La robe d’anniversaire trèèèèèèèès en retard

Je suis très proche de ma cousine, en âge et dans le coeur. On a partagé la même maison pendant près de quatre années et passé de nombreuses vacances ensemble. Avec quelque mois de couture derrière moi, j’ai donc proposé de lui coudre un cadeau maison pour son anniversaire. Son choix s’est porté sur la petite robe noire ou pas de Coupé couzu. Elle a choisi la couleur d’un jersey chez rijs textiles et c’était normalement parti. Seulement voilà, nous avons déménagé cet été donc pause de la couture. A la rentrée, j’ai fait de nombreux aller-retours professionnels et j’ai peu cousu, octobre a été un mois dans le brouillard et Noël est vite arrivé avec la couture du calendrier de l’avent et des cadeaux maisons…

Après avoir cousu le pyjama d’anniversaire de mon lutin (bientôt sur le blog), j’ai donc attaqué sa robe. Le décalquage du patron a été rapide, seulement trois pièces car je préfère l’encolure au biais rapporté à la parementure en jersey. J’ai enchaîné avec la découpe du tissu, les jerseys de Rijs textiles sont très agréables à travailler. Tout allait parfaitement bien quand ma nouvelle machine à coudre a fait des siennes à nouveau. Et oui, malgré un échange de la pédale, ma machine ne la détecte plus du tout… Et coudre au bouton manuel, je ne trouve pas ça pratique. Il est difficile d’être précise quand une main gère le fonctionnement de la machine et à une seule main, c’est trop dur pour moi… J’ai donc dû me résoudre à renvoyer Germaine au vendeur pour réparation. Heureusement que j’avais gardé ma vielle machine à la cave, complice de mes débuts en couture!

Là aussi se sont greffées de difficultés inattendues. J’avais perdu l’habitude de ma machine, des réglages de la tension du fil et du bruit qu’elle fait! Et pour couronner le tout, je n’avais plus de canettes vides… J’ai donc du filer en racheter pour attaquer mon nouveau projet.

Robe Coupé couzu

Comme d’habitude, j’ai un peu galéré sur les fronces, c’est joli à regarder mais que c’est pénible à coudre… Hormis les fronces et les ourlets, j’ai entièrement cousu la robe à la surjeteuse. Mes surjets ne sont pas parfaits partout mais je progresse. Fidèle à moi même, j’ai réalisé l’ourlet d’encolure au biais rapporté, un biais en lin bleu électrique dont j’aimais le contraste avec le orange vif de la robe. L’ourlet des jupes est cousu au point droit classique avec un double rentré. Seul défaut de la robe, les ourlets des emmanchures, leur forme ne permet pas de faire un double rentré alors je trouve que les finitions intérieures ne sont pas aussi propres que je le voudrais. D’ailleurs, j’ai piqué deux fois, au ras de l’ourlet pour bien maintenir les petits bords en place et un peu plus loin pour éviter que les ourlets ne se retournent quand la robe est portée.

Le surjet overlock :
Robe Coupé Couzu le surjet

L’encolure au biais rapporté :
Robe Coupé couzu l'encolure

Enfin, j’ai voulu personnaliser cette robe toute simple. Ma cousine collectionne les grenouilles depuis des années. J’ai donc cherché une image de grenouille qui me plaisait sur pinterest et mon amoureux m’a montré comment la transformer en format svg compatible avec ma scanncut. Il m’a d’ailleurs fait un tuto en vidéo exprès! J’ai donc thermocollé une petite grenouille noire en haut du dos, juste sous la nuque et une plus grande dans l’envers du dos, connue juste de la propriétaire de la robe et permettant d’un seul coup d’oeil de distinguer le devant du derrière!

La grenouille visible :
Robe Coupé couzu détail de la petite grenouille

La grenouille cachée :
Robe Coupé couzu détail de la petite grenouille

Il ne me reste plus qu’à envoyer la robe à sa légitime propriétaire…

Pachira ou la robe aux mille défis…

J’ai eu un énorme coup de foudre en découvrant ce modèle de Blousette Rose. Tout me plaisait, les manches tressées, la forme du décolleté, le boutonnage dans le dos, l’ampleur et la forme, bref, un coup de foudre! Seulement, il était clair qu’elle était d’un niveau bien trop élevé pour moi. J’ai quand même acheté le patron en me disant qu’un jour…

