Givre maternité, l’art de mettre en valeur les rondeurs

Durant mes précédentes grossesses, j’ai acheté en magasin l’intégralité de mes vêtements. Bon, je ne cousais pas du tout à l’époque. Cette fois-ci, j’ai eu envie de me coudre quelques jolies pièces. Seulement, il n’y pas tant de patrons de grossesse disponibles et les livres spécialisés ne m’ont pas emballée. En revanche, j’ai eu un gros coup de coeur pour le tee-shirt Givre de Deer and Doe, spécialement pensé pour la grossesse. Connaissant la marque et son niveau d’exigence, j’ai acheté le patron dès que mon ventre a atteint une taille ne me permettant plus de m’habiller comme d’habitude.

J’ai coupé une taille 42 adaptée à mes nouvelles formes et utilisé pour ma première version un très eau jersey rayé lurex dans les bleus acheté chez Cousette au dernier CSF. J’avoue que je n’ai pas totalement réussi mes raccords mais, sachant que je ne porterai cette pièce que quelques mois, ça ne me dérange pas plus que ça.

La couture est très simple, tout est parfaitement bien expliqué, notamment le montage de la laminette pour créer les fronces pour le ventre. Je vous recommande d’ailleurs d’allonger le point et d’augmenter la tension du fil pour une couture bien nette. Ensuite, le reste roule sans problème.

Je n’ai réalisé qu’une seule petite modification : la bande d’encolure. J’ai été très vigilante à sa découpe pour avoir une bande bleu clair en lurex visible et régulière. J’ai élargi un peu la bande à cette fin et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 suivant les conseils de Coudre le Stretch. La couture s’est ensuite faite assez facilement.

Givre maternité

Givre maternité

Le modèle taille parfaitement et est très seyant. Il reste encore un peu grand (j’étais entre le 40 et le 42 et j’ai choisi la plus grande taille pour plus de confort). Le devant est plus long que le dos mais cela s’explique aisément. J’ai coupé la taille 6-9 mois alors que je suis dans mon 5ème mois afin d’en profiter le plus longtemps possible. J’ai donc encore de la marge ce qui était le but.

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Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

J’ai tellement aimé cette cousette que j’ai tout de suite découpé une deuxième version en jersey modal de couleur terracotta acheté chez Little Fabrics. Je gardais ce coupon depuis plus d’un an car j’aime tellement sa couleur que j’avais peur de le gâcher. Là, je suis sûre d’en profiter et en plus, elle est parfaitement assortie à mes nouvelles baskets!

Givre Maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Je sais que je vais en coudre au moins deux autres afin d’avoir une garde robe de grossesse un peu plus étoffée. En attendant, j’adore les porter. C’est vraiment agréable de se sentir mise en valeur avec ses formes de grossesse et ce modèle est vraiment idéal !

Grand’Ourse en mode lutin du père Noël

Comme d’habitude, Noël est arrivé trop vite ! Je prévois un maximum de cadeaux maison et encore une fois, j’ai fini à l’arrache. Première réalisation, le gilet Grand’Ourse d’Ikatee couture, un modèle que j’ai toujours eu envie de tester. Il s’agit d’un gilet ou manteau avec plusieurs versions possibles : avec ou sans capuche, capuche avec ou sans oreilles de lapin, avec ou sans oreilles d’ours, avec ou sans biais à cheval… J’aime beaucoup la modèle avec capuche à oreilles de lapin qui me fait penser à Balthazar, le personnage principal d’une série de livres qu’adorait l’un de mes frères quand il était enfant.

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J’ai pensé à ce modèle pour ma nièce ce que son père a validé mais sans les oreilles de lapin (snif). J’ai choisi en revanche un molleton avec un imprimé lapin, c’est l’animal préféré de ma nièce. J’adore ce motif qui me fait irrésistiblement penser à Alice au pays des merveilles. La doublure apporte vraiment un plus en matière de finition, j’ai donc pioché dans mon stock du molleton fin vert menthe et le jersey assorti en mode à bas les chutes!

