Double dose de cannelle

Le gilet cannelle, c’est LE gilet basique à avoir dans sa garde robe. J’ai cousu ma première version il y a deux ans, en sachant très bien qu’il y en aurait d’autres. Sauf que un projet en entraîne un autre et j’avais un peu oublié ce patron. Pour mémoire, c’est un patron de Christelle Beneytout.

Avec l’été et les vacances, j’avais envie d’un gilet facile à enfiler et à porter, s’accordant avec ma garde robe. Le gilet cannelle s’est imposé et j’ai puisé dans mon stock un jersey milano blanc acheté aux coupons de Saint-Pierre. Tout doux, il a une très belle tenue et se coud très facilement.

Cette fois-ci, j’ai lu attentivement les instructions. La première fois, je n’avais pas bien saisi comme fermer le col. Après avoir connecté tous mes neurones ensemble, j’ai compris la méthode (j’avoue, ce n’est franchement pas sorcier). En une soirée, j’avais cousu mon gilet. Les finitions à l’aiguille double permettent un rendu très net et un petit coup de ciseau cranteur permet de rendre l’intérieur parfaitement net.

D’ailleurs, les photos ont été prises en vacances (pas de piscine dans ma maison, snif)

gilet cannelle

En total look home made 😉

gilet cannelle

gilet cannelle

gilet cannelle

Comme il me restait un peu de temps avant le départ (quoi? il faut préparer les bagages), j’ai cousu dans la foulée une autre version dans un molleton rose poudré chiné lurex acheté sur un coup de tête chez Mamzelle Fourmi. En deux petites heures, il était fini et prêt à m’accompagner pour mes vacances.

gilet cannelle

gilet cannelle

Et vous remarquerez en guest star, ma broche maison en tissage brickstitch selon un modèle de perles and co, en mode qui s’y frotte s’y pique 😉

gilet cannelle

Rien à dire sur ce patron, j’ai coupé un 38 pour mon 38 habituel. Il est effectivement ajusté aux bras mais ça ne me dérange pas, sachant que je ne les porte pas avec un pull dessous. Pari tenu pour mes deux nouveaux cannelles, je les ai souvent portés. Ils sont parfaits pour les soirées d’été un peu fraîches. Cette double dose de cannelle me ravit et je sais qu’il y aura encore des doses de cannelles dans le futur 😉

C’est la fête du slip – août de ma garde robe capsule 2017

Le mois d’août est arrivé et j’ai eu très peu de temps pour coudre mon projet mensuel. Il me fallait donc partir sur un projet rapide et j’ai choisi la lingerie. Initialement, je pensais coudre la culotte Nora de Petit patron mais j’ai eu un peu peur du contact de l’élastique direct sur la peau.

Au dernier moment, j’ai bifurqué vers la culotte bel air qui a fleuri sur la toile l’année dernière. Bien qu’ayant reçu gratuitement la version chaîne et trame l’an dernier, j’ai racheté le patron pour avoir l’extension en jersey. Je porte plus facilement des culottes en jersey et je ne regrette pas mon achat.

J’ai découpé une taille 40, je déteste être serrée dans mes sous-vêtements. Ma première culotte a été découpée dans un coupon de jersey offert par Mamzelle fourmi. Un joli jersey gris à pois blanc. J’ai un peu joué à tétris mais tout est passé. Le gousset intérieur a quant à lui été cousu dans les chutes d’un jersey blanc acheté aux coupons de saint pierre. Très doux, il s’abîme malheureusement au fur et à mesure des lavages. C’était donc idéal pour ce gousset. Et enfin, j’ai acheté les élastiques chez mercerie extra. Le service est ultra rapide et aux petits soins, tout ce que j’aime ! Et les élastiques sont de très belles qualités !

La couture est très rapide une fois qu’on a pris la main pour étirer l’élastique. Evidemment, ma canette s’est vidée, l’élastique a cassé, bref, cette première culotte a été un peu longue à réaliser.

