Plantain d’automne

Le plantain est sûrement un des patrons qui m’a fait sauter le pas de la couture. J’aime beaucoup porter des tee-shirts en jersey et la perspective de pouvoir le décliner dans toutes les couleurs me séduisait. Seulement voilà, je me suis lancée dans sa couture au bout de deux tous petits mois de couture. Ce projet avait été épique, une semaine entière pour coudre l’encolure! Il faut dire que l’encolure en jersey comme premier projet de vêtement, il fallait oser! J’avais fini par réussir à le coudre en entier même s’il est très perfectible. Je porte mon plantain pour dormir mais je n’arrive pas à m’en séparer, mon premier vêtement quand même!

Je n’avais jamais réitéré car je l’avais coupé trop grand et je le trouvais trop décolleté, trop court et trop évasé à la taille. Bref, le plantain et moi c’était fini. Seulement, Deer and doe a sorti une deuxième version du plantain (toujours gratuite), moins évasée, avec un décolleté modifié. Je n’ai pas résisté à l’envie de tester à nouveau le patron. Par sécurité, j’ai rallongé le tee-shirt et les manches de 5 cm en suivant les lignes prévues à cet effet.

J’ai décidé de le coudre dans le superbe jersey de coton noir acheté chez Little fabrics. C’est ma première commande chez eux et ce n’est sûrement pas la dernière! Ce jersey est très doux, avec une tenue et un tombé au top, bien souple. C’est une très belle qualité. J’ai décidé d’égayer mon plantain avec des coudières maison en liberty capel moutarde. L’arrondi n’est pas parfait mais elles me plaisent beaucoup. J’ai thermocollé mes coudières avec de la vlieseline bi-élastique pour plus de tenue et de souplesse.

J’ai voulu faire confiance au patron avec la bande d’encolure. Seulement, ça n’a pas fonctionné. L’encolure n’était pas du tout régulière. J’ai décousu et recoupé une deuxième bande d’encolure, en appliquant la méthode de coudre le stretch. Pour plus de sécurité, je l’ai d’abord cousue à la machine à coudre et ensuite, je suis repassée avec la surjeteuse. Ce n’était toujours pas assez parfait à mon goût. Mon amoureux trouvait que je pinaillais mais je n’étais pas satisfaite. J’ai à nouveau décousu ma bande, recoupé une bande d’encolure et je l’ai cousue selon la méthode de l’encolure rabattue. C’est celle que je maîtrise le mieux et je suis satisfaite cette fois-ci du résultat.

Plantain

Plantain

Plantain

Alors j’aime beaucoup ce deuxième plantain et mon tissu de folie n’y est pas pour rien. La ligne est très jolie et la coupe très féminine. Je suis donc réconciliée avec le plantain sous réserve de remonter un peu l’encolure sur les prochaines versions. En effet, l’encolure rabattue fait perdre quelques centimètres par rapport à l’encolure originale. Sous réserve de cette petite modification, il y aura d’autres plantains (d’autres coupons sont déjà prévus)!

Plantain

Mon inédite

J’aime beaucoup les patrons de la jolie girafe.Les modèles sont jolis, bien expliqués et à prix tout doux. Je surmonte donc régulièrement ma crainte du pdf pour craquer sur ses modèles. Après trois réalisations du basic 3 ici, ici ou ici, j’avais flashé sur l’inédit. L’encolure originale me plaisait beaucoup. Je réfléchissais depuis un moment au choix du tissu quand la réponse est venue d’un coup : le sweat atelier brunette acheté lors de sa sortie. J’ai eu un coup de foudre sur les couleurs et l’imprimé mais évidemment, ce trésor est resté rangé de peur de le gâcher.

Et avec le retour de l’automne, j’ai eu envie de douceur et de chaleur. J’ai donc décidé de me coudre l’inédit en version robe. Le scotchage, découpage du patron a été laborieux. J’avais acheté du masking tape chez hema, attirée par son prix et bien, j’ai regretté. Il ne tient pas du tout et j’ai du tout rafistoler au scotch (perte de temps maximale). Pour la parementure, j’ai découpé de la viscose linna morata, dans les chutes du Moelleux offert à ma mère. Suivant les conseils du livret, j’ai rajouté 2 cm en longueur et 2 cm sur la largeur de la bande de finition de la robe mais elle supporterait encore quelques centimètres de plus.

