J’ai fait ma material girl

J’ai acheté aime comme matérial girl il y a quelques mois. Seulement, je n’avais jamais pris le temps de le coudre. C’est assez fou quand j’y pense car ce patron me plaisait beaucoup et j’avais fait l’acquisition d’un coupon de jersey France Duval Stalla rose pâle à un prix défiant toute concurrence… En fait, l’été est arrivé et il n’a plus été question de manches longues!

Il y a peu, je suis tombée en panne de fils et le temps que ma commande arrive, je ne pouvais donc me lancer que dans un projet pour lequel j’avais tout sous la main. J’ai donc attaqué le Matérial girl version manches longues et dos croisé.

Aime comme matérial Girl

Le jersey France Duval est une merveille, couleur superbe, agréable à coudre et une vraie caresse sur la peau. J’avais d’ailleurs pu le constater quand j’avais coupé un bout de mon coupon pour la petite jupe qui tourne de Pépette la chouette. J’ai entendu dire qu’elle arrêtait ses jerseys et c’est bien dommage, je vais être obligée de me venger sur ses matelassés…

Aime comme Matérial Girl

Bref, j’ai attaqué mon projet. J’ai été très minutieuse pour border de biais rapporté (mon obsession), le bas du devant et des deux pièces du dos. C’est après que ça se complique… Comme d’habitude, je n’ai pas coupé la bonne taille. Mon minute ayant été bien trop grand en M (genre chemise de nuit de grand-mère), j’ai coupé du S et même si je le porte sans problème, mon Matérial girl aurait peut-être mérité du M. Après avoir assemblé le devant et les dos, l’encolure ne me plaisait pas du tout, beaucoup trop serrée à la gorge. Du coup, j’ai redessiné le col et je suis plus à l’aise avec cette coupe. D’ailleurs, j’ai rallongé le corps de 7 centimètres au lieu de 1 cm et les manches de 3 cm, j’aime les tops un peu longs.

Biais première étoile coloris meringue :

Aime comme Matérial girl, le biais

Pour l’encolure, j’ai triché (enfin un peu). Pour me faciliter la couture de l’encolure, j’ai cousu les deux grands côtés de ma bande d’encolure entre eux après avoir cousu les deux petits côtés et replié la bande en deux. Cela évite d’avoir à surveiller trois épaisseurs quand on étire la bande d’encolure au fur et à mesure entre chaque repère. Du coup, c’est bien même plus facile. C’est Christelle Beneytout qui m’avait parlé de cette astuce quand on avait cousu la jupe de Pépette la chouette et j’ai testé pour la première fois. Et en plus, ça fait des finitions intérieures plus nettes.

J’ai méchamment galéré pour la couture des manches. Bon, j’ai commencé par coudre envers contre endroit la première manche parce que je suis joueuse (dans la lune)! Et ce n’est pas simple de coudre la manche à l’emmanchure sans créer de contrainte sur le dos croisé. J’ai donc recommencé à plusieurs reprises sur la première manche. Et c’est là, où le choix d’un fil bien assorti au tissu est une galère. C’est beau mais quand il faut découdre il faut de bons yeux, surtout quand on utilise le point overlock…

Aime comme matérial girl-001

Aime comme Matérial Girl,le dos

Bref, après ces mésaventures, j’ai réalisé l’ourlet des manches, un double rentré car je trouve ça plus propre. Comme je n’ai pas d’aiguille double spéciale jersey, j’ai fait deux piqûres parallèles l’une à l’autre sur chaque manche. C’est un peu de la bidouille mais ça marche.

Dernier détail, j’ai surfilé les coutures intérieures avec le point conseillé par Christelle. Certes, ça n’est pas aussi propre qu’avec une recouvreuse mais je trouve le rendu propre et assez sympa.

