Montmartre de printemps

Montmartre, c’est l’histoire d’un patron qui ne m’avait pas plu lors de sa sortie. J’habite dans le Pas de calais alors un manteau qui ne se ferme pas, très peu pour moi! Et il y a quelques mois, j’ai vu de nouvelles versions et j’ai eu envie d’un Montmartre de printemps. En veste de mi saison, l’absence de fermeture n’est plus un problème. Patiente, j’ai acheté le patron d’occasion sur Instagram (d’ailleurs, je vous conseille vivement le compte @vente_patron_couture une vraie mine d’or pour revendre ses patrons et en acheter d’occasion).

Le printemps est arrivé et j’ai décidé d’attaquer ma cousette avant l’été (histoire d’avoir le temps de la porter). Evidemment, je n’ai pas réussi à faire simple et j’avais très envie de réaliser ma veste en gabardine de coton, rose de préférence. Seulement, le patron préconise un tissu avec une laize de 1,50 m et je ne trouvais pas mon bonheur. Finalement, la solution est aussi venue d’Instagram avec l’astuce proposée par l’atelier de Lisa : créer un empiècement à la manche en la coupant en deux morceaux.

J’ai craqué sur la gabardine de coton et un coton pour la doublure, le tout chez mondial tissus. J’ai longuement hésité avec une viscose pour la doublure mais je craignais qu’elle ne me tienne trop chaud. Finalement, je regrette un petit peu ce choix et sur une prochaine version de veste (Montmartre ou autre patron), je prendrai une viscose pour la doublure (ou un liberty, on ne se refait pas).

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Alors j’ai été très minutieuse lors de la découpe pour la création des empiècements de bas de manche et respecter le droit fil dans leur découpe. Un des gros avantages de ce patron est qu’il y a très peu de pièces à découper, les manches ne formant qu’une seule pièce avec le corps.

Le montage est assez rapide et je pense, pour une fois, avoir respecté le temps de couture de 04 heures indiquées sur le patron. J’avais très peur des poches mais la technique proposée est finalement assez simple. Dans une prochaine version, je me lancerai peut-être dans des poches passepoilées ou paysannes qui apportent un côté plus classe au patron. En revanche, j’ai été un peu désarçonnée par le montage final et les enformes. Et puis, je me suis fait beaucoup de noeuds au cerveau alors qu’il suffisait de se laisser porter et qu’il n’y avait aucune difficulté particulière. Bon, je n’ai fait qu’une seule petite modification : rallonger les manches de 5 cm et j’ai ajouté une surpiqûre le long de la couture de la doublure à l’intérieur de la veste.

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Aime comme Montmartre

Je suis un peu désarçonnée par cette veste, je n’ai pas l’habitude de cette coupe un peu oversize mais je trouve qu’elle rend très bien avec un pantalon ou un jean. En plus, elle est parfaitement assortie à mes baskets roses à paillettes (que j’ai achetées en me disant qu’elles iraient très bien ensemble). Je trouve simplement les manches un peu courtes et un peu serrées. Dans une prochaine version, je rallongerai les manches de 3 cm supplémentaires et ajouterai 1,5 cm d’aisance sur les coutures latérales. Ceci étant, je chipote car elle est réussie et agréable à porter cette veste, d’autant plus que j’adore cette couleur!

Aime comme Montmartre

Mon sac week-end

Je l’admets, je couds assez peu d’accessoires. Quelques tote bags, des trousses ou des pochons et les cartables de mes lutins, c’est à peu près tout ce que j’ai cousu comme accessoires en trois ans. J’apprécie particulièrement la couture de vêtements et je délaisse souvent les accessoires.

Il y a quelques mois, j’ai flashé sur le sac cousu par ma copine Lena dans un beau jacquard de chez Henry et Henriette. Et peu de temps après, j’ai eu un coup de coeur pour un jacquard chez Cousette. J’ai décidé de me coudre enfin le sac week-end de Aime comme Marie en associant ce jacquard à un natté de coton fraise toujours chez Cousette. J’avais peur que le sac ne manque de tenue et j’ai demandé conseil à ma belle-soeur experte en accessoire. Elle m’a conseillé de le tripler avec une toile Ikéa et m’en a généreusement offert un coupon d’un mètre :-)

sac week-end

La découpe est très rapide et le montage est très bien expliqué jusqu’à la pose des faces de côtés. Là, j’avoue, je n’ai pas tout compris. J’ai d’abord été induite en erreur par l’indication que désormais on coudrait la doublure et l’extérieur ensemble, comme une seule pièce. En fait, ce n’est valable que pour la partie déjà montée du sac. Je n’arrivais pas à résorber proprement l’embu, c’était une catastrophe! J’ai modifié mes coins en faisant un plus grand arrondi et c’est tout de suite allé mieux.

