Mine de rien à Rome – Mai de ma garde robe capsule 2017

Le principe de la garde robe capsule est de repousser ses limites en cousant douze pièces différentes dont certaines présentent pas mal de technicité. C’est le cas de la combinaison. En toute honnêteté, je n’avais jamais pensé à m’en coudre une et encore moins à en porter une, mais ça, c’était avant! Il fallait bien jouer le jeu jusqu’au bout. Quitte à porter une combinaison, je me voyais plus facilement en coudre une courte. Ca tombait bien, ma belle soeur pouvait me prêter le patron de la mine de rien. Et puis, partant à Rome en amoureux pour le week-end du 08 mai, c’était l’occasion toute trouvée.

J’ai choisi un coupon de mon stock : un joli lin bleu roi déniché au marché de Nogent sur marne. J’ai choisi un joli passepoil fleuri esprit liberty de la Droguerie et c’était parti. Alors là, ça a été couture de l’extrême! Déjà, il y a pas mal de pièces à décalquer. Entre le décalquage et la découpe du tissu, cela m’a pris une bonne après-midi.

Aime comme Mine de rien

J’ai voulu attaquer le montage et là, horreur, mes points étaient moches. J’ai essayé de changer la tension, l’aiguille, mais rien à faire. J’ai fini par démonter la canette, tout nettoyer et huiler à nouveau ma machine. Cette petite heure de mécanique était un bon investissement puisqu’après mes points étaient nickels.

J’ai respecté le tableau des mesures et coupé un S pour le haut et un M pour le bas. Afin de faciliter les boutonnières, j’ai entoilé les parementures du devant avec de l’entoilage souple et extensible dans les deux sens. Le montage du chemisier est assez rapide et à la fin de la deuxième journée de mon grand week-end, le chemisier était monté.

Aime comme Mine de rien

Prise d’un doute, je l’essaie et horreur, je ne le ferme pas… L’angoisse, surtout que ce n’est pas ma poitrine d’adolescente prépubère qui gêne… J’étais au bord de l’abandon quand mon amoureux m’a dit l’air de rien « ça ne te ressemble pas de laisser tomber »… Vexée, j’ai attaqué le montage du short.

Aime comme Mine de rien

Là aussi, le short se monte très facilement et c’était mon premier. J’ai utilisé une chute de biais France Duval Stalla pour ganser la fermeture éclair. A la fin de la soirée, le short était cousu, il ne restait que les revers et l’assemblage avec le haut.

Aime comme mine de rien

Aime comme mine de rien

J’ai lonnngguuueeeement réfléchi et opté pour une bidouille : j’ai réduit l’ampleur des pinces à la taille tant en longueur qu’en largeur et là, miracle, le chemisier était enfin à la bonne taille (je n’y croyais plus). Ensuite, l’assemblage a été assez simple. Même les boutonnières ont été rapides à coudre. La première est légèrement décalée mais le tissu est fragile et découdre était très risqué.

Aime comme mine de rien

Après avoir cousu les boutons à la main, j’ai essayé la combinaison et j’étais plutôt satisfaite. Restait un gros point noir, les parementures avaient tendance à remonter notamment dans le dos, en mode quasimodo. J’ai donc cousu à la main à point invisibles les parementures devant. Dans le dos, cela ne convenait pas, j’ai donc cranté à plusieurs endroits la parementure du dos et surfilé à nouveau. Après ces petites modifications pas très académiques, ma combinaison était au point.

Le crantage :
Aime comme mine de rien

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A ma grande surprise, j’ai adoré porté ma combinaison. Elle est parfaite pour les chaleurs et je la trouve plutôt flatteuse pour ma silhouette. Et j’avoue je me suis fait plaisir en faisant la séance photo dans les rues de Rome 😉 Seul petit bémol, je trouve le haut un peu ample mais c’est sûrement lié à mon choix d’un tissu 100% lin qui manque un peu de souplesse.

Aime comme Mine de rien

Mine de rien, on a été à Rome !!!

Aime comme Mine de rien

Aime comme mine de rien

Aime comme mine de rien

Aime comme mine de rien

1001 perles – avril de ma garde robe capsule 2017

Initialement, j’avais prévu de coudre la robe pour ma garde robe capsule. En sortant le tissu, la viscose Lili d’atelier brunette, j’ai trouvé que ce projet faisait trop hiver et j’ai changé d’avis. Ce serait la jupe! Et c’était parti pour une nouvelle 1001 perles, version plis solaires cette fois-ci.