Pachira, la manche tressée

Et puis, j’avais un peu perdu l’envie de coudre, entre un nouveau boulot très prenant, des formations loin de chez moi et divers événements… Et un jour, j’ai décidé de me lancer un challenge : coudre ma Pachira. J’ai sorti un coupon de jersey griotte, très doux et fluide déniché pendant les soldes chez Mamzelle Fourmi. D’ailleurs, ce choix de tissu m’a donné bien du fil à retordre mais j’y reviendrai plus tard… Pour ne rien gâcher, je venais de recevoir Germaine, ma nouvelle machine, la passport 2.0 de Pfaff. A mon anniversaire, j’avais reçu une généreuse enveloppe pour m’offrir une surjeteuse. J’avais demandé conseil à Christelle Beneytout, LA spécialiste de la surjeteuse, un peu perdue devant tous les modèles. Et Christelle m’a orienté vers une machine à coudre plus performante que Simone, la Silvercrest achetée il y a un an. Et c’est un bonheur ! Les points sont hyper réguliers, le double entraînement est super performant et d’une grande aide sur des tissus bien fluides, le fil de canette remonte automatiquement, elle ne fait quasiment aucun bruit et j’ai encore plein de potentialités à découvrir…

Revenons à Pachira, le marquage des repères a été très délicat pour la deuxième manche puisqu’ils devaient être reportés en miroir. J’ai passé environ 2 heures à découper les pièces et ajouter les repères. Ca ne m’a pas empêché de faire des bêtises… J’ai découpé les pinces comme une idiote. Heureusement, j’ai pu rattraper cette erreur en les cousant avec minutie et en couchant les surplus au fer.

Pachira de profil

Deuxième grosse difficulté : le tressage des manches, j’ai eu beau les coudre avec le pas à pas spécial du blog à côté de moi, j’ai systématiquement galéré sur les 5ème et 6ème pinces de chaque manche. Je ne me suis pas découragée pour autant. J’ai joué du découd vite, cousu, décousu, recousu etc. J’y suis finalement enfin arrivée même si je trouve qu’une manche est plus réussie que l’autre. D’après mon amoureux, il n’y a que moi qui le vois, ceci étant, j’adore le résultat.

J’ai eu du mal aussi sur la réalisation des pattes de boutonnage qui se combine avec l’ourlet au biais rapporté. J’ai aussi pris mon temps sur ce coup là et au final, le résultat me plaît beaucoup. J’avais initialement prévu un biais Liberty Abeladja coloris beige (oui, encore du Liberty!) mais quand je l’ai reçu, l’association ne me plaisait pas. J’ai remplacé par du Liberty Betsy coloris fluo thé et je suis fan. Seul problème, j’avais oublié qu’il fallait aussi faire les ourlets des manches au biais rapporté et je n’en avais plus assez pour la deuxième manche. J’ai donc du en recommander en urgence car je ne voulais pas dépareiller mes biais rapportés. J’ai été agréablement surprise sur l’assemblage des manches aux emmanchures, tout s’emboîte parfaitement et j’ai même réussi à froncer proprement les têtes de manches (une première)!

Pachira, ourlet des manches au biais rapporté

Troisième difficulté, ma parementure jupe était trop large. Grrrrr. Pourtant j’avais fait attention en décalquant le patron et en coupant les pièces. J’ai donc triché en la décalant légèrement pour bien faire correspondre les découpes et en ajoutant un pli plat, uniquement visible de l’intérieur.

Pachira, le décolleté au biais rapporté

Et enfin, les boutonnières, oui, je sais, je ne devrai pas ronchonner, Germaine les fait toute seule. Seulement, c’était la première fois que je faisais des boutonnières. J’ai fait des tests sur mes chutes par précaution. Malgré le double entraînement, le tissu s’est pris une fois dans les griffes d’entraînement et j’ai usé de ma pince à épiler dédiée à ce genre d’accidents pour le dégager mais ça n’a pas suffi. Et oui, il n’était indiqué nulle part qu’il fallait entoiler les boutonnières et comme c’était mes premières, je ne le savais pas. Mon entêtement à coudre les boutonnières a causé des trous par endroit, impossible de continuer. Seulement, je n’allais pas abandonner Pachira si prês du but!J’ai donc simplement cousu un demi dos sur l’autre mais je n’étais pas satisfaite. J’ai cousu du biais liberty Betsy coloris fluo thé comme pour les ourlets tout le long de la boutonnière ratée et le résultat m’a bien plu. Cela ajoute un joli détail sur ce dos un peu fade sans les boutonnières.

