Mon sac week-end

Je l’admets, je couds assez peu d’accessoires. Quelques tote bags, des trousses ou des pochons et les cartables de mes lutins, c’est à peu près tout ce que j’ai cousu comme accessoires en trois ans. J’apprécie particulièrement la couture de vêtements et je délaisse souvent les accessoires.

Il y a quelques mois, j’ai flashé sur le sac cousu par ma copine Lena dans un beau jacquard de chez Henry et Henriette. Et peu de temps après, j’ai eu un coup de coeur pour un jacquard chez Cousette. J’ai décidé de me coudre enfin le sac week-end de Aime comme Marie en associant ce jacquard à un natté de coton fraise toujours chez Cousette. J’avais peur que le sac ne manque de tenue et j’ai demandé conseil à ma belle-soeur experte en accessoire. Elle m’a conseillé de le tripler avec une toile Ikéa et m’en a généreusement offert un coupon d’un mètre :-)

sac week-end

La découpe est très rapide et le montage est très bien expliqué jusqu’à la pose des faces de côtés. Là, j’avoue, je n’ai pas tout compris. J’ai d’abord été induite en erreur par l’indication que désormais on coudrait la doublure et l’extérieur ensemble, comme une seule pièce. En fait, ce n’est valable que pour la partie déjà montée du sac. Je n’arrivais pas à résorber proprement l’embu, c’était une catastrophe! J’ai modifié mes coins en faisant un plus grand arrondi et c’est tout de suite allé mieux.

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Et puis, je n’ai rien compris à la technique du ravioli… J’ai eu beau chercher sur internet, retourner mon sac dans tous les sens, grosse panique! J’ai trouvé un pas à pas en photos mais il ne m’a pas éclairée… Et finalement, d’un coup, j’ai compris (comment je ne sais pas). Pour le deuxième côté, j’ai cousu la doublure à 0,5 cm de la première couture d’assemblage ce qui était nettement plus facile et a permis d’absorber les quelques petits plis de la résorption de l’embu.

J’ai ensuite attaqué la couture des anses. Au départ, j’ai voulu les renforcer avec la toile ikéa mais impossible de les retourner. Après deux heures à torturer mon tissu, j’ai fini par admettre que je n’arriverai pas à les retourner. J’ai donc enlevé la doublure et j’ai enfin pu les retourner (ouf)!

L’étiquette en cuir pailleté provient de Little Fabrics, je n’ai pas réussi à découper proprement les languettes dans mes chutes et j’ai choisi de les découper dans le jacquard. Je trouve que ces détails ajoutent un côté chic et bien fini au sac.

Le détail de cette merveille de tissu:
sac week-end

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Malgré quelques difficultés techniques principalement dues à mon manque d’expérience en matière d’accessoire, j’ai adoré coudre mon sac. J’aime beaucoup le rendu de ce sac et son ampleur, sa taille est idéale pour de petites vacances. Et ce tissu, je ne me lasse pas de ce jacquard, il m’en reste un tout petit coupon pour me faire une trousse assortie. Et maintenant que j’ai mon sac, mon amoureux n’a plus qu’à nous organiser un week-end 😉

Mon syndrome de Stockholm

La blouse Stockholm, c’est un très joli patron d’Atelier Scammit, une jolie blouse à manches raglans réalisables en chaîne et trame. J’aime beaucoup ce patron efficace, simple à monter, avec des finitions impeccables. J’en ai déjà cousu deux et je savais bien que je ne m’arrêterai pas là! Avec le soleil qui commence à pointer son nez, j’ai des envies de couleur et je voyais bien mon coupon de viscose jaune devenir un top Stockholm. Seulement, au moment de couper, je me suis aperçue que ma jolie viscose était totalement transparente! J’ai réfléchi à doubler ma blouse mais j’ai eu peur de la surépaisseur à l’encolure. Cette viscose jaune aura un autre avenir printanier mais je voulais toujours ma blouse Stockholm. J’ai récemment rangé mon stock de tissus et retrouvé quelques pépites comme une jolie viscose achetée l’année dernière chez Pretty Mercerie.