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culotte bel air

culotte bel air

culotte bel air

J’ai ensuite voulu tester la version chaîne et trame en rentabilisant la fin de mon coupon de tissu angèle chez atelier brunette, utilisée pour un aime comme miroir, un aime comme miss, la doublure de mon short manège et d’autres petites cousettes.

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Pour la deuxième version, j’ai été beaucoup plus vite, forcément. Le rendu est très joli mais je suis moins fan de la culotte portée. La coupe me convient un peu moins.

culotte bel air

culotte bel air

culotte bel air

Et enfin, une dernière dans les chutes de mon trop top, ce jersey est tellement agréable à porter.

culotte bel air

culotte bel air

Evidemment, vous ne verrez pas les photos avec les cousettes portées cette-fois-ci 😉 J’avoue que je n’assume pas.

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Je me suis bien amusée à coudre ces culottes et j’ai même décidé de coudre des culottes et des boxers pour mes lutins. Là encore, la garde-robe capsule m’a fait repousser mes limites et j’en suis bien ravie. Maintenant, il va me rester les grosses pièces : la veste, le pantalon, la chemise et le pyjama, gloups 😉

Mini en Tencel

L’été arrivant, j’ai réalisé que je n’avais pas de jupette facile à enfiler et à assortir. Qu’à cela ne tienne, il me restait de belles chutes de mon Arum en Tencel. J’ai hésité entre une 1001 perles et une Mini et j’ai opté pour la seconde, plus rapide à réaliser.

Quelques chutes de tencel, une fermeture éclair et du biais Liberty Capel de mon stock et c’était parti. J’ai rapidement coupé ma jupe en M, sans marges de couture (ayant pas mal raboté les côtés de la version cousue cet hiver).

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Comme la dernière fois, j’ai gansé de biais liberty ma parementure, la finition est ainsi impeccable. J’ai eu un peu de mal à coudre ma fermeture éclair, mon tencel glissant beaucoup. J’ai donc bâti la fermeture et pris mon temps pour la coudre et cela s’est ensuite passé sans grande difficulté.

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Souhaitant des finitions impeccables, j’ai cousu les côtés en coutures anglaises. Seulement, ce tissu souple n’est pas élastique et ma jupe était un peu trop serrée. J’ai réfléchi et opté pour une bidouille qui avait déjà fait ses preuves : réduire l’ampleur des pinces. Je les ai réduites d’1/2 cm en largeur et c’était absolument parfait (ouf). Note pour plus tard : il vaut mieux un centimètre de trop que l’on peut facilement réduire sur ce modèle…

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

La taille est finie avec le biais liberty à cheval et un ourlet double classique pour le bas de la jupe. Et hop, une parfaite petite jupe, rapide à enfiler et s’assortissant sans problème avec ma garde robe, comme je le souhaitais 😉

Un mariage en atelier brunette

Il y a quelques mois, nous avons reçu une invitation pour un mariage dans la famille de mon mari. Evidemment, j’allais coudre ma tenue, cela allait sans dire! Je m’étais offert le patron de la robe jade de Louis Antoinette et c’était l’occasion parfaite pour le réaliser. Il me fallait ensuite choisir le tissu et ce choix a été dicté par… le choix de mes chaussures 😉 J’avais flashé sur des escarpins de la collection d’été Bocage et j’ai pu vendre à mon amoureux que ces chaussures seraient parfaites pour le mariage… Le tissu Tabby d’atelier brunette était totalement assorti et j’en ai commandé un bon métrage…

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Comme d’habitude, j’ai laissé traîné et me suis réveillée 15 jours avant le mariage (j’étais laaaaarrrrgeee). J’ai réalisé une toile de la robe un 36 s’élargissant vers un 38 à la taille. Le haut de la robe était parfait mais les jupes étaient trop froncées à mon goût et alourdissaient ma silhouette. Je me suis rabattue sur les jupes de ma robe chouchou et ai légèrement redessiné les bustes dos et devant pour matcher avec ces pièces.