Pachira, de dos

Et après l’assemblage du haut et du bas, une formalité avec Germaine, j’ai enfin fini Pachira ! Je l’ai immédiatement enfilée et elle est très agréable à porter, ce jersey est tout doux et bien fluide. J’aime le style de cette robe même si je la trouve un peu trop longue et je préfère que la ligne d’assemblage haut et bas soit située plus au niveau des hanches. Je dois l’avouer, je ne suis pas prête à réaliser une seconde version, je suis ravie d’en être venue à bout et d’avoir autant appris mais cette robe demande énormément de temps et de minutie. Je vais me reposer sur des projets plus facile. Ceci étant, j’ai bien l’intention de me pavaner dans ma Pachira et de dire, sans aucune modestie, c’est moi qui l’ai faite !

Pachira de face

Pachira working girl

Cannelle dans les nuages

C’est simple, Cannelle m’a fait envie dès que j’ai vu ce patron. J’adore les gilets et l’idée de pouvoir m’en coudre plein dans des coloris et des matières différentes me séduisait. Et comme j’ai pris des cours avec Christelle Beneytout, sa créatrice, je pensais le coudre avec elle. Sauf qu’Annabelle nous a pris bien plus longtemps que ce qu’on pensait et que j’ai déménagé bien loin dans l’été… Alors à mon dernier cours, j’ai acheté le patron.

Cannelle dans les nuages

Et Camillette Création a sorti sa nouvelle collection et le coup de coeur pour son nuage d’enfer a été immédiat. Je l’ai tout de suite imaginé en Cannelle. Un cannelle tout doux, tout moelleux avec des petits nuages, c’était une évidence. Alors j’ai lavé mon coupon, décalqué le patron, épinglé les pièces sur le tissu et là, ça a été le drame! Les nuages du col n’auraient pas été dans le bon sens en respectant les indications de coupe. Je n’y avais pas du tout pensé. Je me suis consolée en me disant que je l’avais vu avant de couper (c’est déjà un net progrès).

Seulement, Cannelle dans les nuages, je n’avais pas envie d’abandonner (non je ne suis pas têtue)! Et j’ai trouvé la solution : couper le col dans du matelassé noir uni. Cette solution me permettait de garder mon idée de départ et ce col uni m’a bien plu. Cela casse un peu le motif du corps du gilet. Faible que je suis, j’ai commandé du matelassé noir France Duval Stalla. Je sais ça n’était pas franchement urgent vu l’ampleur de mon stock (du massacre selon mon amoureux), seulement ses matelassés sont souvent en rupture de stock et je n’avais pas envie d’attendre l’hiver prochain pour mon cannelle, une véritable obsession cette histoire!

Cannelle dans les nuages de dos

Je me suis lancée dès que j’ai reçu le coupon de matelassé noir. J’avais d’autres projets plus urgents pour être honnête mais j’étais en panne de papier à patron, Cannelle était déjà décalquée. J’ai coupé en 38 ce qui me correspond bien. Aucune difficulté particulière pendant la couture du gilet jusqu’au col. Comme d’habitude avec le jersey, j’ai surfilé au fur et à mesure à l’intérieur après l’assemblage des pièces pour éviter que ça s’abîme. Le matelassé nécessite ce surfilage pour être bien propre à l’intérieur. Fidèle à moi-même, j’ai cousu le col dans le mauvais sens (bon, j’ai des excuses hein, je cumule angine et infection à l’oeil). Je deviens une spécialiste pour découdre le point overlock. J’ai choisi la version col double (col B) avec les ourlets de la version A, je n’avais pas envie de roulotté et Léna avait fait ce compromis qui m’avait bien plu.

Cannelle du village dans les nuages

J’ai rallongé les manches de 3 cm supplémentaire et fait un ourlet avec double rentré que je trouve plus net. Comme je n’ai toujours pas d’aiguilles doubles jersey, j’ai fait les finitions avec deux piqûres parallèles au point droit :

Cannelle dans les nuages le poignet

Une fois monté le col dans le bon sens, j’ai bordé toute la couture de l’encolure avec du biais banane étoiles argentées de chez France Duval Stalla. J’adore ce type de finition, mon amoureux n’est pas emballé ce choix mais moi j’adore. Un jour, je réfléchirai à mon addiction aux biais soyeux type Liberty ou France Duval Stalla, c’est tellement plus agréable que les biais tous textiles ou coton très rigides qu’on trouve partout.

Cannelle dans les nuages la couture de l'encolure bordée de biais banane France Duval Stalla

Sitôt finie, sitôt enfilée et je l’adore. La coupe est parfaite, Cannelle est hyper agréable à porter. J’ai hésité à ajouter des poches mais avec le motif, je trouvais ça trop chargé. Je les rajouterai sûrement si je couds une version unie. Et le tissu Camillette création est top, hyper agréable à coudre et à porter, un vrai doudou, souple, chaud, je suis conquise! C’est simple quand j’enfile mon cannelle, je pense au village dans les nuages!