Aime comme Matérial Girl, les finitions intérieures

Au final, j’aime beaucoup cette matérial girl et c’est surtout lié à la qualité du jersey et à sa couleur qui égaie ma journée. La prochaine fois, j’envisagerai sûrement de couper du M…

Coudre pour ne pas penser

La semaine dernière a été difficile, terriblement douloureuse. On a beau savoir que ça va passer, que c’est la faute à pas de chance, ça ne console pas. D’ailleurs, Pas de chance, on aimerait bien le prendre entre quatre zyeux et lui dire que là, ça suffit, ça doit s’arrêter. Seul le temps aide.

Dans ces moments-là, la couture est une bouée de sauvetage. Se concentrer sur la coupe du tissu, le montage, les détails techniques, offre une bouffée de liberté, une pause qui n’a pas de prix. Aime comme minute jamais testé, un reste d’interlock pas facile à dompter, mon programme a été tout trouvé. Et même si je n’adore pas le résultat, ce projet a bien joué son rôle.

Aime comme minute de dos

Le problème du choix de la taille chez Aime comme Marie reste épineux pour moi. Si ma version test est en M, je rabote, tellement que j’en arrive au S, parfois sans marge de couture et la deuxième version est un S réussi. A l’inverse, si je commence par du S, c’est un peu juste et la fois d’après, j’ajoute un peu de marge de couture. A chaque fois, la bonne option est celle que je ne prends pas!

J’ai donc taillé un M sans marges de couture, sauf pour l’ourlet du bas, je n’ai mis qu’un cm et pas trois, du coup, c’est un peu court.
Une fois monté, c’était beaucoup trop large, j’ai fini par raboter très sérieusement les côtés, jusqu’à enlever 5 cm de chaque, soit la taille S au final. J’ai renforcé toutes mes coutures au ruban thermocollant, cet interlock est très fragile et malgré une aiguille à bout rond, se troue très facilement. Du coup, je trouve que l’ourlet du bas, renforcé aussi au thermocollant manque de confort.

Aime comme minute à plat

J’ai été au bout de mon idée et thermocollé trois petites larmes dorées Madame Mademoiselle en bas du tee-shirt et une en haut du dos, ma copine Léna l’avait fait sur un de ces sweatshirts qu’elle n’a pas blogué (le privilège de se connaître en vrai) et j’avais adoré ce détail, si féminin et élégant. J’en ai aussi ajouté un sur l’envers du dos, juste pour le plaisir de le voir avant d’enfiler ce haut.

Aime comme minute détail des larmes dorées

Au final, je suis un peu mitigée, si je le trouve très joli sur la photo, il est un peu court et trop raide à la taille. Je verrai si je retente une autre version plus tard. Mais comme je ne suis pas rancunière, je l’ai emmené voir la mer !

Aime comme minute à la mer

Aime comme minute à la mer

Princess Castle version doudou ou l’art d’utiliser les chutes

Après une petite année de couture, je me suis attaquée à la robe Princess Castle qui m’avait très vite fait de l’oeil. Les bordures en bord-côtes ou en jersey, les poches, ces jolis petits détails qui font tout son charme m’ont longtemps fait peur. Et puis un matin, je me suis jetée à l’eau.

J’avais la chance d’avoir suffisamment de chutes pour réaliser une version test et voir si elle plaisait à Pépette la chouette. Les chutes de molleton noir de mon confortable, de jersey rose de nos petites robes, de biais liberty de mon premier moelleux, bref, il était dit que je devais la coudre.

Princess Castle version doudou

J’ai pris le temps dans le week-end, sans me stresser ou me mettre la pression même si la jeune fille était pressée de l’avoir. Les explications d’Ottobre sont précises mais sans schémas (et moi, j’aime les schémas). Heureusement, j’avais regardé celles de Zazacam pour avoir une idée du montage. Du coup, j’avais pu me faire une idée assez précise.