Essayage de la robe avant les finitions :

Robe jade

Deuxième modification, j’ai supprimé les parementures dos, devant et aux emmanchures pour poser du biais rapporté. Je ne suis pas fan des parementures qui ont souvent tendance à ressortir et me gênent. Et puis, cela donne des finitions moins soignées qu’avec du biais rapporté. Du coup, j’ai réalisé mon biais moi-même dans mon tissu. C’est très joli mais c’est long et cela donne souvent des biais plus fins que dans le commerce. Là, je n’ai pas eu trop le choix car il n’y avait pas de boutiques dans les environs proposant des biais Liberty assortis, j’ai donc remonté mes manches 😉

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Troisième modification, j’ai remplacé les coutures surfilées par des coutures anglaises. La robe étant un peu ample, je n’ai pas modifié les marges de couture et je l’enfile sans difficulté.

Et enfin dernière modification, j’ai ajouté un cm de chaque côté de la bride du dos et ai refermé la pièce par des points invisibles. Je trouvais dommage de juste surfiler les côtés alors que cette modification permet des finitions parfaites.

Après avoir fini la robe, j’ai réalisé que mon sac à main ne serait pas assorti et qu’il me restait pas mal de tissu. Il y avait aussi dans mon stock des chutes de natté de coton jaune dans lequel j’ai réalisé des paniers réversibles avec de la toile enduite petit pan. C’était parfaitement assorti et j’ai donc cousu une pochette Juliette de la Maison Victor avec une pression Kam jaune.

Les petits paniers :

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Ma Pochette Juliette:

Pochette Juliette

L’ensemble enfin fini et prêt à être porté :

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Et Tadam !

Robe jade

Robe jade

Robe jade

Robe jade

Robe jade

Je ne suis pas peu fière d’avoir entièrement réalisé ma tenue pour la cérémonie moi-même. Et puis, toutes les pièces sont réutilisables et j’en suis ravie :-)

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Manège me fait tourner la tête – juillet de ma garde robe capsule 2017

Je me suis lancée dans la garde robe capsule en espérant tenir la distance. En juillet, j’ai réalisé que j’avais déjà réalisé la moitié du challenge. Je devais donc continuer sur ma lancée! J’ai donc choisi de coudre un short pour le mois de juillet, un vrai projet de saison.

J’ai hésité entre le short Chataigne de Deer and Doe et le short Manège de Aime comme Marie. Je penchais plutôt pour le Chataigne mais après avoir essayé la version cousue par ma belle-soeur, je n’étais plus si sûre, je trouvais que ça soulignait un peu trop mes hanches. J’ai donc choisi le Manège car j’avais bien aimé la ligne que me faisait la combinaison Mine de rien de Aime comme Marie.

J’ai utilisé un sergé de coton noir avec élasthanne acheté chez Mamzelle Fourmi, très agréable à travailler et à porter, ainsi que des chutes de tissu Angèle Atelier Brunette utilisé pour monMiroir et mon Miss (un coupon bien rentabilisé). J’avais lu chez diverses blogueuses qu’il taillait large mais j’ai suivi le tableau des tailles et coupé un M. Cela me correspond parfaitement.

Aime comme Manège

Aime comme Manège

La couture du Manège est très rapide et bien expliquée. En trois petites heures, on peut effectivement monter ce short, si on a l’habitude des fermetures éclairs invisibles. Pour moi, c’était la première alors j’ai pris mon temps et j’ai bâti. Ma première couture n’était pas parfaitement invisible alors j’ai recommencé, en étant encore plus minutieuse. Ca valait la peine d’insister car au final, ma fermeture invisible est vraiment invisible 😉

Aime comme Manège

Une fois la fermeture éclair cousue, c’est assez rapide à finaliser et les finitions sont propres. J’aime beaucoup ce short, très facile à porter et qui se marie parfaitement avec mon Miss en tissu Angèle. Sur une prochaine version, je modifierai légèrement la fourche pour l’ajuster encore mieux à ma morphologie. Le bilan de cette cousette est très positif et m’ouvre de nouveaux projets puisque j’ai vaincu la fermeture éclair invisible 😉