Cannelle dans les nuages

Cannelle dans les nuages

J’ai fait ma material girl

J’ai acheté aime comme matérial girl il y a quelques mois. Seulement, je n’avais jamais pris le temps de le coudre. C’est assez fou quand j’y pense car ce patron me plaisait beaucoup et j’avais fait l’acquisition d’un coupon de jersey France Duval Stalla rose pâle à un prix défiant toute concurrence… En fait, l’été est arrivé et il n’a plus été question de manches longues!

Il y a peu, je suis tombée en panne de fils et le temps que ma commande arrive, je ne pouvais donc me lancer que dans un projet pour lequel j’avais tout sous la main. J’ai donc attaqué le Matérial girl version manches longues et dos croisé.

Aime comme matérial Girl

Le jersey France Duval est une merveille, couleur superbe, agréable à coudre et une vraie caresse sur la peau. J’avais d’ailleurs pu le constater quand j’avais coupé un bout de mon coupon pour la petite jupe qui tourne de Pépette la chouette. J’ai entendu dire qu’elle arrêtait ses jerseys et c’est bien dommage, je vais être obligée de me venger sur ses matelassés…

Aime comme Matérial Girl

Bref, j’ai attaqué mon projet. J’ai été très minutieuse pour border de biais rapporté (mon obsession), le bas du devant et des deux pièces du dos. C’est après que ça se complique… Comme d’habitude, je n’ai pas coupé la bonne taille. Mon minute ayant été bien trop grand en M (genre chemise de nuit de grand-mère), j’ai coupé du S et même si je le porte sans problème, mon Matérial girl aurait peut-être mérité du M. Après avoir assemblé le devant et les dos, l’encolure ne me plaisait pas du tout, beaucoup trop serrée à la gorge. Du coup, j’ai redessiné le col et je suis plus à l’aise avec cette coupe. D’ailleurs, j’ai rallongé le corps de 7 centimètres au lieu de 1 cm et les manches de 3 cm, j’aime les tops un peu longs.

Biais première étoile coloris meringue :

Aime comme Matérial girl, le biais

Pour l’encolure, j’ai triché (enfin un peu). Pour me faciliter la couture de l’encolure, j’ai cousu les deux grands côtés de ma bande d’encolure entre eux après avoir cousu les deux petits côtés et replié la bande en deux. Cela évite d’avoir à surveiller trois épaisseurs quand on étire la bande d’encolure au fur et à mesure entre chaque repère. Du coup, c’est bien même plus facile. C’est Christelle Beneytout qui m’avait parlé de cette astuce quand on avait cousu la jupe de Pépette la chouette et j’ai testé pour la première fois. Et en plus, ça fait des finitions intérieures plus nettes.

J’ai méchamment galéré pour la couture des manches. Bon, j’ai commencé par coudre envers contre endroit la première manche parce que je suis joueuse (dans la lune)! Et ce n’est pas simple de coudre la manche à l’emmanchure sans créer de contrainte sur le dos croisé. J’ai donc recommencé à plusieurs reprises sur la première manche. Et c’est là, où le choix d’un fil bien assorti au tissu est une galère. C’est beau mais quand il faut découdre il faut de bons yeux, surtout quand on utilise le point overlock…

Aime comme matérial girl-001

Aime comme Matérial Girl,le dos

Bref, après ces mésaventures, j’ai réalisé l’ourlet des manches, un double rentré car je trouve ça plus propre. Comme je n’ai pas d’aiguille double spéciale jersey, j’ai fait deux piqûres parallèles l’une à l’autre sur chaque manche. C’est un peu de la bidouille mais ça marche.

Dernier détail, j’ai surfilé les coutures intérieures avec le point conseillé par Christelle. Certes, ça n’est pas aussi propre qu’avec une recouvreuse mais je trouve le rendu propre et assez sympa.

Aime comme Matérial Girl, les finitions intérieures

Au final, j’aime beaucoup cette matérial girl et c’est surtout lié à la qualité du jersey et à sa couleur qui égaie ma journée. La prochaine fois, j’envisagerai sûrement de couper du M…

Coudre pour ne pas penser

La semaine dernière a été difficile, terriblement douloureuse. On a beau savoir que ça va passer, que c’est la faute à pas de chance, ça ne console pas. D’ailleurs, Pas de chance, on aimerait bien le prendre entre quatre zyeux et lui dire que là, ça suffit, ça doit s’arrêter. Seul le temps aide.

