Marche à suivre, le parfait petit short de plage

Autant j’aime être en vacances, autant je déteste les préparatifs et la veille du départ. Traditionnellement, je me charge des bagages et mon amoureux de la majeure partie de la conduite. Seulement, je déteste toujours faire les bagages. C’est long, j’ai toujours peur d’oublier quelque chose, je change d’avis sur le contenu des valises… Du coup, je procrastine et je les fais toujours au (tout) dernier moment. Cette année, je n’ai pas dérogé à mes habitudes et, dans un élan d’optimisme, j’ai décidé que les bagages ne me prendraient qu’une heure et boum, je me suis coupé un petit short dans les chutes de chambray de ma robe Aime comme Martine (et oui, des chutes d’il y a déjà deux ans).

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Je voulais un petit short tout simple, une couture rapide sans prise de tête et le patron Marche à suivre de Aime comme Marie en version Shorty m’est apparu tout indiqué. Quatre pièces à coudre, des surjets, des ourlets à double rentré et un élastique à insérer, parfait pour une cousette en deux heures top chrono! J’ai décalqué une taille M, et rallongé le short de 3 cm par rapport à ce qui est prévu. Trop court, je sais que je n’aurai pas assumé.

Bon, j’ai été raisonnable, j’ai attaqué la couture après avoir fini les bagages, un peu tard mais on est motivé ou on ne l’est pas! Le montage est hyper rapide et le plus long a évidemment été l’insertion de l’élastique. J’ai toujours du mal à les insérer sans les vriller et cette fois-ci n’a pas dérogé à la règle. J’ai du m’y reprendre à deux fois pour un élastique inséré bien à plat, d’ailleurs, si quelqu’un à une astuce magique, je suis preneuse 😉

Comme je n’avais pas le temps de laver mon short avant le départ, j’ai fait tous mes repères avec un reste de savon qui a le bon goût de s’effacer après un bon coup de centrale vapeur! Et zou, à 23h30, mon nouveau short était glissé dans ma valise. Alors bon, quand le réveil a sonné à 02h00 du matin, je ne faisais pas la fière…

Cependant, ce petit short de dernière minute s’est révélé être le short idéal pour les vacances à la plage. Vite enfilé, vite retiré sur le maillot, un petit top, des sandales et c’était parti! Je crois que c’est le vêtement que j’ai le plus porté durant mes vacances et il s’entend à merveille avec mes tops ségurs, mes teesh Arsène et mon sac Malo. Et taillé dans des chutes, c’est une cousette hyper rentable ! Il est très peu gourmand en tissu et tient sur un tout petit métrage, toujours bon à savoir.

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Aime comme marche à suivre

Maintenant, je vais attaquer la version longue et avec poches car je manque cruellement (façon de parler) de pantalons d’intérieurs doudous et l’automne s’approche à grands pas…

Melrose et Arsène

Grande fan de Aime comme Marie, je suis la marque sur Instagram et il y a quelques jours, j’ai eu un coup de foudre pour la tenue de Marie, une superbe jupe longue. J’ai immédiatement cherché le patron de cette jupe Melrose et découvert que ce patron était offert sur le site. Sitôt vu, sitôt téléchargé, imprimé et scotché, mais avant de la coudre, j’ai regardé le cours d’Artesane et France Duval Stalla sur la couture des élastiques acheté aux soldes d’hiver. Grand bien m’en a pris car je n’avais jamais aussi proprement cousu d’élastique avant !

Pour réaliser ma jupe, j’ai décidé d’être raisonnable et de piocher dans mon stock : du jersey petit bateau milleraies (une super trouvaille de ma belle soeur chez son marchand de tissus attitré) et de l’élastique France Duval Stalla acheté il y a près de deux ans en flashant sur sa couleur mais sans trop savoir quoi en faire.