1001 perles

J’avais acheté le patron dès sa sortie et testé la version de base en molleton gris clair. Seulement, je n’étais pas emballée et pour cause, je n’ai pas écouté les conseils d’Ivanne S et je l’ai réalisée en 40 sans autre forme de procès. Résultat, elle est un peu trop grande et n’arrête pas de remonter. Du coup, je ne la porte que pour traîner. J’ai appliqué les conseils, lu le tableau de mesures et coupé la taille en 38, la jupe en 40 et fait le compromis entre les deux. Et j’ai coupé un de mes précieux, un velours milleraies Linna morata, acheté l’an dernier et soigneusement rangé. Pour la doublure, j’ai choisi du liberty Mauvey, l’art de rentabiliser les chutes. Ce choix était d’autant plus malin qu’il me restait du biais assorti pour l’ourlet.

La découpe a été un peu longue, une soirée entière, car il y a pas mal de repères à reporter, et Ivanne S insiste sur la précision nécessaire à cette étape. J’ai attaqué le montage tranquillement, le premier jour des vacances. Mes lutins étaient chez leurs grand-parents et j’ai eu plusieurs heures dans un calme rare. Du coup, j’ai avancé très vite. A la fin de la séance, il me restait la délicate étape de l’élastique puis celle plus simple du biais rapporté.

Comme la première fois, la couture de l’élastique est assez longue (surtout quand on commence par l’insérer sur le devant). Il m’a donc fallu pas mal de temps mais j’y suis arrivée. Je me suis contentée de deux piqûres dans l’élastique, j’avais mal aux mains à force. La prochaine fois, je ferai plusieurs coulisses et plusieurs élastiques fins. Ca a l’air plus long mais je pense que le résultat final est plus net.

Enfin, j’ai réalisé l’ourlet au biais rapporté. Je pensais que ça allait être très simple mais pas du tout! J’avais rallongé la jupe ayant lu partout qu’elle était courte. Cela faisait mémère mais du coup, pour conserver la forme légèrement arrondie, j’ai du refaire le marquage à plusieurs reprises.

1001 perles

Au final, je trouve le devant de cette jupe très joli. Je la porte très facilement avec des boots ou des baskets montantes.

1001 perles

1001 perles

L’intérieur est nickel, et j’adore ces points invisibles à la main, même si je n’ai pas l’habitude de ce type de finitions. En appliquant les conseils, on a un vêtement très bien fini, bien mieux que ceux qu’on achète dans le commerce.

1001 perles

1001 perles

1001 perles

Je suis plus réservée sur le dos où je trouve les fronces trop présentes. Je m’interroge du coup sur la taille, un 38 tout simple ne serait-il pas plus adapté?

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En tous cas, j’ai pris beaucoup de plaisir à coudre cette jupe entre le montage impeccable (tous les repères tombent au poil), des matières très agréables à travailler (le milleraies linna morata, le liberty). Et je la porte avec plaisir, d’autant plus qu’elle est parfaitement assortie à mon collier en brickstitch.

1001 perles

A l’attaque du mois de mai! 😉

Blouse Stockholm acte 2

Je vous l’avais bien dit qu’il y aurait des petites soeurs pour ma Stockholm. J’adore ma première version, qui a l’avantage d’être boulot compatible. J’ai très vite recommencé et cette fois dans une très jolie viscose vieux rose acheté au vide atelier de Mathilde Lhuiller sur Instagram. Ces vides ateliers sont parfois l’occasion d’acheter des patrons d’occasion ou des pépites en tissus. Pour celui-là, je n’ai pas hésité une seconde et miracle, c’était le premier oui!

Cette viscose a un tombé très agréable et souple, une douceur telle qu’on dirait presque de la soie. Alors forcément, elle n’est pas facile à dompter. J’ai donc usé de mon fabulon généreusement et de mes pinces à jersey pour éviter des trous irréparables. Côté modification, je l’ai rallongée de 8 cm et j’ai rallongé les manches de 22 cm. J’ai aussi creusé le décolleté par rapport à ma première version.

La couture a été plus longue cette fois-ci car j’ai cousu des biais à cheval sur les coutures d’emmanchure. Cela donne effectivement une très jolie finition mais la prochaine fois, je penserai à arrêter mon biais 1 cm avant la fin de la couture. Cela crée une surépaisseur au niveau de l’encolure et cela ajoute de la difficulté pour le biais rapporté. En revanche, l’intérieur de la blouse est très bien fini entre le biais à cheval sur les coutures d’emmanchure, les coutures anglaises, les ourlets à double rentré et le biais rapporté de l’encolure! Elle est aussi propre à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Blouse Stockholm

J’ai d’ailleurs cousu une deuxième fois mon biais d’encolure. Je l’avais cousu très près du bord libre et cela baillait un peu, c’était dommage. En le cousant moins près du bord libre, cela a modifié la répartition du poids du biais et ça ne baillait plus… Comme quoi, des fois le mieux est vraiment l’ennemi du bien! J’ai choisi un joli biais à imprimé coton de la droguerie, très souple et parfaitement coordonné avec la couleur de mon tissu. Il y avait le métrage suffisant pour l’encolure et les deux emmanchures, c’était parfait!