Dans ces moments-là, la couture est une bouée de sauvetage. Se concentrer sur la coupe du tissu, le montage, les détails techniques, offre une bouffée de liberté, une pause qui n’a pas de prix. Aime comme minute jamais testé, un reste d’interlock pas facile à dompter, mon programme a été tout trouvé. Et même si je n’adore pas le résultat, ce projet a bien joué son rôle.

Aime comme minute de dos

Le problème du choix de la taille chez Aime comme Marie reste épineux pour moi. Si ma version test est en M, je rabote, tellement que j’en arrive au S, parfois sans marge de couture et la deuxième version est un S réussi. A l’inverse, si je commence par du S, c’est un peu juste et la fois d’après, j’ajoute un peu de marge de couture. A chaque fois, la bonne option est celle que je ne prends pas!

J’ai donc taillé un M sans marges de couture, sauf pour l’ourlet du bas, je n’ai mis qu’un cm et pas trois, du coup, c’est un peu court.
Une fois monté, c’était beaucoup trop large, j’ai fini par raboter très sérieusement les côtés, jusqu’à enlever 5 cm de chaque, soit la taille S au final. J’ai renforcé toutes mes coutures au ruban thermocollant, cet interlock est très fragile et malgré une aiguille à bout rond, se troue très facilement. Du coup, je trouve que l’ourlet du bas, renforcé aussi au thermocollant manque de confort.

Aime comme minute à plat

J’ai été au bout de mon idée et thermocollé trois petites larmes dorées Madame Mademoiselle en bas du tee-shirt et une en haut du dos, ma copine Léna l’avait fait sur un de ces sweatshirts qu’elle n’a pas blogué (le privilège de se connaître en vrai) et j’avais adoré ce détail, si féminin et élégant. J’en ai aussi ajouté un sur l’envers du dos, juste pour le plaisir de le voir avant d’enfiler ce haut.

Aime comme minute détail des larmes dorées

Au final, je suis un peu mitigée, si je le trouve très joli sur la photo, il est un peu court et trop raide à la taille. Je verrai si je retente une autre version plus tard. Mais comme je ne suis pas rancunière, je l’ai emmené voir la mer !

Aime comme minute à la mer

Aime comme minute à la mer

Datura de mon coeur

Aaahh, Datura, depuis le temps que ce patron me faisait de l’oeil, j’ai enfin osé me lancer. A vrai dire, c’est l’un des patrons qui m’a donné envie de coudre, notamment la version de Zazacam en voile de coton. Seulement, je n’osais pas, le niveau avancé indiqué me faisait peur.

Et après deux semaines en formation loin de ma machine, j’avais l’envie d’un projet pour progresser. C’était le moment de coudre ma Datura et ce d’autant plus que Zazacam m’en avait donnée une pré-découpée en première étoile coloris Kaki dans ma taille. Pour réveiller le kaki, j’ai choisi un passepoil et un biais Liberty Betsy coloris Fluo. J’adore la qualité des biais et des passepoils Liberty, ils sont souvent le petit détail chic.

Datura

Je me suis donc lancée avec prudence, faisant bien attention de lire précisément chaque étape. Alors j’avoue, tout ne m’a pas paru si clair. La technique pour coudre la doublure de l’empiècement est expliquée un peu rapidement pour moi, et je me suis référée aux schémas de Aime comme Mistral qui sont beaucoup plus détaillés et clairs, au moins pour moi. Idem, j’ai eu un moment de confusion sur la couture de la doublure du haut à la partie basse, je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée qu’il fallait coudre la doublure à chaque pièce du haut avant de monter le bas alors que ce n’est pas du tout le cas ! Heureusement pour moi, Zazacam a pu m’expliquer en cours de route et tout s’est bien passé… Nos amoureux se moquent parfois de nos envois multiples de Sms spécial couture durant nos soirées… Mais sans ma hotline, j’aurai souvent été bloquée!!!

J’ai fait des coutures anglaises à l’intérieur, aucune couture apparente, c’est une fierté de regarder l’intérieur!

Datura de face

Le dos de la datura
Datura de dos

J’ai fini cette datura en cousant à la main trois petits boutons étoilés fuschias achetés chez ma petite mercerie. Je n’ai pas osé tenter les boutonnières alors ils sont cousus en prenant les deux pattes de boutonnage.