La réalisation est assez rapide, je dirai environ deux entre trente car j’ai pris mon temps pour l’élastique. Je n’ai fait qu’une modification, rallonger un peu la bande d’élastique pour pouvoir respirer en mettant ma jupe 😉 Sur la prochaine version, je pense que je la raccourcirai de 3 cm pour éviter que ma jupe ne traîne par terre. En revanche, quel bonheur à porter cette jupe ! La découpe devant est très féminine et permet de marcher facilement, je suis fan!

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Le bel élastique :

Aime comme Melrose

J’ai découpé deux tee-shirts Arsène, également des patrons offerts, mais par la marque Chez Machine cette fois. J’avais réalisé ce modèle un peu loose en septembre et je l’ai beaucoup porté. C’était donc l’occasion d’en coudre d’autres. J’ai coupé dans des jerseys lurex achetés chez Motif personnel ce printemps. Ils sont très doux, souples, donc un peu capricieux à la couture 😉

J’ai légèrement modifié le patron en restant sur une taille 38 : l’encolure est remontée de deux centimètres au niveau du décolleté et j’ai allongé la ligne d’épaule d’un centimètre vers le cou pour cacher mes deux bretelles de soutien gorge. J’ai également rallongé le tee-shirt de 5 cm. Comme toujours, ma grande difficulté a été de réaliser l’encolure.

J’avais d’abord mal calculé l’élasticité de mon jersey et ma première bande était trop courte. J’ai recommencé mon calcul et elle était bien régulière mais trop lâche. J’ai à nouveau recommencé et changé de technique : une bande d’encolure rabattue plus facile à maîtriser. Elle est cousue sur l’envers puis repliée sur l’endroit et surpiqué au tee-shirt pour assurer son maintien. C’est définitivement la technique que je maîtrise le mieux.

Sur le tee-shirt blanc, j’ai recommencé trois fois par surpiqûre à l’aiguille double pour qu’elle soit régulière. Sur le tee-shirt rose, après plusieurs tentatives non satisfaisantes, je me suis limitée à une surpiqûre simple bien régulière. Pour les deux surpiqûres, j’ai allongé le point à 30 millimètres et le résultat est très propre.

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Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

Aime comme Melrose

L’association de ces deux patrons gratuits me plaît beaucoup et il va falloir que je trouve le temps de coudre une deuxième jupe Melrose. C’est la parfaite tenue pour la plage à assortir avec un maillot de bain. Et pour faire plaisir à mon amie Léna, je la porterai aussi avec un haut plus ajusté pour montrer ce bel élastique 😉

Atelier brunette me susurre des mots doux à l’oreille

Malgré ma passion pour la couture et les tissus, mon stock effrayant, je n’ai été qu’à un seul salon création et savoir faire. Je n’habite pas à Paris et mes contraintes professionnelles ne me permettent pas forcément de m’organiser pour ces événements. Autant vous dire que j’ai adoré mon unique expérience et chéri chacun des coupons ou patrons achetés à cette occasion. J’avais visité les stands de Aime comme Marie, Henry et henriette, un chat sur un fil et évidemment Atelier Brunette. Je m’étais promis de m’offrir un grand coupon de mon tissu préféré ce jour-là et sans surprise, j’avais flashé sur le modal Lili et son imprimé poétique. Le temps a passé et j’avais envisagé divers projets pour cette merveille sans jamais sauter le pas de la réalisation.

Et il y a une semaine, l’impensable s’est produit, j’ai coupé dedans ! D’un coup, comme ça, et sans hésiter en plus! C’était un pari risqué car je n’ai pas fait de toile pour ce modèle et que je voulais porter ma cousette pour un entretien avec mes futurs chefs, je change de boulot en septembre ! J’ai osé le combo, couture de l’extrême, nouveau patron et tissu chouchou et même pas mal!

J’avais envie d’une robe féminine et simple et je me suis tournée vers une valeur sûre, Aime comme Marie. Je crois que c’est la marque que j’ai le plus cousu en près de 4 ans et je n’ai eu que deux fails au tout début (dont un qui me sert de chemise de nuit). Ayant envie de nouveauté, j’ai tenté la Aime comme mots doux, une jolie robe portefeuille en version courte (un peu rallongée pour la décence).