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J’ai découpé une taille 38, qui reste un peu large pour un rendu un peu loose. Côté modifications, j’ai repris les mêmes que la dernière fois : pinces poitrines abaissées de 3 cm, encolure dégagée de 3 cm et longueur rallongée de 8 cm. Cette jolie viscose est fuyante à la découpe et j’ai généreusement usé du fabulon. La réalisation est très rapide surtout avec l’aide de la vidéo de montage. Le tissu ayant un motif, je n’ai pas réalisé la fente dans le dos mais ce sera pour une prochaine fois!

L’encolure est finie dans un biais rapporté, une chute de biais Liberty betsy coloris fluo thé (on ne se refait pas). J’ai fait une double piqûre pour bien maintenir le biais et l’ourlet mais je reconnaîs que c’est un peu du bidouillage 😉 J’ai eu un peu de mal à coudre l’ourlet avec ce beau tissu fluide et j’hésite sérieusement à m’offrir le cours d’artesane sur la couture des tissus qui fâchent…

Le soleil a pointé son nez et on a filé faire des photos 😉

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Blouse Stockholm

Encore une fois, j’aime beaucoup ma nouvelle version de la blouse Stockholm. Cet imprimé est vraiment joli et apporte un petit côté chic à ma blouse! Seule question, vais-je réussir à trouver le tissu jaune parfait pour ma blouse Stockholm de printemps?

Mon Port d’amour

J’avais à peine fini ma toile portable du Port trousers que je voulais en coudre un autre. J’étais ravie de ma toile mais il restait des imperfections et je ne voulais pas rester dessus. Et puis, en portant mon premier Port, je m’étais aperçue rapidement que la taille 40 était trop grande, même avec une ceinture. J’ai très rapidement acheté du sergé de coton avec élasthanne noir chez Mamzelle fourmi. J’en avais utilisé pour mon short Manège cet été.

J’ai à nouveau découpé le pdf en 38. Je déteste les PDF mais Pauline Alice n’envisage pas de le sortir en version papier… Le découpage du tissu a bien pris deux heures. Il y a des crans à reporter avec minutie pour un joli rendu et puis ce tissu déteste les épingles, il faut un peu forcer pour l’épingler (aucun trou heureusement) mais j’avais bien mal aux doigts! J’ai coupé dans les chutes de ma chemise Madame les poches, la doublure de ceinture et du biais maison, je me suis vraiment gâtée 😉

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Le montage est très bien expliqué même si j’ai encore bloqué sur les poches de devant. Les poches arrières ne présentent pas de difficulté mais nécessitent d’être bâties avant de piquer pour un résultat nickel.

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J’ai vraiment pris mon temps pour le coudre, près d’une semaine alors que j’étais à la maison. J’étais très fatiguée et je craignais les erreurs non rattrapables… Cette fois-ci, je me suis appuyée sur le pas à pas en photographies de Pauline Alice pour monter la braguette. J’y ai passé près d’une après-midi entière mais ça valait le coup, elle est très propre. Le montage demande de la patience et de la précision mais le résultat est vraiment au rendez-vous.

Bizarrement, j’ai passé beaucoup de temps sur les jambes. Au premier essayage, mon pantalon était bien trop large. J’ai repris la couture de l’intérieur en cousant à 2 cm et non plus à 1,5 cm et le résultat me plaisait mieux mais les côtés extérieurs restaient trop larges. J’ai testé divers ajustements et ai finalement repris un cm de chaque côté extérieur en commençant sous les hanches et en terminant après les coutures des genoux. C’est un peu du bidouillage mais ça me convient.

J’ai cousu du biais maison à cheval sur les revers des jambes, j’ai adoré ce détail sur les versions des étoiles et des pois et by Sandra’s hand. Je voulais border de biais à cheval l’intégralité des coutures mais j’ai changé d’avis. J’avais prévu du biais capel moutarde mais je craignais que ça ne limite mes possibilités d’assortir mon pantalon. Or, tout l’intérêt d’un pantalon noir, c’est d’aller avec tout! Du coup, j’ai sacrifié mes derniers centimètres de Liberty capel midnight pour coudre du biais maison. J’ai taillé des bandes de 5 cm et j’ai réussi à former du biais assez régulier. Après deux heures à préparer mon biais maison, je l’ai cousu sur 30 cm à compter des ourlets.

