Promenade en rue de Sévigné

Rue de Sévigné, c’est un très joli modèle de robe fluide de La Droguerie. Cela fait maintenant deux ans que je me suis lancée dans l’aventure de la couture et je n’avais, jusqu’à hier, jamais cousu de modèle de La Droguerie. Et oui, pour moi, La Droguerie, c’était l’antre des tricoteuses, ma mère a des doigts de fée et j’y suis souvent allée enfant.

Justement, pour mon anniversaire, ma mère m’a emmenée à la droguerie, choisir deux patrons et tout le matos pour les réaliser. Evidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de craquer sur ce patron de robe (c’est pas comme si mon armoire était remplie de robes hein). Le côté loose et décontracté de ce modèle avec les petits revers de manche ainsi que la possibilité de la porter ceinturée ou non m’a tout de suite tapé dans l’oeil. J’avais initialement choisi du coton mais la vendeuse m’a conseillé de rester sur de la viscose pour garder ce côté loose et que ma robe ait un joli tombé. J’ai finalement craqué pour le tissu dans lequel le patron d’expo était réalisé, une merveilleuse viscose bleu marine à feuillage brun, réveillée par des petits points bleus ciels.

viscose la droguerie

Je n’ai pas attaqué tout de suite la réalisation, ayant d’autres en cours mais j’ai voulu coudre cette robe avant d’attaquer les cadeaux de Noël maison (maintenant je ne peux plus reculer). J’ai décalqué la robe en 38, pour ma taille habituelle. Le patron est marges de couture incluses ce qui est assez pratique. Je n’ai pas voulu tenter les coutures anglaises pour une première réalisation mais je ne suis pas sûre que ce soit très compatible avec les découpes du devant pour garder ce joli tombé fluide. Je n’ai pas suivi le plan de coupe du patron qui propose une coupe tissu à plat pour deux raisons. D’abord ma table n’est pas assez grande pour qu’un coupon de 2 m sur 145 de laize tienne à plat. Le tissu aurait pendouillé par endroit et c’est le meilleur moyen de ne pas avoir une coupe droite. En plus, les pièces étant décalquées en demi-pièces, il aurait fallu épingler chaque pièce en dessinant son empreinte puis la repositionner en miroir pour découper l’autre moitié. Bref, cela aurait été très compliqué pour un résultat risqué. J’ai préféré plier en portefeuille mon coupon pour découper les pièces au pli, sauf pour les manches qui se découpent à plat en miroir. J’ai empesé ma viscose avec du fabulon en spray, elle a moins bougé et m’a permis une coupe plus rapide et plus nette.

Après la découpe, j’ai cousu immédiatement les pinces du dos et attaqué la soirée surfilage… J’ai eu beau suivre à la lettre les conseils de Marie-Emilienne dans son cours d’Artesane sur la surjeteuse pour équilibrer mon surjet, il n’est pas au top. Il faut dire que les aiguilles fines que j’ai achetées pour la surjeteuse semblent avoir un défaut et sortent de leur logement. J’ai donc du remettre celle pour le molleton, un peu fatiguée et épaisse pour ce tissu fin. Bon, mon surjet fait le job, mais ce n’est pas du travail nickel.

J’ai été désarçonnée par le livret de montage de la droguerie. Les explications sont très succinctes et je ne le recommande pas aux débutantes. La robe est d’un niveau 3/4 mais j’ai surtout été gênée par les schémas. J’ai l’habitude des notices de montage qui montrent comment disposer les pièces avant couture (Aime comme Marie, Christelle coud) et là, c’est l’inverse. Surtout que toutes les étapes ne font pas l’objet d’un schéma. J’ai principalement été gênée pour la couture des côtés du devant, et d’un coup, j’ai compris qu’il fallait inverser la logique. En cherchant à reconstruire le devant une fois monté, j’ai compris comment faire et ça a été tout seul.

Cette viscose est très agréable à porter car très fluide. Du coup, elle a tendance à glisser et à ne vouloir en faire qu’à sa tête sous le pied de biche. Heureusement que Germaine a le système double entraînement car sinon, cela aurait été l’enfer et j’aurais dû tout bâtir.

Cette robe se porte aussi bien ceinturée :
Robe rue de sévigné

Que non :
Robe rue de Sévigné

Robe rue de Sévigné

L’ourlet a été un peu compliqué et il n’est pas parfait. J’ai découpé à nouveau proprement le bas de la robe pour garder la forme initiale et fait un double ourlet de deux fois deux cm, un tout petit peu plus court que celui de la notice. J’ai passé une soirée entière à marquer mon ourlet à la craie, le plier, repasser pour finalement le piquer.

Robe Rue de Sévigné

Le petit revers des manches :

Robe Rue de Sévigné

Un petit tour au lave-linge, un séchage sur cintre et ma robe était prête à porter le lendemain matin. Je suis ravie de ce modèle qui est un bonheur à porter et se marie très bien avec ma garde robe actuelle. Je peux maintenant crâner dans ma robe Rue de Sévigné :-)

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