Basic falls ou les tee shirts d’automne de mes lutins

En quelques jours, nous sommes passés de l’été à l’automne (voire l’hiver). J’avais quelques tee-shirts manches longues en stock mais pas tant que ça, pensant avoir encore un peu de temps pour les coudre… Heureusement, il me restait du jersey en stock (de belles chutes) et un joli coupon acheté sur Instagram à Lise Tailor. Il n’y avait plus qu’à… J’ai choisi, en accord avec ma grande qui devient plus exigeante sur ses tenues, le modèle basic falls dans le numéro d’Ottobre 4/2013, un tee shirt à manches raglans, tout simple, qu’on peut égayer avec une poche.

Atelier découpage :

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Première version, un tee-shirt très graou avec ce jersey à tigres dans lequel mon patron est rentré pile poil. J’ai réalisé les bracelets de manche et l’encolure en bord côte noir. Très rapide à coudre, il a été immédiatement adopté par sa propriétaire.

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Les bracelets de manche contrastés :
Basic Falls

Le petit thermocollant pour différencier le dos et le devant :
Basic Falls

Deuxième version, une spéciale chute avec le jersey de mon Maëlle et celui de mon Briac. Je suis très fière de ma poche contrastée (à laquelle ma commanditaire tenait). Cela a été l’étape la plus longue car je l’ai bâtie à la main avant de la piquer, point par point pour une jolie finition. Et oui, le fil contrasté, ça ne pardonne pas.

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Il grimpe très bien dans les parcs 😉
Basic Falls

Une fois porté, l’encolure gênait clairement ma chouette et remontait. Je l’ai donc découpée (à la sauvage) et j’en ai montée une seconde, cette fois avec le jersey rose, très facile à travailler (il ne roulotte pas lui).

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Clairement, elle n’avait pas très envie de faire les photos :

Basic Falls

Ces deux tee-shirts sont très sympas et lui vont très bien. Je crains cependant qu’ils ne durent pas tout l’hiver. La prochaine fois, je partirai donc sur une taille 134 et pas une 128 comme ici.

J’ai ensuite attaqué pour mon lutin, en taille 104. J’avais pu constater sur les modèles de sa soeur que les manches restaient trop courtes et que le bracelet contrasté n’était pas facile à maîtriser. En effet, la surjeteuse peut créer un décalage entre les deux épaisseur en démarrant la couture entre les deux épaisseurs, malgré un bâti à la machine à coudre. J’ai donc rallongé les manches de 3 cm en longueur et découpé deux bracelets de manche de 8 cm de largeur, la longueur ayant été calculée selon la méthode de coudre le stretch.

Le premier est entre le sweat et le tee-shirt. Les bustes ont été découpé dans les chutes du pyjama de Noël (un sweat fin) et les manches dans les chutes de mon confortable noir (un sweat plus épais). A la mi-saison, il est parfait pour une sous-couche pas trop épaisse et sera un tee shirt bien chaud en hiver.

Basic Falls

La séance photo père-fils, je crois qu’ils ont bien rigolé :
Basic falls

La deuxième séance photos avec autorisation expresse de faire le clown, ou l’art de la négociation :

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Le deuxième est également découpé dans des chutes du pyjama de Noël offert à mon neveu. J’ai également cousue une poche contrastée mais je la trouve moins réussie. Ce jersey se déforme beaucoup plus et j’aurais du penser à l’entoiler pour plus de stabilité. Ceci étant, mon lutin adore son tee-shirt et il lui va comme un gant.

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Testé au parc, il fonctionne très bien aussi 😉

Basic Falls

Je vais bientôt continuer sur cette lancée et coudre les pyjamas d’hiver…

En attendant, j’ai cousu quelques serviettes élastiquées en mode à bas les chutes, mes lutins devenant vraiment trop grands pour les vieux bavoirs cousus il y a trois ans…

Serviettes élastiquées

Serviettes élastiquées

Arsène

Le tee-shirt Arsène est sorti l’an dernier, un patron gratuit offert par la marque c’est Machine. A l’époque, un joli concours avait été organisé sur Instagram mais je n’avais trouvé ni le temps ni la motivation pour y participer… J’ai cependant téléchargé ce patron. Et oui, un patron de tee-shirt en jersey et gratuit, je ne passe pas à côté.