sac week-end

Et puis, je n’ai rien compris à la technique du ravioli… J’ai eu beau chercher sur internet, retourner mon sac dans tous les sens, grosse panique! J’ai trouvé un pas à pas en photos mais il ne m’a pas éclairée… Et finalement, d’un coup, j’ai compris (comment je ne sais pas). Pour le deuxième côté, j’ai cousu la doublure à 0,5 cm de la première couture d’assemblage ce qui était nettement plus facile et a permis d’absorber les quelques petits plis de la résorption de l’embu.

J’ai ensuite attaqué la couture des anses. Au départ, j’ai voulu les renforcer avec la toile ikéa mais impossible de les retourner. Après deux heures à torturer mon tissu, j’ai fini par admettre que je n’arriverai pas à les retourner. J’ai donc enlevé la doublure et j’ai enfin pu les retourner (ouf)!

L’étiquette en cuir pailleté provient de Little Fabrics, je n’ai pas réussi à découper proprement les languettes dans mes chutes et j’ai choisi de les découper dans le jacquard. Je trouve que ces détails ajoutent un côté chic et bien fini au sac.

Le détail de cette merveille de tissu:
sac week-end

sac week-end

Malgré quelques difficultés techniques principalement dues à mon manque d’expérience en matière d’accessoire, j’ai adoré coudre mon sac. J’aime beaucoup le rendu de ce sac et son ampleur, sa taille est idéale pour de petites vacances. Et ce tissu, je ne me lasse pas de ce jacquard, il m’en reste un tout petit coupon pour me faire une trousse assortie. Et maintenant que j’ai mon sac, mon amoureux n’a plus qu’à nous organiser un week-end 😉

Madame Saint Pierre

Lorsque j’ai décidé que la dernière pièce de ma garde robe capsule serait une chemise Aime comme Madame en Liberty la réalisation d’une toile a été incontournable. Je n’avais encore jamais cousu ce modèle ni même une chemise et je ne voulais pas gâcher mon beau tissu. Je réalise mes toiles dans des coupons de coton de trois mètres des coupons de Saint Pierre, avec l’espoir de faire des toiles portables 😉 Cette fois-ci, j’ai opté pour un coton fleuri pour voir une idée du rendu de la chemise avec un tissu imprimé.

Aime comme Madame

J’ai découpé du M avec marges de couture et me suis lancée. Le montage est très bien expliqué, j’ai juste bloqué sur la couture de la doublure de l’empiècement dos. Avec un peu de logique, j’ai surmonté cette difficulté. Alors oui, il faut prendre son temps car il y a des surpiqûres, des replis, des points à la main. Il est indiqué une durée de couture de six heures, j’ai bien mis le double (sans compter la découpe, le marquage etc). Ceci étant, c’est une couture très agréable à réaliser et on voit la chemise se monter au fur et à mesure.

J’ai essayé ma toile sans avoir cousu les boutons, le temps pressant pour attaquer la version finale. Le fit était parfait avec la nécessité d’ajouter un petit centimètre supplémentaire à chaque hanche pour plus d’aisance. Et j’ai laissé ma toile de côté jusqu’à ces derniers jours… Après tout, ma toile était réussie et je voulais en profiter. J’avais fait réaliser les boutonnières à Paris et je lui ai cousu des boutons de nacre violets achetés chez Ma petite mercerie. Leur couleur est lumineuse et s’accorde parfaitement avec l’imprimé fleuri du tissu.

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Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Je suis séduite par cette chemise à laquelle je ne croyais pas trop au départ. Comme quoi, les toiles ont vraiment du bon 😉

Je ne me moque pas de ma première chemise – décembre de ma garde robe capsule

Et voilà, décembre est arrivé avec le dernier projet de la garde robe capsule, la chemise. En toute honnêteté, je ne porte jamais de chemise habituellement. Je n’ai rien contre mais c’est une question d’habitude (et de flemmardise aussi car une chemise, ça se repasse). J’avais sérieusement envisagé d’utiliser mon joker pour le projet chemise et de remplacer par une robe spéciale pour les fêtes. Et puis, l’idée avait fait son chemin et j’avais vraiment envie de la coudre ma chemise.