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

J’ai découpé le modèle à capuche, intégralement doublé en taille 3 ans. Le molleton imprimé manque de souplesse et j’ai donc préféré prendre la taille la plus grande sachant qu’elle a 2 ans et demi. Tout a roulé jusqu’à la couture de la capuche. Première difficulté, le patron n’indique pas que la capuche se coupe au pli. Ce n’est en soi pas très grave, ayant tout simplement assemblé les deux parties. Le hic, c’est que c’est le repère d’assemblage de la capuche au col. Et du coup, deuxième grosse difficulté, je suis restée bien bête au moment de cette couture, sachant qu’il n’y a pas de repère sur l’encolure. Evidemment, je n’ai pas assemblé correctement la capuche et je n’ai pas réalisé tout de suite mon erreur.

J’ai continué sur ma lancée et finalisé l’intégralité de ma cousette. J’aurais voulu coudre des boutons avec de vraies boutonnières mais ma machine n’a pas du tout aimé l’épaisseur et le manque de souplesse du sweat extérieur. Les boutonnières étaient catastrophiques sur mes tests et j’ai laissé tomber. Du coup, j’ai posé des pressions kam en forme d’étoiles jaunes. J’étais ravie de finir ma cousette quand j’ai réalisé que la capuche était beaucoup trop serrée et gênerait forcément sa propriétaire grrr.

Gilet Grand'Ourse

J’ai préféré laisser ma cousette de côté pour réfléchir calmement et en ai profité pour coudre deux autres réalisations que je vous présenterai plus tard. Après quelques jours de réflexion, je n’ai pas vu d’autre solution que de reprendre ma couture. J’ai retiré (plutôt cassé) mes pressions kam et défait tout l’assemblage sauf celui des manches. Après vérifications, j’avais bien cousu la capuche dans le mauvais sens. J’ai donc repris le montage dans le bon sens cette fois-ci et tout a roulé. J’ai reposé les pressions kam sur les anciens emplacements et fermé à la main l’ouverture.

Bilan : ce gilet est hyper mignon. J’aime beaucoup l’association de ces deux tissus, l’imprimé poétique de l’extérieur et le vert léger plein de peps de l’intérieur.

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

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Les jolis flexs de la Fabrique d’Ava pour personnaliser la doublure :

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

A refaire, je laisserai une ouverture dans une couture de manche ou d’assemblage du dos et d’un côté, moins visible si la couture à la main n’est pas parfaite. Je regrette juste qu’il n’y ait pas eu une indication de plus pour la capuche. Bon, je vous rassure, je pense bien être la seule à y avoir vu une difficulté 😉 Ceci étant, si on ne fait pas cette erreur, ce patron est simple et rapide et réaliser, il va sûrement devenir un basique de mes cadeaux de naissance !

Et dans la série des cadeaux de Noël homemade, la série des six sacs malo (déjà cousus ici et ici), réalisés dans les très jolis cotons épais de la collection hiver de Mondial Tissus.

Sacs Malo

Zéphir version robe

J’avais à peine fini ma blouse Zéphir que j’avais déjà en tête une version robe. Seulement, je n’avais pas en stock le métrage nécessaire pour la réaliser. J’ai donc profité d’un week-end en amoureux à Bordeaux pour me risquer dans ce lieu de perdition qu’est La Droguerie.

J’ai déjà eu l’occasion de coudre un de leurs tissus et c’est un vrai plaisir. Le deuxième avantage est qu’on ne le voit pas sur toutes les dernières cousettes, offrant ainsi ce qu’on recherche en cousant nous-même nos vêtements, une pièce unique. Alors c’est vrai, ils sont relativement chers mais ils ne bougent pas au fil des lavages et ça vaut le coup. J’avais craqué sur un premier tissu fleuri, un coton souple mais il n’en restait pas assez. J’ai reporté mon choix sur une jolie viscose fleurie qui attend son heure. Pour tout vous dire, j’ai flashé sur la version bleue marine au départ mais j’en ai déjà un coupon pour un projet de printemps. J’ai donc décidé de la prendre en bleu clair et je n’ai pas regretté.

J’ai cousu ma version robe en 40 pour un effet oversize. J’avais prévu de rallonger l’empiècement du haut mais je me suis plantée en découpant (les erreurs d’inattention, ça ne pardonne pas). La découpe a été un peu longue, même s’il y a peu de pièces, car la viscose nécessite d’être stabilisée.

