Melrose et Arsène

Grande fan de Aime comme Marie, je suis la marque sur Instagram et il y a quelques jours, j’ai eu un coup de foudre pour la tenue de Marie, une superbe jupe longue. J’ai immédiatement cherché le patron de cette jupe Melrose et découvert que ce patron était offert sur le site. Sitôt vu, sitôt téléchargé, imprimé et scotché, mais avant de la coudre, j’ai regardé le cours d’Artesane et France Duval Stalla sur la couture des élastiques acheté aux soldes d’hiver. Grand bien m’en a pris car je n’avais jamais aussi proprement cousu d’élastique avant !

Pour réaliser ma jupe, j’ai décidé d’être raisonnable et de piocher dans mon stock : du jersey petit bateau milleraies (une super trouvaille de ma belle soeur chez son marchand de tissus attitré) et de l’élastique France Duval Stalla acheté il y a près de deux ans en flashant sur sa couleur mais sans trop savoir quoi en faire.

La réalisation est assez rapide, je dirai environ deux entre trente car j’ai pris mon temps pour l’élastique. Je n’ai fait qu’une modification, rallonger un peu la bande d’élastique pour pouvoir respirer en mettant ma jupe 😉 Sur la prochaine version, je pense que je la raccourcirai de 3 cm pour éviter que ma jupe ne traîne par terre. En revanche, quel bonheur à porter cette jupe ! La découpe devant est très féminine et permet de marcher facilement, je suis fan!

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Le bel élastique :

Aime comme Melrose

J’ai découpé deux tee-shirts Arsène, également des patrons offerts, mais par la marque Chez Machine cette fois. J’avais réalisé ce modèle un peu loose en septembre et je l’ai beaucoup porté. C’était donc l’occasion d’en coudre d’autres. J’ai coupé dans des jerseys lurex achetés chez Motif personnel ce printemps. Ils sont très doux, souples, donc un peu capricieux à la couture 😉

J’ai légèrement modifié le patron en restant sur une taille 38 : l’encolure est remontée de deux centimètres au niveau du décolleté et j’ai allongé la ligne d’épaule d’un centimètre vers le cou pour cacher mes deux bretelles de soutien gorge. J’ai également rallongé le tee-shirt de 5 cm. Comme toujours, ma grande difficulté a été de réaliser l’encolure.

J’avais d’abord mal calculé l’élasticité de mon jersey et ma première bande était trop courte. J’ai recommencé mon calcul et elle était bien régulière mais trop lâche. J’ai à nouveau recommencé et changé de technique : une bande d’encolure rabattue plus facile à maîtriser. Elle est cousue sur l’envers puis repliée sur l’endroit et surpiqué au tee-shirt pour assurer son maintien. C’est définitivement la technique que je maîtrise le mieux.

Sur le tee-shirt blanc, j’ai recommencé trois fois par surpiqûre à l’aiguille double pour qu’elle soit régulière. Sur le tee-shirt rose, après plusieurs tentatives non satisfaisantes, je me suis limitée à une surpiqûre simple bien régulière. Pour les deux surpiqûres, j’ai allongé le point à 30 millimètres et le résultat est très propre.

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Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

L’association de ces deux patrons gratuits me plaît beaucoup et il va falloir que je trouve le temps de coudre une deuxième jupe Melrose. C’est la parfaite tenue pour la plage à assortir avec un maillot de bain. Et pour faire plaisir à mon amie Léna, je la porterai aussi avec un haut plus ajusté pour montrer ce bel élastique 😉

Sac Malo

Avec la fin d’année, arrive le traditionnel « merci maîtresse » ou la course des parents pour offrir un cadeau sympa et un peu original à la maîtresse. Depuis maintenant trois ans, je fais systématiquement les cadeaux maison et je les couds au dernier moment. Chaque année, je me promets que l’an prochain, j’anticiperai plus… et je ne m’y tiens jamais !