Au tout début du projet, je pensais coudre la mélilot de Deer and Doe. J’avais le patron mais j’ai hésité pour deux raisons. Ma belle-soeur l’avait cousue et avais eu un souci avec le col trop serré je crois. De plus, j’ai la taille plutôt fine et les hanches nettement marquées et j’avais peur que cette forme ne me convienne pas. J’ai finalement choisi la chemise cintrée et classique Aime comme Madame de Aime comme Marie. Je voulais une chemise qui puisse se porter au travail, à la maison, avec un jean ou une jupe. Le choix du tissu était donc fondamental et j’ai craqué pour le Liberty Capel Midnight. Ce coloris noir original donne un côté très chic à l’imprimé. Dès que Cousette l’a ressorti, j’en ai commandé immédiatement.

Le mois de décembre est court mais un tel projet nécessitait une toile. Dès que j’ai fini les cadeaux de Noël homemade, j’ai découpé ma toile dans un coton fleuri des coupons de saint pierre. L’idée était de coudre une toile portable, notamment au travail avec un jean ou plus casual avec un pantalon léger d’été. Une chemise, c’est un projet qui prend du temps. Le décalquage avec ajout des marges de couture prend bien une heure. Ensuite, la découpe du tissu et le report de tous les repères nécessite deux bonnes heures auxquelles j’ai ajouté le surfilage et l’entoilage.

Aime comme Madame

La couture du projet n’est pas rapide mais assez facile si on suit bien les explications. J’ai juste été embrouillée pour coudre le devant aux empiècements des épaules mais avec un peu de logique, j’ai fini par comprendre. Les finitions sont bien pensées (sauf aux emmanchures où il faudrait également surfiler les emmanchures des empiècements, ce qui n’est pas indiqué sur le livret). Toutes les surpiqûres permettent d’avoir une chemise bien finie, très proche d’un résultat professionnel. J’avais très peur de la couture du col et des poignets de manche mais ça s’est passé sans réelle difficulté.

La préparation des fentes des manches :
Aime comme Madame

J’ai cousu ma toile dans le week-end, environ 8 bonnes heures de couture. Je n’ai pas pris le temps de coudre les boutonnières et l’ai essayée avec des épingles pour maintenir les pans en place. Le fit était quasi parfait, j’ai ajouté un centimètre de chaque côté sur les hanches (surtout avant les fêtes ;-).

Après cette première étape longue mais indispensable, j’ai hyperventilé un grand coup et coupé mon précieux. J’ai ajouté un centimètre de marge sur les côtés des manches ainsi que des pièces dos et devant pour des finitions en couture anglaise.

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En revanche, j’ai choisi de ganser de biais les coutures d’emmanchures pour un fini propre. La résorption de l’embu est une de mes bêtes noires en couture et les coutures anglaises rajoutent une difficulté dont je n’ai pas besoin.

Aime comme Madame

Cette couture a été plus longue car répartie sur mes soirées lors de ma dernière semaine de travail (aïe aïe aïe).

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Je voulais vraiment finir ma couture avant mon départ sur Paris pour les fêtes afin d’aller faire réaliser mes boutonnières. Vu l’ampleur du travail et la finesse du tissu, j’ai toujours peur du bourrage machine et du trou dans ce tissu tout fin. J’ai donc décidé de jouer la sécurité.

La dernière couture :

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J’ai fini de réaliser ma chemise le matin à 09h00, juste avant de prendre la voiture en fait. C’est un projet long mais une vraie couture plaisir avec de belles finitions et le plaisir d’un tissu sublime au regard et au toucher. J’ai cousu à la main tous les boutons en regardant une série le 26 décembre au calme (la magie de Noël).

Je dois l’avouer, j’ai été un poil déçue en voyant qu’une des boutonnières n’était pas parfaitement alignée avec les autres, mais c’était trop tard. Ca ne se voit pas sur le projet mais bon, je l’aurais voulue parfaite ma chemise ! En dehors de ce tout petit défaut, je l’adore ma chemise. Je suis très fière de tous ces détails qui en font une vraie chemise : fente aux poignets, poignets boutonnés, ourlet très fin à 5mm, col et pied de col. C’est mon premier vêtement intégralement cousu en liberty et c’est tellement plaisant.