J’ai attaqué tranquillement le montage en plusieurs temps. J’ai jonglé entre la machine à coudre et la surjeteuse selon les coutures à réaliser. Je préfère nettement utiliser la surjeteuse pour les tissus mailles mais certaines coutures étaient trop minutieuses pour être réalisées avec elle.

La couture du passepoil m’a évidemment pris du temps pour qu’elle soit bien réussie. L’utilisation du formband aide nettement à réussir cette étape. J’ai beaucoup aimé l’association avec mes parementures et c’est le genre de petit détail que j’aime soigner.

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La couture de la robe est très simple et il suffit de se laisser guider par les nombreux crans de montage. J’ai un peu galéré sur ce coup-là car j’avais coupé le projet il y a quinze jours au moins. Mes marquages au savon en ont un peu souffert mais rien de tragique. En deux heures environ, j’avais fini le reste du montage.

J’ai légèrement modifié les manches, en rajoutant des bracelets de manche d’une largeur de 10 cm, et calculé leur largeur selon les indications de « Coudre le stretch ».

L'inédit

L'inédit

L'inédit

L'inédit

Je suis séduite, conquise par cette robe. J’aime beaucoup cette encolure et ne regrette pas de l’avoir passepoilée (j’avais un peu peur que ce soit too much).

L'inédit

C’est une vraie robe doudou et l’alliance entre le patron et cette merveille de sweat Atelier Brunette y est pour beaucoup. Avec un collant opaque, je peux la porter au boulot même si 5 centimètres de plus n’auraient pas été de trop. Elle s’accessoirise très facilement avec une paire de baskets, de boots ou de talon (grrr je n’ai plus de bottes noires).

Avec les bottines à talons :
L'inédit

Avec les boots plates :
L'inédit

Bref, je suis très contente de cette cousette. Il me reste un joli coupon de sweat atelier brunette gris pâle à pois roses clairs irisés, je vais devoir décider quoi en faire…

Arsène

Le tee-shirt Arsène est sorti l’an dernier, un patron gratuit offert par la marque c’est Machine. A l’époque, un joli concours avait été organisé sur Instagram mais je n’avais trouvé ni le temps ni la motivation pour y participer… J’ai cependant téléchargé ce patron. Et oui, un patron de tee-shirt en jersey et gratuit, je ne passe pas à côté.

Il y a peu, j’ai eu besoin de douceur pour une journée difficile. Coudre un tee-shirt doudou pour l’affronter m’a paru être une bonne solution. J’ai donc attaqué Arsène. J’ai suivi les conseils sur Instagram et décalqué une taille en dessous du tableau de mensuration pour limiter l’effet loose. J’ai découpé mon projet dans un jersey anthracite tout doux de Mamzelle Fourmi (promis, je n’ai aucune action chez elle). Ayant envie de réveiller un peu ce gris, j’ai décidé de coudre des surpiqûres contrastées.

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Le montage est très simple et rapide et l’originalité du modèle réside dans ses découpes sur le côté. L’ourlet est cousu avant d’assembler le devant et le dos. Ensuite, comme d’habitude, la difficulté est dans l’assemblage de la bande d’encolure en jersey. Je progresse sur la technique même si ce n’est pas encore parfait… je suis franchement plus à l’aise avec les encolure rabattues.

teesh Arsène

teesh Arsène

teesh Arsène

teesh Arsène

Ce tee-shirt a été cousu en une petite soirée avec ces surpiqûres qui me plaisent beaucoup. Arsène est très agréable à porter mais un peu court à mon goût. A refaire, je le rallongerai de 5 à 8 cm mais c’est un bon basique qui sera porté! La coupe est seyante et le côté loose est top pour les week-ends avec mes lutins :-)