Je n’ai pas du tout galéré avec le framilon, j’avais trouvé un tuto en allemand (que je ne parle pas bien sûr) mais avec photos. Et ma machine a géré sans problème. Pour les bordures en jersey, ça a été plus compliqué. Elles ne sont pas parfaites mais je me suis améliorée au fur et à mesure des bandes. L’élasticité de ce jersey très souple, qui fait tout son confort, n’est pas facile à maîtriser. Je ne m’avoue pas vaincue pour autant, je la coudrai une nouvelle fois pour évaluer mes progrès 😉

Princess Castle version doudou

J’ai réalisé, comme d’habitude, l’ourlet au biais rapporté. C’est joli à l’intérieur et c’est la technique que je maîtrise le mieux, pourquoi se priver ?

Princess Castle version doudou ourlet au biais Liberty Capel fuschia

Et, la touche finale, choisie par la jeune fille, ce sont les thermocollants chats dorés de Madame Mademoiselle. Pour être honnête, j’avais prévu deux libellules roses de La fabrique d’Ava mais elle a été catégorique. Et après tout, c’est sa robe, alors je l’ai laissée choisir ses thermocollants et leur localisation. J’en ai rajouté un dans le dos, j’adore cette petite touche secrète qu’on ne voit pas mais qui a tellement de charme…

Princess Castle version doudou, les chats

Sitôt finie, la robe a été essayée et adoptée… Ma robe ninja s’est-elle écriée ! Je n’avais pas vu la robe ainsi mais il est vrai qu’elle a un petit esprit kimono, surtout en noir et rose… Je suis ravie d’avoir enfin cousu ma Princess Castle et Pépette la chouette aussi. A la fin de la séance à la mer, elle ressemblait à une escalope panée. C’est vrai que je n’avais pas pensé que la jupe de cette robe pouvait utilement être remplie de sable (le seau ne devait pas être à son goût). Enfin, vu toutes les roulades, glissades, et creusage de ravin, elle a l’air d’avoir adopté sa nouvelle robe et c’est ce qui compte !

Princess Castle version doudou de dos

J’ai cousu pour mon amoureux!

Après plusieurs mois de couture, je me suis enfin lancée dans une cousette pour mon cher et tendre. Il patientait sans râler mais bon, le message était clair, il m’avait offert Casual Wear, le livre de couture pour homme de Christelle Beneytout.

Pour tout dire, j’avais très peur de l’encolure en jersey. C’est ma bête noire. Sur le plantain, le patron gratuit de Deer and Doe, j’y avais passé une semaine entière, bon c’était ma première cousette de vêtement, en jersey en plus et après un mois et demi de couture. Depuis, j’avais récidivé mais c’était toujours raté et je m’en sortais à chaque fois par une pirouette comme pour ma robe Jasmin. Je me suis donc armée de courage et j’ai tenté à nouveau de dépasser mon Everest, comptant sur la clarté des explications de Christelle.

T-S Franck

Et bien, ça valait le coup! Pour la première fois, j’ai une encolure bien nette, bien propre, qui ne baille pas. Et là, franchement, ça fait une jolie finition. Pour le reste rien de particulier, le montage est très bien expliqué et ce tee-shirt a été cousu en un petit après-midi, coupe du tissu compris.

T-S Franck encolure devant

T-S Franck, encolure derrière

Bon, clairement, ce tee-shirt ne brille pas par son originalité. J’avais annoncé que c’était une version crash test, j’ai donc utilisé un grand coupon de jersey blanc des coupons de Saint Pierre. J’ai aussi osé l’ourlet à l’aiguille double mais je n’adore pas. Le problème vient sûrement du fait que ma seule aiguille double n’est pas spéciale jersey, toutes celles que j’ai acheté ne correspondent pas à ma machine et cassent au premier point… Au final, je pense qu’une double piqûre avec une aiguille jersey aurait été plus propre.

T-S Franck derrière

J’ai soumis ma cousette au verdict de son propriétaire qui l’a trouvé très à son goût. La prochaine fois, je coudrai sûrement une taille de moins, mon amoureux était entre deux tailles et j’ai choisi la plus grande (plus facile de rétrécir que d’agrandir). D’ailleurs, j’ai repris un cm de chaque côté après essayeage. Je vais pouvoir rentabiliser ce patron, j’ai déjà une commande dans d’autres coloris. Encore une fois, merci Christelle !