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Au final, cette deuxième stockholm a un rendu un peu loose et elle me plaît beaucoup comme ça ! Elle est très agréable à porter, facile à assortir et également boulot compatible. Et en plus, elle s’entend très bien avec ma veste Mina d’amour! Maintenant, je vois des stockholms dans tous mes coupons de chaîne et trame 😉

Briac de consolation – Mars de ma garde robe capsule

Je ne vais pas vous mentir, ce projet est un projet de consolation à la suite d’un gros raté… J’avais choisi pour le haut en jersey de coudre une nouvelle version du Moelleux en jersey ajouré France Duval Stalla et Liberty mauvey. Je découpe, je me lance, je galère un peu pour poser mon passepoil ivoire très large, j’assemble et j’essaie et… grosse douche froide! Mon haut n’a aucune forme, est bien trop large, les épaules tombent. J’ai eu beau raboter, c’était une catastrophe. L’encolure, pourtant cousue au biais rapporté pour plus de maintien, baille, la ligne d’épaule me gêne bref, importable (même pas pour dormir)! J’ai réfléchi et ce gros ratage est clairement du à un mauvais choix de tissu, le jersey ajouré France Duval Stalla.

Il est très beau, très agréable à porter mais très très très mou et se déforme terriblement. Pour le moelleux, il faut un tissu qui ait un peu de tenue du genre sweat alors forcément, c’était un mauvais choix. J’ai rangé mon boulet de côté (je découperai un tee-shirt dedans pour un de mes lutins) et j’ai décidé de me coudre un briac dans mon coupon restant. Le choix est bien plus adapté même si clairement, ce tee-shirt sera un peu loose.

Briac France Duval Stalla

Briac France Duval Stalla

Briac France Duval Stalla

Pour le coup, je l’ai coupé en 38 et ça a roulé. J’ai choisi une encolure rabattue pour lui assurer un peu plus de maintien. Et après deux petites heures, un nouveau briac est venue agrandir ma pile. Alors, c’est devenu mon projet de mars (cousu dans les temps, l’honneur est sauf). Evidemment, je suis un peu déçue de ne pas avoir mon Moelleux mais en couture, il y a de temps en temps des gros ratages… Je vais essayer d’enchaîner les réussites pour compenser 😉

Ma jolie Stockholm

L’an dernier, la marque atelier scämmit a offert le patron stockohlm en version pdf et lancé un joli concours. Bien que taguée sur Instagram par ma copine Lena et sa sublime version, je n’avais pas pris le temps de le coudre. Je n’arrivais pas à trouver une association de tissu avec ce patron et j’ai laissé tomber.

Et ces derniers temps, ma mission couture est de remplir mon tiroir de tops en jersey et en chaîne et trame. Je suis revenue assez naturellement vers le patron Stockholm pour une blouse un peu chic. J’ai un peu (comprendre beaucoup) fait des folies chez pretty mercerie alors pour compenser, j’essaie de réduire efficacement mon stock. J’ai donc pioché ce crêpe bleu marine acheté chez rascol. Il est très fluide, avec juste ce qu’il faut d’élasthane. Ma blouse violette est cousue dans le coloris vieux rose et elle est très agréable à porter.

Je ne suis pas fan du détail des manches, j’ai les poignets très fins voire maigres et ce genre de détail le souligne. Je me suis donc contentée de rallonger les manches de 15 cm, c’est un peu juste, d’ailleurs. Je n’ai pas cousu la fente du dos, je voulais une cousette rapide et facile à porter. Comme pour ma be pretty, j’ai coupé du 38 et c’est très bien.

La découpe a été assez rapide,puisqu’il n’y avait que 4 pièces à couper : 1 dos, 1 devant et les 2 manches. J’ai d’ailleurs rallongé le dos et le devant de 5 cm. J’aime que mes blouses soient un peu longues. Comme je n’ai pas pris le temps de relire attentivement la notice de montage, j’ai tout surjeté pour rien car le montage est en couture anglaise sauf s’agissant des emmanchures. La couture est très rapide même si j’ai du rouvrir mes coutures anglaises pour recouper les marges (je me fais avoir à chaque fois).

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L’encolure est cousue au biais rapporté. Je n’ai évidemment pas résisté au plaisir d’utiliser du biais Liberty. Cette encolure n’est pas gourmande alors une chute de biais Liberty Betsy coloris galet a largement suffi.