Après réflexion, j’ai décidé de coudre le sac Malo, un patron gratuit de petit patron. Je trouve sa construction originale et avec un beau tissu, cela rend vraiment bien. Deuxième critère, ce sac n’est pas trop difficile à coudre même s’il requiert de la minutie pour être bien réussi. Je pensais utiliser mon stock et évidemment, j’ai craqué sur un beau coton, bien épais chez Mondial Tissus et je n’ai pas su y résister 😉

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Le livret d’explication de petit patron est très bien fait et clair. Il n’y a aucune difficulté pour couper le patron et coudre ce modèle, surtout qu’il est préconisé d’utiliser des sangles en coton pour les anses (je déteste coudre les anses moi-même). Il faut juste prendre son temps pour la couture des dites anses et avoir des finitions parfaites. J’ai surjeté les coutures intérieures mais sur une prochaine version, j’envisagerai des coutures anglaises…

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Un petit flex pour décorer l’intérieur :
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Sac Malo

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La couture des sacs a été assez rapide et le résultat me plaît beaucoup. D’ailleurs, je regrette de ne pas avoir commandé assez de tissu pour m’en coudre un (mais je pourrai sûrement y remédier). Le modèle a une belle tenue et cela fait un super sac pour les vacances. C’est sûr, il y aura d’autres versions du sac Malo!

Je couds pour mon beau gosse

J’adore la couture, porter du fait main et voir mes lutins porter mes cousettes mais j’avoue, je couds très peu pour mon amoureux. Au tout début, j’étais assez enthousiaste à cette idée mais… pas lui 😉 Après quelques années de couture et sa désignation volontaire pour faire les photos, il commence à changer d’avis et à passer commande(ouf).

Lors d’une visite chez Mondial tissus, j’ai craqué pour le patron du chino le culotté, de la marque les beaux gosses. C’est une marque toute jeune, lancée par deux anciens de cousu main saison 3 et j’aime bien l’idée de patrons pour hommes, conçus par des hommes ainsi que de soutenir une nouvelle marque.

L’amoureux a choisi de la gabardine marine chez Mondial tissus et voulu une doublure en Liberty. J’en ai profité pour prendre suffisamment de métrage pour une nouvelle chemise pour moi (pas folle la guêpe).

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Alors, on ne va pas se mentir, c’est un projet de longue haleine. Rien que le décalquage du patron et la découpe du tissu qui comporte de nombreux crans m’ont occupée durant 4 bonnes heures. Et ensuite, j’ai attaqué le montage, aidée des vidéos proposées par la marque sur le site de Mondial tissus.

J’ai cousu ma première poche passepoilée.

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D’ailleurs, forte de ce succès, j’ai décidé de ne pas coudre la deuxième pour ne pas tenter le diable (en accord avec le futur propriétaire). J’ai d’ailleurs été un peu désarçonnée car le montage vidéo ne prend pas les étapes dans le même ordre que le livret. J’ai ajouté quelques surpiqûres sur les poches à l’italienne et des surjets à certains endroits pour des finitions intérieures plus propres.

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En revanche, j’ai galéré pour la couture de la braguette. La vidéo et le livret m’ont embrouillée et après avoir débuté le montage, je n’étais pas du tout convaincue. J’étais d’autant plus embêtée que le montage de la braguette s’était passé sans difficulté majeure pour mes deux port trousers ici, et ici. J’ai repris le pas à pas de Pauline Alice et même si le sens est inversé, j’ai compris ce qui n’allait pas. J’ai donc navigué entre les deux explications et suis arrivée à un résultat tout à fait propre.

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Le reste est sans difficulté particulière si ce n’est que j’ai voulu intégralement border de biais à cheval la ceinture intérieure. Il y a une bonne raison pour faire autrement comme je l’ai découvert en cours de route mais j’ai rattrapé ma bourde sans problème. Dernière petite modification, la longueur des passants qui ne seyait pas à l’amoureux. J’ai réduit de plusieurs centimètres les passants et il était convaincu.

Alors là, je ne faisais pas la fière au moment de l’essayage final. J’avais beau avoir fait des essayages au fur et à mesure, je craignais que ce chino ne lui aille pas ou ne lui plaise pas… Et, miracle, il lui plaît et lui va bien !