Aime comme Manège

Aime comme Manège

Aime comme Manège

Aime comme Manège

Aime comme Manège

Miss voit double

Aime comme Miss, c’est le patron parfait pour l’été : peu gourmand en tissu, rapide à coudre et très féminin. J’ai cousu un miss ma première année de couture et je n’en avais pas cousu depuis. Dans mon challenge personnel cette année, il y a la couture de tops. Alors pour l’été, le miss était tout indiqué.

J’ai ressorti deux coupons : le tissu Angèle d’Atelier Brunette, les chutes de mon Aime comme miroir, et un voile de coton acheté l’an dernier chez Henry et Henriette, gardé précieusement depuis. Pour les doublures, j’ai utilisé une batiste blanche achetée chez Mamzelle fourmi, parfaite pour ce type de projets et un coupon de crépon de coton bleu très clair offert par Mamzelle fourmi lors d’une de mes commandes.

Première version :
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Deuxième version :
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J’ai découpé mes projets, avec un short assorti dont j’espère vous parler prochainement. Bref, j’ai préparé mes deux tops et retourné les bretelles en moins de 10 minutes les 4 (la joie). Pour me faciliter la tâche, je les ai coupées dans le biais. J’ai continué le montage de mes projets à un atelier couture. Avec différentes personnes de mon travail, on organise une séance mensuelle de couture commune. Je n’avais pas encore pu y aller et c’était vraiment très chouette de partager notre passion.

Le Miss se coud très rapidement, il faut juste être minutieuse dans le crantage du V du devant et du dos pour que ces jolis décolletés soient bien nets. Le haut étant entièrement doublé, il n’y a pas besoin de surfiler tout en ayant des finitions impeccables. Le plus long, c’est finalement la couture de l’ourlet. J’ai choisi de me faciliter la vie en faisant l’ourlet du tissu extérieur par un double repli sur la doublure. Cela nécessite de recouper cette dernière pour que ce soit bien propre.

Version Atelier Brunette :
Aime comme Miss

Aime comme Miss

L’envers :
Aime comme Miss

Version Henry et Henriette :
Aime comme Miss

Aime comme Miss

L’envers
Aime comme Miss

Et voilà, après trois petites heures de couture, j’ai mes deux Aime comme miss pour l’été, parfait pour les vacances :-)

La parfaite petite robe d’été – juin de ma garde robe capsule

Au moins de juin, j’avais prévu de coudre un short. Seulement, je me suis lancée dans un projet imprévu, en craquant pour un coupon de double gaze. Bien plus compliqué que je ne l’avais prévu, ce projet est devenu celui de ma garde robe capsule. J’ai donc cousu une robe (c’est pas comme si j’en avais plein mon armoire)…

Je venais juste de finir ma blouse la brune qui est un régal à porter. Avec cette double gaze aérienne, une version robe s’imposait. Je ne voulais cependant pas juste allonger la robe car avec mes hanches, ça peut vite faire sac à patates. J’ai donc repris le bas du pattern hacking que m’avait donné ma belle-soeur, déjà cousu deux fois ici et ici.

Alors découper de la double gaze, c’est pas de la tarte. Ca bouge énormément et respecter le droit fil n’est pas une mince affaire. J’ai modifié les volants de la brune que j’ai raccourci de 4 cm et allégé de 2 cm sur les côté. Cette ampleur là me convient beaucoup mieux. J’ai ensuite adapté le bas de la blouse pour qu’il corresponde au buste de la robe d’été et c’était parti. Craignant le côté traître de la double gaze, j’ai rallongé les jupes et j’ai bien fait. A tête reposée, j’ai réalisé que je n’avais pas coupé très droit… Heureusement, j’ai pu corriger mon erreur.