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J’ai un peu plus galéré pour les ourlets du buste. J’ai eu un mal fou à les marquer droit. Bizarrement, je n’ai pas eu le problème sur les manches. Je m’y suis donc reprise à plusieurs fois avant de les piquer. Je suis séduite par le résultat. La coupe est très féminine et ce patron est très bien coupé. Je sais déjà que cette blouse aura des petites soeurs!

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Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

PS : la coupe de cheveux, post jogging du dimanche matin, c’est cadeau 😉

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Aime comme Mini ou l’art de rentabiliser les chutes

J’ai cousu il y a deux ans une mini en molleton noir. C’est un patron de jupe court basique avec une fermeture éclair et des pinces à la taille. A l’époque, j’y avais passé un temps certain, notamment sur la pose de la parementure et de la fermeture éclair. Je l’ai finalement peu portée car elle restait trop large à la taille (comprendre je la perdais au fur et à mesure de la journée gloups).

J’ai décidé de tenter à nouveau ce patron avec les chutes des sweats pour mes enfants. J’avais joué à tétris en découpant ces modèles pour sauvegarder un morceau raisonnable du coupon pour moi (je sais c’est moche). Et un soir, j’ai eu envie d’un projet un peu plus rapide et de coudre autre chose que des tops. J’ai repensé à ma mini et j’ai attaqué. J’ai découpé ma parementure dans du tissu Angèle d’atelier brunette, chute de mon Aime comme miroir et je l’ai gansée avec du biais France Duval Stalla restant de mon Aime comme Madawan.

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Le montage n’a rien de très compliqué et j’ai taillé en taille M avec marges de couture. Au final, le S était bien suffisant car j’ai raboté sérieusement les deux côtés. Le plus long a été de ganser de biais ma parementure et d’aller chercher l’épingle restée bloquée dans ma machine à coudre. En démontant la plaque à aiguille, j’ai vu que l’intérieur de ma machine était très empoussiéré et j’ai nettoyé tout ça.

A l’essayage, je me suis aperçue qu’elle était trop grande, notamment à la taille (et oui, encore). Je perdais la jupe très facilement. J’ai raboté une première fois les côtés et là, c’était bien au hanches mais bien trop large à la taille. J’ai donc redessiné la taille et repassé un bon coup de surjeteuse et boum, c’était bon.

Elle s’entend très bien avec mon Madawan :
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Aime comme mini

Aime comme mini

Aime comme mini

Aime comme mini

Le biais à cheval de la taille :
Aime comme mini

L’intérieur de la jupe :
Aime comme mini

La taille est finie au biais à cheval. Je pensais faire au biais rapporté mais il y aurait eu un gros décalage avec la fin de la fermeture éclair. Ce biais est une petite merveille de la droguerie offerte par ma mère, pour le coup, ce n’était pas une chute. L’ourlet du bas est très classiquement à l’aiguille double. Et voilà, une petite jupe rapidement cousue, en rentabilisant à fond mon joli coupon de molleton, boulot compatible. Je reste quand même mitigée sur l’adaptation de ce patron à ma morphologie et la prochaine jupe sera sûrement une 1001 perles…

Duo d’apollons

Je l’avoue, je n’ai pas flashé sur les patrons I am pattern à leur sortie. Je les trouvais peu adaptés à ma morphologie. Et puis d’un coup, j’ai été obsédée par le patron I am apollon. Je le trouvais parfait pour une tenue d’intérieur sportswear mais féminin. Et les versions d’aiguilles coupons ciseaux ont fini de me convaincre. Il me fallait mon apollon!

J’ai décidé d’attaquer dans mon stock. Il y avait ce coupon de sweat minkee vieux rose, parfait pour une robe doudou. Je le découpe et horreur, je n’avais pas assez pour la bande de la ceinture. Evidemment, le tissu était en rupture de stock. Grrr N’arrivant pas à trancher entre utiliser un bord côte noir pour l’encolure, les bracelets de manche et la ceinture et un bord côte vieux rose, j’ai décidé d’en découper un autre (le temps que le bord côte commandé arrive gentiment chez moi).

Lors de ma virée nantaise en 2016, j’avais filé chez Myrtille qui avait des sweats et mailles polos lacoste. J’ai utilisé le bleu moucheté de blanc ici et le bleu avec des dessins bleu ciel ici. Il me restait ce joli sweat rouge foncé. Le tissu étant en très grande laize, il me reste largement assez pour une robe princess castle imprudemment promise.