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Sur ma toile, j’étais assez déçue de ma ceinture intérieure qui ne couvrait pas bien la couture de la ceinture extérieure. J’ai donc fait mon repli à 1 cm au lieu de 1,5 cm et… ce n’était pas une bonne idée! J’avais été bien plus précise dans mon montage et 1,5 cm aurait été parfait. J’ai du refaire le repli après l’assemblage des deux ceintures et c’était assez pénible mais j’y suis arrivée. L’intérieur du pantalon est tellement joli avec des finitions! Enfin, j’ai cousu les passants, et heureusement car j’utilise une ceinture, mon port reste un peu large. Le bouton est un bouton à jean de chez Rascol (impossible à poser avec les doigts sauf à avoir les bras de Hulk).

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Je suis vraiment fan de mon port et de ses jolis détails!

Port trousers

Port trousers

Je n’ai qu’un petit regret, ce tissu accroche tous les poils et je dois bien choisir ce que je porte en haut pour éviter de faire négligée. J’aime beaucoup cette coupe qui change de mes habituels jeans et les revers équilibrent vraiment la silhouette en apportant un joli détail avec le biais.

Port trousers

Port trousers

Port trousers

Port trousers

Port trousers

Même s’il est parfaitement assorti à ma chemise Aime comme Madame, il se marie très bien avec un simple tee-shirt et un gilet cannelle.

Port trousers

Port trousers

J’ai déjà envie d’en coudre un troisième!

Madame Saint Pierre

Lorsque j’ai décidé que la dernière pièce de ma garde robe capsule serait une chemise Aime comme Madame en Liberty la réalisation d’une toile a été incontournable. Je n’avais encore jamais cousu ce modèle ni même une chemise et je ne voulais pas gâcher mon beau tissu. Je réalise mes toiles dans des coupons de coton de trois mètres des coupons de Saint Pierre, avec l’espoir de faire des toiles portables 😉 Cette fois-ci, j’ai opté pour un coton fleuri pour voir une idée du rendu de la chemise avec un tissu imprimé.

Aime comme Madame

J’ai découpé du M avec marges de couture et me suis lancée. Le montage est très bien expliqué, j’ai juste bloqué sur la couture de la doublure de l’empiècement dos. Avec un peu de logique, j’ai surmonté cette difficulté. Alors oui, il faut prendre son temps car il y a des surpiqûres, des replis, des points à la main. Il est indiqué une durée de couture de six heures, j’ai bien mis le double (sans compter la découpe, le marquage etc). Ceci étant, c’est une couture très agréable à réaliser et on voit la chemise se monter au fur et à mesure.

J’ai essayé ma toile sans avoir cousu les boutons, le temps pressant pour attaquer la version finale. Le fit était parfait avec la nécessité d’ajouter un petit centimètre supplémentaire à chaque hanche pour plus d’aisance. Et j’ai laissé ma toile de côté jusqu’à ces derniers jours… Après tout, ma toile était réussie et je voulais en profiter. J’avais fait réaliser les boutonnières à Paris et je lui ai cousu des boutons de nacre violets achetés chez Ma petite mercerie. Leur couleur est lumineuse et s’accorde parfaitement avec l’imprimé fleuri du tissu.

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Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Je suis séduite par cette chemise à laquelle je ne croyais pas trop au départ. Comme quoi, les toiles ont vraiment du bon 😉

L’art de ranger les legos

Mon lutin a atteint l’âge des legos… C’est très bien les legos pour les enfants mais pour les parents, c’est l’enfer ! Quel parent n’a jamais marché un peu vivement sur un petit lego, un tout petit, qu’on ne voit pas, et hurlé de douleur ? Pour Noël, mon lutin a demandé des legos star wars et son père, a demandé un sac-tapis exprès pour les legos, histoire de protéger nos pieds.