Il y a peu, j’ai eu besoin de douceur pour une journée difficile. Coudre un tee-shirt doudou pour l’affronter m’a paru être une bonne solution. J’ai donc attaqué Arsène. J’ai suivi les conseils sur Instagram et décalqué une taille en dessous du tableau de mensuration pour limiter l’effet loose. J’ai découpé mon projet dans un jersey anthracite tout doux de Mamzelle Fourmi (promis, je n’ai aucune action chez elle). Ayant envie de réveiller un peu ce gris, j’ai décidé de coudre des surpiqûres contrastées.

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Le montage est très simple et rapide et l’originalité du modèle réside dans ses découpes sur le côté. L’ourlet est cousu avant d’assembler le devant et le dos. Ensuite, comme d’habitude, la difficulté est dans l’assemblage de la bande d’encolure en jersey. Je progresse sur la technique même si ce n’est pas encore parfait… je suis franchement plus à l’aise avec les encolure rabattues.

teesh Arsène

teesh Arsène

teesh Arsène

teesh Arsène

Ce tee-shirt a été cousu en une petite soirée avec ces surpiqûres qui me plaisent beaucoup. Arsène est très agréable à porter mais un peu court à mon goût. A refaire, je le rallongerai de 5 à 8 cm mais c’est un bon basique qui sera porté! La coupe est seyante et le côté loose est top pour les week-ends avec mes lutins :-)

Port trousers – septembre de ma garde robe capsule 2017

J’ai cousu un pantalon ! Non, mais j’ai cousu un pantalon! Avec braguette! J’admets, il n’est pas parfait (c’est le principe de la toile, je sais) mais pour moi, c’est une petite révolution. Le pantalon, c’est typiquement la pièce que je pensais ne jamais coudre (en tous cas pour moi). Je suis très difficile pour choisir un jean ou un pantalon alors prendre un temps de dingue pour coudre une pièce que je n’allais pas porter, très peu pour moi! Et puis, Clotilde a lancé la garde robe capsule et j’ai décidé de me lancer. Il fallait donc oser affronter le pantalon.

Côté patron, j’ai assez vite choisi. J’hésitais entre le Safran de Deer and doe (avec les explications toujours limpides de Deer and Doe) et le Port trousers de Pauline Alice (le côté PDF me rebutait un peu, je l’avoue). Consulté, l’amoureux a haussé les sourcils « un pantalon taille haute? mais tu n’en mets jamais! » et la question a été tranchée, en route pour le port! Les versions des étoiles et des pois et de By Sandra’s hand ont achevé de me convaincre si besoin.

Première étape, le PDF : il est très bien fait, très clair mais il faut bien compter deux heures pour reconstituer la planche et les pièces. Il y a un bon point important à souligner : les marges de couture sont incluses à 1,5 cm. C’est un gain de temps précieux pour l’étape de la découpe des pièces. Studieuse, j’ai rallongé de deux cm, je mesure 1,67 m et le patron est prévu pour 1,65m. Là aussi, la modification est très facile à faire, il y a une ligne exprès.

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J’ai décidé de coudre une toile portable (optimiste à fond) dans un joli velours milleraies bleu, acheté aux merveilles du marché de Nogent via ma belle-soeur (je bave devant les trésors qu’elle y déniche). J’ai découpé les poches dans des chutes de Liberty et une jolie fermeture éclair bien solide dans la mercerie du coin. La découpe est un peu longue en reportant proprement les repères et en entoilant à l’issue la ceinture et les parements braguettes. Là aussi deux bonnes heures m’ont été nécessaires pour un travail soigné.

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Et ensuite, j’ai attaqué le montage. Et là, c’état le drame. Je ne comprenais rien au montage des poches, deux heures à coudre, découdre et recommencer. Au bord de la crise de nerfs, j’ai demandé à l’amoureux de jeter un coup d’oeil. 30 secondes plus tard : tu as fait ton repli dans le mauvais sens, regarde le schéma. Ah oui, dans le bon sens, ça marche… Donc pas de panique, les poches sont très bien expliquées, j’étais juste en mode (gros) bulot.