Port trousers – septembre de ma garde robe capsule 2017

J’ai cousu un pantalon ! Non, mais j’ai cousu un pantalon! Avec braguette! J’admets, il n’est pas parfait (c’est le principe de la toile, je sais) mais pour moi, c’est une petite révolution. Le pantalon, c’est typiquement la pièce que je pensais ne jamais coudre (en tous cas pour moi). Je suis très difficile pour choisir un jean ou un pantalon alors prendre un temps de dingue pour coudre une pièce que je n’allais pas porter, très peu pour moi! Et puis, Clotilde a lancé la garde robe capsule et j’ai décidé de me lancer. Il fallait donc oser affronter le pantalon.

Côté patron, j’ai assez vite choisi. J’hésitais entre le Safran de Deer and doe (avec les explications toujours limpides de Deer and Doe) et le Port trousers de Pauline Alice (le côté PDF me rebutait un peu, je l’avoue). Consulté, l’amoureux a haussé les sourcils « un pantalon taille haute? mais tu n’en mets jamais! » et la question a été tranchée, en route pour le port! Les versions des étoiles et des pois et de By Sandra’s hand ont achevé de me convaincre si besoin.

Première étape, le PDF : il est très bien fait, très clair mais il faut bien compter deux heures pour reconstituer la planche et les pièces. Il y a un bon point important à souligner : les marges de couture sont incluses à 1,5 cm. C’est un gain de temps précieux pour l’étape de la découpe des pièces. Studieuse, j’ai rallongé de deux cm, je mesure 1,67 m et le patron est prévu pour 1,65m. Là aussi, la modification est très facile à faire, il y a une ligne exprès.

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J’ai décidé de coudre une toile portable (optimiste à fond) dans un joli velours milleraies bleu, acheté aux merveilles du marché de Nogent via ma belle-soeur (je bave devant les trésors qu’elle y déniche). J’ai découpé les poches dans des chutes de Liberty et une jolie fermeture éclair bien solide dans la mercerie du coin. La découpe est un peu longue en reportant proprement les repères et en entoilant à l’issue la ceinture et les parements braguettes. Là aussi deux bonnes heures m’ont été nécessaires pour un travail soigné.

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Et ensuite, j’ai attaqué le montage. Et là, c’état le drame. Je ne comprenais rien au montage des poches, deux heures à coudre, découdre et recommencer. Au bord de la crise de nerfs, j’ai demandé à l’amoureux de jeter un coup d’oeil. 30 secondes plus tard : tu as fait ton repli dans le mauvais sens, regarde le schéma. Ah oui, dans le bon sens, ça marche… Donc pas de panique, les poches sont très bien expliquées, j’étais juste en mode (gros) bulot.

J’ai ensuite attaqué, les poches arrières. J’ai pris mon temps et bâti les poches et je ne regrette pas. Cela m’a permis de les coudre de manière très propre et j’ai d’ailleurs renforcé les ouvertures par de petits triangles.

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Ensuite, j’ai attaqué la braguette. Là, j’avais le trouillomètre à zéro. C’était ma première. J’ai lu plusieurs fois le livret et cela s’est passé sans difficulté. J’ai découvert après couture le pas à pas en photo sur le blog de Pauline Alice…

La couture de la ceinture m’a semblé simple mais au final, il y avait un petit bec. En effet, le parement ne masquait pas totalement la braguette et j’étais assez déçue. J’ai décousu, bien repositionné mes pièces et c’était nickel. En revanche, je suis moins satisfaite de l’intérieur, j’ai eu beau bâtir, ma ceinture intérieure ne couvre pas parfaitement les premières coutures. Sur une prochaine version, je pense ne faire le repli qu’à 1 cm et non à 1,5 cm comme préconisé dans les instructions et la border de biais à cheval.