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Après cette étape délicate, tout a roulé. J’ai cousu ma robe en plusieurs étapes sur une semaine, me limitant parfois à des séances de 20 minutes en fonction de ma fatigue. A nouveau, j’ai bordé de biais à cheval mes coutures d’emmanchures. J’adore cette finition et avec la doublure intégrale de l’empiècement, j’avais peur que la couture anglaise ne crée un surplus disgracieux.

J’ai également fait les ourlets des manches et de la jupe au biais rapporté. L’ourlet de la jupe est réalisée avec un biais couleur citrouille, une ancienne collection première étoile (excellent rapport qualité prix chez motif personnel) et les autres dans un coloris bleu denim. C’était parfait pour rappeler les couleurs de la robe (même s’il n’y a que moi qui le vois, je le sais et j’aime ça).

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Je suis ravie de cette robe tellement agréable à porter. L’homme trouvait qu’elle faisait mémère mais avec une paire de bottes et un gilet, elle me plaît beaucoup. Il y aura sûrement une troisième version, mais je vais y réfléchir tranquillement.

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Robe Zéphir

Petit mot de la fin, j’ai eu la chance de rencontrer Johanna, la créatrice de la marque d’Atelier Scämmit au CSF et de pouvoir échanger avec elle. Sa gentillesse et sa grande disponibilité m’ont beaucoup impressionnée. J’aimais déjà beaucoup cette marque mais je suis encore plus convaincue depuis :-)

Au lit les lutins

Depuis que je couds, il y a des choses que je n’achète plus et les pyjamas de mes lutins en font partie. Je trouve les pyjamas du commerce très chers par rapport à de la couture maison et ce d’autant plus que ce sont des projets simples et rapides. J’ai souvent utilisé divers patrons ottobre pour coudre des pyjamas (ici, ici ou ici) mais ma chouette grandit et il n’y a plus autant de patrons facilement adaptables pour des bas de pyjamas dans sa stature. Je réfléchissais au bidouillage à faire quand Ikatee a sorti le pyjama Sacha. C’est quasiment la réplique du pyjama bébé cousu en juillet dernier mais pour les enfants de 3 à 12 ans.

J’ai décidé de me simplifier la vie, les patrons ottobre sont très bien faits mais quelle galère le décalquage avec tous ces modèles qui se chevauchent, et j’ai acheté le patron dès qu’il est sorti en version papier. Je ne suis pas une grande adepte des PDF, même si j’en utilise régulièrement, il y a toujours un petit décalage à l’impression sur certaines pièces et j’ai toujours peur d’un résultat approximatif.

Mon stock de jersey est très conséquent et a permis à chacun de mes lutins de choisir leurs tissus. Mon lutin a tout de suite craqué sur le jersey à motif dragons et chevaliers acheté l’été 2017 aux soldes de tissus.net. Il est assez chargé mais pour un pyjama, ça ne pose pas de difficulté. Et je veux surtout que ma cousette plaise et soit portée. J’ai complété ce tissu avec du bord côte taupe acheté l’an dernier aux marchés aux tissus d’Arras.

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Ma chouette a d’abord porté son choix sur des molletons doublés minky. Après lui avoir expliqué que ce serait beaucoup trop chaud, elle s’est reporté sur un chouette jersey petit bateau (un des supers bons plans de ma belle soeur) avec de très jolis motifs animaux. En plus, il est super doux et très agréable à porter! Pour les bord côtes, je n’avais pas suffisamment de stock pour tout faire dans la même couleur (sauf à en recommander ce que je ne voulais pas). L’encolure et les bracelets de chevilles sont bleu pétrole, les bracelets de manche rouges et la ceinture vert mint. Cela fait un peu punky brewster mais les différentes couleurs des motifs le permettent et ça lui va bien.

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Sur le plan technique, il y a peu de pièces et la découpe est hyper rapide. Attention, le haut étant coupé en deux pièces intégrant les manches, il est très gourmand en tissu. Les bracelets de chevilles et de manches sont aussi très gourmands en bord côte. La couture est très rapide pour les différentes pièces. Comme toujours, le plus complexe est finalement la couture de l’encolure en bord côte. Il vaut mieux prendre son temps et être précis pour un résultat régulier. D’ailleurs, je ne me limite plus aux repères aux quatre quarts, je rajoute des pinces intermédiaires. Ca me permet d’être plus régulière quand j’étire la bande d’encolure et d’avoir un résultat plus propre. L’insertion de l’élastique est toujours un peu pénible mais ça se fait sans difficulté. Enfin, ma surjeteuse n’a pas du tout aimé les petits bracelets de manche et l’enfilage a régulièrement cassé (grrr).