J’ai découpé et j’ai attaqué la couture. Seule modification, j’ai rallongé de 10 cm le dos et le devant. A l’essayage, j’ai enlevé 5 bons centimètres car cela faisait mémère. Ce patron est très rapide à monter, surtout à la surjeteuse. Ca n’a pas été évident pour coudre la bande d’encolure, la ceinture et les poignets de manche car mon tissu est très peu extensible. J’y suis arrivée mais en tirant à fond sur les bandes à chaque fois. J’ai ensuite surpiqué l’encolure à l’aiguille double pour structurer un peu le col. Et hop, une apollon, un peu mère Noël était prête! Avec un collant noir fantaisie et des baskets noires montantes, elle rend très bien.

Je la préfère ceinturée :
I am apollon

I am apollon

I am apollon

I am apollon

Ceci étant, j’ai fait quelques modifications sur la seconde : j’ai réduit le haut en 36 et je l’ai recoupé en version courte. Ma surjeteuse n’avait pas envie de travailler et après m’être acharnée, je l’ai intégralement ré-enfilée et elle est redevenue coopérative. En une petite heure, le sweat était intégralement monté. Une fois validé, je l’ai customisé avec ma scanncut.

I am apollon

I am apollon

I am apllon

I am apollone

Je voulais au début un flex « je suis une licorne bordel » mais les police de la scanncut ne me plaisaient pas. Je me suis rabattue sur un modèle de flex repéré chez la cocotte à carreaux. Elle a des motifs très sympas. J’ai choisi un flex pailleté irisé et ça rend vraiment très bien, de quoi donner du peps à mon petit sweat douillet :-)

I am apollon

Mon manteau Nelly qui pétille – Février de ma garde robe capsule 2017

Lorsque Clotilde a lancé la garde robe capsule 2017, j’y ai vu l’occasion de me lancer des challenges avec des pièces techniques. Le manteau en est évidemment une! J’ai flashé il y a un petit moment sur le manteau Nelly de Coralie Bijasson créations, le modèle parfait pour remplacer mon vieux manteau en lainage comptoir des cotonniers. Il fait son sixième hiver et il est franchement élimé. Je porte beaucoup une parka épaisse mais pour la mi-saison, je suis un peu en panne.

J’ai décidé de m’atteler très vite au manteau. C’est une pièce qui me faisait peur et je savais qu’attendre encore un peu reviendrait à repousser sa couture à l’automne prochain. Et puis, j’avais un week-end en solo de prévu alors c’était le moment idéal pour attaquer une couture technique et de longue haleine. Le patron m’a été offert par ma grand-mère à Noël et j’avais en stock une merveille de lainage laine et cachemire bleu gris acheté l’an dernier aux coupons de saint pierre. Ils ont régulièrement des pépites à des pris battant tout concurrence! Pour la doublure, j’ai pioché dans mon stock un chambray plein de peps acheté il y a deux ans chez Henry et Henriette. C’était mes débuts en couture et j’avais toujours du mal à évaluer la quantité de tissu à acheter. J’en avais pris deux mètres! Sauf qu’il n’est pas si facile que ça à porter et du chambray, c’est très fin donc pas idéal pour coudre des accessoires. Pour les boutons, j’ai flashé sur des boutons en nacre gris à la droguerie lors d’une virée parisienne.

Je me suis donc lancée dans ce projet marathon. Décalquer le patron a été assez rapide, il n’y a pas tant de pièces que ça par rapport à la veste Mina par exemple. La découpe des pièces a été plus longue. Je ne pouvais pas marquer les repères directement au crayola comme j’en ai l’habitude car si le chambray passe en machine, mon lainage non! J’ai donc coupé les crans de montage dans les marges de couture et indiqué tous les repères avec des étiquettes d’écolières. D’ailleurs, elles n’ont pas très bien tenu sur le lainage mais c’est une autre histoire. Deuxième étape, décatir mon lainage. J’ai suivi les conseils d’Artesane spécial coudre le lainage. Le cours gratuit d’Annie Coton pour coudre comme une pro détaille encore mieux la méthode. Et ensuite, il fallait entoiler les parementures devant et la parementure d’encolure. Suivant les conseils de la notice de montage, j’ai pris du thermocollant maille acheté chez Mondial Tissus. J’ai longuement hésité pour l’entoilage et je l’ai finalement réalisé avec une pattemouille et ma centrale réglée sur lainage. Ca a plutôt bien fonctionné et le lainage n’a pas feutré (ouf). Cette première étape a bien duré 5 à 7 heures (j’ai rentabilisé mes insomnies).

