Tee-shirt Olaf

Ma grand-mère a été particulièrement généreuse cette année et m’a offert une surjeteuse et une scan’n cut de Brother. Je me suis donc attelée à la découverte de ces deux nouveaux jouets qui m’offrent plein de possibilités créatives.

J’ai commencé par le début, enfiler ma toute nouvelle surjeteuse, la hobbylock 2.5 choisie sur les conseils de Christelle Beneytout. Alors là, j’ai sué sang et eau sur le boucleur inférieur. Impossible de comprendre, j’avais beau recommencer, désenfiler, ré-enfiler etc. Rien à faire, le fil cassait toujours. Après deux journées entières, j’ai soudain eu le déclic. Il y avait une manipulation manuelle à faire avant la fin de l’enfilage dudit boucleur que je n’avais pas comprise (et donc pas faite). J’étais ravie mais bim même problème sauf que d’autres fils cassent. J’ai changé toutes mes bobines et ça a fonctionné comme sur des roulettes. Manifestement, les bobines offertes par coudre et broder lors de l’achat de la machine n’étaient pas de bonne qualité.

Pour équilibrer mon surjet, j’ai suivi les conseils de Christelle dans son manuel de référence sur la surjeteuse. Bon, je ne dirai pas que tout est parfait, il me reste sûrement des tas de choses à apprendre et à comprendre. J’ai fini mon premier tee-shirt taillé dans des chutes de jersey (modèle Rascal du Ottobre n°4/2013). Mais l’encolure contrastée en bord côte était ratée car il y avait un
décalage visible sur le devant. J’avais utilisé la méthode Ottobre pour cette encolure et manifestement, elle ne me convient pas.

Heureusement, il me restait assez de chutes de jersey pour tailler un deuxième tee-shirt pour mon lutin. Cette fois-ci, j’ai utilisé la méthode du plantain pour poser mon encolure et clairement, cela me réussit nettement mieux (quand je pense que pour mon plantain, il y a un an, j’ai mis une semaine entière à arriver à poser l’encolure, je vois le progrès)! J’ai un peu modifié le modèle, j’ai taillé mes bord côtes à 0,75 de l’encolure et des bords de manches et non à 0,70 où j’ai systématiquement des fronces indésirables.J’ai également posé des bords de manches doublés comme pour une encolure, les manches étaient un peu trop longues pour mon lutin et je trouve la finition plus propre. Enfin, j’ai réalisé un double repli pour l’ourlet que j’ai piqué à l’aiguille double jersey avec deux fils contrastés. Je n’ai jamais trouvé d’aiguilles doubles jersey compatibles avec ma vieille machine. Je suis donc ravie de pouvoir utiliser cette finition avec la nouvelle. D’ailleurs, ça n’a pas été une partie de plaisir, la pédale étant en panne, j’ai piqué l’ourlet avec le bouton manuel ce qui nécessite encore plus de patience, de concentration et de pauses régulières.

Tee-shirt Olaf

Une fois mon tee-shirt fini, je pouvais passer à la customisation. Mon lutin était invité aux 6 ans de sa cousine avec la thématique reine des neiges. Autant Pépette la chouette pouvait mettre sa robe d’Elsa (quelle petite fille de moins de 10 ans n’en a pas?), autant il fallait trouver une solution pour mon lutin. J’ai choisi un dessin d’Olaf sur Pinterest que j’ai donné à mon cher et tendre. Sur ce coup-là, je lui dois une fière chandelle. Il a passé de longues heures à travailler le fichier sur photoshop avant de le transformer en fichier compatible scan’ncut. Il a ensuite fait des essais de découpes sur du canson pour vérifier les dimensions. Enfin, il a fait la découpe des feuilles de flex. On a utilisé du blanc pailleté pour le corps, du blanc et du noir pour les yeux, du doré pour sa houpette et ses bras et du rouge pour le nez. D’ailleurs, je recommande easy flex pour la qualité des flexs, le choix de couleurs et la rapidité de l’envoi.