Le culotté

Le culotté

Vous noterez les yeux plissés à cause du soleil 😉

Le culotté

Le culotté

Le culotté

Le culotté

J’ai évidemment prévenu que le petit frère n’allait pas suivre rapidement (rapport à la vingtaine d’heures consacrée au projet). C’est un projet très gratifiant et, malgré la difficulté pour la braguette, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette réalisation. D’ailleurs, j’ai acheté le patron du décontracté pour des sweats pour mes frères (on est d’accord à moins de 6 mois de retard, ça ne compte pas).

Atelier brunette me susurre des mots doux à l’oreille

Malgré ma passion pour la couture et les tissus, mon stock effrayant, je n’ai été qu’à un seul salon création et savoir faire. Je n’habite pas à Paris et mes contraintes professionnelles ne me permettent pas forcément de m’organiser pour ces événements. Autant vous dire que j’ai adoré mon unique expérience et chéri chacun des coupons ou patrons achetés à cette occasion. J’avais visité les stands de Aime comme Marie, Henry et henriette, un chat sur un fil et évidemment Atelier Brunette. Je m’étais promis de m’offrir un grand coupon de mon tissu préféré ce jour-là et sans surprise, j’avais flashé sur le modal Lili et son imprimé poétique. Le temps a passé et j’avais envisagé divers projets pour cette merveille sans jamais sauter le pas de la réalisation.

Et il y a une semaine, l’impensable s’est produit, j’ai coupé dedans ! D’un coup, comme ça, et sans hésiter en plus! C’était un pari risqué car je n’ai pas fait de toile pour ce modèle et que je voulais porter ma cousette pour un entretien avec mes futurs chefs, je change de boulot en septembre ! J’ai osé le combo, couture de l’extrême, nouveau patron et tissu chouchou et même pas mal!

J’avais envie d’une robe féminine et simple et je me suis tournée vers une valeur sûre, Aime comme Marie. Je crois que c’est la marque que j’ai le plus cousu en près de 4 ans et je n’ai eu que deux fails au tout début (dont un qui me sert de chemise de nuit). Ayant envie de nouveauté, j’ai tenté la Aime comme mots doux, une jolie robe portefeuille en version courte (un peu rallongée pour la décence).

Ne voulant pas être boudinée, j’ai tracé un compromis S pour le haut et M pour le bas et rallongé les jupes de 3 cm. Il y a 7 pièces à découper et pas mal de crans et repères à reporter pour l’assemblage. Ensuite, j’ai entoilé les parementures comme conseillé et c’est bien nécessaire.

Aime comme Mots doux

La couture est assez simple et le livret bien expliqué. Il faut surtout du temps et de la minutie car certaines pièces sont longues (et encore j’ai fait la version courte) et on peut facilement avoir une couture irrégulière par manque de concentration. J’ai été d’autant plus vigilante que ce tissu tout doux glisse facilement et le pied à double entraînement de ma pfaff a été un allié indispensable !

Après un marathon de couture durant le week-end, ma robe a été finie le dimanche soir. Je ne vous cache pas que j’ai un peu tremblé à l’essayage final et, ouuuffff, je l’adore. La coupe est féminine et plutôt flatteuse sans compter que ce tissu est juste une caresse sur la peau. D’ailleurs, je vérifie toujours que la robe est en place car on peut facilement l’oublier tellement le tissu est léger! Je préfère tout de même glisser un petit débardeur sous la robe car le décolleté est un peu trop profond à mon goût mais ça ne me gêne pas du tout.

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Avec mon Idoia récemment cousue, je crois que j’ai trouvé les robes de l’été. Une version de mi-saison me tenterait bien, en crêpe à porter avec des bottes ou des petites boots… Mais combien de fois ai-je dit ça 😉

Aime comme Mots doux

Douce Idoia

Idoia, c’est un patron de robe qui m’a fait de l’oeil dès sa sortie avec sa coupe simple, son joli détail de l’empiècement épaule. Je m’imaginais déjà porter une Idoia par les grosses chaleurs. Seulement, je ne peux pas acheter tous les patrons et j’ai passé mon chemin. Et puis, Idoia est revenue sur ma to do liste, suite à un troc patrons avec une autre passionnée de couture…