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Ensuite, j’ai attaqué le montage. J’ai été un peu désarçonnée au début, étant habituée à plus de schémas. J’ai donc pris le temps de lire plusieurs fois chaque étape de montage avant de piquer et ça s’est très bien passé. J’ai quand même fait une erreur d’étourderie, ne pas laisser d’ouverture dans une des doublures de manche. Heureusement, je m’en suis aperçue avant d’assembler les manches de la doublure et j’ai rattrapé ça immédiatement. Suivant les conseils du bazar d’Anne-Charlotte, j’ai laissé une ouverture de 15 cm et non de 10 cm comme préconisé par le patron. Ca s’est effectivement avéré être une bonne idée car malgré une ouverture plus grande, deux points ont lâché lors des multiples retournements de la bête.

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J’ai pris beaucoup de plaisir à la couture de ce patron. Tout tombe parfaitement, les crans de montage sont nombreux et fonctionnent très bien. On se laisse très vite guider et le manteau se monte très bien. Bon, c’est long et puis les repassages du lainage sont minutieux avec une pattemouille systématique (j’ai recyclé les langes de bébé sur ce coup-là). Ca a beau être long, je n’ai pas boudé mon plaisir. Ces tissus sont très beaux et très agréables à travailler et la technique de montage est très efficace. En une petite journée de couture, j’en étais déjà à l’assemblage de la veste et de la doublure. J’ai eu le sentiment que c’était bien plus rapide que pour ma veste Mina.

J’ai pris le soin de sous-piquer les coutures d’encolure et de cotés du manteau. Cela permet une meilleure mise en place des coutures et évite que la doublure ne bouge trop. Cela consiste juste à piquer toute les marges de couture à deux millimètres de la couture d’assemblage. C’est un tout petit peu plus long mais cela permet de plus jolies finitions.

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Et est arrivée la couture de l’ourlet du bas de manteau et là, je l’avoue, je n’ai rien compris! J’ai eu beau regarder la vidéo explicative sur une autre veste, je n’étais pas certaine que ce soit adapté à ce patron. J’ai longuement hésité et puis j’ai finalement franchi le pas, j’ai envoyé un message via facebook à Coralie Bijasson. Et c’était la meilleure chose à faire au final! Avec beaucoup de gentillesse, elle m’a répondu en moins d’une heure m’envoyant le lien vers la vidéo en question et un schéma explicatif. Du coup, j’ai pu réaliser cet ourlet. Et c’était une première, un ourlet invisible à la main! Je me suis appliquée pour le coudre mais je n’ai pas du le faire parfaitement car il a fallu que j’en refasse un après avoir retourné le manteau sur l’endroit. Mes points invisibles n’avaient pas joint toutes les épaisseurs manifestement.

L’ourlet invisible:
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Deuxième nouveauté technique, j’ai cousu des épaulettes. Je m’en étais fait toute une montagne mais avec la vidéo explicative de Coralie Bijasson, c’est tout simple. Il faut juste être minutieuse pour bien les coudre aux marges de couture pour que les points ne soient pas visibles à l’intérieur du vêtement.
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Comme d’habitude, la couture des ourlets de manche a été l’occasion d’intenses noeuds au cerveau. Bon, j’avoue que les commencer après une très longue journée après une courte nuit de sommeil n’était pas malin. Je ne comprenais rien au montage malgré la vidéo. J’ai écouté la voix de la sagesse, et j’ai remis au lendemain. Et après une bonne nuit de sommeil, en regardant une énième fois la vidéo, le miracle s’est produit et j’ai compris (enfin je crois). J’ai pris en photo le montage pour savoir le refaire pour une prochaine fois. J’ai réduit d’un centimètre l’ourlet. En effet, les manches sont un peu courtes à mon goût. Sur une prochaine version, je rajouterai facilement 5 centimètres.

J’ai donc attaqué les boutonnières en toute confiance, faisant confiance à ma machine et à ses boutonnières automatiques. Je fais mes tests, ils sont impeccables. J’attaque la première boutonnière, c’est parfait. Et j’attaque la deuxième et c’est le drame, d’un coup, la machine bloque et me fait un gros noeud. Je tente la troisième boutonnière, idem. J’ai évidemment défait les boutonnières récalcitrantes, refais des tests et je suis arrivée à une conclusion, le problème vient du fil grrrr. Je suis sur la fin de la bobine et de la cannette. Je ne sais pas si c’est une tension insuffisante due à la fin de l’embobinage ou un défaut sur ce fil. Avec une autre couleur, tout roulait parfaitement. Evidemment, il était trop tard pour retourner acheter du fil et j’ai du m’arrêter à trois boutonnières de la fin de mon manteau, trop rageant!