J’avais déjà vu un de ces tapis il y a trois ans, mais j’étais bien incapable de savoir le réalise après deux mois de couture… Un peu plus aguerrie, j’ai recherché un tutoriel sur internet et j’ai trouvé mon bonheur sur le blog de bleu des Vosges. J’ai acheté un coupon de jean aux coupons de Saint Pierre et la doublure en coton chez Rascol. Je n’ai pas triplé le tapis afin qu’il soit plus léger et facile à utiliser pour mon lutin. J’ai raemplacé le ruban plat par du cordon fin et utilisé des oeillets Prym, achetés au marché aux tissus.

Pour la première fois, la cousette a été réalisée en duo. Mon amoureux a voulu participé et m’a aidée à découper les tissus, les épingler, les repasser entre deux coutures et à poser les oeillets. C’était très agréable d’en faire un projet commune. La couture n’est pas compliquée mais un peu longue, vu l’ampleur du tapis.

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Les oeillets :

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Et le tapis devenu sac :

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A peine fini, mon lutin se l’est approprié. Et nos pieds sont désormais en sécurité :-)

Attaque de dinosaures

Quand j’ai vu passer ce jersey à dinosaures sur Instagram, j’ai tout de suite flashé dessus. C’est typiquement le genre de tissus qui me donne la côte avec mes lutins. Seulement, ça m’ennuyait un peu de payer les frais de port pour un seul coupon.. Et ma belle-soeur m’a parlé de sa future visite à l’atelier de la création qui vendait cet imprimé… Evidemment, j’ai sauté sur l’occasion et lui ai demandé si elle pouvait m’en acheter au passage.

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J’ai récupéré le tissu pendant les fêtes avec l’intention de coudre une pièce par enfant pendant les vacances. Les photos de classe étant prévues à la rentrée, c’était une bonne raison de ne pas traîner pour les coudre. J’ai tout de suite pensé à un tee-shirt manches raglans pour mon lutin, avec des manches noires pour casser un peu le doré de l’imprimé. J’ai repris le modèle Basic Falls du magazine Ottobre, bien rentabilisé cette année.

Je l’ai réalisé en taille 104. Les manches sont coupées dans un jersey noir acheté au marché aux tissus d’Arras et l’encolure dans un bord côte mamzelle fourmi. La réalisation a été très rapide et il a immédiatement été adopté.

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Pépette la chouette voulait une tunique, avec une capuche. Or, je n’avais pas de patron de base qui correspondait à ses désirs. Je suis donc partie du patron Basic Falls en 128. J’ai rallongé le tee-shirt en l’évasant.

La partie la plus difficile a été la création de la capuche. J’ai regardé divers tutoriels sur internet pour en créer une mais je n’arrivais pas du tout à la même forme d’encolure en partant de mon patron. J’ai décidé de reprendre le patron de la capuche du sweat-shirt Stevie de la Maison Victor, réalisé ici. Ce sweat comporte des manches raglans, donc la forme de l’encolure devait correspondre. J’ai rallongé l’encolure de 3 cm et le bord de la capuche d’1 centimètre. Je voulais une capuche qui se croise sur le devant comme sur le modèle Beagle Boy d’Ottobre, réalisé ici.

J’ai ensuite épinglé ma capuche sur l’encolure en prenant un repère à 2 cm des bords de la capuche. Ce repère a été épinglé sur le milieu du devant de chaque côté, de manière à ce que les bords se croisent. Un bon coup de surjeteuse et c’était impeccable. Je suis ravie de cette bidouille qui a bien fonctionné.

Les manches et l’intérieur de la capuche ont été découpées dans les chutes de mon plantain et l’extérieur dans les chutes d’un confortable. Ces coupons ont été bien rentabilisées 😉

La tunique a tout de suite plu à la jeune fille (Ouf). Ses exigences sont de plus en plus précises et il n’est pas toujours facile d’y coller 😉

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Après négociation,j’ai réussi à prendre cette photo en duo :

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Les cousettes ont été finies à temps pour les photos de classe 😉

Je ne me moque pas de ma première chemise – décembre de ma garde robe capsule

Et voilà, décembre est arrivé avec le dernier projet de la garde robe capsule, la chemise. En toute honnêteté, je ne porte jamais de chemise habituellement. Je n’ai rien contre mais c’est une question d’habitude (et de flemmardise aussi car une chemise, ça se repasse). J’avais sérieusement envisagé d’utiliser mon joker pour le projet chemise et de remplacer par une robe spéciale pour les fêtes. Et puis, l’idée avait fait son chemin et j’avais vraiment envie de la coudre ma chemise.