L’ourlet ne pose aucune difficulté, je me suis juste assurée que mes deux jambes étaient bien à la même longueur après couture en recoupant proprement à 73 cm de la couture jambe. C’est typiquement le genre de bêtises que je fais…

Et enfin, la couture du bouton : je n’avais pas de bouton adapté et je n’en avais pas trouvé dans les merceries du coin. J’ai trouvé mon salut dans les boutons en rabs vendus avec les manteaux de mes enfants (#mèreindigne). Ce bouton sergent major m’a tout de suite tapé dans l’oeil et a fini sur mon pantalon (le manteau ne va plus à Pépette la chouette depuis au moins trois ans).

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Et Tadammmm

Port trousers

Port trousers

Les fameuses poches :

J’ai fini le projet un peu en retard, pile le dernier jour du mois. J’avais eu une semaine de dingue et finir ce projet ambitieux de manière satisfaisante, c’est déjà énorme. Je suis hyper fière d’avoir cousu mon premier pantalon. Il n’est pas parfait, j’en ai bien conscience mais je le vois comme une vraie progression en couture. Je sais déjà qu’il y en aura un deuxième très vite car je ne veux pas rester sur les petits défauts. Octobre sera chargé car je dois aussi coudre le projet veste (initialement pour septembre mais je vous en dirai plus le mois prochain) et coudre les pyjamas promis aux lutins…

Allez une petite dernière pour la route, parce que j’avoue, je me la pète, j’ai cousu un pantalon!!!

Port trousers

Belle Île pas en mer

Lorsque j’ai débuté la couture, j’avais acheté la box des couturières éditées par Aime comme Marie et Ernest est Céleste. Cela m’avait semblé une bonne idée et la garantie d’avoir un tissu adapté à un patron, le côté surprise ne me gênait pas à l’époque. Au final, j’ai utilisé le tissu pour un autre patron, je n’ai jamais réalisé le patron de la box et j’ai adoré la trousse dans laquelle je range mes biais, passepoils et rubans.

Depuis, j’avais résisté aux autres box et notamment les box Aime comme Marie. Les patrons sont toujours disponibles avec un peu de délai et puis l’intérêt de la couture est de pouvoir intégralement choisir son vêtement, y compris le tissu et la mercerie. Seulement, j’ai flashé sur la box Belle Ile quand elle est sortie. J’adore les robes, le tencel, les détails en lurex et les coupes boulot compatibles pour l’été. Cette box avait tout bon et je n’ai pas hésité avant de la commander.

Elle a patienté, un peu trop, car mon projet de robe à partir de la blouse la brune s’est révélé beaucoup plus long que prévu à coudre. Juillet et août sont passés avec les vacances et, optimiste sur le temps, je l’ai découpée fin août. Evidemment, le temps s’est gâté avec de la pluie battante, des températures en chute… J’étais peu motivée pour coudre ma robe, sachant que j’allais sûrement attendre l’été prochain pour la porter.

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Seulement, le tencel, une fois coupé, ça a tendance à s’effilocher. Je devais donc m’atteler à sa couture. Bon, je vous le dis tout de suite, cette robe n’est pas adaptée aux débutantes et elle est plus complexe qu’elle n’en a l’ait à première vue. La couture des fronces n’est pas évidente sur ce tissu et je suis moyennement satisfaite des miennes.

Les empiècements devant, intérieur et extérieur, sont très jolis et offrent des finitions impeccables. Seulement, la technique n’est pas si simple à maîtriser, même en suivant attentivement les tutoriels vidéos détaillés proposés par le blog de 36 bobines, partenaire d’Anne Kerdiles couture pour cette box. D’ailleurs, j’ai rajouté des petits morceaux d’entoilage thermocollants sur l’envers au niveau des crans de montage car je trouvais que cela conduisait à coudre très près du bord des pièces à ces endroits. On verra si l’avenir me donnera raison…

Ensuite, ça a été le festival des erreurs. Je n’ai pas arrêté de faire des erreurs d’inattention, de coudre, de découdre, et éventuellement de refaire mes erreurs (pour coudre les bustes ensemble, les poches, les surpiqûres etc). Je crois bien que j’ai fait toutes les erreurs possibles! Je n’arrivais pas à bien me concentrer et cette couture a été poussive, sur une semaine entière…