C’était le mariage parfait avec ma viscose coup de coeur achetée chez mondial tissus. Depuis quelques mois, j’ai envie de jaune et j’ose un peu plus les imprimés. Partie pour acheter du crêpe uni pour coudre la robe Raphaëlle de Chez Machine, j’ai craqué sur cette viscose conseillée par la vendeuse. J’ai longuement hésité à en faire une deuxième combishort Anissa mais je voulais pouvoir utiliser ce tissus pour un projet boulot compatible et ça n’aurait pas du tout été le cas…

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Il y a seulement 5 pièces à découper mais j’ai quand même réussi à couper le devant à l’envers (oups). Heureusement, ça ne change pas grand chose, si ce n’est que l’empiècement est en miroir par rapport au modèle original. Il est d’ailleurs très simple à coudre, avec de la minutie. J’avais prévu de jolis boutons en bois achetés à la boutique liberty à Londres mais ils étaient trop larges et dépassaient de l’empiècement. J’ai encore une fois opté pour des nacres qui avaient exactement la bonne taille 😉 L’empiècement avait tendance à s’ouvrir et je l’ai fixé par des petits points invisibles à la main.

Idoia

J’ai modifié le patron pour poser l’élastique avec une coulisse selon la technique de la combishort d’Anissa. Ce n’est pas très compliqué et ça permet une très jolie finition intérieure. J’ai cousu les fronces en utilisant la technique des trois lignes de fronce proposée par Perrine d’Auguste et Septembre.C’est légèrement plus long mais effectivement mes fronces sont plus régulières.

Idoia

Après deux bonnes heures, j’ai inséré l’élastique et essayé la robe… Catastrophe ! Elle mettait bien en lumière mes kilos superflus (merci la thyroïde) et je prenais bien 10 ans.. Gloups !

Après quelques recherches sur Instagram, j’ai vu que plusieurs versions d’Idoia étaient cousues sans l’élastique avec juste les fronces. Et honnêtement, j’étais nettement plus convaincue par le premier essayage avant l’insertion de l’élastique. J’ai donc décousu, également ma première couture par accident grrrr… J’ai repris ma copie avec des fronces classiques et un coup de surjeteuse après assemblage du haut et du bas.

Le reste a roulé sans difficulté. Je note quand même qu’il n’est rien indiqué sur la finition de l’encolure et des emmanchures, ce qui ne serait pas idéal pour une débutante. Fidèle à mon habitude, j’ai utilisé un joli biais Liberty pour du biais rapporté. L’ourlet est classiquement piqué après un double rentré.

Idoia

Bilan : Idoia est un très joli modèle très agréable à porter. Sa simplicité et ses jolis détails en font un modèle féminin que je porte autant au travail avec des escarpins qu’à la maison ou en ville avec de jolies sandales.

Idoia

Idoia

Idoia

Idoia

Il me reste encore deux modèles de Nanöo sur ma to do liste, je voudrais juste du temps 😉

Short morganours

Pour attaquer la garde robe d’été de mon lutin, j’ai commencé par un patron déjà validé, le short aime comme Morganours. Mon lutin porte maintenant du 5 ans et j’ai cousu du 6 ans sans marges de coutures. Bon, le prochain, sera du 6 ans marges incluses car il n’y a vraiment rien de trop! Nous sommes en grande phase pirates et j’ai flashé sur ce coupon de coton Michaël Kauffman chez Motif personnel.

Détail du motif :
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Côté montage, rien à dire, c’est très rapide à réaliser (une petite soirée). Je n’ai fait qu’une modification, remplacer le bas arrondi du short gansé de biais à cheval par un bas droit rallongé pour un double ourlet classique.

short Morganours

Sans surprise, ce short a été immédiatement adopté par son propriétaire qui voulait absolument le porter (malgré les litres de pluie au dehors). Il lui va parfaitement même si du 6 ans classique aurait donné plus d’aisance et un rajout de quelques centimètres en longueur ne serait pas de trop. Et il peut se porter pour faire vélo, se balader et faire le clown. Le parfait petit short quoi !