Le montage du buste a été assez rapide comme je venais de réaliser le patron. J’ai choisi de faire un ourlet roulotté pour les volants et les emmanchures. Je trouve que c’est parfait avec ce tissu fin et un peu récalcitrant.

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J’ai ensuite attaqué les jupes avec la pose du passepoil le long des poches. J’ai repris mon joli passepoil fleuri la droguerie que j’adore. J’ai renforcé les bords des poches à l’italienne avec du formband vu la fragilité du tissu. J’ai ajouté une surpiqûre ton sur son le long de cette bordure que que la couture ne se déforme pas.IMG_5764

Ensuite, j’ai cousu les fronces et ajouté les jupes aux bustes. La couture était délicate car le montage de la brune impose de coudre les deux bustes pour y coincer les volants. Du coup, il a fallu manipuler toute la robe à chaque fois. Et là, ça a été le drame! J’ai commencé par coudre une jupe envers contre endroit. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais mes deux bustes n’avaient pas la même longueur, celui du devant était nettement plus long. J’ai donc du découdre ma couture anglaise (joie, bonheur) et recouper ce buste en prenant bien en compte les marges de couture. J’avais des sueurs froides à chaque fois que j’ai sorti mon découd vite vu la fragilité du tissu mais il n’y a pas eu de drame (ouf). J’ai cousu tous les assemblages en coutures anglaises pour de jolies finitions.

Enfin, j’ai réalisé l’ourlet de l’encolure au biais rapporté (une merveille dénichée chez une petite mercerie du coin). J’ai aussi fait ce choix pour les jupes. Je craignais un beau roulotté pas droit du tout. Le biais rapporté permet d’être plus vigilant là dessus et surtout de pouvoir rattraper une erreur, vite définitive quand on utilise la surjeteuse. Pour vérifier que je suivais, j’ai cousu mon biais dans le mauvais sens! A nouveau, sueur froide quand j’ai décousu. Je repositionne le tout et au moment de piquer… Je réalise que j’ai épinglé le biais exactement de la même façon :-( Après un petit café, j’ai enfin positionné correctement mon biais et je l’ai cousu dans la foulée!

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Ce projet que j’imaginais rapide a traîné sur plus d’une semaine au vu de tous mes couacs. Il est donc devenu mon projet pour la garde robe capsule (le short sera bien en juillet aussi hein). Malgré toutes les péripéties, j’adore cette robe. Son ampleur est très agréable et avec la chaleur, c’est juste magique ! C’est la première fois que je mixe deux patrons pour moi et j’y ai pris beaucoup de plaisir.

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Vive les poches!
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Maintenant, il faut attaquer les coutures de find d’année des maîtresses et ATSEM en mode couture de l’extrême!

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Ma brune compte pas pour des prunes

Cela faisait de nombreux mois que j’avais envie de me coudre La Brune de Delphine et Morissette mais entre le temps, les envies et le stock de tissus, je ne trouvais pas le bon compromis. Avec ces grosses chaleurs, l’envie d’un top d’été, léger et élégant m’a fait sauter le pas. J’ai d’abord sorti un coupon de voile de coton Henry et Henriette mais sa laize en 110 cm ne permettait pas de coudre le projet. Je me suis rabattue sur un coupon de plumetis France Duval Stalla, acheté il y a deux ans. Je n’avais pris qu’un mètre ce qui limitait mes possibilités.

J’ai découpé et scotché le PDF en 38 (bon point, il est marges incluses) et découpé mon joli tissu.

La brune

J’ai voulu faire un double ourlet aux volants (que je n’avais pas découpé en entier au début, erreur quand tu nous tiens) mais je l’ai piqué trop près… Après lavage de la blouse, l’ourlet a lâché par endroit et j’ai du surfiler à nouveau et repiquer mon ourlet (ça a juste retardé le port de ma blouse d’une demie-heure). J’ai réduit les volants d’un centimètre en largeur. Je les réduirai plus significativement sur une prochaine version, je les voyais moins larges.