Les petits boutons :
Datura le bouton étoilé

Datura, la série de boutons

La surpiqûre du passepoil:
Datura surpiqûre du passepoil

L’ourlet au biais rapporté :
Datura : ourlet au biais rapporté

J’ai pris beaucoup de plaisir à coudre ce top même si la météo actuelle ne me permettra malheureusement pas de beaucoup le porter. Je réfléchis déjà à une seconde version pour l’été prochain…

Le confortable, version tunique qui brille

Bon, je dois l’admettre, j’ai développé une forte dépendance au confortable de MLM. C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’en empêcher. Dès que je vois un beau coupon de molleton, je l’imagine en confortable.

J’ai été très raisonnable pendant les soldes, je n’ai craqué que sur le site de Mamzelle fourmi (en même temps, elle a tellement de jolies choses que c’est difficile de ne pas être tentée, je précise je n’ai aucun intéressement chez elle). Il y avait du molleton gris chiné lurex et je suis une fille qui adore les tissus qui brillent. Attention, il ne faut pas non plus que le tissu pique les yeux mais qu’il y ait juste ce scintillement qui le rend unique. Alors là, ni une ni deux, il s’est retrouvé dans mon panier et rapidement dans ma boîte aux lettres.

Lorsque je l’ai reçu, il était inévitable de le coudre en confortable (si si)! Seulement je l’ai vu en tunique, parfaite avec un legging et des bottes noires ou un jean. Et puis, j’adore les robes doudous, jolies et confortables, réconfortantes quand le thermostat baisse. J’ai enfin osé utiliser mon biais Liberty porcelaine, un joli tissu impose un joli biais n’est ce pas ?

D’ailleurs, je l’ai cousu pour participer au défi kibrille du blog le bazar d’Anne Charlotte mais suite a un déménagement, je n’ai toujours pas internet… J’ai fr*# je n’ai rien compris… Heureusement, Anne-Charlotte est super gentille et a accepté ma participation de retardataire :-)

Malheureusement, les photos ne rendent pas justice au lurex, et on ne voit pas trop que ce tissu brille et pourtant, c’est ce qui fait tout son charme.

Confortable qui brille

Confortable qui brille de côté

Confortable qui brille de dos

J’ai donc simplement allongé le patron d’une vingtaine de centimètres et à l’attaque. Pas de difficultés particulières, tout colle à la perfection et c’est ma troisième réalisation du confortable. J’ai apporté un soin tout particulier à la pose du biais rapporté, j’en ai mis à l’encolure, et aux ourlets des bas et des manches. J’adore cette belle finition qui a duré au moins autant de temps que la cousette de la tunique en elle-même.

Les biais rapportés en Liberty :

Confortable qui brille, encolure en Liberty Betsy porcelaine

Confortable qui brille, ourlets de manche en Liberty Betsy Porcelaine

Et je l’adore, simple, efficace avec ce petit scintillement qui évite le côté mémère de la tunique en molleton que je crains toujours. Bref, encore une fois, le confortable est une réussite !

Et merci à mon papa pour la séance photo !

Ma robe Bensimon Like

L’été 2006, ma mère m’a offert une robe Bensimon que j’ai usé jusqu’à la corde. Une robe toute simple, en lin, beige rosée, a fines bretelles, un peu évasée, la longueur et l’ampleur parfaites et juste ce qu’il faut comme fronces pour rendre élégante cette petite robe d’été. Je l’ai portée tous les étés depuis. Elle a subi des accidents de lavage divers et variés mais impossible de m’en séparer. En la ressortant de la caisse des habits d’été au mois d’avril, j’ai eu envie de la recopier.

Au mois de juin, j’ai fait une virée au marché de Talensac à Nantes, au stand de tissus et j’ai flashé sur un lin bleu ardoise, magnifique, de très belle qualité, et paf, un coupon de deux mètres. Et d’un coup, j’ai compris, ce coupon était destiné à devenir ma nouvelle robe en lin.

Robe Bensimon Like

J’ai apporté la bête à Christelle Beneytout, mon mentor de la couture, qui m’a donné des conseils techniques pour la recopier. Et deux jours avant de partir en vacances et de déménager dans la foulée, j’ai décidé de m’y mettre. Oui, je sais, ce n’était pas le meilleur moment mais faut-il lutter contre l’inspiration ?

J’ai attaqué, appliquant les conseils de Christelle. J’ai cependant fait une énorme erreur de méthode, pensant que ce serait simple, je n’ai pas pris le temps de me faire une feuille de route détaillant les étapes de montage. C’est en cours de route que j’ai compris que du biais à cheval était nécessaire. J’ai donc refait du biais maison, aidée d’un gabarit dessiné par mon cher et tendre, ce qui m’a terriblement simplifié la vie. D’ailleurs, j’ai du en faire deux fois, j’avais vu un peu léger sur la quantité.