Tee-shirt Olaf

J’avais très peur au moment de poser les flex mais avec de la patience et du papier sulfurisé, cela a roulé sans problèmes en suivant les conseils de Laisse Luciefer! En moins d’une demi-heure, tous les flex étaient posés (j’avoue j’ai thermocollé des petits bouts sur la housse de ma planche à repasser). J’ai ensuite laissé refroidir et fixer les flex pendant une journée avant de laver le tee-shirt sur l’envers.

Le flex en cours de pose :

Tee-shirt Olaf

Et, j’adore le résultat ! Le tee-shirt va parfaitement à mon lutin et il était tout fier d’être dans le thème de l’anniversaire de sa cousine. En plus, sa tante lui avait fabriqué un serre-tête avec les bois de Sven en feutrine, la classe.

Tadam :
Tee-shirt Olaf

Bilan des courses, la surjeteuse est un super outil. Il va vraiment falloir que je m’exerce pour la maîtriser ! J’attends mon cours avec Christelle avec impatience! Et je n’ai pas fini de jouer avec ma scan’ncut même si mon amoureux m’a prévenue que j’allais devoir être plus autonome avec la bestiole…

Ps : pour celles qui sont intéressées, je peux envoyer le fichier Olaf compatible Scan’ncut

Sweat stardust

Au mois d’octobre, j’ai effectué une grosse commande chez Rijs Textiles, sur les conseils de Christelle Beneytout. J’ai notamment commandé de la polaire, décrite comme bleue, mais à mon sens verte, pour faire un sweat shirt zippé et tout doublé pour mon lutin. Il en porte beaucoup et c’est bien pratique.

sweat Stardust

Mon choix s’est porté sur le modèle Stardust d’Ottobre 4/2013. J’ai découpé soigneusement mes pièces car l’extérieur et la doublure étaient tous les deux dans le même tissu et j’ai voulu attaquer le montage. Gloups ! J’ai étudié soigneusement les explications, j’adore les modèles Ottobre mais l’absence de schéma me laisse souvent perplexe. Après de nombreuses lectures, je ne comprends pas l’ordre de montage qui laisserait les coutures apparentes (un comble pour un vêtement doublé) ! J’ai donc demandé conseil à Zazacam, grande spécialiste d’Ottobre. Et elle a confirmé mes doutes, les coutures allaient être apparentes. Du coup, j’ai décidé de laisser le sweat de côté et de profiter d’un passage à Paris pour lui demander ses lumières. C’est la grande pro des sweats zippés et doublés.

Sweat Stardust

Pendant les vacances de Noël, j’ai donc emmené Germaine et du stock de couture en prévision de notre séance. Effectivement, je n’aurai jamais trouvé toute seule, sûrement la faute de mon sens catastrophique de la géométrie dans l’espace! On a démarré tranquillement la veste sur une après-midi. Je n’ai jamais autant bâti mes coutures mais c’était effectivement nécessaire pour bien positionner la fermeture éclair et obtenir une parfaite symétrie des deux côtés. Il faut dire que je me suis bien compliquée la vie en choisissant un modèle avec des devants asymétriques. On a pas mal avancé mais on n’a pas eu le temps de finir, on avait dans nos pattes quatre lutins surexcités et ce n’était pas toujours facile (voire impossible) de se concentrer. Elle m’a ensuite expliqué la suite des étapes du montage que j’ai précieusement noté.

Sweat Stardust

J’ai continué chez moi avec d’autres grands moments de perplexité. La couture des manches a été un sacré challenge. Cela ne correspond pas du tout à ma logique et à chaque fois, c’était cousu dans le mauvais sens. L’extérieur et la doublure étaient bien cousus ensemble mais de telle façon que je ne pouvais rentrer l’un dans l’autre. Après de multiples recherches sur internet, j’ai fini par trouver un schéma m’expliquant la marche à suivre. Et clairement, je n’aurai jamais deviné. Même si j’avais compris la technique, la deuxième manche m’a aussi donné du fil à retordre car j’avais cousu la doublure toute entortillée sur elle-même. Autre belle erreur d’étourderie, coudre toute la doublure ensemble sans avoir cousu les manches avant le corps du vêtement. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j’avais tout cousu au point pour tricot extensible (ma polaire était en jersey sur l’envers). J’ai passé des heures à tout découdre et j’ai même du recouper une pièce tellement je l’avais massacrée avec mon découd vite. Je m’en suis sacrément voulu car comme d’habitude, je sentais la bêtise, mais je n’ai pas réussi à prendre assez de recul pour la voir et… je l’ai faite quand même !

