Pachira ou la robe aux mille défis…

J’ai eu un énorme coup de foudre en découvrant ce modèle de Blousette Rose. Tout me plaisait, les manches tressées, la forme du décolleté, le boutonnage dans le dos, l’ampleur et la forme, bref, un coup de foudre! Seulement, il était clair qu’elle était d’un niveau bien trop élevé pour moi. J’ai quand même acheté le patron en me disant qu’un jour…

Pachira, la manche tressée

Et puis, j’avais un peu perdu l’envie de coudre, entre un nouveau boulot très prenant, des formations loin de chez moi et divers événements… Et un jour, j’ai décidé de me lancer un challenge : coudre ma Pachira. J’ai sorti un coupon de jersey griotte, très doux et fluide déniché pendant les soldes chez Mamzelle Fourmi. D’ailleurs, ce choix de tissu m’a donné bien du fil à retordre mais j’y reviendrai plus tard… Pour ne rien gâcher, je venais de recevoir Germaine, ma nouvelle machine, la passport 2.0 de Pfaff. A mon anniversaire, j’avais reçu une généreuse enveloppe pour m’offrir une surjeteuse. J’avais demandé conseil à Christelle Beneytout, LA spécialiste de la surjeteuse, un peu perdue devant tous les modèles. Et Christelle m’a orienté vers une machine à coudre plus performante que Simone, la Silvercrest achetée il y a un an. Et c’est un bonheur ! Les points sont hyper réguliers, le double entraînement est super performant et d’une grande aide sur des tissus bien fluides, le fil de canette remonte automatiquement, elle ne fait quasiment aucun bruit et j’ai encore plein de potentialités à découvrir…

Revenons à Pachira, le marquage des repères a été très délicat pour la deuxième manche puisqu’ils devaient être reportés en miroir. J’ai passé environ 2 heures à découper les pièces et ajouter les repères. Ca ne m’a pas empêché de faire des bêtises… J’ai découpé les pinces comme une idiote. Heureusement, j’ai pu rattraper cette erreur en les cousant avec minutie et en couchant les surplus au fer.

Pachira de profil

Deuxième grosse difficulté : le tressage des manches, j’ai eu beau les coudre avec le pas à pas spécial du blog à côté de moi, j’ai systématiquement galéré sur les 5ème et 6ème pinces de chaque manche. Je ne me suis pas découragée pour autant. J’ai joué du découd vite, cousu, décousu, recousu etc. J’y suis finalement enfin arrivée même si je trouve qu’une manche est plus réussie que l’autre. D’après mon amoureux, il n’y a que moi qui le vois, ceci étant, j’adore le résultat.

J’ai eu du mal aussi sur la réalisation des pattes de boutonnage qui se combine avec l’ourlet au biais rapporté. J’ai aussi pris mon temps sur ce coup là et au final, le résultat me plaît beaucoup. J’avais initialement prévu un biais Liberty Abeladja coloris beige (oui, encore du Liberty!) mais quand je l’ai reçu, l’association ne me plaisait pas. J’ai remplacé par du Liberty Betsy coloris fluo thé et je suis fan. Seul problème, j’avais oublié qu’il fallait aussi faire les ourlets des manches au biais rapporté et je n’en avais plus assez pour la deuxième manche. J’ai donc du en recommander en urgence car je ne voulais pas dépareiller mes biais rapportés. J’ai été agréablement surprise sur l’assemblage des manches aux emmanchures, tout s’emboîte parfaitement et j’ai même réussi à froncer proprement les têtes de manches (une première)!

Pachira, ourlet des manches au biais rapporté

Troisième difficulté, ma parementure jupe était trop large. Grrrrr. Pourtant j’avais fait attention en décalquant le patron et en coupant les pièces. J’ai donc triché en la décalant légèrement pour bien faire correspondre les découpes et en ajoutant un pli plat, uniquement visible de l’intérieur.

Pachira, le décolleté au biais rapporté

Et enfin, les boutonnières, oui, je sais, je ne devrai pas ronchonner, Germaine les fait toute seule. Seulement, c’était la première fois que je faisais des boutonnières. J’ai fait des tests sur mes chutes par précaution. Malgré le double entraînement, le tissu s’est pris une fois dans les griffes d’entraînement et j’ai usé de ma pince à épiler dédiée à ce genre d’accidents pour le dégager mais ça n’a pas suffi. Et oui, il n’était indiqué nulle part qu’il fallait entoiler les boutonnières et comme c’était mes premières, je ne le savais pas. Mon entêtement à coudre les boutonnières a causé des trous par endroit, impossible de continuer. Seulement, je n’allais pas abandonner Pachira si prês du but!J’ai donc simplement cousu un demi dos sur l’autre mais je n’étais pas satisfaite. J’ai cousu du biais liberty Betsy coloris fluo thé comme pour les ourlets tout le long de la boutonnière ratée et le résultat m’a bien plu. Cela ajoute un joli détail sur ce dos un peu fade sans les boutonnières.

Pachira, de dos

Et après l’assemblage du haut et du bas, une formalité avec Germaine, j’ai enfin fini Pachira ! Je l’ai immédiatement enfilée et elle est très agréable à porter, ce jersey est tout doux et bien fluide. J’aime le style de cette robe même si je la trouve un peu trop longue et je préfère que la ligne d’assemblage haut et bas soit située plus au niveau des hanches. Je dois l’avouer, je ne suis pas prête à réaliser une seconde version, je suis ravie d’en être venue à bout et d’avoir autant appris mais cette robe demande énormément de temps et de minutie. Je vais me reposer sur des projets plus facile. Ceci étant, j’ai bien l’intention de me pavaner dans ma Pachira et de dire, sans aucune modestie, c’est moi qui l’ai faite !

Pachira de face

Pachira working girl

4 réflexions au sujet de « Pachira ou la robe aux mille défis… »

  1. Bravo pour ta réalisation. J’ai presque fini la mienne, j’ai moi aussi bien « galéré » avec mon tissu (un superbe jersey en coton couleur figue). Il ne manque plus que? Je te le donnes en mille! Les manches. Je vais essayer avec le tuto sur le blog (merci pour l’info). En tout cas je trouve que les décolletés sont parfaits (devant et dos), peut être un peu longue tu as raison (moi qui suis petite je la porterai avec une ceinture). Tes manches sont parfaites, félicitation.

    1. Merci beaucoup pour tes gentils commentaires, ça me va droit au coeur après cette réalisation de longue haleine. J’avais commencé par les manches car c’est ce qui m’inquiétait le plus mais quelle satisfaction quand je les ai finies… Bonne cousette à toi, je guetterai ta Pachira !

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