Hemlock tee, le tee-shirt doudou

Après l’été indien, les températures sont descendues d’un coup et les vêtements doudous sont redevenus une priorité. Après ma robe sweat apollon, j’avais envie de tee-shirts doudous à enfiler rapidement sur un bas confortable. Le dimanche, c’est fait pour traîner après tout ! Depuis un moment, j’ai envie de tester le hemlock tee, un patron de tee-shirt gratuit de grainline studio. Les versions de By Sandra’s Hand, Cozy little world ou Breizh Cousette m’ont vraiment fait de l’oeil ! J’avais le PDF imprimé depuis un moment, mais n’étant vraiment pas une fan de ce format de patron, j’ai repoussé. Et puis j’ai trouvé l’énergie et je me suis lancée.

J’apprécie beaucoup de porter du jersey, tout comme mes lutins, ce qui fait que j’en ai un sacré stock (trop grand pour mon amoureux, trop petit pour moi ;-). J’ai choisi pour cette première version de découper dans mon beau jersey milleraies petit bateau (un super plan de ma belle-soeur). Je l’ai déjà utilisé ici pour une jupe Melrose de Aime comme Marie.

J’ai décidé de rallonger d’entrée de jeu les manches et le corps de 3 centimètres et zou. J’avoue, je n’ai pas fait hyper attention aux raccords à la découpe mais avec ces rayures toutes fines, c’est assez difficile. Le montage est très simple et rapide comme il y a peu de pièces. J’ai inversé l’ordre de certaines étapes. Je préfère, comme le conseille Marie Poisson, coudre la bande d’encolure avant l’assemblage des manches, il y a moins de tissu à manipuler.

Pour l’encolure, j’aurais voulu la coudre initialement dans du bord côte bleu marine. Seulement, je n’en avais pas en stock, la nouvelle mercerie venant d’ouvrir en centre ville n’en avait pas non plus et je n’avais pas envie de faire une demie-heure de voiture pour du bord côte. J’ai hésité à poser un bord côte bleu ciel, que j’avais dans mon stock pour le coup. Finalement, j’ai décidé de tenter la bord d’encolure, ce jersey me paraissant assez stable.

J’y suis allée très doucement avec pas moins de 12 pinces à jersey pour permettre l’étirement le plus régulier possible. Et à mon grand bonheur, je suis très satisfaite du résultat. La bande se tient très bien et est bien régulière. J’ai voulu ajouter du pep’s à mon tee-shirt en cousant des surpiqûres roses pour contraster et réveiller ce coloris. Là aussi, j’ai bien pris mon temps pour une couture régulière, en allongeant le point à 03 mm (je trouve cela plus facile à maîtriser qu’à 02 mm).

Hemlock tee

Au final, je suis conquise. Ce tee-shirt est très agréable à porter, parfait avec un jean ou avec un bas informe pour la maison. Ce jersey est en plus un vrai bonheur à porter et me rappelle les premiers mois de mes lutins avec leurs bodys petit bateau (achetés en boutique pour le coup).

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Hemlock tee

Les jolis raccords, quand le dieu de la couture est avec toi :
Hemlock tee

Je suis tellement contente du résultat que j’en ai coupé un deuxième, en jersey fleuri avec quelques modifications : retrait d’un centimètre au pli des dos et devant pour une ampleur un peu réduite et allongement supplémentaire des manches de 10 cm (j’aime les manches très longues sur mes tee-shirts).

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Hemlock Tee

Hemlock tee

Non mais cette encolure presque parfaite :-)

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Bon, il fait un peu pyjama, même avec un jean et je le porte surtout pour traîner à la maison 😉

Et j’ai craqué pour un très beau jersey rayé et ajouré, entièrement doublé pour une troisième version :-)

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Montmartre 2.0

Après ma première version du Montmartre réalisée pour le Printemps, je savais qu’il y en aurait une deuxième version. Cette veste est très facile à coudre pour un résultat satisfaisant mais elle taille petit. En effet, ma version était cousue en S dans une gabardine un peu souple et est trop serrée aux bras. Pourtant, je n’ai pas les bras très musclés et mes deux vestes Mina (ici et ici) sont cousues en S.