Ne voulant pas être boudinée, j’ai tracé un compromis S pour le haut et M pour le bas et rallongé les jupes de 3 cm. Il y a 7 pièces à découper et pas mal de crans et repères à reporter pour l’assemblage. Ensuite, j’ai entoilé les parementures comme conseillé et c’est bien nécessaire.

Aime comme Mots doux

La couture est assez simple et le livret bien expliqué. Il faut surtout du temps et de la minutie car certaines pièces sont longues (et encore j’ai fait la version courte) et on peut facilement avoir une couture irrégulière par manque de concentration. J’ai été d’autant plus vigilante que ce tissu tout doux glisse facilement et le pied à double entraînement de ma pfaff a été un allié indispensable !

Après un marathon de couture durant le week-end, ma robe a été finie le dimanche soir. Je ne vous cache pas que j’ai un peu tremblé à l’essayage final et, ouuuffff, je l’adore. La coupe est féminine et plutôt flatteuse sans compter que ce tissu est juste une caresse sur la peau. D’ailleurs, je vérifie toujours que la robe est en place car on peut facilement l’oublier tellement le tissu est léger! Je préfère tout de même glisser un petit débardeur sous la robe car le décolleté est un peu trop profond à mon goût mais ça ne me gêne pas du tout.

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Avec mon Idoia récemment cousue, je crois que j’ai trouvé les robes de l’été. Une version de mi-saison me tenterait bien, en crêpe à porter avec des bottes ou des petites boots… Mais combien de fois ai-je dit ça 😉

Aime comme Mots doux

Short morganours

Pour attaquer la garde robe d’été de mon lutin, j’ai commencé par un patron déjà validé, le short aime comme Morganours. Mon lutin porte maintenant du 5 ans et j’ai cousu du 6 ans sans marges de coutures. Bon, le prochain, sera du 6 ans marges incluses car il n’y a vraiment rien de trop! Nous sommes en grande phase pirates et j’ai flashé sur ce coupon de coton Michaël Kauffman chez Motif personnel.

Détail du motif :
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Côté montage, rien à dire, c’est très rapide à réaliser (une petite soirée). Je n’ai fait qu’une modification, remplacer le bas arrondi du short gansé de biais à cheval par un bas droit rallongé pour un double ourlet classique.

short Morganours

Sans surprise, ce short a été immédiatement adopté par son propriétaire qui voulait absolument le porter (malgré les litres de pluie au dehors). Il lui va parfaitement même si du 6 ans classique aurait donné plus d’aisance et un rajout de quelques centimètres en longueur ne serait pas de trop. Et il peut se porter pour faire vélo, se balader et faire le clown. Le parfait petit short quoi !

short Morganours

short Morganours

short Morganours

short Morganours

short Morganours

Mon petit doigt me dit qu’il va bientôt être réutilisé pour un pyjashort…

short Morganours

Montmartre de printemps

Montmartre, c’est l’histoire d’un patron qui ne m’avait pas plu lors de sa sortie. J’habite dans le Pas de calais alors un manteau qui ne se ferme pas, très peu pour moi! Et il y a quelques mois, j’ai vu de nouvelles versions et j’ai eu envie d’un Montmartre de printemps. En veste de mi saison, l’absence de fermeture n’est plus un problème. Patiente, j’ai acheté le patron d’occasion sur Instagram (d’ailleurs, je vous conseille vivement le compte @vente_patron_couture une vraie mine d’or pour revendre ses patrons et en acheter d’occasion).