J’adore son petit air de lutin avec sa capuche !

Sweat Stardust

Sweat Stardust

Enfin, après de looonnnnnggggguuueeeessssssss heures de couture, je suis parvenue à bout de ce sweat shirt. Quel bonheur, lorsqu’on retourne la pièce pour fermer l’ouverture et qu’apparaît un beau vêtement. Au premier regard, je me suis dit catastrophe, ce n’est pas du tout symétrique ! Heureusement, j’ai réalisé, en l’essayant sur la bestiole que c’était tout le charme du modèle et même qu’il est plutôt réussi. Et il a plu à mon lutin. Quand il le met, il crie « mon sweat shirt » tout fier. Bon, j’en ai bavé (comme souvent quand je couds pour lui) mais je suis ravie du résultat et de pouvoir enfin me dire que je lui ai cousu un sweat à capuche entièrement doublé depuis le temps que j’en rêvais!

Sweat Stardust

Le sweat de grande de Pépette la chouette

Il y a quelques jours, mon amoureux m’a fait remarquer que les sweats à capuche de la jeune fille commençaient à devenir trop petits. Or, elle en porte beaucoup. J’ai donc proposé à la jeune fille de lui coudre un sweat zippé à capuche, doublé en polaire (comme celui de mon lutin que je n’ai pas encore blogué oups). Seulement, la demoiselle avait des exigences : un sweat à capuche sans fermeture éclair, un sweat de grande m’a-t-elle dit. Elle avait flashé sur le camillette création utilisé pour mon cannelle. Il m’en restait un beau métrage et j’adore ce tissu, l’imprimé, le confort, un vrai bonheur !

sweat dans les nuages

J’ai regardé dans mon stock de patrons mais je n’avais pas ça en magasin. Cependant, dans le ottobre 4/2013, j’ai repéré le Beagle Boy, un tee-shirt à capuche. J’ai décidé d’utiliser ce patron en le décalquant non pas en 6 ans, dans sa taille, mais en 7 ans et zou! Comme je ne voulais pas utiliser de bord côte pour la finition de la capuche, cela aurait été de trop avec l’imprimé très présent, j’ai rajouté un centimètre de marge sur le bord des capuches et j’ai surpiqué la capuche après avoir assemblé l’extérieur et l’intérieur pour que cela reste bien en place. Deuxième modification, j’ai cousu les bracelets de manche dans mon jersey matelassé et pas en bord côte comme indiqué sur le magazine. Dernières modifications, j’ai réalisé l’ourlet avec un biais rapporté et j’ai gansé la couture de la capuche avec le même biais, du france duval stalla banane à étoiles argentées. Malgré ma forte addiction à ces biais, ce n’est pas mon choix. J’ai sorti tout mon stock de biais à Pépette la chouette et elle a choisi celui-là, preuve de son excellent goût!

sweat dans les nuages de dos

sweat dans les nuages le biais rapporté

La couture a été facile à réaliser, seule petite difficulté, le croisement des capuches à l’encolure. Je m’y étais mal prise au début, j’ai décousu et recousu en faisant plus attention au positionnement et hop, le tour était joué !