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

L’ourlet tout fin à double rentré de 5 mm:
Aime comme Madame

Concentration au maximum pour boutonner les bracelets de manche 😉
Aime comme Madame

Aime comme Madame

Et évidemment, c’est la cousette qui boucle ma garde robe capsule, un projet un peu fou cousu sur toute une année. Là aussi, je suis fière (il n’y a pas d’autre mot) d’avoir été au bout de ce challenge et d’avoir progressé, repoussé mes limites en couture, bousculé certaines de mes habitudes, mais ce sera l’occasion d’un article à part entière je crois!

Ma Aime comme madame est bien le dernier projet de l’année, porté pour fêter dignement le passage à 2018 que je vous souhaite douce et gaie!

Aime comme Madame

Dormir au pays des cow boys

Depuis quelques mois, j’essaie de coudre plus souvent pour mes enfants. Au-delà de la fierté de les voir porter mes cousettes, cela permet d’avoir des habits bien adaptés à leurs besoins et à leurs envies, avec un coût plus avantageux. Parmi les projets que je couds souvent pour eux, celui qui arrive en tête est le pyjama. C’est un projet bien rentabilisé et les enfants participent au choix des tissus.

J’en ai cousu un récemment pour mon lutin, dans le jersey tigres de chez Ikatee couture. Il le porte avec plaisir et j’ai décidé de reprendre exactement l’association de ces deux modèles. Pépette la chouette avait également besoin d’un nouveau pyjama, celui cousu pour Noël l’an dernier n’ayant pas survécu… Cet été, j’ai profité des grosses soldes chez tissus.net avec des jerseys imprimés à 3 € du mètre. J’ai choisi les motifs cow boys et chevaliers. Ce sont des motifs un peu plus chargés que ceux qui me plaisent mais le prix était vraiment intéressant et je savais qu’ils plairaient à mes lutins. En prenant des coupons de deux mètres, je pensais être large pour coudre des paires de pyjamas assortis…

Le détail du motif :

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Seulement, j’ai découvert récemment qu’un mètre, ça fait juste pour mon lutin. Sachant que Pépette la chouette porte du 8 ans, caser deux pyjamas dans deux mètres, c’est impossible. Evidemment, je n’ai pas dit mon dernier mot! J’ai repris l’association du pantalon Morganours de Aime comme Marie, en remontant cependant la fourche de deux centimètres. J’ai aussi repris le tee-shirt à manches raglan Basic Falls de Ottobre.

J’ai casé en priorité le pyjama de Pépette la chouette qui avait flashé sur l’imprimé cow-boys. J’ai découpé tranquillement et réalisé avec horreur que j’avais oublié le sens des motifs… J’avais coupé le dos à l’envers. Qu’à cela ne tienne, j’ai exhumé un coupon de jersey vert forêt acheté chez Mamzelle Fourmi. Le coloris était bien assorti, le même que les cactus. J’ai donc découpé un dos dedans. Seulement, le coupon de 50 cm était trop petit en longueur pour une taille 8 ans. J’ai donc récoupé une bande (dans le bon sens hein) dans mon dos coupé à l’envers pour rappeler l’imprimé. Et hop, le tour était joué!

J’ai ensuite découpé celui de mon lutin avec la même modification que précédemment et découpé le dos dans le jersey vert forêt. J’ai ensuite découpé pour les deux des bandes d’encolure et de finition des manches en bord côte rouge.

L’assemblage est très rapide pour le tee-shirt. Le bas se monte aussi rapidement, je dirai 2 heures grand maximum. En revanche, les finitions ont été plus difficiles. Ce jersey se déforme énormément. Du coup, mes bandes d’encolure et mes poignets de manche sont moins réussis que je ne l’aurai voulu. Forcément, le jersey se détendant au moins autant que le bord côte, c’est difficile de faire une couture bien régulière. J’utiliserai une autre technique pour le deuxième coupon de mon stock.

Ceci étant, ces petits pyjamas sont plutôt réussis et ils leur plaisent. Ils ont couru, sauté et fait les clowns dedans. J’ai du un peu négocier pour la séance photo mais on s’est bien amusé.