Datura de mon coeur

Aaahh, Datura, depuis le temps que ce patron me faisait de l’oeil, j’ai enfin osé me lancer. A vrai dire, c’est l’un des patrons qui m’a donné envie de coudre, notamment la version de Zazacam en voile de coton. Seulement, je n’osais pas, le niveau avancé indiqué me faisait peur.

Et après deux semaines en formation loin de ma machine, j’avais l’envie d’un projet pour progresser. C’était le moment de coudre ma Datura et ce d’autant plus que Zazacam m’en avait donnée une pré-découpée en première étoile coloris Kaki dans ma taille. Pour réveiller le kaki, j’ai choisi un passepoil et un biais Liberty Betsy coloris Fluo. J’adore la qualité des biais et des passepoils Liberty, ils sont souvent le petit détail chic.

Datura

Je me suis donc lancée avec prudence, faisant bien attention de lire précisément chaque étape. Alors j’avoue, tout ne m’a pas paru si clair. La technique pour coudre la doublure de l’empiècement est expliquée un peu rapidement pour moi, et je me suis référée aux schémas de Aime comme Mistral qui sont beaucoup plus détaillés et clairs, au moins pour moi. Idem, j’ai eu un moment de confusion sur la couture de la doublure du haut à la partie basse, je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée qu’il fallait coudre la doublure à chaque pièce du haut avant de monter le bas alors que ce n’est pas du tout le cas ! Heureusement pour moi, Zazacam a pu m’expliquer en cours de route et tout s’est bien passé… Nos amoureux se moquent parfois de nos envois multiples de Sms spécial couture durant nos soirées… Mais sans ma hotline, j’aurai souvent été bloquée!!!

J’ai fait des coutures anglaises à l’intérieur, aucune couture apparente, c’est une fierté de regarder l’intérieur!

Datura de face

Le dos de la datura
Datura de dos

J’ai fini cette datura en cousant à la main trois petits boutons étoilés fuschias achetés chez ma petite mercerie. Je n’ai pas osé tenter les boutonnières alors ils sont cousus en prenant les deux pattes de boutonnage.

Les petits boutons :
Datura le bouton étoilé

Datura, la série de boutons

La surpiqûre du passepoil:
Datura surpiqûre du passepoil

L’ourlet au biais rapporté :
Datura : ourlet au biais rapporté

J’ai pris beaucoup de plaisir à coudre ce top même si la météo actuelle ne me permettra malheureusement pas de beaucoup le porter. Je réfléchis déjà à une seconde version pour l’été prochain…

Le confortable, version tunique qui brille

Bon, je dois l’admettre, j’ai développé une forte dépendance au confortable de MLM. C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’en empêcher. Dès que je vois un beau coupon de molleton, je l’imagine en confortable.

J’ai été très raisonnable pendant les soldes, je n’ai craqué que sur le site de Mamzelle fourmi (en même temps, elle a tellement de jolies choses que c’est difficile de ne pas être tentée, je précise je n’ai aucun intéressement chez elle). Il y avait du molleton gris chiné lurex et je suis une fille qui adore les tissus qui brillent. Attention, il ne faut pas non plus que le tissu pique les yeux mais qu’il y ait juste ce scintillement qui le rend unique. Alors là, ni une ni deux, il s’est retrouvé dans mon panier et rapidement dans ma boîte aux lettres.

Lorsque je l’ai reçu, il était inévitable de le coudre en confortable (si si)! Seulement je l’ai vu en tunique, parfaite avec un legging et des bottes noires ou un jean. Et puis, j’adore les robes doudous, jolies et confortables, réconfortantes quand le thermostat baisse. J’ai enfin osé utiliser mon biais Liberty porcelaine, un joli tissu impose un joli biais n’est ce pas ?