Au tout début du projet, je pensais coudre la mélilot de Deer and Doe. J’avais le patron mais j’ai hésité pour deux raisons. Ma belle-soeur l’avait cousue et avais eu un souci avec le col trop serré je crois. De plus, j’ai la taille plutôt fine et les hanches nettement marquées et j’avais peur que cette forme ne me convienne pas. J’ai finalement choisi la chemise cintrée et classique Aime comme Madame de Aime comme Marie. Je voulais une chemise qui puisse se porter au travail, à la maison, avec un jean ou une jupe. Le choix du tissu était donc fondamental et j’ai craqué pour le Liberty Capel Midnight. Ce coloris noir original donne un côté très chic à l’imprimé. Dès que Cousette l’a ressorti, j’en ai commandé immédiatement.

Le mois de décembre est court mais un tel projet nécessitait une toile. Dès que j’ai fini les cadeaux de Noël homemade, j’ai découpé ma toile dans un coton fleuri des coupons de saint pierre. L’idée était de coudre une toile portable, notamment au travail avec un jean ou plus casual avec un pantalon léger d’été. Une chemise, c’est un projet qui prend du temps. Le décalquage avec ajout des marges de couture prend bien une heure. Ensuite, la découpe du tissu et le report de tous les repères nécessite deux bonnes heures auxquelles j’ai ajouté le surfilage et l’entoilage.

Aime comme Madame

La couture du projet n’est pas rapide mais assez facile si on suit bien les explications. J’ai juste été embrouillée pour coudre le devant aux empiècements des épaules mais avec un peu de logique, j’ai fini par comprendre. Les finitions sont bien pensées (sauf aux emmanchures où il faudrait également surfiler les emmanchures des empiècements, ce qui n’est pas indiqué sur le livret). Toutes les surpiqûres permettent d’avoir une chemise bien finie, très proche d’un résultat professionnel. J’avais très peur de la couture du col et des poignets de manche mais ça s’est passé sans réelle difficulté.

La préparation des fentes des manches :
Aime comme Madame

J’ai cousu ma toile dans le week-end, environ 8 bonnes heures de couture. Je n’ai pas pris le temps de coudre les boutonnières et l’ai essayée avec des épingles pour maintenir les pans en place. Le fit était quasi parfait, j’ai ajouté un centimètre de chaque côté sur les hanches (surtout avant les fêtes ;-).

Après cette première étape longue mais indispensable, j’ai hyperventilé un grand coup et coupé mon précieux. J’ai ajouté un centimètre de marge sur les côtés des manches ainsi que des pièces dos et devant pour des finitions en couture anglaise.

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En revanche, j’ai choisi de ganser de biais les coutures d’emmanchures pour un fini propre. La résorption de l’embu est une de mes bêtes noires en couture et les coutures anglaises rajoutent une difficulté dont je n’ai pas besoin.

Aime comme Madame

Cette couture a été plus longue car répartie sur mes soirées lors de ma dernière semaine de travail (aïe aïe aïe).

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Je voulais vraiment finir ma couture avant mon départ sur Paris pour les fêtes afin d’aller faire réaliser mes boutonnières. Vu l’ampleur du travail et la finesse du tissu, j’ai toujours peur du bourrage machine et du trou dans ce tissu tout fin. J’ai donc décidé de jouer la sécurité.

La dernière couture :

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J’ai fini de réaliser ma chemise le matin à 09h00, juste avant de prendre la voiture en fait. C’est un projet long mais une vraie couture plaisir avec de belles finitions et le plaisir d’un tissu sublime au regard et au toucher. J’ai cousu à la main tous les boutons en regardant une série le 26 décembre au calme (la magie de Noël).