J’ai ensuite attaqué, les poches arrières. J’ai pris mon temps et bâti les poches et je ne regrette pas. Cela m’a permis de les coudre de manière très propre et j’ai d’ailleurs renforcé les ouvertures par de petits triangles.

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Ensuite, j’ai attaqué la braguette. Là, j’avais le trouillomètre à zéro. C’était ma première. J’ai lu plusieurs fois le livret et cela s’est passé sans difficulté. J’ai découvert après couture le pas à pas en photo sur le blog de Pauline Alice…

La couture de la ceinture m’a semblé simple mais au final, il y avait un petit bec. En effet, le parement ne masquait pas totalement la braguette et j’étais assez déçue. J’ai décousu, bien repositionné mes pièces et c’était nickel. En revanche, je suis moins satisfaite de l’intérieur, j’ai eu beau bâtir, ma ceinture intérieure ne couvre pas parfaitement les premières coutures. Sur une prochaine version, je pense ne faire le repli qu’à 1 cm et non à 1,5 cm comme préconisé dans les instructions et la border de biais à cheval.

L’ourlet ne pose aucune difficulté, je me suis juste assurée que mes deux jambes étaient bien à la même longueur après couture en recoupant proprement à 73 cm de la couture jambe. C’est typiquement le genre de bêtises que je fais…

Et enfin, la couture du bouton : je n’avais pas de bouton adapté et je n’en avais pas trouvé dans les merceries du coin. J’ai trouvé mon salut dans les boutons en rabs vendus avec les manteaux de mes enfants (#mèreindigne). Ce bouton sergent major m’a tout de suite tapé dans l’oeil et a fini sur mon pantalon (le manteau ne va plus à Pépette la chouette depuis au moins trois ans).

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Et Tadammmm

Port trousers

Port trousers

Les fameuses poches :

J’ai fini le projet un peu en retard, pile le dernier jour du mois. J’avais eu une semaine de dingue et finir ce projet ambitieux de manière satisfaisante, c’est déjà énorme. Je suis hyper fière d’avoir cousu mon premier pantalon. Il n’est pas parfait, j’en ai bien conscience mais je le vois comme une vraie progression en couture. Je sais déjà qu’il y en aura un deuxième très vite car je ne veux pas rester sur les petits défauts. Octobre sera chargé car je dois aussi coudre le projet veste (initialement pour septembre mais je vous en dirai plus le mois prochain) et coudre les pyjamas promis aux lutins…

Allez une petite dernière pour la route, parce que j’avoue, je me la pète, j’ai cousu un pantalon!!!

Port trousers

Belle Île pas en mer

Lorsque j’ai débuté la couture, j’avais acheté la box des couturières éditées par Aime comme Marie et Ernest est Céleste. Cela m’avait semblé une bonne idée et la garantie d’avoir un tissu adapté à un patron, le côté surprise ne me gênait pas à l’époque. Au final, j’ai utilisé le tissu pour un autre patron, je n’ai jamais réalisé le patron de la box et j’ai adoré la trousse dans laquelle je range mes biais, passepoils et rubans.

Depuis, j’avais résisté aux autres box et notamment les box Aime comme Marie. Les patrons sont toujours disponibles avec un peu de délai et puis l’intérêt de la couture est de pouvoir intégralement choisir son vêtement, y compris le tissu et la mercerie. Seulement, j’ai flashé sur la box Belle Ile quand elle est sortie. J’adore les robes, le tencel, les détails en lurex et les coupes boulot compatibles pour l’été. Cette box avait tout bon et je n’ai pas hésité avant de la commander.

Elle a patienté, un peu trop, car mon projet de robe à partir de la blouse la brune s’est révélé beaucoup plus long que prévu à coudre. Juillet et août sont passés avec les vacances et, optimiste sur le temps, je l’ai découpée fin août. Evidemment, le temps s’est gâté avec de la pluie battante, des températures en chute… J’étais peu motivée pour coudre ma robe, sachant que j’allais sûrement attendre l’été prochain pour la porter.