J’ai décidé d’en coudre une en version mi-saison. J’ai décalqué à nouveau le patron en taille M, élargi et rallongé les bras. J’ai choisi un lainage gris France Duval Stalla, autant être sûre de la qualité, et j’ai beaucoup réfléchi sur la doublure. Ce manteau est assez gourmand donc je n’avais pas de coupon suffisant dans mon stock. J’ai pensé au Liberty mais cela faisait un métrage tellement important que j’ai renoncé. J’ai finalement choisi une jolie batiste grise à pois argentés irréguliers chez Alice Boulay, découverte sur Instagram.

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La coupe m’a pris pas mal de temps puisque j’ai d’abord décati mon lainage et reporté mes modifications. Cela m’a bien pris 3 heures pour le faire soigneusement. La couture a en revanche été assez simple même si je suis bien loin des 03h30 indiquées sur le livret 😉 En maman qui travaille, j’ai profité des vacances pour coudre mon manteau durant les pauses dessins animés accordées à mes lutins en fin de journée et il s’est monté gentiment.

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J’ai inversé la doublure et l’intérieur des poches lors du montage. J’avais lu un peu vite et une fois la découpe de la poche faite après couture, pas moyen de revenir en arrière. Du coup, mes doublures sont visibles et cela me plaît bien plus, cela réveille un peu le gris de ce manteau.

Le montage des enformes est astucieux mais un peu déconcertant. Il faut simplement faire confiance au patron et les plis apparaissent comme par magie là où ils doivent être. J’ai surpiqué les coutures d’assemblage parementure doublure pour une plus jolie finition et m’assurer que les surplus de couture ne bougeraient pas.

Comme toujours, l’épinglage final est un peu fastidieux avec la couture de longues lignes. Et d’un coup, comme par magie, le manteau apparaît ! Ensuite, j’ai dégarni mes coutures, cranté les arrondis et fermé à la main l’ouverture laissée pour retourner la veste.

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Je suis plutôt satisfaite de ce manteau. Sa ligne est très jolie, ma réalisation réussie mais la coupe ne me convient pas totalement. Je peux difficilement lever les bras et quand on a deux lutins à promener, ou à emmener au parc, on doit pouvoir bouger dans ses vêtements. Je suis sûre que je vais porter mon Montmartre 2.0 maintenant que les températures ressemblent réellement aux températures d’automne (après l’été tardif et l’hiver précoce).

Aime comme Montmartre

Avec ma jolie broche nuage tissée en brickstitch:
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Avec la coiffure du dimanche 😉
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je reste cependant un peu sur ma faim sur la couture d’un manteau du quotidien et je réfléchis sérieusement à me coudre le manteau Ninon de Chez Machine… En même temps, une couturière sans projet, est-ce bien possible?

Ma Blouse Zéphir

Avec l’automne qui doit arriver, j’ai relancé la production de blouses et tops. Une jolie blouse sur un jean, ça fait tout de suite son effet, y compris avec un gros gilet en hiver. Ayant cousu trois versions de la blouse Stockholm, j’ai eu envie de tester un autre patron d’Atelier Scämmit. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort avec cette blouse un peu ample et sans pince poitrine.

Avant de couper dans mes précieux, j’ai décidé de couper une toile normalement portable, en crêpe noir de chez Rascol. J’aime beaucoup le rapport qualité-prix de ce crêpe qui se coud très bien, je l’ai déjà cousu dans quatre couleurs! M’étant trouvée un peu serrée à la poitrine dans ma blouse Be Pretty réalisée en 38, j’ai coupé une taille 40.