La fameuse encolure :

Sweat dans les nuages, l'encolure

Cousette présentée cet après-midi à sa propriétaire et elle a été adoptée sur le champs! Elle s’est prêtée au jeu de la séance photo de bonne grâce. J’adore le style que ce sweat lui fait et elle aussi ! Et le plaisir en voyant les étoiles dans ses yeux, j’adore !

sweat dans les nuages

Le calendrier de l’avent

Ca y est, j’ai cousu mon premier calendrier de l’avent! En fait, je voulais le coudre l’an dernier mais je n’ai reçu ma machine que le 27 novembre et comme je n’avais jamais touché une machine à coude avant, c’était beaucoup trop juste. L’an dernier, j’avais acheté un kit spécial chez Henry et Henriette, mais j’ai oublié les explications orales que la vendeuse m’avait donnée à l’époque. Par hasard, je suis tombée sur le tuto de Laisse Luciefer. Je voulais aller sur le blog laissons Luciefer et, en me trompant d’adresse j’ai découvert celui de Laisse Luciefer et j’ai tout de suite adoré. Un grand choix de tutos, super bien expliqués et illustrés par des photos, le bonheur ! J’ai tout de suite flashé sur son calendrier de l’avent, le tout étant de s’y coller. Comme d’habitude, j’ai traîné pour m’y mettre, me disant chaque jour « J’suis laaaarge » et puis est arrivé le 28 novembre et là, c’était urgent.

Calendrier de l'avent

J’ai commandé des tissus spéciaux sur Ma petite mercerie. Au début, je pensais faire avec des chutes mais il n’y avait aucune unité et ça ne me plaisait pas. J’ai choisi quatre motifs très Noël et susceptibles de plaire à mes lutins et c’est parti. Découpage des 48 rectangles (je n’avais pas fait attention au sens des motifs sur certains et j’ai du en redécouper d’autres), découpage du ruban en 48 tronçons (malheureusement, mes petits pères Noël ont tous la tête dans le mauvais sens et j’ai changé en cours de route pour du ruban bleu tout simple et un peu de ruban à étoile déniché chez Toga), et j’ai attaqué la couture des 48 pochettes.

Calendrier de l'avent pochettes découpées

Calendrier de l'avent, les pochettes cousues

Alors là, je suis enchantée du tuto de Laisse Luciefer. C’est un vrai bonheur à suivre et ça roule dans la moindre difficulté. Après, c’est un peu long et comme les pochettes sont petites, il faut faire très attention pour ne pas coudre les deux côtés ensemble quand on assemble les extérieurs et les doublures. J’en ai cousu 12 dans la journée du samedi, 12 le dimanche et j’ai posé dans la foulée des pressions kam (qui ne tiennent pas parfaitement au vu de l’épaisseur, snif). Pour les chiffres, là, j’avoue, j’ai fait ma feigne. J’ai tout simplement collé des autocollants argentés acheté au stand Toga du salon création et savoir faire (le lieu de toutes les tentations).

J’ai garni mes petites pochettes de bonbons au chocolat, un DVD à se partager, un gros oeuf playmobil chacun et des bricoles comme des bagues scintillantes hello kitty pour Pépette la chouette, une petite votiure pour le lutin etc. Vu la taille des pochettes tout ne rentrait pas dedans. On a donc, avec mon amoureux, fait des minis chasses au trésor pour les gros cadeaux. On a écrit des indices de petits papiers dont on a brûlé les bords avec une bougie pour faire effet parchemin.

Calendrier de l'avent, les indices

J’ai scotché mes petites pochettes avec du masking tape pailleté sur le mur du salon à pas d’heure le soir pour leur faire la surprise au matin. Mais grosse déception au réveil, la majeure partie des pochettes était tombée. J’ai donc caché les pochettes dans un plat à tajine.

Calendrier de l'avent scotché au mur

Calendrier de l'avent dans le plat à tajine

Et mardi soir, ils ont ouvert la première pochette et englouti le bonbon au chocolat. Et là, le bonheur de voir les étoiles dans leurs yeux en découvrant leur calendrier de l’avent, ça n’a pas de prix!

Calendrier de l'avent

Calendrier de l'avent

Princess Castle version doudou ou l’art d’utiliser les chutes

Après une petite année de couture, je me suis attaquée à la robe Princess Castle qui m’avait très vite fait de l’oeil. Les bordures en bord-côtes ou en jersey, les poches, ces jolis petits détails qui font tout son charme m’ont longtemps fait peur. Et puis un matin, je me suis jetée à l’eau.