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Seulement, le tencel, une fois coupé, ça a tendance à s’effilocher. Je devais donc m’atteler à sa couture. Bon, je vous le dis tout de suite, cette robe n’est pas adaptée aux débutantes et elle est plus complexe qu’elle n’en a l’ait à première vue. La couture des fronces n’est pas évidente sur ce tissu et je suis moyennement satisfaite des miennes.

Les empiècements devant, intérieur et extérieur, sont très jolis et offrent des finitions impeccables. Seulement, la technique n’est pas si simple à maîtriser, même en suivant attentivement les tutoriels vidéos détaillés proposés par le blog de 36 bobines, partenaire d’Anne Kerdiles couture pour cette box. D’ailleurs, j’ai rajouté des petits morceaux d’entoilage thermocollants sur l’envers au niveau des crans de montage car je trouvais que cela conduisait à coudre très près du bord des pièces à ces endroits. On verra si l’avenir me donnera raison…

Ensuite, ça a été le festival des erreurs. Je n’ai pas arrêté de faire des erreurs d’inattention, de coudre, de découdre, et éventuellement de refaire mes erreurs (pour coudre les bustes ensemble, les poches, les surpiqûres etc). Je crois bien que j’ai fait toutes les erreurs possibles! Je n’arrivais pas à bien me concentrer et cette couture a été poussive, sur une semaine entière…

La couture de la fermeture invisible a été un peu laborieuse aussi. J’ai pris le temps de la bâtir et ça n’est pas du luxe. Parfois, il vaut mieux perdre du temps pour en gagner ! Le raccord en haut de la robe au-dessus de la fermeture s’est fait sans difficulté mais en bas, ça a été une autre histoire. Après plusieurs coutures insatisfaisantes, découd-vite et rebelote, j’ai opté pour raccourcir la fermeture (après essayage sur la bête bien sûr). En effet, je n’ai pas pu coudre aussi près de la fin du zip que je l’aurais voulu. J’ai donc fermé les côtés de la robe, en enfermant aussi le bas du zip à partir de mon point d’arrêt. Au final, cette solution est très adaptée. Ma fermeture éclair est vraiment invisible et c’est une vraie satisfaction personnelle.

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Et enfin, j’ai attaqué les finitions. Je n’avais pas beaucoup aimé la technique des empiècements avec le repli d’un cm sur l’envers avant de piquer. C’est assez difficile à manier et je préfère de loin ganser mes parementures de biais à cheval pour des finitions nettes. J’ai donc préféré finir les emmanchures avec un biais rapporté, c’est une technique que je maîtrise beaucoup mieux. J’ai farfouillé dans mon stock et pris du baisi première étoile couleur lie de vin. Il m’en restait assez pour faire l’ourlet de la jupe. Le tencel est un tissu qui bouge beaucoup et le biais rapporté me sécurise pour faire les ourlets sur les tissus très fluides.

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Et j’ai fini par la couture à la main des boutons décoratifs. Je n’ai pas fait de vraies boutonnières sachant que la robe s’enfile avec le zip sur le côté. Je n’ai pas voulu prendre le risque de massacrer ce travail laborieux, de longue haleine surtout pour des boutonnières uniquement décorative.

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

Robe Belle Ile

La couture a donc été très longue et poussive. Au final, le seyant de la robe me plaît beaucoup. Elle est peu décolletée donc compatible avec le travail en été et c’est un très bon point. Le tissu est très léger donc je pense bien la rentabiliser. Pourtant, je ne suis pas totalement satisfaite. Je trouve que mes fronces manquent de fluidité, j’ai eu du mal avec ce tissu. Je préfère de plus en plus faire mes fronces avec de la laminette qui donne un résultat plus uniforme.