D’ailleurs, je l’ai cousu pour participer au défi kibrille du blog le bazar d’Anne Charlotte mais suite a un déménagement, je n’ai toujours pas internet… J’ai fr*# je n’ai rien compris… Heureusement, Anne-Charlotte est super gentille et a accepté ma participation de retardataire :-)

Malheureusement, les photos ne rendent pas justice au lurex, et on ne voit pas trop que ce tissu brille et pourtant, c’est ce qui fait tout son charme.

Confortable qui brille

Confortable qui brille de côté

Confortable qui brille de dos

J’ai donc simplement allongé le patron d’une vingtaine de centimètres et à l’attaque. Pas de difficultés particulières, tout colle à la perfection et c’est ma troisième réalisation du confortable. J’ai apporté un soin tout particulier à la pose du biais rapporté, j’en ai mis à l’encolure, et aux ourlets des bas et des manches. J’adore cette belle finition qui a duré au moins autant de temps que la cousette de la tunique en elle-même.

Les biais rapportés en Liberty :

Confortable qui brille, encolure en Liberty Betsy porcelaine

Confortable qui brille, ourlets de manche en Liberty Betsy Porcelaine

Et je l’adore, simple, efficace avec ce petit scintillement qui évite le côté mémère de la tunique en molleton que je crains toujours. Bref, encore une fois, le confortable est une réussite !

Et merci à mon papa pour la séance photo !

Une rentrée en Mavada

Première rentrée à l’école pour mon lutin, je lis minutieusement la liste des fournitures et que vois-je ? Un cartable! Ni une ni deux, je décide de me lancer et de le coudre. J’avais peu de temps devant moi, reprise du boulot oblige, et très envie que ce soit bien réussi. J’ai donc décidé de faire l’acquisition du livres Cartables et Sacs à dos de la Petite cabane de Mavada. Et bien, j’ai été ravie, tout est très bien expliqué et des photos explicitent chaque étape, un trésor quand on n’a jamais cousu de sacs ou d’accessoires.

Un petit tour sur le site de Ma Petite Mercerie pour de l’enduit Robert Kaufman et de la gabardine de coton, et sur celui de Mamzelle fourmi pour les boucles de cartable, elle a tout, c’est fantastique!

Cartable Baleines

J’ai choisi le modèle Hermione, classique et efficace. J’y suis allée tranquillement, angoissée à l’idée de rater ce premier cartable. En prenant mon temps et en lisant attentivement chaque étape de couture, ça s’est super bien passé. J’ai eu des sueurs froies en cousant du scratch à la place des attaches cartables, l’idée étant de lui permettre de pouvoir s’en servir tout seul. Ma logique n’a pas trop mal fonctionné sur ce coup-là (coup de génie ou de chance?) Le seul moment un peu difficile a été la couture des bretelles avec l’insertion des boucles coulissantes, heureusement que Zazacam m’avait prévenue. Sur ce coup-là, c’est mon cher et tendre qui a tout positionné, il a la logique de représentation dans l’espace (moi clairement non).

Cartable Baleines, les bretelles

Et arrivée à la fin, j’étais ravie. Non seulement, je le trouve magnifique (en toute objectivité bien sûr) mais en plus, j’ai pris beaucoup de plaisir à le coudre. La taille est parfaite, les bretelles réglables comme les grands et le passepoil donnent un côté bien fini super agréable, et j’adore la grande poche arrière, fermée par une pression kam.

Les scratchs du devant et du rabat, bien pratiques pour les petites mains et pour les mamans en retard le matin :

Cartable Baleines, les scratchs du rabat

Cartables Baleines, les scratchs du devant

La poche à pression (coloris bleu jean) :

Cartable Baleines, poche pressionnée

L’étiquette personnalisée, il faut bien revendiquer sa cousette !

Cartable Baleines, étiquette personnalisée

Evidemment, Pépette la chouette, qui ne voulait pas de cartable, en a voulu un. Elle a donc choisi ses tissus pour éviter le « Non maman, j’avais dit rose et celui-là, c’est un rose moche et je n’en veux pas« , qu’on a toutes connue une fois la cousette fièrement présentée à sa future propriétaire. De l’enduit Petit Pan (rien que ça), du passepoil rose brillant et j’ai choisi une doublure en coton fuschia, toute simple, acheté sur un coup de tête chez Myrtille, il y a quelques mois.