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Cette fois-ci, j’ai fait ma bonne élève et j’ai réalisé ma couture en suivant le pas-à-pas vidéo proposé par la marque. J’ai appris pas mal de choses sur le plan technique : mon V est nettement plus réussi (mais pas parfait encore) et j’ai enfin réussi à réaliser la technique du fourreau ! Bon, ça n’a pas été facile du tout cette affaire. Au début, je n’avais rien compris du tout et mes pièces étaient impossibles à retourner. J’ai tout défait et visionné la vidéo au moins 10 fois avant d’y arriver. En fait, il manque une précision à mon avis essentielle : la couture sur tout le long des hauts extérieurs et doublure, d’assemblage avec la partie basse du top, passe elle-même par l’emmanchure. C’est donc assez difficile à réaliser et il faut prendre son temps car on fait passer toute la couture petit à petit par une des emmanchures. On a d’ailleurs intérêt à bien repasser les pièces avant pour éviter des petits plis.

Ensuite, je n’ai plus rencontré de difficultés techniques. J’avais initialement prévu les froufous aux poignets mais je n’étais pas totalement convaincue et surtout, cela a fait trop d’épaisseurs (trois épaisseurs de crêpe dont deux entoilées) pour une boutonnière à la machine. J’ai préféré finalement recouper en manches trois quarts toutes simples.

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Les ourlets des manches et du top sont cousus au biais rapporté (du liberty comme toujours). Je trouvais la longueur du top juste bonne et le biais rapporté permettait de ne pas perdre en longueur. D’ailleurs, sur une future version je rajouterai quelques centimètres en longueur. J’ai aussi gansé du même biais liberty les coutures d’emmanchures pour une finition nickel. C’est un peu plus long qu’un coup de surjeteuse mais c’est tellement plus joli et je trouvais dommage d’avoir le sentiment de bâcler les emmanchures en me limitant à un surjet.

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Je suis très contente de ma blouse Zéphir. Les finitions intérieures sont impeccables et ce crêpe noir a un beau tombé. Je trouve cette blouse très classe, sans faire endimanchée, et parfaite avec un jean ou un jupe. En plus, son ampleur est idéale pour les soirées raclette qui vont bientôt commencer 😉

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Il y aura d’autres versions et sûrement une version robe, il faut juste que je réfléchisse à mon prochain tissu!

Décontracté du sweat

Après avoir cousu le patron de chino le culotté des beaux gosses, j’ai eu envie de me lancer dans la couture du décontracté. Dès sa sortie, j’ai aimé son allure un peu sportive et sa ligne. Sweat à capuche avec poche kangourou ou tout simple avec une encolure ronde, c’est le basique idéal pour une garde robe masculine.

J’ai rapidement acheté le patron pour coudre une version pour l’anniversaire de chacun de mes frères (en mars et en mai) et comme souvent j’ai laissé traîné. Seulement, Noël va arriver et j’ai eu honte de mon délai de retard. D’un seul coup, j’ai attaqué les deux sweats en même temps. J’ai pas mal joué à Tétris mais j’ai réussi à caser toutes les pièces en double dans un coupon de deux mètres de maille merveilleuse de Mamzelle fourmi. Ce tissu a l’avantage d’être en très grande laize (180) et d’avoir un rendu différent d’un molleton classique. En plus, ce coupon était dans mon stock depuis près de trois ans. C’était la combinaison parfaite!

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La couture du décontracté est assez simple et rapide, surtout avec une surjeteuse. Il faut prendre son temps pour bien placer les poches et les bâtir. La deuxième difficulté a été pour moi la couture de la capuche pour que les deux côtés soient bien bord à bord au niveau du milieu devant. J’ai eu le sentiment que le tissu était un peu détendu et fragile à ce niveau sur ma première version et je l’ai renforcé avec un morceau de thermocollant. Sur la deuxième, j’ai renforcé cette partie ab initio.

Sur ma première version, je n’ai pas compris comment réaliser l’ourlet et j’ai fait un ourlet classique. Sur la deuxième, j’ai fait plus attention et l’ourlet a été conforme aux instructions du livret. Je n’ai fait qu’une petite modification, coucher les marges de couture des épaules vers le dos et les surpiquer à l’aiguille double pour un bon maintien.