Après avoir racheté du fil, j’ai réattaqué. La boutonnière numéro deux s’est faite sans difficulté. En revanche, j’ai décalé légèrement la deuxième rangée de boutons de 2 centimètres vers le haut et ça s’est passé sans grande difficulté. J’ai cependant fait ce terrible constat, ma machine est capricieuse de la boutonnière! Je ne sais pas si c’est lié à la couture d’un lainage doublé, pourtant peu épais… Enfin, j’y suis arrivée et c’est bien le principal.

Est enfin arrivé le moment de coudre mes quatre boutons à la main. Une petite couture que j’ai faite soigneusement car la couture à la main ce n’est pas mon fort et je voulais que l’envers soit propre.

Manteau Nelly

Ce projet m’a pris une petite semaine mais c’était prévisible. Si j’avais beaucoup de temps le week-end, la semaine, j’étais en vacances avec mes lutins et j’ai grapillé des moments de couture à droite à gauche. Je suis très fière de l’avoir fini et de me dire que j’ai cousu un manteau, entièrement doublé. J’ai fait beaucoup de progrès techniques et j’ai apprécié de coudre deux matières nobles.

Manteau Nelly

Manteau Nelly

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Manteau Nelly

Je suis fan de cette doublure :
Manteau Nelly

Manteau Nelly

Manteau Nelly

Et c’est un énorme coup de coeur pour les patrons coralie bijasson. Je n’avais pas encore eu l’occasion d’en coudre même si plusieurs modèles m’ont fait de l’oeil. Tout est très bien expliqué, les crans de montage sont nombreux et collent parfaitement, les vidéos sont claires (sauf pour les bulots comme moi avec mon ourlet) et cette créatrice est adorable et très disponible. Je sais déjà qu’il y aura d’autres patrons Coralie Bijasson et mon petit doigt me dit qu’il y aura la tunique Elise et pour l’hiver prochain, le manteau Nora car j’aurais bien besoin d’un manteau à capuche non 😉

Manteau Nelly

Briacaddiction

Je m’étais promis d’être raisonnable pendant les soldes et j’ai fait un tour sur le site de mamzelle fourmi. La tentation était évidemment trop grande et j’ai craqué sur des coupons de jersey et notamment un joli jersey gris chiné avec des petites flèches roses pâles brillantes. Ce serait un briac pour moi et un tee-shirt pour pépette la chouette.

L’étendue du massacre :
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En ce moment, j’ai peu le temps de coudre. Les semaines sont chargées et je n’ai pas souvent l’énergie pour m’installer le soir à ma couture. Et vendredi, je suis rentrée plus tôt, les lutins et mon amoureux étaient occupés alors je me suis découpé un troisième briac dans mon joli coupon. Le Briac est un basique qui a tout de suite trouvé sa place dans ma garde robe. J’ai choisi cette fois-ci l’encolure ronde dégagée. J’ai forcément modifié le dos car la ligne des épaules n’est pas la même que sur la version de base.

Briac fléché

Briac fléché

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Comme d’habitude, ce tee-shirt se monte très vite une fois la surjeteuse réglée. Elle m’a joué des tours d’ailleurs et m’a obligée à finir ma cousette le samedi matin. J’ai ajouté une petite surpiqûre le long de la couture d’épaule, à la manière de la finition plus d’Ivanne Soufflet pour bien maintenir le surjet et la laminette en place.

Briac surpiqûre

Pour l’encolure, ce jersey n’est pas très élastique (environ 30%) et j’ai suivi les conseils de Marie Poisson. C’est donc une encolure rabattue sur l’endroit. Avec ses conseils et de la minutie, le résultat a été à la hauteur de mes espérances.

Briac encolure

L’encolure directement sur la bête
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Les ourlets sont à l’aiguille double comme d’habitude.

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J’en profite pour vous dire tout le bien que je pense de « Coudre le stretch« . Ce livre est une vraie bible pour la couture du jersey et tout est expliqué de manière limpide. Il a complètement changé ma façon de coudre le jersey, moi qui aime beaucoup en porter et en coudre pour mes lutins. Mes encolures sont de plus en plus réussies et je prends vraiment plaisir à coudre et porter du jersey. La preuve, mon amoureux a reconnu qu’on ne voyait plus la différence entre mes cousettes et les tee-shirts du commerce, la classe non!

Evidemment, il y aura d’autres briacs et d’autres modèles de Coudre le stretch dans les mois à venir :-)

Be pretty voie lactée – Janvier de ma Garde robe capsule 2017

J’ai eu un énorme coup de coeur pour ce sergé de coton bleu nuit parsemé de pois dorés de la collection automne-hiver France Duval Stalla. Je n’ai pas hésité en recevant mon bon cadeau d’anniversaire, j’en ai pris un bon métrage pour me faire un haut. J’avais en tête une jolie blouse, un peu classe, qui se porterait aussi bien avec un jean qu’une jupe. J’avais initialement prévu d’en faire une blouse violette de dessine moi un patron mais j’ai changé d’avis. Ce serait une be pretty dont j’ai acheté le patron il y a un an sans jamais le réaliser! Ca a d’ailleurs été une évidence quand Clothilde a lancé le défi garde robe capsule 2017! Janvier serait le mois de ma Be Pretty.

