moins 10 fois avant d’y arriver. En fait, il manque une précision à mon avis essentielle : la couture sur tout le long des hauts extérieurs et doublure, d’assemblage avec la partie basse du top, passe elle-même par l’emmanchure. C’est donc assez difficile à réaliser et il faut prendre son temps car on fait passer toute la couture petit à petit par une des emmanchures. On a d’ailleurs intérêt à bien repasser les pièces avant pour éviter des petits plis.

Ensuite, je n’ai plus rencontré de difficultés techniques. J’avais initialement prévu les froufous aux poignets mais je n’étais pas totalement convaincue et surtout, cela a fait trop d’épaisseurs (trois épaisseurs de crêpe dont deux entoilées) pour une boutonnière à la machine. J’ai préféré finalement recouper en manches trois quarts toutes simples.

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Les ourlets des manches et du top sont cousus au biais rapporté (du liberty comme toujours). Je trouvais la longueur du top juste bonne et le biais rapporté permettait de ne pas perdre en longueur. D’ailleurs, sur une future version je rajouterai quelques centimètres en longueur. J’ai aussi gansé du même biais liberty les coutures d’emmanchures pour une finition nickel. C’est un peu plus long qu’un coup de surjeteuse mais c’est tellement plus joli et je trouvais dommage d’avoir le sentiment de bâcler les emmanchures en me limitant à un surjet.

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Je suis très contente de ma blouse Zéphir. Les finitions intérieures sont impeccables et ce crêpe noir a un beau tombé. Je trouve cette blouse très classe, sans faire endimanchée, et parfaite avec un jean ou un jupe. En plus, son ampleur est idéale pour les soirées raclette qui vont bientôt commencer 😉

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Il y aura d’autres versions et sûrement une version robe, il faut juste que je réfléchisse à mon prochain tissu!

Décontracté du sweat

Après avoir cousu le patron de chino le culotté des beaux gosses, j’ai eu envie de me lancer dans la couture du décontracté. Dès sa sortie, j’ai aimé son allure un peu sportive et sa ligne. Sweat à capuche avec poche kangourou ou tout simple avec une encolure ronde, c’est le basique idéal pour une garde robe masculine.

J’ai rapidement acheté le patron pour coudre une version pour l’anniversaire de chacun de mes frères (en mars et en mai) et comme souvent j’ai laissé traîné. Seulement, Noël va arriver et j’ai eu honte de mon délai de retard. D’un seul coup, j’ai attaqué les deux sweats en même temps. J’ai pas mal joué à Tétris mais j’ai réussi à caser toutes les pièces en double dans un coupon de deux mètres de maille merveilleuse de Mamzelle fourmi. Ce tissu a l’avantage d’être en très grande laize (180) et d’avoir un rendu différent d’un molleton classique. En plus, ce coupon était dans mon stock depuis près de trois ans. C’était la combinaison parfaite!

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La couture du décontracté est assez simple et rapide, surtout avec une surjeteuse. Il faut prendre son temps pour bien placer les poches et les bâtir. La deuxième difficulté a été pour moi la couture de la capuche pour que les deux côtés soient bien bord à bord au niveau du milieu devant. J’ai eu le sentiment que le tissu était un peu détendu et fragile à ce niveau sur ma première version et je l’ai renforcé avec un morceau de thermocollant. Sur la deuxième, j’ai renforcé cette partie ab initio.

Sur ma première version, je n’ai pas compris comment réaliser l’ourlet et j’ai fait un ourlet classique. Sur la deuxième, j’ai fait plus attention et l’ourlet a été conforme aux instructions du livret. Je n’ai fait qu’une petite modification, coucher les marges de couture des épaules vers le dos et les surpiquer à l’aiguille double pour un bon maintien.

J’ai cherché du cordon gris assorti au tissu mais j’ai dû me rabattre sur du cordon kaki. Au final, je trouve le contraste très sympa et cela réveille le gris du tissu. J’ai aussi testé pour la première fois la pose d’oeillets au marteau (ma table s’en souviendra) et j’ai trouvé ça plus simple qu’avec la pince Prym.