J’ai cherché du cordon gris assorti au tissu mais j’ai dû me rabattre sur du cordon kaki. Au final, je trouve le contraste très sympa et cela réveille le gris du tissu. J’ai aussi testé pour la première fois la pose d’oeillets au marteau (ma table s’en souviendra) et j’ai trouvé ça plus simple qu’avec la pince Prym.

Le décontracté

Le rendu de ces décontractés me plaît beaucoup. C’est un modèle sympa, facile à porter et à assortir, et qui trouve sa place dans toute garde robe masculine. C’était la première fois que je cousais pour mes frères et je suis satisfaite du résultat. Malheureusement, je n’ai pas de photos du pull porté :-(

Le décontracté

Le décontracté

Seulement, après avoir fini mes deux décontractés et compris que mon amoureux en voulait un aussi , j’ai eu envie d’en coudre un pour moi. J’ai donc décalqué à nouveau les pièces pour avoir une taille M et j’ai pioché dans mon stock un beau molleton acheté il y a deux ans chez Atelier Brunette. J’avais eu un coup de coeur sur ce tissu à la sortie mais je n’arrivais pas à l’imaginer dans un projet. D’un coup, ça a été l’illumination, le gris avec des pois roses irisés casseraient le côté masculin de ce modèle.

Le décontracté

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Evidemment, la troisième réalisation dans la foulée a été très simple surtout que ce molleton est très facile à coudre. Je me suis fait plaisir en bordant l’ourlet de la capuche d’un biais liberty à cheval. Cette finition est bien plus jolie que le simple surjet et permet de jouer la carte girly à fond.

Le décontracté

Deuxième petite modification, je n’ai pas mis de cordon à la capuche. Je ne m’en sers jamais sur mes sweats du commerce et je me suis évité une nouvelle pose d’oeillets ou la couture de boutonnières. Troisième modification, j’ai ajouté des bracelets de manche et une bande de taille pour un esprit plus sportswear. Dernière modification, j’ai ajouté un centimètre en largeur à chaque côté de capuche pour les faire se croiser légèrement au niveau du milieu devant.

Gros coup de coeur pour ce sweat doudou, tellement agréable et réconfortant à porter et je me blottis dedans dès que je le peux. je suis ravie de mon choix de tissu qui allie le plaisir du porter et la réduction du stock (excellente excuse pour le reconstituer).

Le décontracté

Le décontracté

Le décontracté

Le décontracté

Je crois que je vais bientôt avoir l’occasion d’en coudre une quatrième version pour mon amoureux mais d’ici là, je dois trouver un patron équivalent pour mes lutins!

Raphaëlle de rentrée

Après des vacances tardives, la rentrée est arrivée très vite! Nouvelle ville, nouveau job, nouvelles écoles, heureusement, j’avais tout anticipé. Les cartables étaient prêts, les nouvelles chaussures achetées, les tenues lavées, bref c’était nickel. Et pour couronner le tout, j’avais cousu ma robe de rentrée avant le départ en vacance (pas folle la guêpe).

Pour mon premier jour de travail, j’ai choisi la robe Raphaëlle de la jolie marque Chez Machine, créée en partenariat avec Addictiph. Cette robe a une jolie ligne avec son col chemisier et ses fronces parfaitement dosées. Et puis, j’ai été particulièrement sensible à l’histoire de cette robe, à la pudeur et la dignité de Tiphaine. Elle a su trouver les mots pour parler du deuil périnatal avec justesse quand très souvent, on se retrouve isolée et étouffée par le silence quand on vit ce drame. J’ai donc choisi avec une émotion particulière de coudre cette robe.

Avant de couper dans certains de mes précieux coupons, j’ai réalisé cette première version dans un crêpe bleu de Rascol. Il était intitulé bleu jean sur le site mais c’est plutôt un coloris pétrole profond.