J’avais la chance d’avoir suffisamment de chutes pour réaliser une version test et voir si elle plaisait à Pépette la chouette. Les chutes de molleton noir de mon confortable, de jersey rose de nos petites robes, de biais liberty de mon premier moelleux, bref, il était dit que je devais la coudre.

Princess Castle version doudou

J’ai pris le temps dans le week-end, sans me stresser ou me mettre la pression même si la jeune fille était pressée de l’avoir. Les explications d’Ottobre sont précises mais sans schémas (et moi, j’aime les schémas). Heureusement, j’avais regardé celles de Zazacam pour avoir une idée du montage. Du coup, j’avais pu me faire une idée assez précise.

Je n’ai pas du tout galéré avec le framilon, j’avais trouvé un tuto en allemand (que je ne parle pas bien sûr) mais avec photos. Et ma machine a géré sans problème. Pour les bordures en jersey, ça a été plus compliqué. Elles ne sont pas parfaites mais je me suis améliorée au fur et à mesure des bandes. L’élasticité de ce jersey très souple, qui fait tout son confort, n’est pas facile à maîtriser. Je ne m’avoue pas vaincue pour autant, je la coudrai une nouvelle fois pour évaluer mes progrès 😉

Princess Castle version doudou

J’ai réalisé, comme d’habitude, l’ourlet au biais rapporté. C’est joli à l’intérieur et c’est la technique que je maîtrise le mieux, pourquoi se priver ?

Princess Castle version doudou ourlet au biais Liberty Capel fuschia

Et, la touche finale, choisie par la jeune fille, ce sont les thermocollants chats dorés de Madame Mademoiselle. Pour être honnête, j’avais prévu deux libellules roses de La fabrique d’Ava mais elle a été catégorique. Et après tout, c’est sa robe, alors je l’ai laissée choisir ses thermocollants et leur localisation. J’en ai rajouté un dans le dos, j’adore cette petite touche secrète qu’on ne voit pas mais qui a tellement de charme…

Princess Castle version doudou, les chats

Sitôt finie, la robe a été essayée et adoptée… Ma robe ninja s’est-elle écriée ! Je n’avais pas vu la robe ainsi mais il est vrai qu’elle a un petit esprit kimono, surtout en noir et rose… Je suis ravie d’avoir enfin cousu ma Princess Castle et Pépette la chouette aussi. A la fin de la séance à la mer, elle ressemblait à une escalope panée. C’est vrai que je n’avais pas pensé que la jupe de cette robe pouvait utilement être remplie de sable (le seau ne devait pas être à son goût). Enfin, vu toutes les roulades, glissades, et creusage de ravin, elle a l’air d’avoir adopté sa nouvelle robe et c’est ce qui compte !

Princess Castle version doudou de dos

Une rentrée en Mavada

Première rentrée à l’école pour mon lutin, je lis minutieusement la liste des fournitures et que vois-je ? Un cartable! Ni une ni deux, je décide de me lancer et de le coudre. J’avais peu de temps devant moi, reprise du boulot oblige, et très envie que ce soit bien réussi. J’ai donc décidé de faire l’acquisition du livres Cartables et Sacs à dos de la Petite cabane de Mavada. Et bien, j’ai été ravie, tout est très bien expliqué et des photos explicitent chaque étape, un trésor quand on n’a jamais cousu de sacs ou d’accessoires.

Un petit tour sur le site de Ma Petite Mercerie pour de l’enduit Robert Kaufman et de la gabardine de coton, et sur celui de Mamzelle fourmi pour les boucles de cartable, elle a tout, c’est fantastique!