Je n’ai fait qu’une seule toute petite modification au patron, surpiquer l’encolure à l’aiguille double. Cela nécessite d’être minutieuse surtout quand elle est contrastée comme pour le pyj de mon lutin mais cela permet de bien maintenir la bande d’encolure en place par la suite. J’ai ajouté les petits thermocollants Madame Mademoiselle pour permettre de différencier le devant du derrière sur l’envers.

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Pyjama Sacha

Pyjama Sacha

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Pyjama Sacha

Le bilan de ces cousettes est très positif. Ces pyjamas sont manifestement très confortables et ont été immédiatement adoptés. Attention, ce patron taille grand. J’ai cousu du 6 ans pour mon lutin et du 9 ans pour ma chouette et il y a fort à parier que ces pyjamas feront aussi l’hiver 2019 😉 Le bilan temps passé et rentabilité du projet est top. Je vais sûrement profiter de ma virée au C.S.F. pour acheter de jolis jerseys ou molletons pour une deuxième version 😉

Hemlock tee, le tee-shirt doudou

Après l’été indien, les températures sont descendues d’un coup et les vêtements doudous sont redevenus une priorité. Après ma robe sweat apollon, j’avais envie de tee-shirts doudous à enfiler rapidement sur un bas confortable. Le dimanche, c’est fait pour traîner après tout ! Depuis un moment, j’ai envie de tester le hemlock tee, un patron de tee-shirt gratuit de grainline studio. Les versions de By Sandra’s Hand, Cozy little world ou Breizh Cousette m’ont vraiment fait de l’oeil ! J’avais le PDF imprimé depuis un moment, mais n’étant vraiment pas une fan de ce format de patron, j’ai repoussé. Et puis j’ai trouvé l’énergie et je me suis lancée.

J’apprécie beaucoup de porter du jersey, tout comme mes lutins, ce qui fait que j’en ai un sacré stock (trop grand pour mon amoureux, trop petit pour moi ;-). J’ai choisi pour cette première version de découper dans mon beau jersey milleraies petit bateau (un super plan de ma belle-soeur). Je l’ai déjà utilisé ici pour une jupe Melrose de Aime comme Marie.

J’ai décidé de rallonger d’entrée de jeu les manches et le corps de 3 centimètres et zou. J’avoue, je n’ai pas fait hyper attention aux raccords à la découpe mais avec ces rayures toutes fines, c’est assez difficile. Le montage est très simple et rapide comme il y a peu de pièces. J’ai inversé l’ordre de certaines étapes. Je préfère, comme le conseille Marie Poisson, coudre la bande d’encolure avant l’assemblage des manches, il y a moins de tissu à manipuler.

Pour l’encolure, j’aurais voulu la coudre initialement dans du bord côte bleu marine. Seulement, je n’en avais pas en stock, la nouvelle mercerie venant d’ouvrir en centre ville n’en avait pas non plus et je n’avais pas envie de faire une demie-heure de voiture pour du bord côte. J’ai hésité à poser un bord côte bleu ciel, que j’avais dans mon stock pour le coup. Finalement, j’ai décidé de tenter la bord d’encolure, ce jersey me paraissant assez stable.

J’y suis allée très doucement avec pas moins de 12 pinces à jersey pour permettre l’étirement le plus régulier possible. Et à mon grand bonheur, je suis très satisfaite du résultat. La bande se tient très bien et est bien régulière. J’ai voulu ajouter du pep’s à mon tee-shirt en cousant des surpiqûres roses pour contraster et réveiller ce coloris. Là aussi, j’ai bien pris mon temps pour une couture régulière, en allongeant le point à 03 mm (je trouve cela plus facile à maîtriser qu’à 02 mm).

Hemlock tee

Au final, je suis conquise. Ce tee-shirt est très agréable à porter, parfait avec un jean ou avec un bas informe pour la maison. Ce jersey est en plus un vrai bonheur à porter et me rappelle les premiers mois de mes lutins avec leurs bodys petit bateau (achetés en boutique pour le coup).