short Morganours

short Morganours

short Morganours

short Morganours

short Morganours

Mon petit doigt me dit qu’il va bientôt être réutilisé pour un pyjashort…

short Morganours

Débuter la garde robe d’été de mes lutins

Cela fait maintenant plus de trois années que je couds, souvent guidée au gré de mes envies. Seulement, je me fais avoir chaque année à l’arrivée de l’été et je ne couds pas la moitié des projets prévus pour mes lutins, faute de temps. Or, avoir tenu le projet annuel de la garde robe capsule m’a montré que je pouvais mieux m’organiser et réaliser un grand nombre de projets avec le même temps.

J’ai donc décidé d’attaquer dès maintenant les coutures d’été pour mes lutins. Au menu, il y a des shorts, des tee-shirts, des combishorts et des robes (soyons fous).

Du coup, j’ai enfin réalisé le test de la combishort Marieke sortie l’an dernier chez Ikatee couture. J’aime beaucoup les patrons qui proposent plein d’option : jupes, pantalons, short, avec ou sans volants. Le prix est élevé mais entre le nombre de possibilités et le grand éventail des tailles, ça vaut largement le coup! Acheté en septembre dernier, je n’avais pas encore eu l’occasion de le tester, même si je me dis maintenant qu’une version en molleton et manches longues pourrait être très sympa en hiver.

En accord avec ma poulette, j’ai décalqué le combishort, sans volants et n’ai pas pas prévu de passepoil…

J’ai choisi un joli polycoton de Motif personnel dont j’aimais beaucoup le motif. La jeune fille n’étant pas une fan du rose, j’ai choisi le coloris bleu denim qui lui va très bien. Le décalquage des pièces n’est pas une mince affaire sachant que plusieurs pièces se superposent et que je n’ai pas réussi à remettre la main sur mon fluo frixion (qui s’efface d’un coup de fer chaud). Je crois bien d’ailleurs que je n’ai pas décalqué la bonne taille pour certaines pièces du short…

Combishort Marieke

Côté montage, ce n’est pas évident en dépit du livret. Je viens juste de réaliser la combishort Anissa de Chez Machine et j’ai beaucoup apprécié la simplicité et l’efficacité de leur montage. D’ailleurs, j’aurais eu beaucoup de mal à coudre les parementures du haut avec seulement les explications du livret. J’ai repris celle d’Anissa et ça a roulé tout seul.

Ensuite, j’ai eu des difficultés pour la ceinture. En effet, il faut faire des boutonnières pour le ruban (la jeune fille en voulait un) seulement, je n’arrivais pas à trouver de boutons assez petits dans mon stock pour faire les boutonnières de la taille préconisée (ma machine a le bon goût de les faire toute seule). J’ai fini par y arriver et ai attaqué le montage de la ceinture. Et là, gros moment de solitude, la ceinture était nettement trop longue ! J’ai enlevé 2 cm sur chaque ceinture pour en réduire la taille et c’était impeccable.

Et j’ai continué avec l’assemblage du short à la ceinture et là, les pièces short dos étaient trop longues de 2 cm chacune ! Je ne me suis pas laissée démonter et ai créé une pince de 2 cm en largeur sur 5 en longueur au milieu de chaque dos et zou! Après insertion de l’élastique, je trouve cela un poil serré à la taille, surtout qu’elle n’est pas franchement épaisse. Ceci étant, cela ne la gêne pas.

Enfin, je me suis aperçue que ce short était bien court. En relisant attentivement la notice, il n’est pas précisé si les ourlets sont inclus, manifestement non… J’ai surjeté le bas de mes shorts et me suis limitée à un ourlet simple de 5mm pour finir le short.

Je pensais réaliser des boutonnières classiques, ma machine les réalisant toute seule comme une grande, mais l’homme m’a convaincue de poser des pressions. J’ai choisi des 3exter aux jolis motifs. Ma princesse a opté pour les étoiles et c’était parti. Seulement, c’était mes premières pressions et ce n’est pas si simple à poser proprement. Après une pose à la pince, j’ai fini de bien les fixer avec un verre, je n’avais pas de marteau sous la main.