Le décontracté

Le rendu de ces décontractés me plaît beaucoup. C’est un modèle sympa, facile à porter et à assortir, et qui trouve sa place dans toute garde robe masculine. C’était la première fois que je cousais pour mes frères et je suis satisfaite du résultat. Malheureusement, je n’ai pas de photos du pull porté :-(

Le décontracté

Le décontracté

Seulement, après avoir fini mes deux décontractés et compris que mon amoureux en voulait un aussi , j’ai eu envie d’en coudre un pour moi. J’ai donc décalqué à nouveau les pièces pour avoir une taille M et j’ai pioché dans mon stock un beau molleton acheté il y a deux ans chez Atelier Brunette. J’avais eu un coup de coeur sur ce tissu à la sortie mais je n’arrivais pas à l’imaginer dans un projet. D’un coup, ça a été l’illumination, le gris avec des pois roses irisés casseraient le côté masculin de ce modèle.

Le décontracté

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Evidemment, la troisième réalisation dans la foulée a été très simple surtout que ce molleton est très facile à coudre. Je me suis fait plaisir en bordant l’ourlet de la capuche d’un biais liberty à cheval. Cette finition est bien plus jolie que le simple surjet et permet de jouer la carte girly à fond.

Le décontracté

Deuxième petite modification, je n’ai pas mis de cordon à la capuche. Je ne m’en sers jamais sur mes sweats du commerce et je me suis évité une nouvelle pose d’oeillets ou la couture de boutonnières. Troisième modification, j’ai ajouté des bracelets de manche et une bande de taille pour un esprit plus sportswear. Dernière modification, j’ai ajouté un centimètre en largeur à chaque côté de capuche pour les faire se croiser légèrement au niveau du milieu devant.

Gros coup de coeur pour ce sweat doudou, tellement agréable et réconfortant à porter et je me blottis dedans dès que je le peux. je suis ravie de mon choix de tissu qui allie le plaisir du porter et la réduction du stock (excellente excuse pour le reconstituer).

Le décontracté

Le décontracté

Le décontracté

Le décontracté

Je crois que je vais bientôt avoir l’occasion d’en coudre une quatrième version pour mon amoureux mais d’ici là, je dois trouver un patron équivalent pour mes lutins!

Raphaëlle de rentrée

Après des vacances tardives, la rentrée est arrivée très vite! Nouvelle ville, nouveau job, nouvelles écoles, heureusement, j’avais tout anticipé. Les cartables étaient prêts, les nouvelles chaussures achetées, les tenues lavées, bref c’était nickel. Et pour couronner le tout, j’avais cousu ma robe de rentrée avant le départ en vacance (pas folle la guêpe).

Pour mon premier jour de travail, j’ai choisi la robe Raphaëlle de la jolie marque Chez Machine, créée en partenariat avec Addictiph. Cette robe a une jolie ligne avec son col chemisier et ses fronces parfaitement dosées. Et puis, j’ai été particulièrement sensible à l’histoire de cette robe, à la pudeur et la dignité de Tiphaine. Elle a su trouver les mots pour parler du deuil périnatal avec justesse quand très souvent, on se retrouve isolée et étouffée par le silence quand on vit ce drame. J’ai donc choisi avec une émotion particulière de coudre cette robe.

Avant de couper dans certains de mes précieux coupons, j’ai réalisé cette première version dans un crêpe bleu de Rascol. Il était intitulé bleu jean sur le site mais c’est plutôt un coloris pétrole profond.

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Cette robe se coud facilement et Tiphaine a prévu un pas à pas avec photo sur son blog pour la partie délicate de la couture des cols. J’admets volontiers que sans ce tutoriel, j’aurais eu beaucoup plus de mal à le monter. D’ailleurs, j’ai pris mon temps en bâtissant à la main le col avant de le piquer.

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Exception faite du col qui est la partie technique et délicate de la robe, les boutonnières ne comptent plus ma machine les faisant gentiment toute seule, le montage est simple et le livret très précis. J’ai choisi de couper une taille 38 et ça convient parfaitement. En revanche, la robe était un peu longue à l’essayage final et j’ai raccourci les jupes de 8 cm.

Si ce coloris bleu uni est assez simple (et facile à assortir avec ma garde robe), j’ai soigné les jolis détails. J’ai utilisé des boutons provenant de la boutique Liberty à Londres qui attendaient le bon projet depuis 3 ans.

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Et surtout, j’ai enfin profité des points broderies de ma machine et fait un joli ourlet brodé aux manches et aux jupes. C’est très joli mais c’est très long à faire (le mieux est de bâtir les ourlets à points larges pour ne pas être gêné pour retirer les épingles. Attention, c’est très gourmand en fil (mieux vaut avoir une cannette pleine, contrairement à moi) et la broderie n’aime pas les épaisseurs. Du coup, j’ai arrêté ma broderie à 2 cm de chaque couture d’assemblage de côté et repris un point droit sur ces 4 cm avant de reprendre la broderie.