Le printemps est arrivé et j’ai décidé d’attaquer ma cousette avant l’été (histoire d’avoir le temps de la porter). Evidemment, je n’ai pas réussi à faire simple et j’avais très envie de réaliser ma veste en gabardine de coton, rose de préférence. Seulement, le patron préconise un tissu avec une laize de 1,50 m et je ne trouvais pas mon bonheur. Finalement, la solution est aussi venue d’Instagram avec l’astuce proposée par l’atelier de Lisa : créer un empiècement à la manche en la coupant en deux morceaux.

J’ai craqué sur la gabardine de coton et un coton pour la doublure, le tout chez mondial tissus. J’ai longuement hésité avec une viscose pour la doublure mais je craignais qu’elle ne me tienne trop chaud. Finalement, je regrette un petit peu ce choix et sur une prochaine version de veste (Montmartre ou autre patron), je prendrai une viscose pour la doublure (ou un liberty, on ne se refait pas).

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Alors j’ai été très minutieuse lors de la découpe pour la création des empiècements de bas de manche et respecter le droit fil dans leur découpe. Un des gros avantages de ce patron est qu’il y a très peu de pièces à découper, les manches ne formant qu’une seule pièce avec le corps.

Le montage est assez rapide et je pense, pour une fois, avoir respecté le temps de couture de 04 heures indiquées sur le patron. J’avais très peur des poches mais la technique proposée est finalement assez simple. Dans une prochaine version, je me lancerai peut-être dans des poches passepoilées ou paysannes qui apportent un côté plus classe au patron. En revanche, j’ai été un peu désarçonnée par le montage final et les enformes. Et puis, je me suis fait beaucoup de noeuds au cerveau alors qu’il suffisait de se laisser porter et qu’il n’y avait aucune difficulté particulière. Bon, je n’ai fait qu’une seule petite modification : rallonger les manches de 5 cm et j’ai ajouté une surpiqûre le long de la couture de la doublure à l’intérieur de la veste.

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je suis un peu désarçonnée par cette veste, je n’ai pas l’habitude de cette coupe un peu oversize mais je trouve qu’elle rend très bien avec un pantalon ou un jean. En plus, elle est parfaitement assortie à mes baskets roses à paillettes (que j’ai achetées en me disant qu’elles iraient très bien ensemble). Je trouve simplement les manches un peu courtes et un peu serrées. Dans une prochaine version, je rallongerai les manches de 3 cm supplémentaires et ajouterai 1,5 cm d’aisance sur les coutures latérales. Ceci étant, je chipote car elle est réussie et agréable à porter cette veste, d’autant plus que j’adore cette couleur!

Aime comme Montmartre

Mon sac week-end

Je l’admets, je couds assez peu d’accessoires. Quelques tote bags, des trousses ou des pochons et les cartables de mes lutins, c’est à peu près tout ce que j’ai cousu comme accessoires en trois ans. J’apprécie particulièrement la couture de vêtements et je délaisse souvent les accessoires.

Il y a quelques mois, j’ai flashé sur le sac cousu par ma copine Lena dans un beau jacquard de chez Henry et Henriette. Et peu de temps après, j’ai eu un coup de coeur pour un jacquard chez Cousette. J’ai décidé de me coudre enfin le sac week-end de Aime comme Marie en associant ce jacquard à un natté de coton fraise toujours chez Cousette. J’avais peur que le sac ne manque de tenue et j’ai demandé conseil à ma belle-soeur experte en accessoire. Elle m’a conseillé de le tripler avec une toile Ikéa et m’en a généreusement offert un coupon d’un mètre :-)

sac week-end

La découpe est très rapide et le montage est très bien expliqué jusqu’à la pose des faces de côtés. Là, j’avoue, je n’ai pas tout compris. J’ai d’abord été induite en erreur par l’indication que désormais on coudrait la doublure et l’extérieur ensemble, comme une seule pièce. En fait, ce n’est valable que pour la partie déjà montée du sac. Je n’arrivais pas à résorber proprement l’embu, c’était une catastrophe! J’ai modifié mes coins en faisant un plus grand arrondi et c’est tout de suite allé mieux.

sac week-end

Et puis, je n’ai rien compris à la technique du ravioli… J’ai eu beau chercher sur internet, retourner mon sac dans tous les sens, grosse panique! J’ai trouvé un pas à pas en photos mais il ne m’a pas éclairée… Et finalement, d’un coup, j’ai compris (comment je ne sais pas). Pour le deuxième côté, j’ai cousu la doublure à 0,5 cm de la première couture d’assemblage ce qui était nettement plus facile et a permis d’absorber les quelques petits plis de la résorption de l’embu.