Mais bon, je n’avais pas compté sur l’énergie de ma poulette, qui a réussi à forcer la première en se déshabillant. Sur la prochaine version, j’envisagerai des boutonnières classiques qui craignent moins l’arrachage des petites mains 😉 Ceci étant, ces jolies étoiles apportent du peps à la combishort. Et je me suis fait plaisir en utilisant un ruban Henry et Henriette entourant ma commande annuelle pour décorer la ceinture de la combishort.

Le détail des boutons :

Combishort Marieke

Combishort Marieke

Et voilà :

Combishort Marieke

Combishort Marieke

Combishort Marieke

parfaite pour sauter :

Combishort Marieke

Combishort Marieke

Bilan : la combishort est adorable et ma princesse en est enchantée. La réalisation m’apparaît complexe et pouvoir être facilement simplifiée (peut-être en utilisant la technique de la combishort Anissa pour la coulisse). Je reconnais cependant que mon décalquage de patron n’a pas du être aussi soigné que d’habitude (j’avais décalqué 5 patrons à la chaîne) et ce que cela a forcément rajouté des difficultés imprévu. Ma princesse ayant déjà commandé une autre version, celle-là en maille polo, je vais avoir l’occasion de tester une nouvelle fois la réalisation de ce patron et de vérifier le décalquage de mes pièces;-)

Montmartre de printemps

Montmartre, c’est l’histoire d’un patron qui ne m’avait pas plu lors de sa sortie. J’habite dans le Pas de calais alors un manteau qui ne se ferme pas, très peu pour moi! Et il y a quelques mois, j’ai vu de nouvelles versions et j’ai eu envie d’un Montmartre de printemps. En veste de mi saison, l’absence de fermeture n’est plus un problème. Patiente, j’ai acheté le patron d’occasion sur Instagram (d’ailleurs, je vous conseille vivement le compte @vente_patron_couture une vraie mine d’or pour revendre ses patrons et en acheter d’occasion).

Le printemps est arrivé et j’ai décidé d’attaquer ma cousette avant l’été (histoire d’avoir le temps de la porter). Evidemment, je n’ai pas réussi à faire simple et j’avais très envie de réaliser ma veste en gabardine de coton, rose de préférence. Seulement, le patron préconise un tissu avec une laize de 1,50 m et je ne trouvais pas mon bonheur. Finalement, la solution est aussi venue d’Instagram avec l’astuce proposée par l’atelier de Lisa : créer un empiècement à la manche en la coupant en deux morceaux.

J’ai craqué sur la gabardine de coton et un coton pour la doublure, le tout chez mondial tissus. J’ai longuement hésité avec une viscose pour la doublure mais je craignais qu’elle ne me tienne trop chaud. Finalement, je regrette un petit peu ce choix et sur une prochaine version de veste (Montmartre ou autre patron), je prendrai une viscose pour la doublure (ou un liberty, on ne se refait pas).

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Alors j’ai été très minutieuse lors de la découpe pour la création des empiècements de bas de manche et respecter le droit fil dans leur découpe. Un des gros avantages de ce patron est qu’il y a très peu de pièces à découper, les manches ne formant qu’une seule pièce avec le corps.

Le montage est assez rapide et je pense, pour une fois, avoir respecté le temps de couture de 04 heures indiquées sur le patron. J’avais très peur des poches mais la technique proposée est finalement assez simple. Dans une prochaine version, je me lancerai peut-être dans des poches passepoilées ou paysannes qui apportent un côté plus classe au patron. En revanche, j’ai été un peu désarçonnée par le montage final et les enformes. Et puis, je me suis fait beaucoup de noeuds au cerveau alors qu’il suffisait de se laisser porter et qu’il n’y avait aucune difficulté particulière. Bon, je n’ai fait qu’une seule petite modification : rallonger les manches de 5 cm et j’ai ajouté une surpiqûre le long de la couture de la doublure à l’intérieur de la veste.