Je dois l’avouer, j’ai été un poil déçue en voyant qu’une des boutonnières n’était pas parfaitement alignée avec les autres, mais c’était trop tard. Ca ne se voit pas sur le projet mais bon, je l’aurais voulue parfaite ma chemise ! En dehors de ce tout petit défaut, je l’adore ma chemise. Je suis très fière de tous ces détails qui en font une vraie chemise : fente aux poignets, poignets boutonnés, ourlet très fin à 5mm, col et pied de col. C’est mon premier vêtement intégralement cousu en liberty et c’est tellement plaisant.

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

L’ourlet tout fin à double rentré de 5 mm:
Aime comme Madame

Concentration au maximum pour boutonner les bracelets de manche 😉
Aime comme Madame

Aime comme Madame

Et évidemment, c’est la cousette qui boucle ma garde robe capsule, un projet un peu fou cousu sur toute une année. Là aussi, je suis fière (il n’y a pas d’autre mot) d’avoir été au bout de ce challenge et d’avoir progressé, repoussé mes limites en couture, bousculé certaines de mes habitudes, mais ce sera l’occasion d’un article à part entière je crois!

Ma Aime comme madame est bien le dernier projet de l’année, porté pour fêter dignement le passage à 2018 que je vous souhaite douce et gaie!

Aime comme Madame

Douce nuit avec Cousette – novembre de ma garde robe capsule

A mon anniversaire, j’ai eu une belle carte cadeau chez Cousette. Il faut dire que dans ma famille, tout le monde a bien compris ma passion pour la couture et pour les jolis tissus. Quatre personnes ayant décidé de me gâter en tissus, j’ai choisi Cousette. Leurs tissus sont toujours de très belle qualité et j’avais notamment repéré de la flanelle, de l’interlock assorti, du jacquard, bref des merveilles!

Les froides températures de novembre se prêtaient bien à coudre le pyjama pour ma garde robe capsule. En plus, l’un de mes pantalons de pyjama fétiche a rendu l’âme en début de mois… Au-delà du challenge, le pyjama était devenu un besoin.

Dès le début du projet, j’avais décidé de coudre l’ultimate pyjamas de Sew Over it. C’est exactement le type de pyjama que j’aime mettre. En plus, il y avait un tutoriel pour y ajouter des poches, c’était parfait! Pour accentuer le côté doudou, j’ai choisi de la flanelle. La nouvelle collection cousette en flanelle est très belle et j’ai opté pour le coloris sanguine, très automnal. Un petit ruban assorti et c’était parti. Pour le haut, ce serait un plantain (ma nouvelle marotte) en interlock ivoire avec une poche poitrine assortie en flanelle.

Respectant le tableau des tailles, j’ai coupé mon bas de pyjama en S. Première bonne surprise, j’ai pu caser toutes mes pièces (en respectant le droit fil bien sûr) de manière à me garder près d’1,20 mètres de tissus.

Ultimate pyjamas

J’ai ensuite surjeté toutes les pièces avant d’attaquer le montage des poches. J’ai évidemment commencé par partir bille en tête et aller trop vite avant de me concentrer sur les explications (ben oui, c’est plus simple). Par prudence, j’ai systématiquement traduit via google translate les explications.

Arrivée au montage de la ceinture, j’essaie le pantalon avant de la coudre et là, c’est bien trop grand! Par sécurité, j’avais cousu à 1 cm et non 1,5 cm comme indiqué sur le livret puisque j’avais raboté toutes mes pièces en les surjetant. J’ai donc ajouté 0,5 cm de marge et ce n’était pas assez. J’ai à nouveau enlevé 1 cm sur les côtés et l’intérieur des jambes et c’était nettement mieux. La prochaine version sera cousue dans la taille du dessous. Je gagnerai du temps et du tissu!

Le rabotage des côtés :
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Ensuite, j’ai eu un mal de chien à coudre mes boutonnières. Je pestais contre ma machine avant de réaliser que là-aussi, j’étais partie trop vite et n’avais pas mis le bouton au bon endroit sur le pied. En réglant ce problème, mes boutonnières ont évidemment roulé! J’avais pris soin d’entoiler à la vlieseline leur emplacement.