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C’est rare que je leur couse des projets assortis et ça leur a plu. Et quelle fierté de voir dans leur armoire qu’à part un moment de faiblesse chez Vertbaudet, tous leurs pyjamas sont faits maisons 😉

Ma petite jupe noire

Depuis longtemps, il me manque dans mon dressing une petite jupe noire casual. J’en ai une très jolie en cupro de chez Ekyog, achetée avant que je me mette à la couture. Elle est très féminine et élégante mais elle a un gros défaut : il faut la repasser à fond pour placer les plis et elle est très vite froissée. Bref, elle reste souvent dans mon placard pour cause de flemmingite aiguë.

L’an dernier, j’avais reçu à mon anniversaire une carte cadeau France duval stalla. J’avais acheté du matelassé bleu, cousu en un sweatshirt confortable, du sergé marine à pois dorés cousu en une Be pretty et du matelassé noir, encore non utilisé. Je savais dès le départ que ce serait une nouvelle mini, quand on aime on ne compte pas. Je n’ai pas trouvé le temps de la coudre durant l’hiver, et bon, une jupe en matelassé l’été, ça ne sert à rien…

Après avoir ma cousu ma Mina noire et moutarde, j’ai décidé de me coudre ma Mini noire. J’ai taillé la parementure de la fermeture éclair dans du plumetis gris France Duval Stalla, une chute de ma blouse La Brune adorée. La découpe est ultra rapide (trois pièces). J’ai taillé un M avec marges de couture mais j’ai pas mal raboté au final. Le plus long a été la couture du biais à la parementure. Afin d’avoir de jolies finitions, je l’ai bordée de biais petit pan à cheval mais j’ai été trop vite. J’ai du reprendre plusieurs fois ma couture pour un résultat net.

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Ensuite, l’assemblage se fait très vite. J’ai bâti à la main la fermeture éclair et je ne regrette pas, sa couture a été bien plus facile ensuite. La jupe était trop large aux hanches et à la taille. J’ai ressorti ma Mini en molleton (déjà modifiée) et repris tout simplement sa ligne. Deux coups de surjeteuse et c’était plié.

J’ai cousu toutes les finitions avec du biais petit pan. Je trouve que cet imprimé égaie bien ce noir (même s’il n’y a que moi qui le vois, c’est du biais rapporté).

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Et voilà, une petite jupe noire toute simple que je vais pouvoir porter facilement.

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Evidemment, le collant opaque sera obligatoire au boulot car elle reste courte mais bon, on peut être féminine au boulot non?

En guest star, le snood cousu à mon lutin dans la foulée, selon le tutoriel de Laisse Luciefer. Son site est une vraie mine d’or de tutoriels, je vous le recommande.

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Le coton vient du marché aux tissus d’Arras, un vrai lieu de perdition, l’homme doit regretter de m’avoir laissée y aller seule 😉 J’ai ajouté un petit ruban coté pour égayer et sur le deuxième, j’ai écrit son prénom au feutre textile (j’ai décidé d’arrêter les étiquettes thermocollantes pleines de solvants). La doublure est un magnifique doudou bleu nuit de mon stock, d’ailleurs, il irait bien avec un autre coupon du marché aux tissus mais pour moi cette fois-ci 😉

Mina chérie

Ma première veste Mina est une des cousettes dont je suis le plus fière. Je la porte régulièrement et j’ai souvent eu envie d’en coudre une deuxième. Seulement, je ne voulais pas me tromper dans le choix des tissus. J’avais acheté un très joli coton chez Henry et Henriette que je destinais à la doublure. Cet été, j’ai déniché un joli lainage noir et très souple chez Mondial tissus et j’y voyais déjà ma Mina. Seulement, au moment de découper, ça ne le faisait plus du tout. Je n’aimais plus du tout cette association, je trouvais que ça ne fonctionnait pas. J’ai eu beau refaire un tour dans le tout nouveau Mondial Tissus ouvert près de chez moi mais je n’ai pas trouvé mon bonheur.

J’ai donc misé sur une valeur sûre : une doublure Liberty! La veste Mina est un super patron et étant sûre de mon coup, je peux me permettre une merveille telle que du Liberty. L’automne débutant, je suis partie sur du Liberty Capel Moutarde pour réveiller mon lainage noir (pas très original, j’en conviens). D’ailleurs, j’ai écumé les boutiques en ligne pour en trouver (avant de m’apercevoir que la petite boutique de tissus près de chez moi en avait).