Cartable Baleines

J’ai choisi le modèle Hermione, classique et efficace. J’y suis allée tranquillement, angoissée à l’idée de rater ce premier cartable. En prenant mon temps et en lisant attentivement chaque étape de couture, ça s’est super bien passé. J’ai eu des sueurs froies en cousant du scratch à la place des attaches cartables, l’idée étant de lui permettre de pouvoir s’en servir tout seul. Ma logique n’a pas trop mal fonctionné sur ce coup-là (coup de génie ou de chance?) Le seul moment un peu difficile a été la couture des bretelles avec l’insertion des boucles coulissantes, heureusement que Zazacam m’avait prévenue. Sur ce coup-là, c’est mon cher et tendre qui a tout positionné, il a la logique de représentation dans l’espace (moi clairement non).

Cartable Baleines, les bretelles

Et arrivée à la fin, j’étais ravie. Non seulement, je le trouve magnifique (en toute objectivité bien sûr) mais en plus, j’ai pris beaucoup de plaisir à le coudre. La taille est parfaite, les bretelles réglables comme les grands et le passepoil donnent un côté bien fini super agréable, et j’adore la grande poche arrière, fermée par une pression kam.

Les scratchs du devant et du rabat, bien pratiques pour les petites mains et pour les mamans en retard le matin :

Cartable Baleines, les scratchs du rabat

Cartables Baleines, les scratchs du devant

La poche à pression (coloris bleu jean) :

Cartable Baleines, poche pressionnée

L’étiquette personnalisée, il faut bien revendiquer sa cousette !

Cartable Baleines, étiquette personnalisée

Evidemment, Pépette la chouette, qui ne voulait pas de cartable, en a voulu un. Elle a donc choisi ses tissus pour éviter le « Non maman, j’avais dit rose et celui-là, c’est un rose moche et je n’en veux pas« , qu’on a toutes connue une fois la cousette fièrement présentée à sa future propriétaire. De l’enduit Petit Pan (rien que ça), du passepoil rose brillant et j’ai choisi une doublure en coton fuschia, toute simple, acheté sur un coup de tête chez Myrtille, il y a quelques mois.

Cartable Petit pan

Sur le deuxième, le challenge a été de taille, juste deux soirées pour coudre. J’ai essayé de rester bien concentrée car c’est comme ça qu’on fait des bêtises. Bon, j’en ai fait quelques unes mais j’ai pu les rattraper (genre laisser les aiguilles tenant les bretelles cousues entre la doublure et l’extérieur). Malgré ce timing serré, le cartable a été fini la veille de la rentrée et là, horreur, je relis la liste des fournitures et je vois indiqué en gras, souligné PAS DE CARTABLE…

Evidemment, on l’a quand même mis le premier jour parce que Pépette la chouette l’adorait et qu’après un déménagement, une rentrée dans une nouvelle école, la confiance en soi de la jeune fille était importante. Et, j’ai réalisé que beaucoup d’enfants en portaient, la seule limite étant que le cartable reste sur la patère devant la classe, ouf!!!

Cartable Petit Pan de dos

Le joli passepoil rose irisé :

Cartable Petit Pan, détail du passepoil

Je suis ravie de ces deux cartables, j’ai pris beaucoup de plaisir à les coudre, merci La petite cabane de Mavada, et franchement, je suis trop fière de les voir sur les dos de mes loulous le matin! J’aurais bien embrayé sur la housse d’ardoise mais la maîtresse a stoppé mes ardeurs, me disant qu’elle n’en voulait pas… L’année prochaine peut-être ?

Le sweat-shirt de mon lutin

Bon, on ne va pas se mentir, cette cousette n’a pas été simple. Et il m’a fallu tout mon amour de maman pour en venir à bout avec de jolies finitions (et ne pas se dire, tant pis, je vais filer acheter l’équivalent tout fait). Ben oui, mon lutin n’a pas été trop gâté question couture faite par sa maman et il était temps que je me remette au boulot pour lui (du coup, Pépette la chouette a boudé). Je me suis jetée à l’eau pour coudre un sweat-shirt à capuche dans un molleton léger, couleur menthe. Il m’en restait beaucoup de mon premier confortable et cette couleur est parfaite pour lui.