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je suis un peu désarçonnée par cette veste, je n’ai pas l’habitude de cette coupe un peu oversize mais je trouve qu’elle rend très bien avec un pantalon ou un jean. En plus, elle est parfaitement assortie à mes baskets roses à paillettes (que j’ai achetées en me disant qu’elles iraient très bien ensemble). Je trouve simplement les manches un peu courtes et un peu serrées. Dans une prochaine version, je rallongerai les manches de 3 cm supplémentaires et ajouterai 1,5 cm d’aisance sur les coutures latérales. Ceci étant, je chipote car elle est réussie et agréable à porter cette veste, d’autant plus que j’adore cette couleur!

Aime comme Montmartre

Coudre en jaune

Au mois de mars, Chez Machine a lancé un mouvement : coudre en jaune pour faire du bruit contre l’endométriose. L’idée était simple, cette maladie, pourtant fréquente (1 femme sur 10) est peu connue et il fallait soutenir les femmes qui en sont victimes. Je suis assez peu ce genre de mouvements car je n’ai déjà pas autant le coudre que je l’aimerais alors je choisis mes cousettes. Seulement là, cette souffrance m’a émue et je sais combien certaines souffrances de femmes, bien réelles, sont banalisées voire occultées parce que gênantes à regarder en face. J’ai donc réfléchi à ma cousette jaune et le hasard faisant bien les choses, j’avais acheté un grand coupon de viscose moutarde fleurie chez Henry et Henriette durant les soldes. Seulement, c’était impossible de me décider pour un projet. J’étais d’abord partie sur la combishort Anissa d’où ma première version en plumetis noir http://www.36bobines.com/ ou sur la robe Raphaëlle. J’ai finalement totalement changé d’idée et ai choisi la robe Rue de Sévigné, déjà réalisée ici l’an dernier.

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Je n’ai fait que quelques modifications sur cette version, à savoir ajouter des coutures anglaises pour les emmanchures, les coutures des manches et des côtés de la robe. J’étais très tentée d’en ajouter aussi pour les coutures des poches et des empiècements de devant mais j’avais peur que cela ne rajoute de surépaisseurs difficiles à gérer et j’ai donc surjeté le bord de ces pièces ainsi que l’encolure et les parementures d’encolure.

Comparativement à ma première version, cette cousette a été réalisée assez rapidement. C’est tellement plus simple quand on a déjà réaliser un montage mais il faut justement veiller à ne pas faire de bêtises en allant trop vite. J’ai un peu regretté de ne pas avoir posé de droit fil à l’encolure V. J’ai été très précise dans ce montage mais le V a quand même eu tendance à se déformer et ce d’autant plus que cette viscose est très molle. J’ai donc surpiqué toute mon encolure pour qu’elle se tienne mieux et ne se déforme pas encore plus portée. Bon, la robe reste jolie mais sur une troisième version, je n’hésiterai pas à poser un droit fil thermocollant à l’encolure pour un résultat encore plus net.

Ma seule grosse difficulté a été l’ourlet. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais mon devant était nettement plus court que mon dos. Heureusement, la robe était elle-même un peu longue et avec l’imprimé, cela pouvait vite faire mémère. J’ai donc raccourci le tout et fait un ourlet classique sur 3 cm. En revanche, j’ai conservé le petit revers des manches qui apporte une touche de modernité à ce patron.

Sur le plan technique, le montage n’est pas compliqué mais il ne faut pas être grande débutante. Les explications sont très succinctes et peuvent parfois prêter à confusion, notamment sur le montage des poches. Cette fois-ci, j’ai rapidement compris qu’une explication en particulier, à savoir repasser les poches sur l’envers, prêtait à confusion et gênait le montage. Et sur les manches et la résorption de l’embu rien n’est indiqué. Il ne faut donc pas hésiter à regarder un peu sur Internet pour pouvoir finir le montage si l’on débute dans la couture 😉

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Rue de Sévigné

Cette robe, je la porte ceinturée. Je trouve que ça structure la silhouette et que sans la ceinture, elle peut facilement faire chemise de nuit. Elle est très agréable à porter et se marie aussi bien avec des chaussures fermées que des sandales. Je ne me lasse pas de l’imprimé de ce tissu, heureusement car il m’en reste un beau morceau. Et j’ai fini cette cousette jaune pile dans les délais, le 08 avril même. Maintenant, je m’attaque à a garde robe d’été:-)

Rue de Sévigné

C’est carnaval!