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Pour le reste, la blouse est assez simple. Le montage des pinces est astucieux mais demande de la minutie. Je n’ai d’ailleurs par surfilé ces coutures à la surjeteuse mais avec un simple zig zag, la finesse du tissu m’a rendue prudente. J’ai aussi réalisé des coutures anglaises sur les côtés, sans rajouter de marge supplémentaire et c’est parfait comme ça.

En revanche, la technique des fronces au fil élastique a été une catastrophe. ma machine n’a pas aimé du tout. Le tissu s’est coincé dans les griffes de la plaque à aiguilles et résultat, un beau trou dans ce tissu tout fin. a n’a pas été si catastrophique car j’avais mal lu les instructions et n’avait coupé qu’un demi-volant. J’ai recoupé deux volants en entiers mais pour le coup, j’ai réalisé mes fronces avec deux rangées de fil et c’était très bien comme ça.

Ensuite, le plus long a été comme toujours les finitions. J’ai réalisé l’encolure et les emmanchures au biais rapporté. C’est toujours un peu plus compliqué sur les emmanchures mais cela offre une jolie finition et un vêtement aussi propre sur l’envers que sur l’endroit.

La brune

Au final, cette couture s’est révélée plus longue que je ne l’aurais pensé mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Malgré mes petites erreurs, j’aime beaucoup cette blouse.

La brune

La brune

La brune

La brune

La légèreté du plumetis est juste magique avec la chaleur. Il faudra juste que je m’habitue aux volants. Il y aura bientôt une seconde version mais avec des volants réduits en ampleur et en largeur… Affaire à suivre 😉

Milan fleurie

La blouse milan m’a fait de l’oeil dès sa sortie mais voilà, ma liste de projets était déjà bien longue. J’ai passé mon tour mais ce patron est resté dans un coin de ma tête. Il y a plusieurs semaines, pretty mercerie a proposé une viscose fleurie à tomber. Je n’ai pas réfléchi et commandé cette merveille. C’était une évidence, ce serait ma blouse milan.

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Seulement, je ne voulais pas faire d’erreur. J’ai donc cousu une toile et c’était bien nécessaire. J’ai respecté le tableau des tailles en coupant un 36 en haut, s’élargissant vers un 38 à la taille. J’ai monté ma blouse dans un coton fleuri des coupons de saint pierre avec les modifications que je souhaitais faire : suppression du volant et découpe du devant en une seule pièce. La blouse se monte très facilement mais voilà, elle est trop juste sur le haut et il y a un vilain pli au niveau de la poitrine.

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Il me fallait donc couper ma blouse en 38.

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La viscose étant très fine et fluide, des coutures anglaises étaient indispensables. Je ne pouvais pas en coudre aux emmanchures cela allait créer un surplus de tissu disgracieux, j’ai donc gansé ces coutures avec un biais à cheval liberty.

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La couture de ce projet a été assez longue en raison de la fluidité de ce tissu. Je l’ai régulièrement empesé avec du fabulon mais elle bougeait vraiment beaucoup. Deuxième difficulté, les surjets se défaisaient à l’encolure et aux poignets. J’ai pris mon temps pour coudre la blouse mais arrivée à l’encolure, mauvaise surprise, mes parementures étaient trop courtes. J’ai opté pour un biais rapporté afin de bien maintenir l’encolure. Même problème pour les poignets et j’ai fait un ourlet simple. L’ourlet de la blouse a aussi été délicat et j’ai cousu un biais rapporté qui me semblait être la meilleure solution pour réaliser un ourlet droit et propre.

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Après toutes ces mésaventures, j’avais enfin cousu ma blouse et ça a été un vrai coup de coeur à l’essayage. la couple est flatteuse et féminine. J’adore ce décolleté du dos! Et ce tissu, une vraie caresse sur la peau, et tellement lumineux. J’en ai bavé, mais elle en valait la peine ma blouse milan.