J’ai ensuite attaqué la couture des anses. Au départ, j’ai voulu les renforcer avec la toile ikéa mais impossible de les retourner. Après deux heures à torturer mon tissu, j’ai fini par admettre que je n’arriverai pas à les retourner. J’ai donc enlevé la doublure et j’ai enfin pu les retourner (ouf)!

L’étiquette en cuir pailleté provient de Little Fabrics, je n’ai pas réussi à découper proprement les languettes dans mes chutes et j’ai choisi de les découper dans le jacquard. Je trouve que ces détails ajoutent un côté chic et bien fini au sac.

Le détail de cette merveille de tissu:
sac week-end

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Malgré quelques difficultés techniques principalement dues à mon manque d’expérience en matière d’accessoire, j’ai adoré coudre mon sac. J’aime beaucoup le rendu de ce sac et son ampleur, sa taille est idéale pour de petites vacances. Et ce tissu, je ne me lasse pas de ce jacquard, il m’en reste un tout petit coupon pour me faire une trousse assortie. Et maintenant que j’ai mon sac, mon amoureux n’a plus qu’à nous organiser un week-end 😉

Madame Saint Pierre

Lorsque j’ai décidé que la dernière pièce de ma garde robe capsule serait une chemise Aime comme Madame en Liberty la réalisation d’une toile a été incontournable. Je n’avais encore jamais cousu ce modèle ni même une chemise et je ne voulais pas gâcher mon beau tissu. Je réalise mes toiles dans des coupons de coton de trois mètres des coupons de Saint Pierre, avec l’espoir de faire des toiles portables 😉 Cette fois-ci, j’ai opté pour un coton fleuri pour voir une idée du rendu de la chemise avec un tissu imprimé.

Aime comme Madame

J’ai découpé du M avec marges de couture et me suis lancée. Le montage est très bien expliqué, j’ai juste bloqué sur la couture de la doublure de l’empiècement dos. Avec un peu de logique, j’ai surmonté cette difficulté. Alors oui, il faut prendre son temps car il y a des surpiqûres, des replis, des points à la main. Il est indiqué une durée de couture de six heures, j’ai bien mis le double (sans compter la découpe, le marquage etc). Ceci étant, c’est une couture très agréable à réaliser et on voit la chemise se monter au fur et à mesure.

J’ai essayé ma toile sans avoir cousu les boutons, le temps pressant pour attaquer la version finale. Le fit était parfait avec la nécessité d’ajouter un petit centimètre supplémentaire à chaque hanche pour plus d’aisance. Et j’ai laissé ma toile de côté jusqu’à ces derniers jours… Après tout, ma toile était réussie et je voulais en profiter. J’avais fait réaliser les boutonnières à Paris et je lui ai cousu des boutons de nacre violets achetés chez Ma petite mercerie. Leur couleur est lumineuse et s’accorde parfaitement avec l’imprimé fleuri du tissu.

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Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Je suis séduite par cette chemise à laquelle je ne croyais pas trop au départ. Comme quoi, les toiles ont vraiment du bon 😉

Je ne me moque pas de ma première chemise – décembre de ma garde robe capsule

Et voilà, décembre est arrivé avec le dernier projet de la garde robe capsule, la chemise. En toute honnêteté, je ne porte jamais de chemise habituellement. Je n’ai rien contre mais c’est une question d’habitude (et de flemmardise aussi car une chemise, ça se repasse). J’avais sérieusement envisagé d’utiliser mon joker pour le projet chemise et de remplacer par une robe spéciale pour les fêtes. Et puis, l’idée avait fait son chemin et j’avais vraiment envie de la coudre ma chemise.