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Je suis partie sur une taille S comme pour ma première, en la rallongeant de 5 cm, trouvant ma première version un poil courte. La découpe des pièces est un peu longue, surtout avec le report des repères de couture. J’y ai facilement passé 3 heures. Ensuite, j’ai attaqué le montage.

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Les explications sont limpides j’ai juste réussi à monter les parementures devant dans le mauvais sens. Je m’en suis rendue compte au moment de l’assemblage de la veste tissu et de la veste doublure. J’ai donc tout démonté, notamment la surpiqûre (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué). Comme d’habitude, j’ai passé du temps sur les emmanchures, c’est vraiment pas mon truc la résorption de l’embu!

A l’essayage avant de fermer le projet, elle était trop large. J’ai donc enlevé un bon centimètre sur les manches et les cotés de la taille pour la cintrer. Le lainage étant assez épais, j’ai dégarni les coutures. Seulement, j’ai fait un trou dans une des doublures manches (grrrr). J’ai donc thermocollé de la vlieseline souple sur l’envers pour renforcer et fait des points à la main. Clairement, ils ne sont pas magnifiques mais la doublure de la manche n’est pas du tout visible donc l’honneur est sauf.

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J’ai passé du temps à repasser mon tissu avec une pattemouille pour ne pas feutrer le lainage et bien placé la veste et sa doublure avant de surpiquer toute la veste. Le lainage étant nettement plus lourd que le liberty, la surpiqûre était indispensable pour bien placer les tissus et avoir un joli rendu. Evidemment, ma canette s’est vidée 20 cm avant la fin.

Aime comme Mina

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Aime comme Mina

Aime comme Mina

J’adore ma doublure :
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Ma Mina s’entend parfaitement avec mon plantain :
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J’aime beaucoup ma Mina même si le rendu est un peu différent de ce que j’imaginais. Le lainage est souple mais a plus de tenue que ce que je pensais. Ceci étant, je suis sûre de la porter avec mon plantain d’automne (cousu pour aller avec, pas folle la guêpe).Un autre tee-shirt assorti est en projet 😉 Et puis elle va aussi bien avec un pantalon, un jean, qu’une robe noire ou un jupe. Bref, Mina reste ma veste chouchou, la prochaine version sera sûrement une version été 😉

Pyjama graou

Le tee-shirt tigre de Pépette la chouette a fait immédiatement un envieux : mon lutin « moi aussi, je veux un tee-shirt avec des tigres« . Seulement, niveau tee-shirt, le stock est bon. En revanche, il est clairement en déficit de pyjama d’hiver. Nous avons donc convenu d’un pyjama et je l’ai laissé choisir un jersey sur le site de ikatee couture. Et oui, même si certains choix de mes lutins ne sont pas à mon goût, je préfère qu’ils portent mes cousettes avec plaisir et je les associe de plus en plus aux choix.

J’ai décidé de tester le jogger Morganours de Aime comme Marie et je pensais l’associer au modèle smart guitars de Ottobre. Seulement, ça ne passait pas (note pour plus tard 1 mètre de tissu, c’est maintenant trop juste pour un pyjama pour lui). J’ai changé pour le modèle de tee-shirt Basic Falls, déjà cousu ici. Après une longue partie de tetris, j’ai réussi à découper le pyjama en entier ouf!

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Le montage du bas morganours est assez rapide. En deux petites heures, il était cousu. J’ai même fermé l’ouverture laissée pour passer l’élastique par des points invisibles à la main. Les poches italiennes ont été surpiquées et mon lutin est ravi de ces poches. Je m’interroge pour remonter un peu la fourche sur les prochaines versions, à voir…

Aime comme MorganoursAime comme Morganours

Le tee shirt se monte également très facilement. J’ai rallongé les manches et ajouté des bracelets de manche de 5 cm de largeur en finition. Leur longueur et celle de l’encolure ont été calculées avec coudre le stretch.

Basic Falls

Comme d’habitude, j’ai ajouté un petit thermocollant sur l’envers pour différencier le dos du devant.

Basic Falls

Bref, ce pyjama a été très rapide à coudre et est très apprécié de mon lutin.

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Il y en aura d’autres et Pépette la chouette veut le même 😉

Le miroir se retourne

J’ai eu un vrai coup de coeur l’an dernier quand le patron aime comme miroir est sorti. Ce décolleté en V, boutonné dans le dos, est féminin et élégant, parfaitement à mon goût. Je m’étais d’ailleurs empressée de le réaliser ici. Je me suis dis quelques temps après que j’essaierai la version avec le décolleté sur le devant mais comme souvent, ce projet a été mis de côté puis oublié.