La couture de la fermeture invisible a été un peu laborieuse aussi. J’ai pris le temps de la bâtir et ça n’est pas du luxe. Parfois, il vaut mieux perdre du temps pour en gagner ! Le raccord en haut de la robe au-dessus de la fermeture s’est fait sans difficulté mais en bas, ça a été une autre histoire. Après plusieurs coutures insatisfaisantes, découd-vite et rebelote, j’ai opté pour raccourcir la fermeture (après essayage sur la bête bien sûr). En effet, je n’ai pas pu coudre aussi près de la fin du zip que je l’aurais voulu. J’ai donc fermé les côtés de la robe, en enfermant aussi le bas du zip à partir de mon point d’arrêt. Au final, cette solution est très adaptée. Ma fermeture éclair est vraiment invisible et c’est une vraie satisfaction personnelle.

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Et enfin, j’ai attaqué les finitions. Je n’avais pas beaucoup aimé la technique des empiècements avec le repli d’un cm sur l’envers avant de piquer. C’est assez difficile à manier et je préfère de loin ganser mes parementures de biais à cheval pour des finitions nettes. J’ai donc préféré finir les emmanchures avec un biais rapporté, c’est une technique que je maîtrise beaucoup mieux. J’ai farfouillé dans mon stock et pris du baisi première étoile couleur lie de vin. Il m’en restait assez pour faire l’ourlet de la jupe. Le tencel est un tissu qui bouge beaucoup et le biais rapporté me sécurise pour faire les ourlets sur les tissus très fluides.

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Et j’ai fini par la couture à la main des boutons décoratifs. Je n’ai pas fait de vraies boutonnières sachant que la robe s’enfile avec le zip sur le côté. Je n’ai pas voulu prendre le risque de massacrer ce travail laborieux, de longue haleine surtout pour des boutonnières uniquement décorative.

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

La couture a donc été très longue et poussive. Au final, le seyant de la robe me plaît beaucoup. Elle est peu décolletée donc compatible avec le travail en été et c’est un très bon point. Le tissu est très léger donc je pense bien la rentabiliser. Pourtant, je ne suis pas totalement satisfaite. Je trouve que mes fronces manquent de fluidité, j’ai eu du mal avec ce tissu. Je préfère de plus en plus faire mes fronces avec de la laminette qui donne un résultat plus uniforme.

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C’est sûr, ma robe Belle Île, je vais la porter et la rentabiliser mais il n’y aura pas de deuxième version, je ne trouverai jamais le courage de réaffronter tous ces points techniques 😉

Le miroir se retourne

J’ai eu un vrai coup de coeur l’an dernier quand le patron aime comme miroir est sorti. Ce décolleté en V, boutonné dans le dos, est féminin et élégant, parfaitement à mon goût. Je m’étais d’ailleurs empressée de le réaliser ici. Je me suis dis quelques temps après que j’essaierai la version avec le décolleté sur le devant mais comme souvent, ce projet a été mis de côté puis oublié.

Avec l’arrivée de l’automne (voire de l’hiver vu les températures), j’ai été obligée d’admettre que les hauts légers de l’été devaient être rangés et de ressortir mon dressing d’hiver. Depuis un an, j’ai cousu régulièrement des tops et je les porte quotidiennement. L’envie de me coudre un nouveau top de mi-saison est revenue et au même moment, j’ai reçu en cadeau de ma grand-mère un coupon de cette merveilleuse viscose see you at six. En deux secondes, c’était plié, ce serait un miroir avec le V devant.

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La préparation de la couture a été presque aussi longue que la couture elle-même : décalquage des pièces, découpage du tissu, entoilage des parementures et surtout surjet de toutes les pièces et rentré des chaînettes de surjet (ouf)! L’opération totale m’a bien pris trois heures.

Aime comme miroir

La couture de cette blouse est assez rapide. Le livret est très clair, il n’y a pas de grosse difficulté technique et il suffit de se laisser guider pour la monter sans difficulté.