Robe Bensimon Like, le biais maison

J’ai remplacé les bretelles en lin par du cordon Liberty et c’est parti. J’ai cousu ma robe sur trois jours, ayant utilisé le stylo frixion, très efficace mais effacé par la centrale vapeur, j’avais cousu le devant et le dos ensemble… Je m’en suis rendue compte à temps et j’ai pu réparer ma bêtise. Il m’a cependant fallu retourner chez Myrtille acheter du fil, j’étais tombée en panne sèche…

Robe Bensimon Like, le cordon Liberty

Après toutes ces étapes, j’ai fini ma robe une heure avant de partir en vacances, même pas lavée, je l’ai glissée dans ma valise, toute fière de la montrer à ma mère. Je concède qu’elle n’est pas parfaite mais j’en suis ravie. Depuis le temps que je voulais donner une nouvelle vie à cette robe. La prochaine fois, je devrai me résoudre à démonter ma robe chérie pour la copier parfaitement mais je ne suis pas encore prête à aller jusqu’à cette extrémité !

Robe Bensimon Like

Robe Bensimon Like de dos

Ce rêve bleu, ma robe jasmine

Il y a quelques temps, j’ai été prise d’une véritable lubie, une robe d’été en jersey. Je voulais une forme simple, un peu trapèze mais je ne trouvais pas ce que je cherchais. Et un jour, je suis tombée sur le nouveau patron de Cozy Little World, le tee-shirt Jasmin. En le voyant, j’ai eu un énorme coup de coeur et je l’ai tout de suite imaginé rallongé en robe. Et son prix tout doux a achevé de me convaincre qu’il me FALLAIT ce patron !

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World

Je me suis donc livrée à un petit exercice d’archéologie dans mon stock (qui est impressionnant pour quelqu’un qui ne coud que depuis la fin de l’année 2014) et j’en ai extirpé un grand coupon de jersey bleu électrique, très fluide, déniché en solde chez Mamzelle Fourmi. J’ai rallongé les pièces afin d’avoir une robe et je me suis lancée.

Tout est très bien expliqué, le pas à pas en photo est particulièrement bien fait. Mes difficultés sont principalement venues de mon choix de tissu. Ce jersey, tout doux, très fluide et très agréable à porter est aussi très fragile. Du coup, le moindre point malheureux et décousu laisse un trou… La pose du passepoil doré s’est avérée délicate, le tissu était tellement fluide que j’ai dû l’hérisser d’épingles pour éviter qu’il ne glisse et plisse sous le passepoil. En fait, j’aurais dû utiliser du ruban thermocollant pour renforcer et stabiliser mes coutures mais évidemment, je n’y ai pensé qu’après. Je n’ai pas encore le réflexe! En prenant mon temps, j’y suis arrivée et le résultat est propre. La couture des manches a été comme sur des roulettes, tout colle parfaitement.

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World, détail du passepoil

Le morceau de choix, comme souvent avec le jersey, ça a été l’encolure. J’ai suivi les instructions à la lettre mais le résultat était franchement raté, mon encolure baillait. Je l’ai donc décousue et là, horreur, plein de trous, pas si petits que ça en plus. Pas de panique, j’ai sorti mon allié des encolures, le biais rapporté (oui, encore lui). Il me restait pas mal de Liberty Mitsy gris dont le contraste avec le bleu électrique me plaît beaucoup. Et zou galinette, une encolure sauvée par le biais rapporté !

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World détail de l'encolure width=

Pas folle la guêpe, j’ai décidé d’appliquer la même méthode pour l’ourlet de la jupe. Et là, je me suis trompée de sens en posant mon biais rapporté mais il était trop tard pour faire machine arrière, je l’avais entièrement cousu… Du coup, j’ai posé mon biais rapporté sur l’endroit et je suis satisfaite du résultat. Le contraste fonctionne et ça ne fait pas trop surchargé avec mon passepoil doré (et l’avantage, c’est qu’on me voit de loin dans la foule)!

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World, de dos

Dernier petit point, le V de l’encolure, pleine d’enthousiasme, j’ai cousu trop loin et là aussi, impossible de découdre sans massacrer cette jolie robe. Verdict de l’amoureux : où est le problème ? et que peux-tu y faire ? Réponse, rien ! Donc comme dirait les shadocks, s’il n’y a pas de solutions, c’est qu’il n’y a pas de problèmes ! Seulement voilà, après lavage, il y avait des petits trous à cet endroit. Ce jersey est tellement fin que ces trous allaient forcément s’agrandir avec la robe portée et les lavages futurs. Du coup, j’ai opté pour une solution de tricheuse (oui, j’assume)! J’ai thermocollé un petit ananas doré de Madame Mademoiselle (ça ne peut jamais faire de mal) sur cette partie abîmée. Et hop, le double effet kiss cool fonctionne, c’est joli et ça renforce cette zone fragilisée.