Hemlock tee

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Hemlock tee

Hemlock tee

Les jolis raccords, quand le dieu de la couture est avec toi :
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Je suis tellement contente du résultat que j’en ai coupé un deuxième, en jersey fleuri avec quelques modifications : retrait d’un centimètre au pli des dos et devant pour une ampleur un peu réduite et allongement supplémentaire des manches de 10 cm (j’aime les manches très longues sur mes tee-shirts).

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Hemlock Tee

Hemlock tee

Non mais cette encolure presque parfaite :-)

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Bon, il fait un peu pyjama, même avec un jean et je le porte surtout pour traîner à la maison 😉

Et j’ai craqué pour un très beau jersey rayé et ajouré, entièrement doublé pour une troisième version :-)

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Montmartre 2.0

Après ma première version du Montmartre réalisée pour le Printemps, je savais qu’il y en aurait une deuxième version. Cette veste est très facile à coudre pour un résultat satisfaisant mais elle taille petit. En effet, ma version était cousue en S dans une gabardine un peu souple et est trop serrée aux bras. Pourtant, je n’ai pas les bras très musclés et mes deux vestes Mina (ici et ici) sont cousues en S.

J’ai décidé d’en coudre une en version mi-saison. J’ai décalqué à nouveau le patron en taille M, élargi et rallongé les bras. J’ai choisi un lainage gris France Duval Stalla, autant être sûre de la qualité, et j’ai beaucoup réfléchi sur la doublure. Ce manteau est assez gourmand donc je n’avais pas de coupon suffisant dans mon stock. J’ai pensé au Liberty mais cela faisait un métrage tellement important que j’ai renoncé. J’ai finalement choisi une jolie batiste grise à pois argentés irréguliers chez Alice Boulay, découverte sur Instagram.

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La coupe m’a pris pas mal de temps puisque j’ai d’abord décati mon lainage et reporté mes modifications. Cela m’a bien pris 3 heures pour le faire soigneusement. La couture a en revanche été assez simple même si je suis bien loin des 03h30 indiquées sur le livret 😉 En maman qui travaille, j’ai profité des vacances pour coudre mon manteau durant les pauses dessins animés accordées à mes lutins en fin de journée et il s’est monté gentiment.

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J’ai inversé la doublure et l’intérieur des poches lors du montage. J’avais lu un peu vite et une fois la découpe de la poche faite après couture, pas moyen de revenir en arrière. Du coup, mes doublures sont visibles et cela me plaît bien plus, cela réveille un peu le gris de ce manteau.

Le montage des enformes est astucieux mais un peu déconcertant. Il faut simplement faire confiance au patron et les plis apparaissent comme par magie là où ils doivent être. J’ai surpiqué les coutures d’assemblage parementure doublure pour une plus jolie finition et m’assurer que les surplus de couture ne bougeraient pas.

Comme toujours, l’épinglage final est un peu fastidieux avec la couture de longues lignes. Et d’un coup, comme par magie, le manteau apparaît ! Ensuite, j’ai dégarni mes coutures, cranté les arrondis et fermé à la main l’ouverture laissée pour retourner la veste.

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Je suis plutôt satisfaite de ce manteau. Sa ligne est très jolie, ma réalisation réussie mais la coupe ne me convient pas totalement. Je peux difficilement lever les bras et quand on a deux lutins à promener, ou à emmener au parc, on doit pouvoir bouger dans ses vêtements. Je suis sûre que je vais porter mon Montmartre 2.0 maintenant que les températures ressemblent réellement aux températures d’automne (après l’été tardif et l’hiver précoce).

Aime comme Montmartre

Avec ma jolie broche nuage tissée en brickstitch:
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Avec la coiffure du dimanche 😉
Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je reste cependant un peu sur ma faim sur la couture d’un manteau du quotidien et je réfléchis sérieusement à me coudre le manteau Ninon de Chez Machine… En même temps, une couturière sans projet, est-ce bien possible?

Ma Blouse Zéphir

Avec l’automne qui doit arriver, j’ai relancé la production de blouses et tops. Une jolie blouse sur un jean, ça fait tout de suite son effet, y compris avec un gros gilet en hiver. Ayant cousu trois versions de la blouse Stockholm, j’ai eu envie de tester un autre patron d’Atelier Scämmit. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort avec cette blouse un peu ample et sans pince poitrine.