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C’est sûr, ma robe Belle Île, je vais la porter et la rentabiliser mais il n’y aura pas de deuxième version, je ne trouverai jamais le courage de réaffronter tous ces points techniques 😉

Le miroir se retourne

J’ai eu un vrai coup de coeur l’an dernier quand le patron aime comme miroir est sorti. Ce décolleté en V, boutonné dans le dos, est féminin et élégant, parfaitement à mon goût. Je m’étais d’ailleurs empressée de le réaliser ici. Je me suis dis quelques temps après que j’essaierai la version avec le décolleté sur le devant mais comme souvent, ce projet a été mis de côté puis oublié.

Avec l’arrivée de l’automne (voire de l’hiver vu les températures), j’ai été obligée d’admettre que les hauts légers de l’été devaient être rangés et de ressortir mon dressing d’hiver. Depuis un an, j’ai cousu régulièrement des tops et je les porte quotidiennement. L’envie de me coudre un nouveau top de mi-saison est revenue et au même moment, j’ai reçu en cadeau de ma grand-mère un coupon de cette merveilleuse viscose see you at six. En deux secondes, c’était plié, ce serait un miroir avec le V devant.

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La préparation de la couture a été presque aussi longue que la couture elle-même : décalquage des pièces, découpage du tissu, entoilage des parementures et surtout surjet de toutes les pièces et rentré des chaînettes de surjet (ouf)! L’opération totale m’a bien pris trois heures.

Aime comme miroir

La couture de cette blouse est assez rapide. Le livret est très clair, il n’y a pas de grosse difficulté technique et il suffit de se laisser guider pour la monter sans difficulté.

Un biais d’encolure se rattache aux parementures du boutonnage pour une finition très propre :
Aime comme miroir

Comme d’habitude, j’ai passé plus de temps sur les emmanchures, une bonne heure pour un résultat propre. Ensuite, le plus long a été de coudre les boutons. J’étais initialement partie sur des boutons en nacre (comme toujours) et j’ai ensuite hésité avec des boutons en bois gravés achetés à Londres chez Liberty (je n’avais pas acheté de tissu, j’avais bien droit à des boutons non?). N’arrivant pas à trancher, j’ai posté les deux photos sur Instagram et le résultat a été sans appel : boutons en nacre (mon amoureux était pour les boutons en bois).

Les boutons en nacre :
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Les boutons en bois :
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Contrairement aux préconisations du patron, j’ai cousu sept boutons (et non six comme indiqués). Je trouvais que cette disposition donnait un résultat plus harmonieux. Alors là, je suis très lente, entre le temps de placer les boutons, de noter les repères de couture et de les coudre, cela m’a pris presque deux heures…

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Je suis enchantée de cette jolie blouse. Elle tombe parfaitement (j’ai coupé un S conformément aux préconisations du tableau) et est très agréable à porter. Cette viscose est une merveille, facile à coudre, très douce sur la peau et un tombé souple. Bref, c’est une combinaison gagnante. Je suis vraiment conquise par ce patron et je réfléchis déjà à une troisième version (qui, comme d’habitude, sera cousue dans un an au moins…) Et je sens que la marque see you at six va devenir une de mes préférées…

Jolie Maëlle et Briac façon it robe

Vous savez déjà tout le bien que je pense de « Coudre le stretch », après avoir cousu déjà quatre versions du Briac (ici, ici, ici et ici), il me fallait forcément tester un autre modèle. Je me suis lancée sur le Maëlle avec un très joli jersey acheté en janvier dernier chez Mamzelle fourmi lors des soldes d’hiver. L’imprimé me plaisait beaucoup et je n’ai pas été déçue par la qualité du tissu, souple, un peu épais, avec de la tenue, bref, une très belle qualité!

J’ai découpé mon Maëlle en taille 38, ce qui correspond à ma taille habituelle. La bande d’encolure a aussi été découpée selon le patron, sans aucune modification. La couture a été très rapide et je ne suis pas peu satisfaite de ma bande d’encolure.

Coudre le Maëlle

Coudre le Maëlle

Les ourlets ont été piqués à l’aiguille double, avec du fil mousse dans la canette :

Coudre le Maëlle

Et j’ai surpiqué l’encolure :
Coudre le Maëlle

Ce Maëlle et très agréable à porter et s’associe parfaitement avec mes différents jeans. Je ne vois qu’une modification à faire sur une future version, surtout si c’est un sweat-shirt. En effet, j’ai choisi la version manches longues et elles font quasiment une longueur 3/4. Or, j’aime que mes manches soient bien longues en hiver. Je rajouterai donc une bonne dizaine de centimètres la prochaine fois.