Au tout début du projet, je pensais coudre la mélilot de Deer and Doe. J’avais le patron mais j’ai hésité pour deux raisons. Ma belle-soeur l’avait cousue et avais eu un souci avec le col trop serré je crois. De plus, j’ai la taille plutôt fine et les hanches nettement marquées et j’avais peur que cette forme ne me convienne pas. J’ai finalement choisi la chemise cintrée et classique Aime comme Madame de Aime comme Marie. Je voulais une chemise qui puisse se porter au travail, à la maison, avec un jean ou une jupe. Le choix du tissu était donc fondamental et j’ai craqué pour le Liberty Capel Midnight. Ce coloris noir original donne un côté très chic à l’imprimé. Dès que Cousette l’a ressorti, j’en ai commandé immédiatement.

Le mois de décembre est court mais un tel projet nécessitait une toile. Dès que j’ai fini les cadeaux de Noël homemade, j’ai découpé ma toile dans un coton fleuri des coupons de saint pierre. L’idée était de coudre une toile portable, notamment au travail avec un jean ou plus casual avec un pantalon léger d’été. Une chemise, c’est un projet qui prend du temps. Le décalquage avec ajout des marges de couture prend bien une heure. Ensuite, la découpe du tissu et le report de tous les repères nécessite deux bonnes heures auxquelles j’ai ajouté le surfilage et l’entoilage.

Aime comme Madame

La couture du projet n’est pas rapide mais assez facile si on suit bien les explications. J’ai juste été embrouillée pour coudre le devant aux empiècements des épaules mais avec un peu de logique, j’ai fini par comprendre. Les finitions sont bien pensées (sauf aux emmanchures où il faudrait également surfiler les emmanchures des empiècements, ce qui n’est pas indiqué sur le livret). Toutes les surpiqûres permettent d’avoir une chemise bien finie, très proche d’un résultat professionnel. J’avais très peur de la couture du col et des poignets de manche mais ça s’est passé sans réelle difficulté.

La préparation des fentes des manches :
Aime comme Madame

J’ai cousu ma toile dans le week-end, environ 8 bonnes heures de couture. Je n’ai pas pris le temps de coudre les boutonnières et l’ai essayée avec des épingles pour maintenir les pans en place. Le fit était quasi parfait, j’ai ajouté un centimètre de chaque côté sur les hanches (surtout avant les fêtes ;-).

Après cette première étape longue mais indispensable, j’ai hyperventilé un grand coup et coupé mon précieux. J’ai ajouté un centimètre de marge sur les côtés des manches ainsi que des pièces dos et devant pour des finitions en couture anglaise.

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En revanche, j’ai choisi de ganser de biais les coutures d’emmanchures pour un fini propre. La résorption de l’embu est une de mes bêtes noires en couture et les coutures anglaises rajoutent une difficulté dont je n’ai pas besoin.

Aime comme Madame

Cette couture a été plus longue car répartie sur mes soirées lors de ma dernière semaine de travail (aïe aïe aïe).

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Je voulais vraiment finir ma couture avant mon départ sur Paris pour les fêtes afin d’aller faire réaliser mes boutonnières. Vu l’ampleur du travail et la finesse du tissu, j’ai toujours peur du bourrage machine et du trou dans ce tissu tout fin. J’ai donc décidé de jouer la sécurité.

La dernière couture :

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J’ai fini de réaliser ma chemise le matin à 09h00, juste avant de prendre la voiture en fait. C’est un projet long mais une vraie couture plaisir avec de belles finitions et le plaisir d’un tissu sublime au regard et au toucher. J’ai cousu à la main tous les boutons en regardant une série le 26 décembre au calme (la magie de Noël).