Avant de couper dans mes précieux, j’ai décidé de couper une toile normalement portable, en crêpe noir de chez Rascol. J’aime beaucoup le rapport qualité-prix de ce crêpe qui se coud très bien, je l’ai déjà cousu dans quatre couleurs! M’étant trouvée un peu serrée à la poitrine dans ma blouse Be Pretty réalisée en 38, j’ai coupé une taille 40.

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Cette fois-ci, j’ai fait ma bonne élève et j’ai réalisé ma couture en suivant le pas-à-pas vidéo proposé par la marque. J’ai appris pas mal de choses sur le plan technique : mon V est nettement plus réussi (mais pas parfait encore) et j’ai enfin réussi à réaliser la technique du fourreau ! Bon, ça n’a pas été facile du tout cette affaire. Au début, je n’avais rien compris du tout et mes pièces étaient impossibles à retourner. J’ai tout défait et visionné la vidéo au moins 10 fois avant d’y arriver. En fait, il manque une précision à mon avis essentielle : la couture sur tout le long des hauts extérieurs et doublure, d’assemblage avec la partie basse du top, passe elle-même par l’emmanchure. C’est donc assez difficile à réaliser et il faut prendre son temps car on fait passer toute la couture petit à petit par une des emmanchures. On a d’ailleurs intérêt à bien repasser les pièces avant pour éviter des petits plis.

Ensuite, je n’ai plus rencontré de difficultés techniques. J’avais initialement prévu les froufous aux poignets mais je n’étais pas totalement convaincue et surtout, cela a fait trop d’épaisseurs (trois épaisseurs de crêpe dont deux entoilées) pour une boutonnière à la machine. J’ai préféré finalement recouper en manches trois quarts toutes simples.

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Les ourlets des manches et du top sont cousus au biais rapporté (du liberty comme toujours). Je trouvais la longueur du top juste bonne et le biais rapporté permettait de ne pas perdre en longueur. D’ailleurs, sur une future version je rajouterai quelques centimètres en longueur. J’ai aussi gansé du même biais liberty les coutures d’emmanchures pour une finition nickel. C’est un peu plus long qu’un coup de surjeteuse mais c’est tellement plus joli et je trouvais dommage d’avoir le sentiment de bâcler les emmanchures en me limitant à un surjet.

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Je suis très contente de ma blouse Zéphir. Les finitions intérieures sont impeccables et ce crêpe noir a un beau tombé. Je trouve cette blouse très classe, sans faire endimanchée, et parfaite avec un jean ou un jupe. En plus, son ampleur est idéale pour les soirées raclette qui vont bientôt commencer 😉

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Il y aura d’autres versions et sûrement une version robe, il faut juste que je réfléchisse à mon prochain tissu!

Décontracté du sweat

Après avoir cousu le patron de chino le culotté des beaux gosses, j’ai eu envie de me lancer dans la couture du décontracté. Dès sa sortie, j’ai aimé son allure un peu sportive et sa ligne. Sweat à capuche avec poche kangourou ou tout simple avec une encolure ronde, c’est le basique idéal pour une garde robe masculine.

J’ai rapidement acheté le patron pour coudre une version pour l’anniversaire de chacun de mes frères (en mars et en mai) et comme souvent j’ai laissé traîné. Seulement, Noël va arriver et j’ai eu honte de mon délai de retard. D’un seul coup, j’ai attaqué les deux sweats en même temps. J’ai pas mal joué à Tétris mais j’ai réussi à caser toutes les pièces en double dans un coupon de deux mètres de maille merveilleuse de Mamzelle fourmi. Ce tissu a l’avantage d’être en très grande laize (180) et d’avoir un rendu différent d’un molleton classique. En plus, ce coupon était dans mon stock depuis près de trois ans. C’était la combinaison parfaite!

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La couture du décontracté est assez simple et rapide, surtout avec une surjeteuse. Il faut prendre son temps pour bien placer les poches et les bâtir. La deuxième difficulté a été pour moi la couture de la capuche pour que les deux côtés soient bien bord à bord au niveau du milieu devant. J’ai eu le sentiment que le tissu était un peu détendu et fragile à ce niveau sur ma première version et je l’ai renforcé avec un morceau de thermocollant. Sur la deuxième, j’ai renforcé cette partie ab initio.