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Cette robe se coud facilement et Tiphaine a prévu un pas à pas avec photo sur son blog pour la partie délicate de la couture des cols. J’admets volontiers que sans ce tutoriel, j’aurais eu beaucoup plus de mal à le monter. D’ailleurs, j’ai pris mon temps en bâtissant à la main le col avant de le piquer.

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Exception faite du col qui est la partie technique et délicate de la robe, les boutonnières ne comptent plus ma machine les faisant gentiment toute seule, le montage est simple et le livret très précis. J’ai choisi de couper une taille 38 et ça convient parfaitement. En revanche, la robe était un peu longue à l’essayage final et j’ai raccourci les jupes de 8 cm.

Si ce coloris bleu uni est assez simple (et facile à assortir avec ma garde robe), j’ai soigné les jolis détails. J’ai utilisé des boutons provenant de la boutique Liberty à Londres qui attendaient le bon projet depuis 3 ans.

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Et surtout, j’ai enfin profité des points broderies de ma machine et fait un joli ourlet brodé aux manches et aux jupes. C’est très joli mais c’est très long à faire (le mieux est de bâtir les ourlets à points larges pour ne pas être gêné pour retirer les épingles. Attention, c’est très gourmand en fil (mieux vaut avoir une cannette pleine, contrairement à moi) et la broderie n’aime pas les épaisseurs. Du coup, j’ai arrêté ma broderie à 2 cm de chaque couture d’assemblage de côté et repris un point droit sur ces 4 cm avant de reprendre la broderie.

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Cette robe est très agréable à porter et la coupe est flatteuse, féminine, tout en étant compatible avec le travail (un gros bon point pour moi). J’aime beaucoup la proportion des fronces qui évite l’effet montgolfière, surtout avec mes hanches larges. En revanche, les poches ne se placent pas bien et ont tendance à se mettre côté jupe arrière. Je crains que ce ne soit du à ma morphologie et je ne suis pas sûre de les garder sur une deuxième version.

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Il n’y a plus qu’à couper dans un de mes précieux pour coudre la deuxième!

Arsène numéro 4

Des fois, on a juste envie d’une cousette rapide, sans prise de tête. et pour cela, le tee shirt Arsène de la marque Chez Machine (patron gratuit en plus) est parfait. Deux semaines après la reprise du boulot, j’ai enfin trouvé le temps et l’énergie de me coudre un petit projet. J’ai ressorti Arsène et choisi un coupon de jersey à motifs oiseaux, coup de coeur de ma virée au marché aux tissus d’Arras l’an dernier. Je porte rarement du jersey à motifs mais celui-là m’avait tapé dans l’oeil et j’ai farfouillé dans les bacs jusqu’à en trouver un coupon (ouf).

J’ai repris mes premières modifications : encolure remontée de 2 cm, ligne d’épaule allongée d’1 cm et j’ai enlevé les arrondis du bas. Ils donnent beaucoup de charme au modèle mais je voulais une coupe très simple avec ces motifs. J’ai donc simplement rallongé les côtés et tracé une ligne droite en prolongeant la ligne du bas du tee-shirt avant les arrondis. Côté bande d’encolure, j’ai découpé une bande de 5 cm de largeur et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 selon les conseils de Marie Poisson. J’ai été très vigilante à répartir des pinces tout le long de l’encolure (et non uniquement aux 4 repères) et ça m’a plutôt réussi.

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La couture a été très rapide, ce jersey a une belle tenue et se coud sans se déformer. Ma grande fierté a été la bande d’encolure, cousue à la surjeteuse pour un résultat bien propre. D’ailleurs, je ne couds plus d’encolure relevée qu’avec du jersey ayant un peu de tenue. Pour du jersey viscose ou modal, je préfère l’encolure rabattue et surpiquée, plus facile à maîtriser avec des tissus mous et qui se déforment facilement. Enfin, un petit coup d’aiguille double pour maintenir l’encolure en place et former les ourlets.

teesh Arsène

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teesh Arsène

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Et voilà un tee-shirt cousu en 01h30, coupe comprise qui égaiera des jeans ou des jupes unies avant l’arrivée inévitable de l’automne et des vêtements doudous !