J’ai cousu un ourlet classique pour les jambes. j’avais hésité avec une broderie machine mais ça ne rendait pas bien sur ce tissu à motif. Je me suis contentée du point droit mais ai bien raccourci le pantalon. Initialement, je marchais dessus et le risque est une usure prématurée!

Ultimate pyjamas

Le tee-shirt a été sans complication, une fois cousue la poche poitrine. J’ai repris le gabarit et l’emplacement de la robe Arum. Sur une prochaine version, je la décalerai de 2 ou 3 cm vers le centre mais rien de choquant. Je l’ai bâtie à la main avant de la piquer et cela donne un résultat très propre.

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Ensuite, le montage est très classique. J’ai repris les mêmes modifications de l’encolure que dans ma dernière version et posé une bande d’encolure rabattue et surpiquée à l’aiguille double.Les manches et le corps ont aussi été rallongées comme pour mon dernier plantain et tous les ourlets sont à l’aiguille double ton sur ton.

Et voici mon pyjama doudou!

Ultimate pyjamas Plantain

L’interlock ivoire est un peu transparent alors j’ai demandé à Nestor le dragon de poser avec moi 😉

Ultimate pyjamas Plantain

Ultimate pyjamas Plantain

Ultimate pyjamas Plantain

Ultimate pyjamas Plantain

Il est très confortable, agréable à porter avec des tisssus tous doux et j’aime beaucoup l’ajout de la poche poitrine qui en fait un vrai pyjama assorti! Et puis, un pyjama tout en tissus cousette, c’est la classe 😉

Dormir au pays des cow boys

Depuis quelques mois, j’essaie de coudre plus souvent pour mes enfants. Au-delà de la fierté de les voir porter mes cousettes, cela permet d’avoir des habits bien adaptés à leurs besoins et à leurs envies, avec un coût plus avantageux. Parmi les projets que je couds souvent pour eux, celui qui arrive en tête est le pyjama. C’est un projet bien rentabilisé et les enfants participent au choix des tissus.

J’en ai cousu un récemment pour mon lutin, dans le jersey tigres de chez Ikatee couture. Il le porte avec plaisir et j’ai décidé de reprendre exactement l’association de ces deux modèles. Pépette la chouette avait également besoin d’un nouveau pyjama, celui cousu pour Noël l’an dernier n’ayant pas survécu… Cet été, j’ai profité des grosses soldes chez tissus.net avec des jerseys imprimés à 3 € du mètre. J’ai choisi les motifs cow boys et chevaliers. Ce sont des motifs un peu plus chargés que ceux qui me plaisent mais le prix était vraiment intéressant et je savais qu’ils plairaient à mes lutins. En prenant des coupons de deux mètres, je pensais être large pour coudre des paires de pyjamas assortis…

Le détail du motif :

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Seulement, j’ai découvert récemment qu’un mètre, ça fait juste pour mon lutin. Sachant que Pépette la chouette porte du 8 ans, caser deux pyjamas dans deux mètres, c’est impossible. Evidemment, je n’ai pas dit mon dernier mot! J’ai repris l’association du pantalon Morganours de Aime comme Marie, en remontant cependant la fourche de deux centimètres. J’ai aussi repris le tee-shirt à manches raglan Basic Falls de Ottobre.

J’ai casé en priorité le pyjama de Pépette la chouette qui avait flashé sur l’imprimé cow-boys. J’ai découpé tranquillement et réalisé avec horreur que j’avais oublié le sens des motifs… J’avais coupé le dos à l’envers. Qu’à cela ne tienne, j’ai exhumé un coupon de jersey vert forêt acheté chez Mamzelle Fourmi. Le coloris était bien assorti, le même que les cactus. J’ai donc découpé un dos dedans. Seulement, le coupon de 50 cm était trop petit en longueur pour une taille 8 ans. J’ai donc récoupé une bande (dans le bon sens hein) dans mon dos coupé à l’envers pour rappeler l’imprimé. Et hop, le tour était joué!

