Coudre en jaune

Au mois de mars, Chez Machine a lancé un mouvement : coudre en jaune pour faire du bruit contre l’endométriose. L’idée était simple, cette maladie, pourtant fréquente (1 femme sur 10) est peu connue et il fallait soutenir les femmes qui en sont victimes. Je suis assez peu ce genre de mouvements car je n’ai déjà pas autant le coudre que je l’aimerais alors je choisis mes cousettes. Seulement là, cette souffrance m’a émue et je sais combien certaines souffrances de femmes, bien réelles, sont banalisées voire occultées parce que gênantes à regarder en face. J’ai donc réfléchi à ma cousette jaune et le hasard faisant bien les choses, j’avais acheté un grand coupon de viscose moutarde fleurie chez Henry et Henriette durant les soldes. Seulement, c’était impossible de me décider pour un projet. J’étais d’abord partie sur la combishort Anissa d’où ma première version en plumetis noir http://www.36bobines.com/ ou sur la robe Raphaëlle. J’ai finalement totalement changé d’idée et ai choisi la robe Rue de Sévigné, déjà réalisée ici l’an dernier.

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Je n’ai fait que quelques modifications sur cette version, à savoir ajouter des coutures anglaises pour les emmanchures, les coutures des manches et des côtés de la robe. J’étais très tentée d’en ajouter aussi pour les coutures des poches et des empiècements de devant mais j’avais peur que cela ne rajoute de surépaisseurs difficiles à gérer et j’ai donc surjeté le bord de ces pièces ainsi que l’encolure et les parementures d’encolure.

Comparativement à ma première version, cette cousette a été réalisée assez rapidement. C’est tellement plus simple quand on a déjà réaliser un montage mais il faut justement veiller à ne pas faire de bêtises en allant trop vite. J’ai un peu regretté de ne pas avoir posé de droit fil à l’encolure V. J’ai été très précise dans ce montage mais le V a quand même eu tendance à se déformer et ce d’autant plus que cette viscose est très molle. J’ai donc surpiqué toute mon encolure pour qu’elle se tienne mieux et ne se déforme pas encore plus portée. Bon, la robe reste jolie mais sur une troisième version, je n’hésiterai pas à poser un droit fil thermocollant à l’encolure pour un résultat encore plus net.

Ma seule grosse difficulté a été l’ourlet. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais mon devant était nettement plus court que mon dos. Heureusement, la robe était elle-même un peu longue et avec l’imprimé, cela pouvait vite faire mémère. J’ai donc raccourci le tout et fait un ourlet classique sur 3 cm. En revanche, j’ai conservé le petit revers des manches qui apporte une touche de modernité à ce patron.

Sur le plan technique, le montage n’est pas compliqué mais il ne faut pas être grande débutante. Les explications sont très succinctes et peuvent parfois prêter à confusion, notamment sur le montage des poches. Cette fois-ci, j’ai rapidement compris qu’une explication en particulier, à savoir repasser les poches sur l’envers, prêtait à confusion et gênait le montage. Et sur les manches et la résorption de l’embu rien n’est indiqué. Il ne faut donc pas hésiter à regarder un peu sur Internet pour pouvoir finir le montage si l’on débute dans la couture 😉

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Cette robe, je la porte ceinturée. Je trouve que ça structure la silhouette et que sans la ceinture, elle peut facilement faire chemise de nuit. Elle est très agréable à porter et se marie aussi bien avec des chaussures fermées que des sandales. Je ne me lasse pas de l’imprimé de ce tissu, heureusement car il m’en reste un beau morceau. Et j’ai fini cette cousette jaune pile dans les délais, le 08 avril même. Maintenant, je m’attaque à a garde robe d’été:-)

Rue de Sévigné

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