Marche à suivre, le parfait petit short de plage

Autant j’aime être en vacances, autant je déteste les préparatifs et la veille du départ. Traditionnellement, je me charge des bagages et mon amoureux de la majeure partie de la conduite. Seulement, je déteste toujours faire les bagages. C’est long, j’ai toujours peur d’oublier quelque chose, je change d’avis sur le contenu des valises… Du coup, je procrastine et je les fais toujours au (tout) dernier moment. Cette année, je n’ai pas dérogé à mes habitudes et, dans un élan d’optimisme, j’ai décidé que les bagages ne me prendraient qu’une heure et boum, je me suis coupé un petit short dans les chutes de chambray de ma robe Aime comme Martine (et oui, des chutes d’il y a déjà deux ans).

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Je voulais un petit short tout simple, une couture rapide sans prise de tête et le patron Marche à suivre de Aime comme Marie en version Shorty m’est apparu tout indiqué. Quatre pièces à coudre, des surjets, des ourlets à double rentré et un élastique à insérer, parfait pour une cousette en deux heures top chrono! J’ai décalqué une taille M, et rallongé le short de 3 cm par rapport à ce qui est prévu. Trop court, je sais que je n’aurai pas assumé.

Bon, j’ai été raisonnable, j’ai attaqué la couture après avoir fini les bagages, un peu tard mais on est motivé ou on ne l’est pas! Le montage est hyper rapide et le plus long a évidemment été l’insertion de l’élastique. J’ai toujours du mal à les insérer sans les vriller et cette fois-ci n’a pas dérogé à la règle. J’ai du m’y reprendre à deux fois pour un élastique inséré bien à plat, d’ailleurs, si quelqu’un à une astuce magique, je suis preneuse 😉

Comme je n’avais pas le temps de laver mon short avant le départ, j’ai fait tous mes repères avec un reste de savon qui a le bon goût de s’effacer après un bon coup de centrale vapeur! Et zou, à 23h30, mon nouveau short était glissé dans ma valise. Alors bon, quand le réveil a sonné à 02h00 du matin, je ne faisais pas la fière…

Cependant, ce petit short de dernière minute s’est révélé être le short idéal pour les vacances à la plage. Vite enfilé, vite retiré sur le maillot, un petit top, des sandales et c’était parti! Je crois que c’est le vêtement que j’ai le plus porté durant mes vacances et il s’entend à merveille avec mes tops ségurs, mes teesh Arsène et mon sac Malo. Et taillé dans des chutes, c’est une cousette hyper rentable ! Il est très peu gourmand en tissu et tient sur un tout petit métrage, toujours bon à savoir.

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Maintenant, je vais attaquer la version longue et avec poches car je manque cruellement (façon de parler) de pantalons d’intérieurs doudous et l’automne s’approche à grands pas…

Vamos à la playa – Mon sac Malo des vacances

En juin, j’ai cousu les traditionnels cadeaux de fin d’année des maîtresses et ATSEM de mes lutins et j’avais opté pour des sacs Malo de Petit Patron. Le joli tissu déniché chez Mondial Tissu a fait son effet et j’ai beaucoup aimé réaliser ce sac simple mais aux finitions propres et bien pensées. Les sangles prises dans la couture apportent un côté bien fini et surtout de la solidité au sac contrairement aux tote bags dont les anses peuvent être bien fragiles surtout si, comme moi, on a tendance à bien les remplir…