Avec l’arrivée de l’automne (voire de l’hiver vu les températures), j’ai été obligée d’admettre que les hauts légers de l’été devaient être rangés et de ressortir mon dressing d’hiver. Depuis un an, j’ai cousu régulièrement des tops et je les porte quotidiennement. L’envie de me coudre un nouveau top de mi-saison est revenue et au même moment, j’ai reçu en cadeau de ma grand-mère un coupon de cette merveilleuse viscose see you at six. En deux secondes, c’était plié, ce serait un miroir avec le V devant.

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La préparation de la couture a été presque aussi longue que la couture elle-même : décalquage des pièces, découpage du tissu, entoilage des parementures et surtout surjet de toutes les pièces et rentré des chaînettes de surjet (ouf)! L’opération totale m’a bien pris trois heures.

Aime comme miroir

La couture de cette blouse est assez rapide. Le livret est très clair, il n’y a pas de grosse difficulté technique et il suffit de se laisser guider pour la monter sans difficulté.

Un biais d’encolure se rattache aux parementures du boutonnage pour une finition très propre :
Aime comme miroir

Comme d’habitude, j’ai passé plus de temps sur les emmanchures, une bonne heure pour un résultat propre. Ensuite, le plus long a été de coudre les boutons. J’étais initialement partie sur des boutons en nacre (comme toujours) et j’ai ensuite hésité avec des boutons en bois gravés achetés à Londres chez Liberty (je n’avais pas acheté de tissu, j’avais bien droit à des boutons non?). N’arrivant pas à trancher, j’ai posté les deux photos sur Instagram et le résultat a été sans appel : boutons en nacre (mon amoureux était pour les boutons en bois).

Les boutons en nacre :
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Les boutons en bois :
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Contrairement aux préconisations du patron, j’ai cousu sept boutons (et non six comme indiqués). Je trouvais que cette disposition donnait un résultat plus harmonieux. Alors là, je suis très lente, entre le temps de placer les boutons, de noter les repères de couture et de les coudre, cela m’a pris presque deux heures…

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Aime comme miroir

Je suis enchantée de cette jolie blouse. Elle tombe parfaitement (j’ai coupé un S conformément aux préconisations du tableau) et est très agréable à porter. Cette viscose est une merveille, facile à coudre, très douce sur la peau et un tombé souple. Bref, c’est une combinaison gagnante. Je suis vraiment conquise par ce patron et je réfléchis déjà à une troisième version (qui, comme d’habitude, sera cousue dans un an au moins…) Et je sens que la marque see you at six va devenir une de mes préférées…

Mini en Tencel

L’été arrivant, j’ai réalisé que je n’avais pas de jupette facile à enfiler et à assortir. Qu’à cela ne tienne, il me restait de belles chutes de mon Arum en Tencel. J’ai hésité entre une 1001 perles et une Mini et j’ai opté pour la seconde, plus rapide à réaliser.

Quelques chutes de tencel, une fermeture éclair et du biais Liberty Capel de mon stock et c’était parti. J’ai rapidement coupé ma jupe en M, sans marges de couture (ayant pas mal raboté les côtés de la version cousue cet hiver).

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Comme la dernière fois, j’ai gansé de biais liberty ma parementure, la finition est ainsi impeccable. J’ai eu un peu de mal à coudre ma fermeture éclair, mon tencel glissant beaucoup. J’ai donc bâti la fermeture et pris mon temps pour la coudre et cela s’est ensuite passé sans grande difficulté.

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Souhaitant des finitions impeccables, j’ai cousu les côtés en coutures anglaises. Seulement, ce tissu souple n’est pas élastique et ma jupe était un peu trop serrée. J’ai réfléchi et opté pour une bidouille qui avait déjà fait ses preuves : réduire l’ampleur des pinces. Je les ai réduites d’1/2 cm en largeur et c’était absolument parfait (ouf). Note pour plus tard : il vaut mieux un centimètre de trop que l’on peut facilement réduire sur ce modèle…

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

Aime comme Mini

La taille est finie avec le biais liberty à cheval et un ourlet double classique pour le bas de la jupe. Et hop, une parfaite petite jupe, rapide à enfiler et s’assortissant sans problème avec ma garde robe, comme je le souhaitais 😉