Après avoir cousu mon Maëlle, je me suis lancée dans un Briac façon it-robe. Cette bidouille me trottait dans la tête depuis l’hiver dernier sans avoir eu le temps de m’y mettre. Initialement, je voulait faire une encolure bateau mais je me suis interrompue pendant ma découpe et en reprenant, j’ai fait une bêtise. Ceci étant, j’avais inversé les courbes d’encolure dos et devant et le résultat aurait peut-être été surprenant…

J’ai repris ma robe d’été chouchou et aligné la longueur du tee-shirt sur celle-là. J’ai ensuite découpé deux rectangles de 80 cm de largeur sur 40 cm de hauteur. La longueur des bas de tee-shirts mesurant 47 cm, j’ai découpé deux bandes de laminette de 49 cm en ajoutant deux centimètres pour les marges de couture. J’ai ensuite fait des repères aux quatre quart de mes jupes et de mes élastiques et cousu le tout au point zig zag. Et ensuite, j’ai cousu mes jupes aux bustes. Bon, je l’avoue franchement, c’est de la bidouille.

J’ai ensuite raccourci mes jupes de 10 cm (5 auraient été plus raisonnables pour être boulot compatible). Et pour la suite, rien de sorcier.

Coudre le briac façon it robe

Coudre le briac façon it robe

Coudre le briac façon it robe

La bande d’encolure est cousue endroit contre envers et rabattue sur l’endroit de l’encolure, puis piquée à l’aiguille double. C’est un peu plus long, mais ça garantit de jolies finitions avec un jersey qui roulotte comme celui-ci qu’avec une couture classique endroit contre endroit.

L’intérieur de l’encolure :

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Cette robe bidouillée est très agréable à porter, ce qui est en grande partie du à la belle qualité de ce jersey acheté à tout petit prix chez Mamzelle Fourmi. Un poil courte, je dois porter ma robe avec un legging ou un collant opaque pour rester décente. Et je crains qu’elle ne soit jamais boulot compatible 😉 Ceci étant, je l’aime vraiment bien cette petite robe et elle démontre encore une fois tout le potentiel du patron de base qu’est le tee-shirt Briac.

Et avec les chutes de ces deux projets, j’ai cousu un très joli tee-shirt pour Pépette la chouette, mais ce sera l’occasion d’un autre article 😉

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Double dose de cannelle

Le gilet cannelle, c’est LE gilet basique à avoir dans sa garde robe. J’ai cousu ma première version il y a deux ans, en sachant très bien qu’il y en aurait d’autres. Sauf que un projet en entraîne un autre et j’avais un peu oublié ce patron. Pour mémoire, c’est un patron de Christelle Beneytout.

Avec l’été et les vacances, j’avais envie d’un gilet facile à enfiler et à porter, s’accordant avec ma garde robe. Le gilet cannelle s’est imposé et j’ai puisé dans mon stock un jersey milano blanc acheté aux coupons de Saint-Pierre. Tout doux, il a une très belle tenue et se coud très facilement.

Cette fois-ci, j’ai lu attentivement les instructions. La première fois, je n’avais pas bien saisi comme fermer le col. Après avoir connecté tous mes neurones ensemble, j’ai compris la méthode (j’avoue, ce n’est franchement pas sorcier). En une soirée, j’avais cousu mon gilet. Les finitions à l’aiguille double permettent un rendu très net et un petit coup de ciseau cranteur permet de rendre l’intérieur parfaitement net.