Cartable Petit pan

Sur le deuxième, le challenge a été de taille, juste deux soirées pour coudre. J’ai essayé de rester bien concentrée car c’est comme ça qu’on fait des bêtises. Bon, j’en ai fait quelques unes mais j’ai pu les rattraper (genre laisser les aiguilles tenant les bretelles cousues entre la doublure et l’extérieur). Malgré ce timing serré, le cartable a été fini la veille de la rentrée et là, horreur, je relis la liste des fournitures et je vois indiqué en gras, souligné PAS DE CARTABLE…

Evidemment, on l’a quand même mis le premier jour parce que Pépette la chouette l’adorait et qu’après un déménagement, une rentrée dans une nouvelle école, la confiance en soi de la jeune fille était importante. Et, j’ai réalisé que beaucoup d’enfants en portaient, la seule limite étant que le cartable reste sur la patère devant la classe, ouf!!!

Cartable Petit Pan de dos

Le joli passepoil rose irisé :

Cartable Petit Pan, détail du passepoil

Je suis ravie de ces deux cartables, j’ai pris beaucoup de plaisir à les coudre, merci La petite cabane de Mavada, et franchement, je suis trop fière de les voir sur les dos de mes loulous le matin! J’aurais bien embrayé sur la housse d’ardoise mais la maîtresse a stoppé mes ardeurs, me disant qu’elle n’en voulait pas… L’année prochaine peut-être ?

Ma robe Bensimon Like

L’été 2006, ma mère m’a offert une robe Bensimon que j’ai usé jusqu’à la corde. Une robe toute simple, en lin, beige rosée, a fines bretelles, un peu évasée, la longueur et l’ampleur parfaites et juste ce qu’il faut comme fronces pour rendre élégante cette petite robe d’été. Je l’ai portée tous les étés depuis. Elle a subi des accidents de lavage divers et variés mais impossible de m’en séparer. En la ressortant de la caisse des habits d’été au mois d’avril, j’ai eu envie de la recopier.

Au mois de juin, j’ai fait une virée au marché de Talensac à Nantes, au stand de tissus et j’ai flashé sur un lin bleu ardoise, magnifique, de très belle qualité, et paf, un coupon de deux mètres. Et d’un coup, j’ai compris, ce coupon était destiné à devenir ma nouvelle robe en lin.

Robe Bensimon Like

J’ai apporté la bête à Christelle Beneytout, mon mentor de la couture, qui m’a donné des conseils techniques pour la recopier. Et deux jours avant de partir en vacances et de déménager dans la foulée, j’ai décidé de m’y mettre. Oui, je sais, ce n’était pas le meilleur moment mais faut-il lutter contre l’inspiration ?

J’ai attaqué, appliquant les conseils de Christelle. J’ai cependant fait une énorme erreur de méthode, pensant que ce serait simple, je n’ai pas pris le temps de me faire une feuille de route détaillant les étapes de montage. C’est en cours de route que j’ai compris que du biais à cheval était nécessaire. J’ai donc refait du biais maison, aidée d’un gabarit dessiné par mon cher et tendre, ce qui m’a terriblement simplifié la vie. D’ailleurs, j’ai du en faire deux fois, j’avais vu un peu léger sur la quantité.

Robe Bensimon Like, le biais maison

J’ai remplacé les bretelles en lin par du cordon Liberty et c’est parti. J’ai cousu ma robe sur trois jours, ayant utilisé le stylo frixion, très efficace mais effacé par la centrale vapeur, j’avais cousu le devant et le dos ensemble… Je m’en suis rendue compte à temps et j’ai pu réparer ma bêtise. Il m’a cependant fallu retourner chez Myrtille acheter du fil, j’étais tombée en panne sèche…

Robe Bensimon Like, le cordon Liberty

Après toutes ces étapes, j’ai fini ma robe une heure avant de partir en vacances, même pas lavée, je l’ai glissée dans ma valise, toute fière de la montrer à ma mère. Je concède qu’elle n’est pas parfaite mais j’en suis ravie. Depuis le temps que je voulais donner une nouvelle vie à cette robe. La prochaine fois, je devrai me résoudre à démonter ma robe chérie pour la copier parfaitement mais je ne suis pas encore prête à aller jusqu’à cette extrémité !