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Cette robe est très agréable à porter et la coupe est flatteuse, féminine, tout en étant compatible avec le travail (un gros bon point pour moi). J’aime beaucoup la proportion des fronces qui évite l’effet montgolfière, surtout avec mes hanches larges. En revanche, les poches ne se placent pas bien et ont tendance à se mettre côté jupe arrière. Je crains que ce ne soit du à ma morphologie et je ne suis pas sûre de les garder sur une deuxième version.

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Il n’y a plus qu’à couper dans un de mes précieux pour coudre la deuxième!

Arsène numéro 4

Des fois, on a juste envie d’une cousette rapide, sans prise de tête. et pour cela, le tee shirt Arsène de la marque Chez Machine (patron gratuit en plus) est parfait. Deux semaines après la reprise du boulot, j’ai enfin trouvé le temps et l’énergie de me coudre un petit projet. J’ai ressorti Arsène et choisi un coupon de jersey à motifs oiseaux, coup de coeur de ma virée au marché aux tissus d’Arras l’an dernier. Je porte rarement du jersey à motifs mais celui-là m’avait tapé dans l’oeil et j’ai farfouillé dans les bacs jusqu’à en trouver un coupon (ouf).

J’ai repris mes premières modifications : encolure remontée de 2 cm, ligne d’épaule allongée d’1 cm et j’ai enlevé les arrondis du bas. Ils donnent beaucoup de charme au modèle mais je voulais une coupe très simple avec ces motifs. J’ai donc simplement rallongé les côtés et tracé une ligne droite en prolongeant la ligne du bas du tee-shirt avant les arrondis. Côté bande d’encolure, j’ai découpé une bande de 5 cm de largeur et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 selon les conseils de Marie Poisson. J’ai été très vigilante à répartir des pinces tout le long de l’encolure (et non uniquement aux 4 repères) et ça m’a plutôt réussi.

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La couture a été très rapide, ce jersey a une belle tenue et se coud sans se déformer. Ma grande fierté a été la bande d’encolure, cousue à la surjeteuse pour un résultat bien propre. D’ailleurs, je ne couds plus d’encolure relevée qu’avec du jersey ayant un peu de tenue. Pour du jersey viscose ou modal, je préfère l’encolure rabattue et surpiquée, plus facile à maîtriser avec des tissus mous et qui se déforment facilement. Enfin, un petit coup d’aiguille double pour maintenir l’encolure en place et former les ourlets.

teesh Arsène

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teesh Arsène

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Et voilà un tee-shirt cousu en 01h30, coupe comprise qui égaiera des jeans ou des jupes unies avant l’arrivée inévitable de l’automne et des vêtements doudous !

Marche à suivre, le parfait petit short de plage

Autant j’aime être en vacances, autant je déteste les préparatifs et la veille du départ. Traditionnellement, je me charge des bagages et mon amoureux de la majeure partie de la conduite. Seulement, je déteste toujours faire les bagages. C’est long, j’ai toujours peur d’oublier quelque chose, je change d’avis sur le contenu des valises… Du coup, je procrastine et je les fais toujours au (tout) dernier moment. Cette année, je n’ai pas dérogé à mes habitudes et, dans un élan d’optimisme, j’ai décidé que les bagages ne me prendraient qu’une heure et boum, je me suis coupé un petit short dans les chutes de chambray de ma robe Aime comme Martine (et oui, des chutes d’il y a déjà deux ans).

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Je voulais un petit short tout simple, une couture rapide sans prise de tête et le patron Marche à suivre de Aime comme Marie en version Shorty m’est apparu tout indiqué. Quatre pièces à coudre, des surjets, des ourlets à double rentré et un élastique à insérer, parfait pour une cousette en deux heures top chrono! J’ai décalqué une taille M, et rallongé le short de 3 cm par rapport à ce qui est prévu. Trop court, je sais que je n’aurai pas assumé.