Je dois l’avouer, j’ai été un poil déçue en voyant qu’une des boutonnières n’était pas parfaitement alignée avec les autres, mais c’était trop tard. Ca ne se voit pas sur le projet mais bon, je l’aurais voulue parfaite ma chemise ! En dehors de ce tout petit défaut, je l’adore ma chemise. Je suis très fière de tous ces détails qui en font une vraie chemise : fente aux poignets, poignets boutonnés, ourlet très fin à 5mm, col et pied de col. C’est mon premier vêtement intégralement cousu en liberty et c’est tellement plaisant.

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

L’ourlet tout fin à double rentré de 5 mm:
Aime comme Madame

Concentration au maximum pour boutonner les bracelets de manche 😉
Aime comme Madame

Aime comme Madame

Et évidemment, c’est la cousette qui boucle ma garde robe capsule, un projet un peu fou cousu sur toute une année. Là aussi, je suis fière (il n’y a pas d’autre mot) d’avoir été au bout de ce challenge et d’avoir progressé, repoussé mes limites en couture, bousculé certaines de mes habitudes, mais ce sera l’occasion d’un article à part entière je crois!

Ma Aime comme madame est bien le dernier projet de l’année, porté pour fêter dignement le passage à 2018 que je vous souhaite douce et gaie!

Aime comme Madame

Dormir au pays des cow boys

Depuis quelques mois, j’essaie de coudre plus souvent pour mes enfants. Au-delà de la fierté de les voir porter mes cousettes, cela permet d’avoir des habits bien adaptés à leurs besoins et à leurs envies, avec un coût plus avantageux. Parmi les projets que je couds souvent pour eux, celui qui arrive en tête est le pyjama. C’est un projet bien rentabilisé et les enfants participent au choix des tissus.

J’en ai cousu un récemment pour mon lutin, dans le jersey tigres de chez Ikatee couture. Il le porte avec plaisir et j’ai décidé de reprendre exactement l’association de ces deux modèles. Pépette la chouette avait également besoin d’un nouveau pyjama, celui cousu pour Noël l’an dernier n’ayant pas survécu… Cet été, j’ai profité des grosses soldes chez tissus.net avec des jerseys imprimés à 3 € du mètre. J’ai choisi les motifs cow boys et chevaliers. Ce sont des motifs un peu plus chargés que ceux qui me plaisent mais le prix était vraiment intéressant et je savais qu’ils plairaient à mes lutins. En prenant des coupons de deux mètres, je pensais être large pour coudre des paires de pyjamas assortis…

Le détail du motif :

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Seulement, j’ai découvert récemment qu’un mètre, ça fait juste pour mon lutin. Sachant que Pépette la chouette porte du 8 ans, caser deux pyjamas dans deux mètres, c’est impossible. Evidemment, je n’ai pas dit mon dernier mot! J’ai repris l’association du pantalon Morganours de Aime comme Marie, en remontant cependant la fourche de deux centimètres. J’ai aussi repris le tee-shirt à manches raglan Basic Falls de Ottobre.

J’ai casé en priorité le pyjama de Pépette la chouette qui avait flashé sur l’imprimé cow-boys. J’ai découpé tranquillement et réalisé avec horreur que j’avais oublié le sens des motifs… J’avais coupé le dos à l’envers. Qu’à cela ne tienne, j’ai exhumé un coupon de jersey vert forêt acheté chez Mamzelle Fourmi. Le coloris était bien assorti, le même que les cactus. J’ai donc découpé un dos dedans. Seulement, le coupon de 50 cm était trop petit en longueur pour une taille 8 ans. J’ai donc récoupé une bande (dans le bon sens hein) dans mon dos coupé à l’envers pour rappeler l’imprimé. Et hop, le tour était joué!

J’ai ensuite découpé celui de mon lutin avec la même modification que précédemment et découpé le dos dans le jersey vert forêt. J’ai ensuite découpé pour les deux des bandes d’encolure et de finition des manches en bord côte rouge.