Sur ma première version, je n’ai pas compris comment réaliser l’ourlet et j’ai fait un ourlet classique. Sur la deuxième, j’ai fait plus attention et l’ourlet a été conforme aux instructions du livret. Je n’ai fait qu’une petite modification, coucher les marges de couture des épaules vers le dos et les surpiquer à l’aiguille double pour un bon maintien.

J’ai cherché du cordon gris assorti au tissu mais j’ai dû me rabattre sur du cordon kaki. Au final, je trouve le contraste très sympa et cela réveille le gris du tissu. J’ai aussi testé pour la première fois la pose d’oeillets au marteau (ma table s’en souviendra) et j’ai trouvé ça plus simple qu’avec la pince Prym.

Le décontracté

Le rendu de ces décontractés me plaît beaucoup. C’est un modèle sympa, facile à porter et à assortir, et qui trouve sa place dans toute garde robe masculine. C’était la première fois que je cousais pour mes frères et je suis satisfaite du résultat. Malheureusement, je n’ai pas de photos du pull porté :-(

Le décontracté

Le décontracté

Seulement, après avoir fini mes deux décontractés et compris que mon amoureux en voulait un aussi , j’ai eu envie d’en coudre un pour moi. J’ai donc décalqué à nouveau les pièces pour avoir une taille M et j’ai pioché dans mon stock un beau molleton acheté il y a deux ans chez Atelier Brunette. J’avais eu un coup de coeur sur ce tissu à la sortie mais je n’arrivais pas à l’imaginer dans un projet. D’un coup, ça a été l’illumination, le gris avec des pois roses irisés casseraient le côté masculin de ce modèle.

Le décontracté

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Evidemment, la troisième réalisation dans la foulée a été très simple surtout que ce molleton est très facile à coudre. Je me suis fait plaisir en bordant l’ourlet de la capuche d’un biais liberty à cheval. Cette finition est bien plus jolie que le simple surjet et permet de jouer la carte girly à fond.

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Deuxième petite modification, je n’ai pas mis de cordon à la capuche. Je ne m’en sers jamais sur mes sweats du commerce et je me suis évité une nouvelle pose d’oeillets ou la couture de boutonnières. Troisième modification, j’ai ajouté des bracelets de manche et une bande de taille pour un esprit plus sportswear. Dernière modification, j’ai ajouté un centimètre en largeur à chaque côté de capuche pour les faire se croiser légèrement au niveau du milieu devant.

Gros coup de coeur pour ce sweat doudou, tellement agréable et réconfortant à porter et je me blottis dedans dès que je le peux. je suis ravie de mon choix de tissu qui allie le plaisir du porter et la réduction du stock (excellente excuse pour le reconstituer).

Le décontracté

Le décontracté

Le décontracté

Le décontracté

Je crois que je vais bientôt avoir l’occasion d’en coudre une quatrième version pour mon amoureux mais d’ici là, je dois trouver un patron équivalent pour mes lutins!

Raphaëlle de rentrée

Après des vacances tardives, la rentrée est arrivée très vite! Nouvelle ville, nouveau job, nouvelles écoles, heureusement, j’avais tout anticipé. Les cartables étaient prêts, les nouvelles chaussures achetées, les tenues lavées, bref c’était nickel. Et pour couronner le tout, j’avais cousu ma robe de rentrée avant le départ en vacance (pas folle la guêpe).

Pour mon premier jour de travail, j’ai choisi la robe Raphaëlle de la jolie marque Chez Machine, créée en partenariat avec Addictiph. Cette robe a une jolie ligne avec son col chemisier et ses fronces parfaitement dosées. Et puis, j’ai été particulièrement sensible à l’histoire de cette robe, à la pudeur et la dignité de Tiphaine. Elle a su trouver les mots pour parler du deuil périnatal avec justesse quand très souvent, on se retrouve isolée et étouffée par le silence quand on vit ce drame. J’ai donc choisi avec une émotion particulière de coudre cette robe.

Avant de couper dans certains de mes précieux coupons, j’ai réalisé cette première version dans un crêpe bleu de Rascol. Il était intitulé bleu jean sur le site mais c’est plutôt un coloris pétrole profond.