D’ailleurs, les photos ont été prises en vacances (pas de piscine dans ma maison, snif)

gilet cannelle

En total look home made 😉

gilet cannelle

gilet cannelle

gilet cannelle

Comme il me restait un peu de temps avant le départ (quoi? il faut préparer les bagages), j’ai cousu dans la foulée une autre version dans un molleton rose poudré chiné lurex acheté sur un coup de tête chez Mamzelle Fourmi. En deux petites heures, il était fini et prêt à m’accompagner pour mes vacances.

gilet cannelle

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Et vous remarquerez en guest star, ma broche maison en tissage brickstitch selon un modèle de perles and co, en mode qui s’y frotte s’y pique 😉

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Rien à dire sur ce patron, j’ai coupé un 38 pour mon 38 habituel. Il est effectivement ajusté aux bras mais ça ne me dérange pas, sachant que je ne les porte pas avec un pull dessous. Pari tenu pour mes deux nouveaux cannelles, je les ai souvent portés. Ils sont parfaits pour les soirées d’été un peu fraîches. Cette double dose de cannelle me ravit et je sais qu’il y aura encore des doses de cannelles dans le futur 😉

C’est la fête du slip – août de ma garde robe capsule 2017

Le mois d’août est arrivé et j’ai eu très peu de temps pour coudre mon projet mensuel. Il me fallait donc partir sur un projet rapide et j’ai choisi la lingerie. Initialement, je pensais coudre la culotte Nora de Petit patron mais j’ai eu un peu peur du contact de l’élastique direct sur la peau.

Au dernier moment, j’ai bifurqué vers la culotte bel air qui a fleuri sur la toile l’année dernière. Bien qu’ayant reçu gratuitement la version chaîne et trame l’an dernier, j’ai racheté le patron pour avoir l’extension en jersey. Je porte plus facilement des culottes en jersey et je ne regrette pas mon achat.

J’ai découpé une taille 40, je déteste être serrée dans mes sous-vêtements. Ma première culotte a été découpée dans un coupon de jersey offert par Mamzelle fourmi. Un joli jersey gris à pois blanc. J’ai un peu joué à tétris mais tout est passé. Le gousset intérieur a quant à lui été cousu dans les chutes d’un jersey blanc acheté aux coupons de saint pierre. Très doux, il s’abîme malheureusement au fur et à mesure des lavages. C’était donc idéal pour ce gousset. Et enfin, j’ai acheté les élastiques chez mercerie extra. Le service est ultra rapide et aux petits soins, tout ce que j’aime ! Et les élastiques sont de très belles qualités !

La couture est très rapide une fois qu’on a pris la main pour étirer l’élastique. Evidemment, ma canette s’est vidée, l’élastique a cassé, bref, cette première culotte a été un peu longue à réaliser.

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culotte bel air

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J’ai ensuite voulu tester la version chaîne et trame en rentabilisant la fin de mon coupon de tissu angèle chez atelier brunette, utilisée pour un aime comme miroir, un aime comme miss, la doublure de mon short manège et d’autres petites cousettes.

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Pour la deuxième version, j’ai été beaucoup plus vite, forcément. Le rendu est très joli mais je suis moins fan de la culotte portée. La coupe me convient un peu moins.

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Et enfin, une dernière dans les chutes de mon trop top, ce jersey est tellement agréable à porter.

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culotte bel air

Evidemment, vous ne verrez pas les photos avec les cousettes portées cette-fois-ci 😉 J’avoue que je n’assume pas.

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Je me suis bien amusée à coudre ces culottes et j’ai même décidé de coudre des culottes et des boxers pour mes lutins. Là encore, la garde-robe capsule m’a fait repousser mes limites et j’en suis bien ravie. Maintenant, il va me rester les grosses pièces : la veste, le pantalon, la chemise et le pyjama, gloups 😉

Mini en Tencel

L’été arrivant, j’ai réalisé que je n’avais pas de jupette facile à enfiler et à assortir. Qu’à cela ne tienne, il me restait de belles chutes de mon Arum en Tencel. J’ai hésité entre une 1001 perles et une Mini et j’ai opté pour la seconde, plus rapide à réaliser.

Quelques chutes de tencel, une fermeture éclair et du biais Liberty Capel de mon stock et c’était parti. J’ai rapidement coupé ma jupe en M, sans marges de couture (ayant pas mal raboté les côtés de la version cousue cet hiver).