Bon, j’ai été raisonnable, j’ai attaqué la couture après avoir fini les bagages, un peu tard mais on est motivé ou on ne l’est pas! Le montage est hyper rapide et le plus long a évidemment été l’insertion de l’élastique. J’ai toujours du mal à les insérer sans les vriller et cette fois-ci n’a pas dérogé à la règle. J’ai du m’y reprendre à deux fois pour un élastique inséré bien à plat, d’ailleurs, si quelqu’un à une astuce magique, je suis preneuse 😉

Comme je n’avais pas le temps de laver mon short avant le départ, j’ai fait tous mes repères avec un reste de savon qui a le bon goût de s’effacer après un bon coup de centrale vapeur! Et zou, à 23h30, mon nouveau short était glissé dans ma valise. Alors bon, quand le réveil a sonné à 02h00 du matin, je ne faisais pas la fière…

Cependant, ce petit short de dernière minute s’est révélé être le short idéal pour les vacances à la plage. Vite enfilé, vite retiré sur le maillot, un petit top, des sandales et c’était parti! Je crois que c’est le vêtement que j’ai le plus porté durant mes vacances et il s’entend à merveille avec mes tops ségurs, mes teesh Arsène et mon sac Malo. Et taillé dans des chutes, c’est une cousette hyper rentable ! Il est très peu gourmand en tissu et tient sur un tout petit métrage, toujours bon à savoir.

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Maintenant, je vais attaquer la version longue et avec poches car je manque cruellement (façon de parler) de pantalons d’intérieurs doudous et l’automne s’approche à grands pas…

Mes tops Ségur

J’adore me coudre des petits hauts d’été. C’est rapide, facile à faire et peu gourmand en tissu. On peut donc facilement se faire plaisir avec un beau tissu. Et puis, porter du coton tout léger, c’est tellement agréable en été! Depuis que je couds, j’ai déjà cousu 3 versions du Miss de Aime comme Marie. J’aime beaucoup ce modèle, intégralement doublé pour de belles finitions, mais l’absence de pinces est le point noir à mon goût. Je préfère de loin les pinces sur du chaîne et trame, qui structurent la silhouette.

J’ai tout de suite accroché sur les premières photos du Top Ségur de Cozy Little World, avant même sa sortie. J’ai résisté un bon mois et j’ai acheté le patron. J’aime beaucoup ce type de patrons qui proposent de nombreuses versions. Et puis, les tutoriels vidéos commencent à arriver sur Youtube sur les versions complexes.

J’ai choisi la version de base pour débuter. Dès que j’ai eu l’occasion, j’ai découpé une première version dans les chutes de crêpe marine de ma blouse Stockholm. C’était parfait car il y avait exactement le bon métrage sans laisser de chutes. Suivant les conseils du livret, j’ai bien pris mes mesures et découpé un 36 en haut qui s’élargit en un 38 à la taille.

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Alors la couture est très rapide, en deux petites heures, j’avais cousu ma première version. Le plus long a finalement été la couture des ourlets car mes marquages au savon avaient fondu durant le repassage des coutures au fur et à mesure 😉 Par erreur, j’ai allongé les bretelles de 2 centimètres (je n’avais pas vu que les marges de couture étaient incluses) et cette longueur me convient mieux à l’essayage.

Top Ségur

A peine fini, j’ai essayé mon top Ségur et j’ai été séduite! Je trouve que l’ampleur est absolument parfaite pour l’été, ni trop serrée, ni trop ample avec une découpe élégante. Il s’associe aussi bien avec un pantalon qu’avec une jupe et notamment ma Aime comme Melrose, le petit top basique à avoir dans sa garde robe quoi! En plus, il m’a permis de faire un bel à bas les chutes!

Top Ségur

Top Ségur

Top Ségur

Top Ségur

Top Ségur

Top Ségur

J’étais lancée et j’ai découpé une deuxième version dans un coton des coupons de Saint Pierre. Il s’agit des chutes de ma première chemise Aime comme Madame. Le coton est un peu raide au début mais au dur et à mesure des lavages, il s’est assoupli et est très agréable à porter. Et cet imprimé fleuri est parfait pour l’été. J’avais très envie d’une version avec basque mais je craignais l’effet montgolfière du coton. La version boutonnée me plaisait bien aussi mais je craignais qu’avec l’imprimé, on ne voit pas le boutonnage. Je suis donc restée sur ma version de base, juste allongée de 2 centimètres. Le rendu n’était pas exactement le même et je trouvais mon top un peu trop large, j’ai donc repris un petit centimètre de chacun côté pour l’ajuster et c’était impeccable. Là aussi, j’aime beaucoup cette version.