Robe Bensimon Like

Robe Bensimon Like de dos

Ce rêve bleu, ma robe jasmine

Il y a quelques temps, j’ai été prise d’une véritable lubie, une robe d’été en jersey. Je voulais une forme simple, un peu trapèze mais je ne trouvais pas ce que je cherchais. Et un jour, je suis tombée sur le nouveau patron de Cozy Little World, le tee-shirt Jasmin. En le voyant, j’ai eu un énorme coup de coeur et je l’ai tout de suite imaginé rallongé en robe. Et son prix tout doux a achevé de me convaincre qu’il me FALLAIT ce patron !

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World

Je me suis donc livrée à un petit exercice d’archéologie dans mon stock (qui est impressionnant pour quelqu’un qui ne coud que depuis la fin de l’année 2014) et j’en ai extirpé un grand coupon de jersey bleu électrique, très fluide, déniché en solde chez Mamzelle Fourmi. J’ai rallongé les pièces afin d’avoir une robe et je me suis lancée.

Tout est très bien expliqué, le pas à pas en photo est particulièrement bien fait. Mes difficultés sont principalement venues de mon choix de tissu. Ce jersey, tout doux, très fluide et très agréable à porter est aussi très fragile. Du coup, le moindre point malheureux et décousu laisse un trou… La pose du passepoil doré s’est avérée délicate, le tissu était tellement fluide que j’ai dû l’hérisser d’épingles pour éviter qu’il ne glisse et plisse sous le passepoil. En fait, j’aurais dû utiliser du ruban thermocollant pour renforcer et stabiliser mes coutures mais évidemment, je n’y ai pensé qu’après. Je n’ai pas encore le réflexe! En prenant mon temps, j’y suis arrivée et le résultat est propre. La couture des manches a été comme sur des roulettes, tout colle parfaitement.

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World, détail du passepoil

Le morceau de choix, comme souvent avec le jersey, ça a été l’encolure. J’ai suivi les instructions à la lettre mais le résultat était franchement raté, mon encolure baillait. Je l’ai donc décousue et là, horreur, plein de trous, pas si petits que ça en plus. Pas de panique, j’ai sorti mon allié des encolures, le biais rapporté (oui, encore lui). Il me restait pas mal de Liberty Mitsy gris dont le contraste avec le bleu électrique me plaît beaucoup. Et zou galinette, une encolure sauvée par le biais rapporté !

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World détail de l'encolure width=

Pas folle la guêpe, j’ai décidé d’appliquer la même méthode pour l’ourlet de la jupe. Et là, je me suis trompée de sens en posant mon biais rapporté mais il était trop tard pour faire machine arrière, je l’avais entièrement cousu… Du coup, j’ai posé mon biais rapporté sur l’endroit et je suis satisfaite du résultat. Le contraste fonctionne et ça ne fait pas trop surchargé avec mon passepoil doré (et l’avantage, c’est qu’on me voit de loin dans la foule)!

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World, de dos

Dernier petit point, le V de l’encolure, pleine d’enthousiasme, j’ai cousu trop loin et là aussi, impossible de découdre sans massacrer cette jolie robe. Verdict de l’amoureux : où est le problème ? et que peux-tu y faire ? Réponse, rien ! Donc comme dirait les shadocks, s’il n’y a pas de solutions, c’est qu’il n’y a pas de problèmes ! Seulement voilà, après lavage, il y avait des petits trous à cet endroit. Ce jersey est tellement fin que ces trous allaient forcément s’agrandir avec la robe portée et les lavages futurs. Du coup, j’ai opté pour une solution de tricheuse (oui, j’assume)! J’ai thermocollé un petit ananas doré de Madame Mademoiselle (ça ne peut jamais faire de mal) sur cette partie abîmée. Et hop, le double effet kiss cool fonctionne, c’est joli et ça renforce cette zone fragilisée.