Un biais d’encolure se rattache aux parementures du boutonnage pour une finition très propre :
Aime comme miroir

Comme d’habitude, j’ai passé plus de temps sur les emmanchures, une bonne heure pour un résultat propre. Ensuite, le plus long a été de coudre les boutons. J’étais initialement partie sur des boutons en nacre (comme toujours) et j’ai ensuite hésité avec des boutons en bois gravés achetés à Londres chez Liberty (je n’avais pas acheté de tissu, j’avais bien droit à des boutons non?). N’arrivant pas à trancher, j’ai posté les deux photos sur Instagram et le résultat a été sans appel : boutons en nacre (mon amoureux était pour les boutons en bois).

Les boutons en nacre :
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Les boutons en bois :
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Contrairement aux préconisations du patron, j’ai cousu sept boutons (et non six comme indiqués). Je trouvais que cette disposition donnait un résultat plus harmonieux. Alors là, je suis très lente, entre le temps de placer les boutons, de noter les repères de couture et de les coudre, cela m’a pris presque deux heures…

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Je suis enchantée de cette jolie blouse. Elle tombe parfaitement (j’ai coupé un S conformément aux préconisations du tableau) et est très agréable à porter. Cette viscose est une merveille, facile à coudre, très douce sur la peau et un tombé souple. Bref, c’est une combinaison gagnante. Je suis vraiment conquise par ce patron et je réfléchis déjà à une troisième version (qui, comme d’habitude, sera cousue dans un an au moins…) Et je sens que la marque see you at six va devenir une de mes préférées…

Jolie Maëlle et Briac façon it robe

Vous savez déjà tout le bien que je pense de « Coudre le stretch », après avoir cousu déjà quatre versions du Briac (ici, ici, ici et ici), il me fallait forcément tester un autre modèle. Je me suis lancée sur le Maëlle avec un très joli jersey acheté en janvier dernier chez Mamzelle fourmi lors des soldes d’hiver. L’imprimé me plaisait beaucoup et je n’ai pas été déçue par la qualité du tissu, souple, un peu épais, avec de la tenue, bref, une très belle qualité!

J’ai découpé mon Maëlle en taille 38, ce qui correspond à ma taille habituelle. La bande d’encolure a aussi été découpée selon le patron, sans aucune modification. La couture a été très rapide et je ne suis pas peu satisfaite de ma bande d’encolure.

Coudre le Maëlle

Coudre le Maëlle

Les ourlets ont été piqués à l’aiguille double, avec du fil mousse dans la canette :

Coudre le Maëlle

Et j’ai surpiqué l’encolure :
Coudre le Maëlle

Ce Maëlle et très agréable à porter et s’associe parfaitement avec mes différents jeans. Je ne vois qu’une modification à faire sur une future version, surtout si c’est un sweat-shirt. En effet, j’ai choisi la version manches longues et elles font quasiment une longueur 3/4. Or, j’aime que mes manches soient bien longues en hiver. Je rajouterai donc une bonne dizaine de centimètres la prochaine fois.

Après avoir cousu mon Maëlle, je me suis lancée dans un Briac façon it-robe. Cette bidouille me trottait dans la tête depuis l’hiver dernier sans avoir eu le temps de m’y mettre. Initialement, je voulait faire une encolure bateau mais je me suis interrompue pendant ma découpe et en reprenant, j’ai fait une bêtise. Ceci étant, j’avais inversé les courbes d’encolure dos et devant et le résultat aurait peut-être été surprenant…

J’ai repris ma robe d’été chouchou et aligné la longueur du tee-shirt sur celle-là. J’ai ensuite découpé deux rectangles de 80 cm de largeur sur 40 cm de hauteur. La longueur des bas de tee-shirts mesurant 47 cm, j’ai découpé deux bandes de laminette de 49 cm en ajoutant deux centimètres pour les marges de couture. J’ai ensuite fait des repères aux quatre quart de mes jupes et de mes élastiques et cousu le tout au point zig zag. Et ensuite, j’ai cousu mes jupes aux bustes. Bon, je l’avoue franchement, c’est de la bidouille.