L’assemblage est très rapide pour le tee-shirt. Le bas se monte aussi rapidement, je dirai 2 heures grand maximum. En revanche, les finitions ont été plus difficiles. Ce jersey se déforme énormément. Du coup, mes bandes d’encolure et mes poignets de manche sont moins réussis que je ne l’aurai voulu. Forcément, le jersey se détendant au moins autant que le bord côte, c’est difficile de faire une couture bien régulière. J’utiliserai une autre technique pour le deuxième coupon de mon stock.

Ceci étant, ces petits pyjamas sont plutôt réussis et ils leur plaisent. Ils ont couru, sauté et fait les clowns dedans. J’ai du un peu négocier pour la séance photo mais on s’est bien amusé.

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C’est rare que je leur couse des projets assortis et ça leur a plu. Et quelle fierté de voir dans leur armoire qu’à part un moment de faiblesse chez Vertbaudet, tous leurs pyjamas sont faits maisons 😉

Ma petite jupe noire

Depuis longtemps, il me manque dans mon dressing une petite jupe noire casual. J’en ai une très jolie en cupro de chez Ekyog, achetée avant que je me mette à la couture. Elle est très féminine et élégante mais elle a un gros défaut : il faut la repasser à fond pour placer les plis et elle est très vite froissée. Bref, elle reste souvent dans mon placard pour cause de flemmingite aiguë.

L’an dernier, j’avais reçu à mon anniversaire une carte cadeau France duval stalla. J’avais acheté du matelassé bleu, cousu en un sweatshirt confortable, du sergé marine à pois dorés cousu en une Be pretty et du matelassé noir, encore non utilisé. Je savais dès le départ que ce serait une nouvelle mini, quand on aime on ne compte pas. Je n’ai pas trouvé le temps de la coudre durant l’hiver, et bon, une jupe en matelassé l’été, ça ne sert à rien…

Après avoir ma cousu ma Mina noire et moutarde, j’ai décidé de me coudre ma Mini noire. J’ai taillé la parementure de la fermeture éclair dans du plumetis gris France Duval Stalla, une chute de ma blouse La Brune adorée. La découpe est ultra rapide (trois pièces). J’ai taillé un M avec marges de couture mais j’ai pas mal raboté au final. Le plus long a été la couture du biais à la parementure. Afin d’avoir de jolies finitions, je l’ai bordée de biais petit pan à cheval mais j’ai été trop vite. J’ai du reprendre plusieurs fois ma couture pour un résultat net.

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Ensuite, l’assemblage se fait très vite. J’ai bâti à la main la fermeture éclair et je ne regrette pas, sa couture a été bien plus facile ensuite. La jupe était trop large aux hanches et à la taille. J’ai ressorti ma Mini en molleton (déjà modifiée) et repris tout simplement sa ligne. Deux coups de surjeteuse et c’était plié.

J’ai cousu toutes les finitions avec du biais petit pan. Je trouve que cet imprimé égaie bien ce noir (même s’il n’y a que moi qui le vois, c’est du biais rapporté).

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Et voilà, une petite jupe noire toute simple que je vais pouvoir porter facilement.

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Evidemment, le collant opaque sera obligatoire au boulot car elle reste courte mais bon, on peut être féminine au boulot non?

En guest star, le snood cousu à mon lutin dans la foulée, selon le tutoriel de Laisse Luciefer. Son site est une vraie mine d’or de tutoriels, je vous le recommande.

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Le coton vient du marché aux tissus d’Arras, un vrai lieu de perdition, l’homme doit regretter de m’avoir laissée y aller seule 😉 J’ai ajouté un petit ruban coté pour égayer et sur le deuxième, j’ai écrit son prénom au feutre textile (j’ai décidé d’arrêter les étiquettes thermocollantes pleines de solvants). La doublure est un magnifique doudou bleu nuit de mon stock, d’ailleurs, il irait bien avec un autre coupon du marché aux tissus mais pour moi cette fois-ci 😉