Dans le Nord, on ne plaisante pas avec le carnaval. Chaque année, l’école invite les parents à venir voir les enfants défiler et toute l’école, personnel enseignant compris, est déguisé ! L’an dernier, j’avais rentabilisé les pyjamaques adorés par mes lutins mais cette année, ils sont un peu petits. Alors j’ai anticipé le problème et acheté un beau livre de déguisements et proposé à chacun d’en choisir un. Pépette la chouette a choisi Zorro et mon lutin a choisi Jack Sparrow (version classique et pas Pirate des caraïbes).

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J’ai acheté des cotons noirs et blancs ainsi que de la suédine pour le gilet et les guêtres chez cousette. Leurs tissus sont de très belle qualité et c’était la seule enseigne en ligne qui avait les cotons noirs et blancs en stock dans les quantités désirées. Pour compléter le déguisement de Jack Sparrow, j’ai acheté un petit coupon de tissu à motifs pirates et fait choisir à ma princesse un tissu fleuri pour la ceinture de Zorro, utilisé pour ma première chemise Aime comme Madame.

Le détail du motif pirates :
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Les déguisements sont basiques : un patron de base pour le bas et les hauts garçons avec simplement trois tailles doubles. La ceinture est un rectangle tout simple cousu replié en deux dans la longueur et piqué sur une largeur.

J’ai commencé par la couture des deux pantalons. Elle se fait sans difficulté mais il y a peu d’indications sur la taille de l’élastique. J’ai repris ma méthode habituelle : tour de taille moins 3 cm et c’est impeccable. Cela c’est compliqué pour coudre la chemise, il y a très très peu d’explications et le montage du col n’est pas du tout intuitif. Il n’y a pas suffisamment de repères et je me suis faite piéger en recoupant le premier col alors qu’il ne fallait pas faire comme ça. J’ai donc recoupé un col et un peu bidouillé pour le coudre proprement. Passé cette étape, j’ai eu du mal à coudre les poignets de manche. L’insertion de petits morceaux d’élastiques est assez simple mais la piqûre de finition est compliquée car il faut étirer de toutes petites pièces et bien les maintenir tout en piquant. Une fois cousu le premier chemisier, la couture du second a été beaucoup plus simple forcément.

Premier essayage du costume :
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Pour me donner du coeur à l’ouvrage, mes lutins ont décoré ma machine 😉
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Le déguisement de Jack Sparrow comporte un veston ainsi que des guêtres pour imiter les bottes. Le livre préconisait un tissu absolument hors de prix et j’ai opté pour de la suédine. A ma grande surprise, ce tissu se coud très facilement avec une aiguille à cuir mais attention, il n’y a pas le droit à l’erreur car chaque piqûre fait un trou définitif. Je pensais avoir fait un choix malin pour éviter les finition mais cela s’effiloche aussi un peu. J’ai donc fait un ourlet simple avec une piqûre double pour le bas du gilet. Pour le reste du gilet et les guêtres, je ne me suis pas compliquée la vie, j’ai tout cranté aux ciseaux cranteurs. Ce n’est pas très académique mais ça fait le job.

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Enfin, je devais coudre la cape de Zorro! Elle n’est pas prévue dans le livre mais on est d’accord, Zorro sans sa cape, ça ne le fait pas! J’ai utilisé du satin de polyester noir, les deux coupons sont de provenance différentes, l’un de rascol et l’autre, je ne sais plus qui ont du coup deux textures et teintes différentes. La cape a été dessinée à l’arrache sur le modèle de la cape de super héros et est finie par un biais satiné noir acheté à la mercerie du coin.

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Et voilà les deux costumes finis l’avant veille du carnaval ! J’étais hyper fière de les voir défiler dans leurs costumes maisons complétés de quelques accessoires et j’espère qu’ils vont avoir une longue vie dans les jeux de mes lutins!

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