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World, détail de l'ananas

Malgré toutes ces petites difficultés (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire n’est-ce-pas ?), je suis séduite par cette robe. Et je suis certaine de coudre d’autres robes jasmines et pour les douces températures de septembre, des tee-shirts Jasmin !

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World

I’m just a cosmic girl!

Oui, je sais, c’est un peu facile comme titre mais je n’ai pas pu résister! J’ai cherché (un peu) et j’ai opté pour ce titre qui me rappelait le Jamiroquai de mon adolescence (aïe, ça pique le temps qui passe)…

Quand j’ai commencé la couture à la fin de l’année 2014, Miss devait être mon premier vêtement… Je me suis heurtée à une difficulté de taille (dont j’avais été prévenue par Zazacam), impossible de retourner les bretelles!!! J’ai essayé avec plein de méthodes différentes, j’ai même fait l’acquisition d’un retourne-biais, en vain… J’ai alors rangé mes pièces dans mon tiroir, me disant que j’apporterai mes bretelles à retourner à Zazacam lors d’un week-end en famille… Et j’ai complètement oublié ce projet…

Miss Cosmic

Et un jour, d’un coup, j’ai eu subitement l’obsession d’arriver à retourner ces satanées bretelles (techniquement de nouvelles car les premières n’avaient pas résisté à toutes mes expérimentations et à mon agacement). J’ai recommencé à chercher des tutos et là, j’ai trouve LE tuto de chwtt. Et la magie a opéré, j’ai retourné les fameuses bretelles. J’avais des pailles et des piques à brochettes dans mes tiroirs ce jour-là, il était dit que j’allais régler leur compte à ces bretelles récalcitrantes ! Bon, je vous rassure, j’ai laissé mes jolies bretelles en plan et je suis retournée à mes encours (ne me demandez pas lesquels, je ne sais déjà plus…)

Miss cosmic de dos

Après la couture de ma petite robe en cosmic blue, il me restait un beau coupon et je voulais le valoriser. Seul hic, je n’avais pas assez pour les extérieurs et les doublures. J’ai patienté sagement et la solution est venue à moi… les chutes de ma robe en chambray. Mon Miss allait donc être réversible et ultra chic (et encore, vous n’avez pas vu le deuxième auquel je réfléchis tranquillement).

La couture s’est révélée laborieuse car Pépette la chouette a décidé d’être mon assistante. Je l’ai préposée à la coupe des fils mais il fallait avoir l’oeil… Elle avait tellement envie de tout couper avec le coupe-fil que j’ai dû régulièrement m’assurer qu’elle n’y laissait pas un ou plusieurs doigts. Autre difficulté, j’avais recopié les instructions à la main et mes reproductions des schémas en 3D laissaient à désirer. J’ai donc pris mon temps et ma logique n’a pas trop mal fonctionné sauf pour le positionnement des bretelles que je me suis acharnée à coudre dans le mauvais sens des deux côtés (pas de jaloux).

Miss chambray

Je voulais un miss parfaitement réversible et j’avais prévu de coudre l’ourlet en rentrant les surplus de couture à l’intérieur. Seulement, impossible de le faire proprement. Il y avait un surplus de tissu sur le cosmic blue. J’ai eu beau reprendre légèrement 0,5 cm de marge supplémentaire de chaque côté, ça ne passait pas. Alors j’ai cogité longuement car je suis particulièrement têtue et ce Miss DEVAIT être réversible (non mais c’est moi qui commande non?) J’ai fini par opter par un bidouillage maison, j’ai fait un ourlet avec double rentré du cosmic blue sur le chambray comme pour un biais à cheval. Cette solution me plaît bien car ça rappelle les bretelles qui sont en cosmic blue. Je me suis vue progresser sur ce coup-là, d’une couture avec une erreur manifeste, j’ai réussi à obtenir le Miss réversible que je voulais, sans lâcher l’affaire et sans (trop) rouspéter.

Miss chambray de dos

Le fameux bidouillage :
Miss chambray le bidouillage

Je suis très contente de mon Miss. Je le trouve très élégant et il peut se porter habillée ou plus casual. Et il est tout léger, idéal par grosse chaleur. Les décolletés devant et dos sont si élégants et flatteurs, j’adore! J’y ai mis le temps mais une chose est sûre, j’attendrai beaucoup moins pour lui coudre des petits frères !