J’ai ensuite raccourci mes jupes de 10 cm (5 auraient été plus raisonnables pour être boulot compatible). Et pour la suite, rien de sorcier.

Coudre le briac façon it robe

Coudre le briac façon it robe

Coudre le briac façon it robe

La bande d’encolure est cousue endroit contre envers et rabattue sur l’endroit de l’encolure, puis piquée à l’aiguille double. C’est un peu plus long, mais ça garantit de jolies finitions avec un jersey qui roulotte comme celui-ci qu’avec une couture classique endroit contre endroit.

L’intérieur de l’encolure :

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Cette robe bidouillée est très agréable à porter, ce qui est en grande partie du à la belle qualité de ce jersey acheté à tout petit prix chez Mamzelle Fourmi. Un poil courte, je dois porter ma robe avec un legging ou un collant opaque pour rester décente. Et je crains qu’elle ne soit jamais boulot compatible 😉 Ceci étant, je l’aime vraiment bien cette petite robe et elle démontre encore une fois tout le potentiel du patron de base qu’est le tee-shirt Briac.

Et avec les chutes de ces deux projets, j’ai cousu un très joli tee-shirt pour Pépette la chouette, mais ce sera l’occasion d’un autre article 😉

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Double dose de cannelle

Le gilet cannelle, c’est LE gilet basique à avoir dans sa garde robe. J’ai cousu ma première version il y a deux ans, en sachant très bien qu’il y en aurait d’autres. Sauf que un projet en entraîne un autre et j’avais un peu oublié ce patron. Pour mémoire, c’est un patron de Christelle Beneytout.

Avec l’été et les vacances, j’avais envie d’un gilet facile à enfiler et à porter, s’accordant avec ma garde robe. Le gilet cannelle s’est imposé et j’ai puisé dans mon stock un jersey milano blanc acheté aux coupons de Saint-Pierre. Tout doux, il a une très belle tenue et se coud très facilement.

Cette fois-ci, j’ai lu attentivement les instructions. La première fois, je n’avais pas bien saisi comme fermer le col. Après avoir connecté tous mes neurones ensemble, j’ai compris la méthode (j’avoue, ce n’est franchement pas sorcier). En une soirée, j’avais cousu mon gilet. Les finitions à l’aiguille double permettent un rendu très net et un petit coup de ciseau cranteur permet de rendre l’intérieur parfaitement net.

D’ailleurs, les photos ont été prises en vacances (pas de piscine dans ma maison, snif)

gilet cannelle

En total look home made 😉

gilet cannelle

gilet cannelle

gilet cannelle

Comme il me restait un peu de temps avant le départ (quoi? il faut préparer les bagages), j’ai cousu dans la foulée une autre version dans un molleton rose poudré chiné lurex acheté sur un coup de tête chez Mamzelle Fourmi. En deux petites heures, il était fini et prêt à m’accompagner pour mes vacances.

gilet cannelle

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Et vous remarquerez en guest star, ma broche maison en tissage brickstitch selon un modèle de perles and co, en mode qui s’y frotte s’y pique 😉

gilet cannelle

Rien à dire sur ce patron, j’ai coupé un 38 pour mon 38 habituel. Il est effectivement ajusté aux bras mais ça ne me dérange pas, sachant que je ne les porte pas avec un pull dessous. Pari tenu pour mes deux nouveaux cannelles, je les ai souvent portés. Ils sont parfaits pour les soirées d’été un peu fraîches. Cette double dose de cannelle me ravit et je sais qu’il y aura encore des doses de cannelles dans le futur 😉

C’est la fête du slip – août de ma garde robe capsule 2017

Le mois d’août est arrivé et j’ai eu très peu de temps pour coudre mon projet mensuel. Il me fallait donc partir sur un projet rapide et j’ai choisi la lingerie. Initialement, je pensais coudre la culotte Nora de Petit patron mais j’ai eu un peu peur du contact de l’élastique direct sur la peau.