le sweat du lutin

N’ayant pas de patron de sweat-shirt à capuche et à poches, j’ai opté pour le blouson de dragon de Mon petit dressing, sans les écailles bien sûr (lui n’aurait pas été contre, Krokmou et Crochefer ont depuis longtemps élu domicile à la maison), mais à l’école ça aurait été plus difficile à porter… ou à expliquer à la maîtresse…

Tout s’est bien passé jusqu’à la fermeture à glissière. Sur le patron, elle va jusqu’en bas mais après couture, impossible de coudre proprement la parementure. Je crois que je n’ai jamais autant cousu, décousu et recousu une fermeture éclair. J’ai fait très attention au raccord de la couture de la capuche et du devant, de part et d’autre de la fermeture pour que ce soit bien symétrique. Deuxième difficulté, la parementure, ça ne collait pas (je l’ai peut être coupée dans le mauvais sens par rapport au droit fil mais je n’ai pas vu d’indications sur ce point sur le patron). Alors, j’ai bidouillé en utilisant du biais jersey gris clair pour l’ourlet du bas. J’ai fait plusieurs essais pour la couture de la parementure au bas de la fermeture avant de coudre l’intégralité de la parementure. J’ai usé de quelques points à la main pour fermer proprement le bas mais j’y suis arrivée (ouf)!

le sweat du lutin, la fermeture éclair

D’ailleurs, j’ai fait une pose après la première tentative de couture du zip. Je ne trouvais pas de solution qui me convenait alors j’ai cousu les finitions des manches et posé les poches (le temps pour mes neurones de se remettre de toutes ces cogitations). Je ne voulais pas que les bords à brut soient apparents (je n’arrive pas à couper parfaitement droit, il paraît que ça date de la maternelle). Du coup, j’ai fait de savants rentrés des marges de couture avant de coudre mes poches. Ca n’a pas été une partie de plaisir car ma machine déteste les épaisseurs et il faut y aller point par point, lentement mais sûrement. Au final, ce n’est pas parfait mais les poches ont le rendu souhaité.

le sweat du lutin, la fermeture éclair ouverte

Après ces longues aventures et de nombreux cheveux arrachés (je vous fais grâce des photos), j’ai enfin pu proposer la bête à son propriétaire. Et là, il a été conquis. Si, je vous jure! La preuve? Il l’a appelée mon sweat de calico jack (oui chez nous, les octonautes ont aussi pris leurs quartiers) et ne voulais plus l’enlever oui, même par 30° dehors…

le sweat du lutin

Alors bon, ce petit sweat m’a donné bien du fil à retordre mais il remplit tout le cahier des charges. Et je suis fière de voir mon petit lutin heureux de porter une cousette faite rien que pour lui!

le sweat du lutin

La petite robe rose version miniature

Ma petite robe noire ou pas de Coupé Couzu existe en version adulte et en version enfant. Et tant qu’à l’acheter en version adulte, je devais le prendre en version enfant, pour ne pas faire de jalouse (je sais c’est moche de se servir de ma puce comme excuse à mon achat compulsif).

ma petite robe rose version miniature

Une fois réalisée la version adulte, il me restait largement de quoi faire une version pour ma puce. J’ai donc continué sur ma lancée et je lui ai cousu la sienne en taille 6 ans. J’ai d’ailleurs cousu jusqu’à pas d’heure, car je voulais la finir avant de partir pour Paris pour le travail. Je voulais qu’elle puisse la porter à la grande fête de famille du week-end.

ma petite robe rose version miniature

Forcément, je l’ai réalisée assez rapidement, ayant l’expérience de la première et moins de tissu à coudre aussi ! J’ai posé un biais rapporté à l’encolure et à l’ourlet, vert pâle avec des petites fleurs, butin d’un passage à La Droguerie.

ma petite robe rose version miniature le biais

Cette petite robe est facilement portée par sa propriétaire. Elle lui va comme un gant. La longueur est bien adaptée (sûrement car j’ai fait du 6 ans alors qu’elle en a 5). Elle peut donc la porter avec ou sans leggings. C’était ma première robe pour ma fille et je ne vous dis pas la fierté à la fête de famille !

ma petite robe rose version miniature de dos

ma petite robe rose version miniature dans tous ses états

Un cadeau pour Margot

Offrant un cadeau de naissance à Gabriel, je ne pouvais pas oublier la grande soeur, Margot ! Ben oui, faire une place à un petit frère dans sa vie, ce n’est pas facile alors si, en plus, il n’y a que lui qui a des cadeaux, c’est vraiment pas juste !

