De plus en plus gourde ou l’affaire du sac à langer

Fidèle à mon envie de coudre pour mon bébé, et aux patrons de l’atelier des gourdes, je me suis lancée dans le sac à langer. On est d’accord, le sac à langer est un indispensable dès la naissance. Impossible de pouvoir se promener sans le nécessaire pour changer la couche, une tenue de rechange en cas d’accident, le doudou, éventuellement le biberon et la tétine. Sans un sac adapté, on se retrouve hyper chargée et normalement en ayant oublié un fondamental (bon, même avec le sac à langer, on a toute oublié un jour le lait/la tétine/ les couches etc). Bref, il me fallait un sac à langer et, dans le commerce, ils sont à prix d’or.

J’ai longuement hésité entre le patron de l’atelier des gourdes et celui d’Alice Balice, ayant lu beaucoup de bien des deux. J’ai finalement opté pour celui de l’atelier des gourdes car il est intégralement doublé, ce qui me permettait d’utiliser de la toile enduite fine pour les petits accidents (genre le biberon qui fuit, le liniment qui s’ouvre, la vraie vie des parents quoi). De plus, j’ai beaucoup aimé les différents patrons et tutoriels de l’Atelier des gourdes comme son vanity et j’étais sûre d’arriver à suivre.

J’ai décidé d’utiliser de la toile bleue canard acheté chez le grand suédois et cherché une doublure. J’ai longuement hésité et j’ai écarté le choix d’un tissu très enfantin, puisque c’est mon amoureux et moi qui allons le porter. J’avais initialement choisi un tissu jaune à écailles chez Caréfil mais à ma grande surprise, il n’était disponible que sur leur site et pas dans leur magasin. Or, tout l’intérêt de se rendre dans la boutique est d’éviter les frais de port. Il n’était pas possible d’obtenir un coupon de ce tissu car les stocks du magasin et du site internet sont différents. J’ai donc laissé tomber et me suis donc reportée sur un coton jaune à pois blanc, validé par l’amoureux qui m’avait accompagnée ce jour-là (une belle preuve d’amour). J’ai utilisé une deuxième doublure, uniquement pour l’intérieur, de la toile enduite fine et mate bleue à étoiles blanches achetée chez Mamzelle fourmi. Le côté imperméable du tissu enduit pour tous les petits accidents (bouteille de liniment ouverte, bouteille d’eau qui fuit etc) m’est apparu idéal pour l’intérieur de mon sac.

J’ai renforcé la toile bleu canard avec de la toile thermocollante achetée au fil d’Emma. Cela a été bien compliqué car le thermocollage a été très long et fastidieux (plus d’une heure). Je ne suis d’ailleurs pas totalement satisfaite car il a un peu gondolé. En général, je thermocolle les doublures car on ne voit pas les petits défauts mais thermocoller de la toile enduite, c’est assez risqué. Deuxième petite modification, j’ai utilisé de la sangle jaune toute faite pour les anses, la bandoulière et les attaches. Je trouve la sangle plus solide que des anses faites maison et aussi plus confortable à manipuler lorsque le sac est bien rempli.

Alors attention, c’est un projet qui demande du temps et de la minutie. Il y a de très nombreuses pièces et il faut être précise dans la découpe. Il faut aussi bien les identifier pour ne pas s’y perdre (vive les feutres lavables). Les étapes sont bien décrites mais un tel sac avec tous ses petits détails ne se monte pas en une après-midi.

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Quitte à personnaliser le sac, j’ai décidé d’y aller jusqu’au bout. J’ai donc, pour la première fois, réalisé du passepoil maison. Mon biais maison est de plus en plus régulier, c’est vrai que c’est bien plus facile avec du coton qu’avec un tissu qui bouge. Evidemment, j’ai passé deux heures à coudre mon passepoil mais qu’est ce que c’est joli du passepoil parfaitement assorti!

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J’ai rencontré quelques difficultés quand même. Tout d’abord, je n’avais pas bien compris comment coudre la poche du matelas à langer sur une des faces. J’avoue que l’explication m’a induite en erreur et qu’il m’a fallu regarder les photos du sac fini sur Internet pour bien comprendre.

La deuxième a été plus longue à régler, il s’agit de la couture des poches élastiquées. Premier essai de la poche intérieur totalement raté, l’élastique n’était plus du tout élastique et j’ai attribué ma difficulté à mon utilisation de la toile enduite en doublure. Seulement, la couture de ma poche élastiquée extérieure en coton a présenté la même difficulté. Je ne sais pas si c’est dû à mon élastique en tant que tel, acheté chez Bouchara, mais les poches baillaient et ne remplissaient plus du tout leur office. J’ai fini par changer de méthode et j’ai créé une coulisse toute simple de deux fois un cm dans laquelle j’ai inséré mon élastique raccourci car distendu et là, ça a fonctionné.

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En fait, mon élastique n’aime pas du tout la double piqûre (assemblage au tissu puis surpiqûage de la coulisse et une coulisse plus classique m’a nettement mieux convenu. J’ai donc appliqué cette méthode aux poches intérieures que j’ai réalisé en toile enduite (têtue moi? Noooonnn).

Ensuite, je n’étais pas satisfaite de mon berlingot à tétine. Le haut de la pièce ne me satisfaisait pas car on voyait un bout de fermeture éclair qui ne fermait pas. J’ai donc laissé tomber cette pièce qui ne me paraissait pas indispensable finalement. Je verrai si notre pirate utilise une tétine et si je fabrique une petite trousse spéciale en toile enduite.

Enfin, j’ai eu de grosses difficultés à résorber l’embu lors de l’assemblage final. Il est sûr que l’entoilage de la toile extérieure a fait perdre au tissu en souplesse pour autant, cela s’est révélé quasiment impossible même avec la toile enduite fine. Je déteste toujours résorber l’embu mais j’y arrive de mieux en mieux notamment dans le montage des manches où je n’ai plus du tout de petit pli. j’ai fini par tricher un peu en arrondissant aussi les angles du bas des faces et en recoupant un peu certaines pièces.

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Un des gros atouts du sac est le petit matelas à langer qui se range dans la poche avant et s’attache avec des pressions kam. J’en ai cousu deux avec une éponge bambou et coton de couleur blanche (décidément, ce coupon est inépuisable) et doublé dans le coton jaune à pois blanc. J’ai utilisé des pressions kam jaunes parfaitement assorties et fermé les ouvertures à points invisibles.

Du coup, ce projet m’a pris bien plus de temps que je ne le pensais. Il s’est étalé sur toute une semaine une heure par ci, cinq heures par là et j’ai bien cru que je n’allais jamais le finir à temps! Afin d’avoir des finitions vraiment propres, j’ai cherché comment finir ma sangle puisque, sur le patron, il s’agit d’anses cousues doublées. J’ai trouvé la réponse sur le site de Sacôtin avec un embout de sangle, pour des finitions quasi professionnelles. J’ai trouvé mon bonheur chez Rascol et gros coup de chance, le prix correspondait exactement à mes points fidélité. Si ça ce n’est pas un signe du destin!

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J’ai passé énormément de temps sur la couture de ce sac, avec de nombreux changements de couleur de fils. Il a des petits défauts quand on le regarde bien mais j’en suis hyper fière! Il est grand, pratique et unique. J’ai choisi mes couleurs, réalisé mon premier passepoil maison, fait les modifications que je souhaitais. L’adage fait main fait coeur prend ici tout son sens. Seulement, je ne suis pas prête d’en coudre un deuxième :-)

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