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Cette robe se coud facilement et Tiphaine a prévu un pas à pas avec photo sur son blog pour la partie délicate de la couture des cols. J’admets volontiers que sans ce tutoriel, j’aurais eu beaucoup plus de mal à le monter. D’ailleurs, j’ai pris mon temps en bâtissant à la main le col avant de le piquer.

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Exception faite du col qui est la partie technique et délicate de la robe, les boutonnières ne comptent plus ma machine les faisant gentiment toute seule, le montage est simple et le livret très précis. J’ai choisi de couper une taille 38 et ça convient parfaitement. En revanche, la robe était un peu longue à l’essayage final et j’ai raccourci les jupes de 8 cm.

Si ce coloris bleu uni est assez simple (et facile à assortir avec ma garde robe), j’ai soigné les jolis détails. J’ai utilisé des boutons provenant de la boutique Liberty à Londres qui attendaient le bon projet depuis 3 ans.

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Et surtout, j’ai enfin profité des points broderies de ma machine et fait un joli ourlet brodé aux manches et aux jupes. C’est très joli mais c’est très long à faire (le mieux est de bâtir les ourlets à points larges pour ne pas être gêné pour retirer les épingles. Attention, c’est très gourmand en fil (mieux vaut avoir une cannette pleine, contrairement à moi) et la broderie n’aime pas les épaisseurs. Du coup, j’ai arrêté ma broderie à 2 cm de chaque couture d’assemblage de côté et repris un point droit sur ces 4 cm avant de reprendre la broderie.

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Cette robe est très agréable à porter et la coupe est flatteuse, féminine, tout en étant compatible avec le travail (un gros bon point pour moi). J’aime beaucoup la proportion des fronces qui évite l’effet montgolfière, surtout avec mes hanches larges. En revanche, les poches ne se placent pas bien et ont tendance à se mettre côté jupe arrière. Je crains que ce ne soit du à ma morphologie et je ne suis pas sûre de les garder sur une deuxième version.

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Robe Raphaëlle

Il n’y a plus qu’à couper dans un de mes précieux pour coudre la deuxième!

Arsène numéro 4

Des fois, on a juste envie d’une cousette rapide, sans prise de tête. et pour cela, le tee shirt Arsène de la marque Chez Machine (patron gratuit en plus) est parfait. Deux semaines après la reprise du boulot, j’ai enfin trouvé le temps et l’énergie de me coudre un petit projet. J’ai ressorti Arsène et choisi un coupon de jersey à motifs oiseaux, coup de coeur de ma virée au marché aux tissus d’Arras l’an dernier. Je porte rarement du jersey à motifs mais celui-là m’avait tapé dans l’oeil et j’ai farfouillé dans les bacs jusqu’à en trouver un coupon (ouf).

J’ai repris mes premières modifications : encolure remontée de 2 cm, ligne d’épaule allongée d’1 cm et j’ai enlevé les arrondis du bas. Ils donnent beaucoup de charme au modèle mais je voulais une coupe très simple avec ces motifs. J’ai donc simplement rallongé les côtés et tracé une ligne droite en prolongeant la ligne du bas du tee-shirt avant les arrondis. Côté bande d’encolure, j’ai découpé une bande de 5 cm de largeur et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 selon les conseils de Marie Poisson. J’ai été très vigilante à répartir des pinces tout le long de l’encolure (et non uniquement aux 4 repères) et ça m’a plutôt réussi.

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La couture a été très rapide, ce jersey a une belle tenue et se coud sans se déformer. Ma grande fierté a été la bande d’encolure, cousue à la surjeteuse pour un résultat bien propre. D’ailleurs, je ne couds plus d’encolure relevée qu’avec du jersey ayant un peu de tenue. Pour du jersey viscose ou modal, je préfère l’encolure rabattue et surpiquée, plus facile à maîtriser avec des tissus mous et qui se déforment facilement. Enfin, un petit coup d’aiguille double pour maintenir l’encolure en place et former les ourlets.

teesh Arsène

teesh Arsène

teesh Arsène

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Et voilà un tee-shirt cousu en 01h30, coupe comprise qui égaiera des jeans ou des jupes unies avant l’arrivée inévitable de l’automne et des vêtements doudous !