J’ai cherché un cadeau de « grande » pour valoriser la grande soeur. Et j’ai vu là l’occasion toute trouvée de tester le tuto du carnet à dessin du blog Mes petites coutures. Il m’a fait envie dès qu’elle l’a publié mais voilà, ma to-do liste est longue comme le bras et n’arrête pas de s’allonger…

Carnet à dessin Margot

Ayant couché mon lutin pour la sieste et installé Pépette la chouette pour un temps calme dans sa chambre (je vous rassure ça n’a pas duré longtemps et le reste de la couture s’est faite pendant le dessin animé de la fin de journée et après leur coucher du soir), j’ai attaqué mon projet. J’ai choisi du coton première étoile coloris litchi étoilé pour l’extérieur et la poche intérieure et caviar uni pour la doublure et un joli bouton en étoile offerte par Mamzelle Fourmi dans ma dernière commande. Je n’ai pas mis de ouatine et j’ai molletonné directement les pièces intérieures (je pensais que ouatine et molleton, c’était synonyme, c’est ça d’apprendre la couture à l’arrache).

Carnet à dessin Margot intérieur

Exception faite de la couture du lien que j’avais cousu sur l’envers et non sur l’endroit, tout s’est bien passé. Il faut dire que le tutoriel est super bien fait, avec photos de chaque étape, un vrai plaisir à suivre. J’avais entendu beaucoup de bien des tutoriels de Mes petites coutures et je suis effectivement ravie !

Le bouton étoilé :
Carnet à dessin Margot détail du bouton

Il n’y a plus qu’à savoir si ce petit cadeau plaira à Margot !

Jupette qui tourne et petits coeurs

Après plusieurs mois de couture (et d’arrachage régulier de cheveux), j’ai sauté le pas et pris mon premier cours chez Christelle. Je n’avais pas de projet précis en tête mais je voulais travailler sur des points techniques bien définis : les fronces et le biais à cheval.

Christelle m’a alors proposé de réaliser une jupe pour Pépette la chouette. En suivant ses instructions, j’ai choisi dans mon stock un coupon de coton bio à petits coeurs Auguste et pénélope (encore un achat indispensable compulsif mais en voyant le motif, comment résister?), du jersey rose France Duval Stalla et du biais vieil or en lin déniché chez Tissus Myrtilles à Nantes.

auguste et pénélope rose width=

Le hasard a fait que j’étais la seule élève présente au cours de couture. Autant dire que j’ai rentabilisé à fond cette première séance, même si je dois l’avouer, je n’avais pas tout compris sur la technique des fronces sur le coup. Je comprends vite mais il faut m’expliquer (très) longtemps. Et ce jour-là, j’ai appris à faire les raccords au biais proprement. Ca n’a l’air de rien, mais ça change tout pour faire de jolies finitions surtout quand on a une machine qui ne gère pas très bien les épaisseurs.

jupette à coeurs

A la fin du cours, je suis repartie avec la jupe finie prête à être présentée à sa propriétaire! Et là, devant l’enthousiasme de la jeune fille, j’ai eu le sentiment d’être wonderwoman! Une jupe qui tourne, rose, à petits coeurs, on avait tout compris! Elle fait partie des tenues les plus souvent portées par Pépette la chouette. Je vous la présente avec plusieurs semaines de décalage car le modèle est surbooké et pas toujours volontaire pour les séances photos…

jupette à coeurs

La ceinture en jersey, bien confortable :

jupette à coeurs détail de la ceinture

Merci Christelle !

jupette à tourne à coeurs 2