A peine finie cette première version, je savais que je m’en coudrais un pour la plage cet été. Cette année, nous avons déménagé une nouvelle fois, et nous ne partons qu’une semaine en vacances. Du coup, mon sac de plage est trèèèèsss important :-) Je suis allée faire un tour chez Mondial Tissus, non que je n’avais rien en stock, et j’ai craqué sur cette toile de coton imprimée perroquets. Je reconnais, le modèle de présentation du sac week-end d’Hélène et les jolis mômes n’y est sûrement pas pour rien. D’ailleurs, jai pris suffisamment de métrage pour me coudre quasiment le même 😉 Pour la sangle, j’ai pris en noir, j’aurai préféré une couleur vive rappelant les motifs du tissu mais ils n’en avaient plus…

Sac Malo

Encore une fois, ce sac est très rapide à coudre, deux heures coupe du tissu compris et encore, c’est parce que j’ai du réenfiler ma surjeteuse avec du fil assorti pour les finitions intérieures. Les étapes sont très bien expliquées par le tutoriel et le seul point délicat est de faire les raccords pour le positionnement des sangles au moment du montage final. Ceci étant, si on a été bien précise dans la couture, les raccords se font très facilement et bien aidée d’un bon épinglage, il n’y a aucune difficulté!

Sac Malo

Sac Malo

Sac Malo

Un petit tour au lave linge et je suis devenue l’heureuse propriétaire d’un sac Malo plein de pep’s. Il a la bonne contenance pour
mon paréo, une serviette, ma crème solaire et ma liseuse électronique, donc l’essentiel pour la plage !

Sac Malo

A bas les chutes, culottes et boxers pour mes lutins

Cet été, nous avons déménagé et changé de région. Comme toujours, il faut faire du tri avant les cartons et en déballant et je déteste ça! Cette année, on a été encore plus speed que d’habitude (on en est à notre dixième déménagement en 15 ans) et je n’ai pas fait autant de tri avant le départ que je l’aurais du… En rangeant les habits de mes lutins, je me suis aperçue qu’ils n’avaient plus beaucoup de sous-vêtements à leur taille et que je pouvais rentabiliser mes (trop nombreuses) chutes de jersey.

Comme souvent lorsque je couds pour mes enfants, j’ai utilisé des modèles ottobre. Avec quelques années de couture, je comprends beaucoup plus facilement leurs explications en dépit de l’absence de schémas et il faut reconnaître que leurs modèles sont très bien coupés et conçus.

Première étape, la couture des culottes. Le modèle Mrs Girly dans le numéro 6/2016 est parfait quand on lit correctement le positionnement des pièces… En effet, la planche patron ne précise par où couper le pli et ma première session de coupe n’était pas dans le bon sens grrr. Une fois réglé ce problème, la couture se fait assez facilement surtout qu’ayant déjà cousu des culottes Bel Air pour moi dans ma garde robe capsule, je me souvenais de la technique du burrito pour les goussets.

Seulement, j’avais regardé trop vite la liste des fournitures et il fallait du biais élastique préplié. Or, je n’en avais pas en stock mais j’avais de l’élastique à lingerie acheté l’an dernier chez mercerie extra. Ni une ni deux, j’ai enlevé un centimètre à la taille et aux ouvertures de jambe (mes élastiques faisant 0,7 cm de largeur au lieu des 2 cm préconisés) et je les ai cousus selon la méthode de la culotte Bel Air.

Ce n’est pas compliqué mais c’est loooonnngggg à coudre car il faut les étirer le plus régulièrement possible et faire deux coutures pour bien les maintenir en place. Une fois mes trois culottes finies, j’ai customisé les deux modèles blancs avec un bouton de mon stock (les surplus donnés avec un achat de vêtement) et un petit thermocollant chat.

Et voilà le travail :

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Deux modèles en jersey blanc ajouré offert par Mamzelle fourmi, déjà utilisé pour une chemise de nuit sur le modèle Milos :

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Un modèle en jersey rose Mamzelle Fourmi déjà utilisé pour un tee-shirt Maëlle pour moi et un tee-shirt pour ma chouette un coupon bien rentabilisé 😉 )

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J’ai ensuite attaqué les boxers de mon lutin, modèle Mr Léopard. Alors que j’appréhendais cette couture, elle s’est révélée très simple, quoiqu’un peu longue. Les explications du magazine sont limpides et les boxers se montent très facilement. Ma seule erreur a été de vouloir remplacer les surpiqûres des coutures par du flatlock à la surjeteuse. Non seulement c’est difficile de faire un flatlock bien régulier mais en plus, ce n’est pas une bonne idée sur une première couture.