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Comme la dernière fois, j’ai gansé de biais liberty ma parementure, la finition est ainsi impeccable. J’ai eu un peu de mal à coudre ma fermeture éclair, mon tencel glissant beaucoup. J’ai donc bâti la fermeture et pris mon temps pour la coudre et cela s’est ensuite passé sans grande difficulté.

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Souhaitant des finitions impeccables, j’ai cousu les côtés en coutures anglaises. Seulement, ce tissu souple n’est pas élastique et ma jupe était un peu trop serrée. J’ai réfléchi et opté pour une bidouille qui avait déjà fait ses preuves : réduire l’ampleur des pinces. Je les ai réduites d’1/2 cm en largeur et c’était absolument parfait (ouf). Note pour plus tard : il vaut mieux un centimètre de trop que l’on peut facilement réduire sur ce modèle…

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

La taille est finie avec le biais liberty à cheval et un ourlet double classique pour le bas de la jupe. Et hop, une parfaite petite jupe, rapide à enfiler et s’assortissant sans problème avec ma garde robe, comme je le souhaitais 😉

Un mariage en atelier brunette

Il y a quelques mois, nous avons reçu une invitation pour un mariage dans la famille de mon mari. Evidemment, j’allais coudre ma tenue, cela allait sans dire! Je m’étais offert le patron de la robe jade de Louis Antoinette et c’était l’occasion parfaite pour le réaliser. Il me fallait ensuite choisir le tissu et ce choix a été dicté par… le choix de mes chaussures 😉 J’avais flashé sur des escarpins de la collection d’été Bocage et j’ai pu vendre à mon amoureux que ces chaussures seraient parfaites pour le mariage… Le tissu Tabby d’atelier brunette était totalement assorti et j’en ai commandé un bon métrage…

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Comme d’habitude, j’ai laissé traîné et me suis réveillée 15 jours avant le mariage (j’étais laaaaarrrrgeee). J’ai réalisé une toile de la robe un 36 s’élargissant vers un 38 à la taille. Le haut de la robe était parfait mais les jupes étaient trop froncées à mon goût et alourdissaient ma silhouette. Je me suis rabattue sur les jupes de ma robe chouchou et ai légèrement redessiné les bustes dos et devant pour matcher avec ces pièces.

Essayage de la robe avant les finitions :

Robe jade

Deuxième modification, j’ai supprimé les parementures dos, devant et aux emmanchures pour poser du biais rapporté. Je ne suis pas fan des parementures qui ont souvent tendance à ressortir et me gênent. Et puis, cela donne des finitions moins soignées qu’avec du biais rapporté. Du coup, j’ai réalisé mon biais moi-même dans mon tissu. C’est très joli mais c’est long et cela donne souvent des biais plus fins que dans le commerce. Là, je n’ai pas eu trop le choix car il n’y avait pas de boutiques dans les environs proposant des biais Liberty assortis, j’ai donc remonté mes manches 😉

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Troisième modification, j’ai remplacé les coutures surfilées par des coutures anglaises. La robe étant un peu ample, je n’ai pas modifié les marges de couture et je l’enfile sans difficulté.

Et enfin dernière modification, j’ai ajouté un cm de chaque côté de la bride du dos et ai refermé la pièce par des points invisibles. Je trouvais dommage de juste surfiler les côtés alors que cette modification permet des finitions parfaites.

Après avoir fini la robe, j’ai réalisé que mon sac à main ne serait pas assorti et qu’il me restait pas mal de tissu. Il y avait aussi dans mon stock des chutes de natté de coton jaune dans lequel j’ai réalisé des paniers réversibles avec de la toile enduite petit pan. C’était parfaitement assorti et j’ai donc cousu une pochette Juliette de la Maison Victor avec une pression Kam jaune.

Les petits paniers :

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Ma Pochette Juliette:

Pochette Juliette

L’ensemble enfin fini et prêt à être porté :

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Et Tadam !

Robe jade

Robe jade

Robe jade

Robe jade

Robe jade

Je ne suis pas peu fière d’avoir entièrement réalisé ma tenue pour la cérémonie moi-même. Et puis, toutes les pièces sont réutilisables et j’en suis ravie :-)

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