J’ai ensuite découpé celui de mon lutin avec la même modification que précédemment et découpé le dos dans le jersey vert forêt. J’ai ensuite découpé pour les deux des bandes d’encolure et de finition des manches en bord côte rouge.

L’assemblage est très rapide pour le tee-shirt. Le bas se monte aussi rapidement, je dirai 2 heures grand maximum. En revanche, les finitions ont été plus difficiles. Ce jersey se déforme énormément. Du coup, mes bandes d’encolure et mes poignets de manche sont moins réussis que je ne l’aurai voulu. Forcément, le jersey se détendant au moins autant que le bord côte, c’est difficile de faire une couture bien régulière. J’utiliserai une autre technique pour le deuxième coupon de mon stock.

Ceci étant, ces petits pyjamas sont plutôt réussis et ils leur plaisent. Ils ont couru, sauté et fait les clowns dedans. J’ai du un peu négocier pour la séance photo mais on s’est bien amusé.

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C’est rare que je leur couse des projets assortis et ça leur a plu. Et quelle fierté de voir dans leur armoire qu’à part un moment de faiblesse chez Vertbaudet, tous leurs pyjamas sont faits maisons 😉

Ma petite jupe noire

Depuis longtemps, il me manque dans mon dressing une petite jupe noire casual. J’en ai une très jolie en cupro de chez Ekyog, achetée avant que je me mette à la couture. Elle est très féminine et élégante mais elle a un gros défaut : il faut la repasser à fond pour placer les plis et elle est très vite froissée. Bref, elle reste souvent dans mon placard pour cause de flemmingite aiguë.

L’an dernier, j’avais reçu à mon anniversaire une carte cadeau France duval stalla. J’avais acheté du matelassé bleu, cousu en un sweatshirt confortable, du sergé marine à pois dorés cousu en une Be pretty et du matelassé noir, encore non utilisé. Je savais dès le départ que ce serait une nouvelle mini, quand on aime on ne compte pas. Je n’ai pas trouvé le temps de la coudre durant l’hiver, et bon, une jupe en matelassé l’été, ça ne sert à rien…

Après avoir ma cousu ma Mina noire et moutarde, j’ai décidé de me coudre ma Mini noire. J’ai taillé la parementure de la fermeture éclair dans du plumetis gris France Duval Stalla, une chute de ma blouse La Brune adorée. La découpe est ultra rapide (trois pièces). J’ai taillé un M avec marges de couture mais j’ai pas mal raboté au final. Le plus long a été la couture du biais à la parementure. Afin d’avoir de jolies finitions, je l’ai bordée de biais petit pan à cheval mais j’ai été trop vite. J’ai du reprendre plusieurs fois ma couture pour un résultat net.

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Ensuite, l’assemblage se fait très vite. J’ai bâti à la main la fermeture éclair et je ne regrette pas, sa couture a été bien plus facile ensuite. La jupe était trop large aux hanches et à la taille. J’ai ressorti ma Mini en molleton (déjà modifiée) et repris tout simplement sa ligne. Deux coups de surjeteuse et c’était plié.

J’ai cousu toutes les finitions avec du biais petit pan. Je trouve que cet imprimé égaie bien ce noir (même s’il n’y a que moi qui le vois, c’est du biais rapporté).

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Et voilà, une petite jupe noire toute simple que je vais pouvoir porter facilement.

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Evidemment, le collant opaque sera obligatoire au boulot car elle reste courte mais bon, on peut être féminine au boulot non?

En guest star, le snood cousu à mon lutin dans la foulée, selon le tutoriel de Laisse Luciefer. Son site est une vraie mine d’or de tutoriels, je vous le recommande.

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Le coton vient du marché aux tissus d’Arras, un vrai lieu de perdition, l’homme doit regretter de m’avoir laissée y aller seule 😉 J’ai ajouté un petit ruban coté pour égayer et sur le deuxième, j’ai écrit son prénom au feutre textile (j’ai décidé d’arrêter les étiquettes thermocollantes pleines de solvants). La doublure est un magnifique doudou bleu nuit de mon stock, d’ailleurs, il irait bien avec un autre coupon du marché aux tissus mais pour moi cette fois-ci 😉