Mes essais de flatlock :
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En relisant le magazine, il était précisé point de recouvrement si l’on a une recouvreuse (mon rêve mais mon amoureux n’est pas d’accord rapport à la place galopante de la couture à la maison) ou un point zig zag ou nid d’abeille à la machine.

Sur les deux autres modèles, j’ai utilisé le point nid d’abeille de ma super machine à coudre et c’est passé tout seul!
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La couture de l’élastique à la taille s’est faite sans la moindre difficulté, en visionnant à nouveau le cours spécial proposé par Artesane et France Duval Stalla, un indispensable à mon avis! Et clairement, j’ai tout misé sur les motifs de l’élastique pour plaire au jeune homme :

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J’ai rajouté un petit thermocollant sur l’intérieur de chaque dos afin de faciliter l’enfilage des boxers dans le bon sens 😉
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Je suis hyper satisfaite du rendu de ces boxers. La surpiqûre au point nid d’abeille apporte un joli détail et un fini très propre.

Le petit lot de boxers :

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Bilan de l’opération : c’est une couture qui m’a bien vidée la tête après le déménagement et je l’ai beaucoup appréciée. C’est un moyen malin de rentabiliser les stocks de jersey, je verrai à l’usage si le temps passé est rentabilisé par le port de ces sous-vêtements 😉

Des petits cadeaux de naissance

Je ne vais pas vous mentir, je suis toujours en retard pour les cadeaux de naissance. Je me dis toujours que j’ai le temps, et ils sont souvent offerts quelques mois après la naissance. Ceci étant, je n’offre jamais de cousettes en toute petite taille donc ça n’est pas vraiment un problème, du moment que les parents sont patients 😉

J’avais deux cadeaux en retard depuis cet hiver et, changeant de poste et de lieu de travail en septembre, il me fallait rattraper mon retard avant de partir. J’ai réalisé deux cadeaux très différents, je trouve ça plus sympa que de réaliser deux fois le même cadeau dans des tons différents.

Pour le premier petit boy, j’ai cousu un ensemble dans un joli jersey rascol. En jouant à tétris, tout a tenu dans un coupon de 50 cm (efficacité maximum). J’ai assorti du bord côte dans un joli coloris bleu de Mamzelle Fourmi de mon stock. J’ai fait du 12 mois chez Ottobre, donc presque du 18 mois du commerce 😉 Le bas est le sarouel steaky legs, très facile à réaliser, avec un petit thermocollant fantôme pour marquer le dos. Le haut est un tee-shirt un peu loose que j’ai pimpé avec l’ajout d’une poche poitrine contrastante dans des chutes de jersey noir.

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C’est un ensemble très simple mais avec un joli jersey, je le trouve très chouette. N’ayant plus de papier cadeau et ne voulant pas en racheter en plein déménagement, j’ai offert l’ensemble dans une trousse cousue pour sa mère, dans des chutes des tissus de mon sac week-end chéri.

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Pour le deuxième petit boy, j’ai cousu, à la demande de sa mère, un ensemble de bavoirs. L’éponge vient du marché aux tissus d’Arras et j’ai coupé dans trois chutes de tissus en coton très différents. Et évidemment, j’ai cousu des petites lingettes assorties dans les chutes.

Un bavoir pirate dans les chutes du short de mon lutin :

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Un bavoir petit coeur dans du beau coton Auguste et Pénélope :

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Et celui qui fait toujours son effet, le bavoir monstre dans des chutes de coton première étoile bleu et du coton petit pan :

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Et le lot en entier :

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