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World, détail de l'ananas

Malgré toutes ces petites difficultés (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire n’est-ce-pas ?), je suis séduite par cette robe. Et je suis certaine de coudre d’autres robes jasmines et pour les douces températures de septembre, des tee-shirts Jasmin !

Robe Jasmin bleue électrique Cozy Little World

Le sweat-shirt de mon lutin

Bon, on ne va pas se mentir, cette cousette n’a pas été simple. Et il m’a fallu tout mon amour de maman pour en venir à bout avec de jolies finitions (et ne pas se dire, tant pis, je vais filer acheter l’équivalent tout fait). Ben oui, mon lutin n’a pas été trop gâté question couture faite par sa maman et il était temps que je me remette au boulot pour lui (du coup, Pépette la chouette a boudé). Je me suis jetée à l’eau pour coudre un sweat-shirt à capuche dans un molleton léger, couleur menthe. Il m’en restait beaucoup de mon premier confortable et cette couleur est parfaite pour lui.

le sweat du lutin

N’ayant pas de patron de sweat-shirt à capuche et à poches, j’ai opté pour le blouson de dragon de Mon petit dressing, sans les écailles bien sûr (lui n’aurait pas été contre, Krokmou et Crochefer ont depuis longtemps élu domicile à la maison), mais à l’école ça aurait été plus difficile à porter… ou à expliquer à la maîtresse…

Tout s’est bien passé jusqu’à la fermeture à glissière. Sur le patron, elle va jusqu’en bas mais après couture, impossible de coudre proprement la parementure. Je crois que je n’ai jamais autant cousu, décousu et recousu une fermeture éclair. J’ai fait très attention au raccord de la couture de la capuche et du devant, de part et d’autre de la fermeture pour que ce soit bien symétrique. Deuxième difficulté, la parementure, ça ne collait pas (je l’ai peut être coupée dans le mauvais sens par rapport au droit fil mais je n’ai pas vu d’indications sur ce point sur le patron). Alors, j’ai bidouillé en utilisant du biais jersey gris clair pour l’ourlet du bas. J’ai fait plusieurs essais pour la couture de la parementure au bas de la fermeture avant de coudre l’intégralité de la parementure. J’ai usé de quelques points à la main pour fermer proprement le bas mais j’y suis arrivée (ouf)!

le sweat du lutin, la fermeture éclair

D’ailleurs, j’ai fait une pose après la première tentative de couture du zip. Je ne trouvais pas de solution qui me convenait alors j’ai cousu les finitions des manches et posé les poches (le temps pour mes neurones de se remettre de toutes ces cogitations). Je ne voulais pas que les bords à brut soient apparents (je n’arrive pas à couper parfaitement droit, il paraît que ça date de la maternelle). Du coup, j’ai fait de savants rentrés des marges de couture avant de coudre mes poches. Ca n’a pas été une partie de plaisir car ma machine déteste les épaisseurs et il faut y aller point par point, lentement mais sûrement. Au final, ce n’est pas parfait mais les poches ont le rendu souhaité.

le sweat du lutin, la fermeture éclair ouverte

Après ces longues aventures et de nombreux cheveux arrachés (je vous fais grâce des photos), j’ai enfin pu proposer la bête à son propriétaire. Et là, il a été conquis. Si, je vous jure! La preuve? Il l’a appelée mon sweat de calico jack (oui chez nous, les octonautes ont aussi pris leurs quartiers) et ne voulais plus l’enlever oui, même par 30° dehors…

le sweat du lutin

Alors bon, ce petit sweat m’a donné bien du fil à retordre mais il remplit tout le cahier des charges. Et je suis fière de voir mon petit lutin heureux de porter une cousette faite rien que pour lui!

le sweat du lutin