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blouse milan

Mine de rien à Rome – Mai de ma garde robe capsule 2017

Le principe de la garde robe capsule est de repousser ses limites en cousant douze pièces différentes dont certaines présentent pas mal de technicité. C’est le cas de la combinaison. En toute honnêteté, je n’avais jamais pensé à m’en coudre une et encore moins à en porter une, mais ça, c’était avant! Il fallait bien jouer le jeu jusqu’au bout. Quitte à porter une combinaison, je me voyais plus facilement en coudre une courte. Ca tombait bien, ma belle soeur pouvait me prêter le patron de la mine de rien. Et puis, partant à Rome en amoureux pour le week-end du 08 mai, c’était l’occasion toute trouvée.

J’ai choisi un coupon de mon stock : un joli lin bleu roi déniché au marché de Nogent sur marne. J’ai choisi un joli passepoil fleuri esprit liberty de la Droguerie et c’était parti. Alors là, ça a été couture de l’extrême! Déjà, il y a pas mal de pièces à décalquer. Entre le décalquage et la découpe du tissu, cela m’a pris une bonne après-midi.

Aime comme Mine de rien

J’ai voulu attaquer le montage et là, horreur, mes points étaient moches. J’ai essayé de changer la tension, l’aiguille, mais rien à faire. J’ai fini par démonter la canette, tout nettoyer et huiler à nouveau ma machine. Cette petite heure de mécanique était un bon investissement puisqu’après mes points étaient nickels.

J’ai respecté le tableau des mesures et coupé un S pour le haut et un M pour le bas. Afin de faciliter les boutonnières, j’ai entoilé les parementures du devant avec de l’entoilage souple et extensible dans les deux sens. Le montage du chemisier est assez rapide et à la fin de la deuxième journée de mon grand week-end, le chemisier était monté.

Aime comme Mine de rien

Prise d’un doute, je l’essaie et horreur, je ne le ferme pas… L’angoisse, surtout que ce n’est pas ma poitrine d’adolescente prépubère qui gêne… J’étais au bord de l’abandon quand mon amoureux m’a dit l’air de rien « ça ne te ressemble pas de laisser tomber »… Vexée, j’ai attaqué le montage du short.

Aime comme Mine de rien

Là aussi, le short se monte très facilement et c’était mon premier. J’ai utilisé une chute de biais France Duval Stalla pour ganser la fermeture éclair. A la fin de la soirée, le short était cousu, il ne restait que les revers et l’assemblage avec le haut.

Aime comme mine de rien

Aime comme mine de rien

J’ai lonnngguuueeeement réfléchi et opté pour une bidouille : j’ai réduit l’ampleur des pinces à la taille tant en longueur qu’en largeur et là, miracle, le chemisier était enfin à la bonne taille (je n’y croyais plus). Ensuite, l’assemblage a été assez simple. Même les boutonnières ont été rapides à coudre. La première est légèrement décalée mais le tissu est fragile et découdre était très risqué.

Aime comme mine de rien

Après avoir cousu les boutons à la main, j’ai essayé la combinaison et j’étais plutôt satisfaite. Restait un gros point noir, les parementures avaient tendance à remonter notamment dans le dos, en mode quasimodo. J’ai donc cousu à la main à point invisibles les parementures devant. Dans le dos, cela ne convenait pas, j’ai donc cranté à plusieurs endroits la parementure du dos et surfilé à nouveau. Après ces petites modifications pas très académiques, ma combinaison était au point.

Le crantage :
Aime comme mine de rien

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A ma grande surprise, j’ai adoré porté ma combinaison. Elle est parfaite pour les chaleurs et je la trouve plutôt flatteuse pour ma silhouette. Et j’avoue je me suis fait plaisir en faisant la séance photo dans les rues de Rome 😉 Seul petit bémol, je trouve le haut un peu ample mais c’est sûrement lié à mon choix d’un tissu 100% lin qui manque un peu de souplesse.

Aime comme Mine de rien

Mine de rien, on a été à Rome !!!

Aime comme Mine de rien

Aime comme mine de rien

Aime comme mine de rien

Aime comme mine de rien