Top Ségur

Top Ségur

Top Ségur

J’ai voulu tenter la robe à basque… Et elle a fini à la poubelle (oui, les échecs ça arrive aussi). Le haut était absolument parfait, boutonné et totalement doublé mais la basque faisait un effet montgolfière, (malgré ma jolie viscose), pas du tout mais alors pas du tout flatteuse. Les fronces étant cousues à la laminette, cela était très compliqué à défaire encore une fois et, à la réflexion, le choix du tissu n’était pas le bon, il ajoutait trop de lourdeur. Cette version robe ne correspond ni à ma morphologie, ni à mon style. Si je devais la retenter, je réduirai largement l’ampleur de la basque. Je pense qu’il y aura une version top à basque mais avec plusieurs toiles pour valider les modifications sur la basque.

Malgré cet échec,je suis fan de mes blouses ségurs et je sais que je testerai les autres versions… l’été prochain!

Melrose et Arsène

Grande fan de Aime comme Marie, je suis la marque sur Instagram et il y a quelques jours, j’ai eu un coup de foudre pour la tenue de Marie, une superbe jupe longue. J’ai immédiatement cherché le patron de cette jupe Melrose et découvert que ce patron était offert sur le site. Sitôt vu, sitôt téléchargé, imprimé et scotché, mais avant de la coudre, j’ai regardé le cours d’Artesane et France Duval Stalla sur la couture des élastiques acheté aux soldes d’hiver. Grand bien m’en a pris car je n’avais jamais aussi proprement cousu d’élastique avant !

Pour réaliser ma jupe, j’ai décidé d’être raisonnable et de piocher dans mon stock : du jersey petit bateau milleraies (une super trouvaille de ma belle soeur chez son marchand de tissus attitré) et de l’élastique France Duval Stalla acheté il y a près de deux ans en flashant sur sa couleur mais sans trop savoir quoi en faire.

La réalisation est assez rapide, je dirai environ deux entre trente car j’ai pris mon temps pour l’élastique. Je n’ai fait qu’une modification, rallonger un peu la bande d’élastique pour pouvoir respirer en mettant ma jupe 😉 Sur la prochaine version, je pense que je la raccourcirai de 3 cm pour éviter que ma jupe ne traîne par terre. En revanche, quel bonheur à porter cette jupe ! La découpe devant est très féminine et permet de marcher facilement, je suis fan!

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Le bel élastique :

Aime comme Melrose

J’ai découpé deux tee-shirts Arsène, également des patrons offerts, mais par la marque Chez Machine cette fois. J’avais réalisé ce modèle un peu loose en septembre et je l’ai beaucoup porté. C’était donc l’occasion d’en coudre d’autres. J’ai coupé dans des jerseys lurex achetés chez Motif personnel ce printemps. Ils sont très doux, souples, donc un peu capricieux à la couture 😉

J’ai légèrement modifié le patron en restant sur une taille 38 : l’encolure est remontée de deux centimètres au niveau du décolleté et j’ai allongé la ligne d’épaule d’un centimètre vers le cou pour cacher mes deux bretelles de soutien gorge. J’ai également rallongé le tee-shirt de 5 cm. Comme toujours, ma grande difficulté a été de réaliser l’encolure.

J’avais d’abord mal calculé l’élasticité de mon jersey et ma première bande était trop courte. J’ai recommencé mon calcul et elle était bien régulière mais trop lâche. J’ai à nouveau recommencé et changé de technique : une bande d’encolure rabattue plus facile à maîtriser. Elle est cousue sur l’envers puis repliée sur l’endroit et surpiqué au tee-shirt pour assurer son maintien. C’est définitivement la technique que je maîtrise le mieux.

Sur le tee-shirt blanc, j’ai recommencé trois fois par surpiqûre à l’aiguille double pour qu’elle soit régulière. Sur le tee-shirt rose, après plusieurs tentatives non satisfaisantes, je me suis limitée à une surpiqûre simple bien régulière. Pour les deux surpiqûres, j’ai allongé le point à 30 millimètres et le résultat est très propre.

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Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

L’association de ces deux patrons gratuits me plaît beaucoup et il va falloir que je trouve le temps de coudre une deuxième jupe Melrose. C’est la parfaite tenue pour la plage à assortir avec un maillot de bain. Et pour faire plaisir à mon amie Léna, je la porterai aussi avec un haut plus ajusté pour montrer ce bel élastique 😉