Au dernier moment, j’ai bifurqué vers la culotte bel air qui a fleuri sur la toile l’année dernière. Bien qu’ayant reçu gratuitement la version chaîne et trame l’an dernier, j’ai racheté le patron pour avoir l’extension en jersey. Je porte plus facilement des culottes en jersey et je ne regrette pas mon achat.

J’ai découpé une taille 40, je déteste être serrée dans mes sous-vêtements. Ma première culotte a été découpée dans un coupon de jersey offert par Mamzelle fourmi. Un joli jersey gris à pois blanc. J’ai un peu joué à tétris mais tout est passé. Le gousset intérieur a quant à lui été cousu dans les chutes d’un jersey blanc acheté aux coupons de saint pierre. Très doux, il s’abîme malheureusement au fur et à mesure des lavages. C’était donc idéal pour ce gousset. Et enfin, j’ai acheté les élastiques chez mercerie extra. Le service est ultra rapide et aux petits soins, tout ce que j’aime ! Et les élastiques sont de très belles qualités !

La couture est très rapide une fois qu’on a pris la main pour étirer l’élastique. Evidemment, ma canette s’est vidée, l’élastique a cassé, bref, cette première culotte a été un peu longue à réaliser.

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culotte bel air

culotte bel air

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J’ai ensuite voulu tester la version chaîne et trame en rentabilisant la fin de mon coupon de tissu angèle chez atelier brunette, utilisée pour un aime comme miroir, un aime comme miss, la doublure de mon short manège et d’autres petites cousettes.

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Pour la deuxième version, j’ai été beaucoup plus vite, forcément. Le rendu est très joli mais je suis moins fan de la culotte portée. La coupe me convient un peu moins.

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culotte bel air

culotte bel air

Et enfin, une dernière dans les chutes de mon trop top, ce jersey est tellement agréable à porter.

culotte bel air

culotte bel air

Evidemment, vous ne verrez pas les photos avec les cousettes portées cette-fois-ci 😉 J’avoue que je n’assume pas.

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Je me suis bien amusée à coudre ces culottes et j’ai même décidé de coudre des culottes et des boxers pour mes lutins. Là encore, la garde-robe capsule m’a fait repousser mes limites et j’en suis bien ravie. Maintenant, il va me rester les grosses pièces : la veste, le pantalon, la chemise et le pyjama, gloups 😉

Mini en Tencel

L’été arrivant, j’ai réalisé que je n’avais pas de jupette facile à enfiler et à assortir. Qu’à cela ne tienne, il me restait de belles chutes de mon Arum en Tencel. J’ai hésité entre une 1001 perles et une Mini et j’ai opté pour la seconde, plus rapide à réaliser.

Quelques chutes de tencel, une fermeture éclair et du biais Liberty Capel de mon stock et c’était parti. J’ai rapidement coupé ma jupe en M, sans marges de couture (ayant pas mal raboté les côtés de la version cousue cet hiver).

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Comme la dernière fois, j’ai gansé de biais liberty ma parementure, la finition est ainsi impeccable. J’ai eu un peu de mal à coudre ma fermeture éclair, mon tencel glissant beaucoup. J’ai donc bâti la fermeture et pris mon temps pour la coudre et cela s’est ensuite passé sans grande difficulté.

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Souhaitant des finitions impeccables, j’ai cousu les côtés en coutures anglaises. Seulement, ce tissu souple n’est pas élastique et ma jupe était un peu trop serrée. J’ai réfléchi et opté pour une bidouille qui avait déjà fait ses preuves : réduire l’ampleur des pinces. Je les ai réduites d’1/2 cm en largeur et c’était absolument parfait (ouf). Note pour plus tard : il vaut mieux un centimètre de trop que l’on peut facilement réduire sur ce modèle…

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

La taille est finie avec le biais liberty à cheval et un ourlet double classique pour le bas de la jupe. Et hop, une parfaite petite jupe, rapide à enfiler et s’assortissant sans problème avec ma garde robe, comme je le souhaitais 😉