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Malgré mon envie d’attaquer tout de suite, j’ai fait une toile, sans doublure, sans finition. Bilan de ma toile : la tunique en 38 est un peu trop ample mais la carrure épaule est bonne. J’ai donc réduit d’un centimètre l’ampleur de la tunique en partant du dessous des pinces poitrines, jusqu’à la taille. Les poignets de manche ne me plaisaient pas trop, j’ai les poignets très fins et ce genre de détail ne me va jamais. Les manches étaient forcément trop amples puisque prévues pour être resserrées par le poignet de manche boutonnée. J’ai donc enlevé 1,5 centimètre d’ampleur en traçant une ligne 8,5 cm en dessous de la couture d’emmanchure. J’ai rallongé 5 cm aux manches, j’aime que mes manches longues soient bien longues (je déteste le petit centimètre qui ne couvre pas le poignet et qui profite du vent en hiver).

J’avoue n’avoir rien compris aux instructions de montage de la parementure pour la version blouse. J’ai eu beau relire plusieurs fois, cela m’a paru très nébuleux. Alors que j’attaquais ma toile, la jolie girafe a posté sur instagram sa sublime version de la blouse Be pretty. Je lui ai demandé conseil car elle expliquait avoir eu beaucoup de mal avec la parementure. Elle m’a carrément conseillé de la doubler, ce qui avait aussi été l’option d’Alice de Mes petites coutures. J’ai donc sagement suivi leurs conseils avisés. Comme je n’avais pas prévu de tissu de doublure, j’ai farfouillé dans mon stock et déniché du coton première étoile coloris nude et de la batiste gris pâle France Duval Stalla. La doublure est donc composée de ces deux tissus (pas assez de métrage dans chacun de mes coupons) et nettement plus courte que la blouse elle-même (pour la même raison).

Après un surfilage minutieux à la surjeteuse et la corvée de rentrée les chaînettes de fil (la bagatelle d’une bonne heure et demie), j’ai attaqué le montage de ma blouse. La première partie ne pose pas de difficulté particulière si ce n’est la minutie sur les fronces (moins réussies sur la doublure d’ailleurs). J’ai bien positionné la doublure à l’intérieur avec ma centrale vapeur et je verrai à l’usage si une surpiqure est nécessaire pour qu’elle reste bien en place quand la blouse est portée.

J’ai cousu les ourlets des manches avant de les joindre au corps, c’est plus simple et nettement plus net. J’ai fatigué en arrivant à la couture des manches. J’ai eu beau bien résorber mon embu, mes épingles ont du considérer qu’elles avaient trop travaillé durant le week-end et elles sautaient les unes après les autres. Les manches étaient mal montées, une catastrophe, surtout qu’il y a un fort embu à résorber. J’ai donc tout démonté et changé d’angle d’attaque. J’ai réparti l’embu plus loin que les crans de montage et ça passait nettement mieux, c’est d’ailleurs ce que j’avais fait par distraction sur ma toile. J’ai bâti mes deux manches à la main et laissé reposer le tout plusieurs soirées d’affilée. En reprenant la couture à tête reposée, cela s’est fait sans grande difficulté et ma couture est tout à fait propre.

Il n’y avait plus qu’à coudre l’ourlet (un double rentré ce qu’il y a de plus classique) et tadam, une belle blouse. Verdict une fois cousue, je la trouve très élégante et très jolie, elle aurait peut-être mérité d’être un peu plus cintrée mais à voir à l’usage. Si je lui fais une petite soeur, je pense faire l’encolure au biais rapporté pour une couture plus rapide avec une jolie finition.

Pour ce premier projet de ma garde robe capsule, on a pris le temps de faire de jolies photos en extérieur. On a profité du soleil qui pointait le bout de son nez :-)

Be Pretty France Duval Stalla

Be Pretty France Duval Stalla

Be Pretty France Duval Stalla

L’empiècement passepoilé :
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L’ourlet de la doublure :
Be Pretty France DUval Stalla

Je me suis félicitée d’avoir cousu ma cousette dans les délais (finie le 25 sans tricher). J’ai prévu une autre pièce un peu technique en février, il faudra que je me repose en mars :-)

Be Pretty France Duval Stalla