Les deux font la paire !

Tout est parti de mon envie de me coudre un nouveau moelleux dans le jersey ajouré France Duval Stalla acheté au CSF l’an dernier. Horreur, je n’avais pas de fil assorti ! Je suis donc partie m’acheter du fil et j’avais emmené mes lutins avec moi. Le magasin venait juste de recevoir de très jolis molletons tout doux sur l’envers et mes lutins ont flashé sur le même coupon. C’est tellement rare qu’ils me réclament des cousettes, que j’ai acheté 2 mètres de ce tissu (oui, je sais, je suis faible).

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Pépette la chouette voulait un sweat tout simple, sans capuche et sans fermeture éclair. J’avais commencé à éplucher mes numéros de La Maison Victor et Ottobre quand je me suis rappelée du kits de patron pour enfants Aime comme Morganours. Le modèle de sweat shirt est tout simple et c’est exactement ce qu’elle voulait. La jeune fille sachant précisément ce qu’elle veut, j’ai jugé plus sage de lui faire choisir la couleur et elle a choisi du jaune qui pique les yeux! C’était dit, j’allais coudre le sweat de Punky Brewster :-)

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

J’ai découpé du 8 ans. Elle met du 7 ans ou du 8 ans selon les marques et je voulais qu’il fasse tout l’hiver. Je n’ai rencontré qu’un seul problème, la taille des bandes de bord côte. J’ai commencé à coudre l’encolure quand je me suis rendue compte que clairement, la bande de bord côte était trop longue et que j’avais à peine besoin de l’étirer. J’ai donc décousu cette encolure (en pestant parce que c’était cousu à la surjeteuse). J’ai ensuite changé pour un ratio à 0,8 que j’ai appliqué aux poignets de manche et à la ceinture. Ce bord côte vitaminé acheté chez la Panda love fabrics est tellement extensible qu’il aurait supporté 0,7 à mon avis.

C’est la tenue parfaite pour son concert de air guitar :-)

Aime comme Morganours

Après ce petit réglage, tout a roulé impec et en une petite après-midi, la jeune fille était la propriétaire de son nouveau sweat. Il est un peu grand mais il lui plaît et j’aime beaucoup l’allure qu’il lui donne. Et je l’avoue, je n’étais pas emballée par son choix de couleur pour le bord côte mais au final cela donne du pep’s à son son sweat et c’est tout à fait son style.

Aime comme Morganours

Mon lutin voulait un sweat-shirt zippé à capuche. Je me suis donc lancée dans le sweat Stevie de La Maison Victor. Si l’envers du tissu n’avait pas été aussi doux, j’aurai sûrement cherché à le doubler. Pour le coup, ça m’a semblé dommage car il ne profiterait pas de ce côté doudou si agréable. Une copine venait juste de le coudre pour son fils et elle m’a indiqué qu’il taillait bien. J’ai donc découpé du 4 ans avec du bord côte noir (Mamzelle fourmi) choisi par la bestiole en personne et du jersey noir pour la doublure de la capuche (les coupons de Saint Pierre dans les chutes de ma basic 3).

Alors la découpe du patron m’a pris un peu de temps parce qu’il y a pas mal de repères à reporter. D’ailleurs, sur le noir, je n’ai pas reporté les repères tout de suite. La craie blanche, ça s’efface très vite. J’ai donc laissé ces pièces épinglées au patron en décidant d’ajouter des faufils orange fluo au fur et à mesure de la couture.

Première étape difficile, les poches prises dans la couture, c’est la première fois que j’en cousais. J’ai bien essayé de faire des raccords motifs mais je n’ai pas une logique géométrique et après plusieurs essais j’ai abandonné, n’arrivant pas à faire coller les raccords en respectant le droit fil. J’avoue avoir été souvent perplexe devant les explications et les schémas de montage. Ils ne correspondent malheureusement pas à ma logique et il m’est arrivé de préférer la machine à coudre à la surjeteuse pour éviter les drames lorsque je n’étais pas trop sûre de moi.

Sweat Stevie

Après la couture des poches, le reste du montage a été sans difficulté jusqu’à la couture de la fermeture éclair. J’avais beau avoir bien posé mes repères et les rubans de la fermeture en les respectant, un des rubans s’est décalé durant la couture grrr. Je l’ai donc bâti au fil orange fluo (mon fil préféré pour le bâti, facile à repérer et à enlever après la couture.). En plus, je n’avais rien compris aux schémas et j’ai dû appeler l’homme à l’aide pour bien positionner les pièces.

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Troisième écueil, la couture du biais d’encolure. Alors là, j’ai pesté, décousu à plusieurs reprises jusqu’à un joli résultat. La notice de montage indique que le biais doit aller jusqu’à la moitié des pièces de parementure de fermeture éclair. seulement, en faisant comme ça, on a plusieurs centimètres non cousus. Je n’avais pas osé écouter mon instinct qui me soufflait de prolonger le biais jusqu’aux rubans de fermeture éclair et bien j’aurais dû me faire confiance. J’ai tout décousu et laisser le lutin choisir un autre biais (le biais jersey gris parfait utilisé pour la première couture était coupé trop court grrr). Vous noterez son bon goût, il a choisi du France Duval Stalla :-) Une fois qu’on a compris le montage, cette encolure est très propre.

Sweat Stevie

Et enfin, le montage de la ceinture, là, je n’ai rien compris mais rien du tout, d’ailleurs je l’ai cousue… Trois fois ! (heureusement que je ne l’ai pas cousue à la surjeteuse). On s’est penché sur le problème avec l’homme et lui non plus ne comprenait rien. J’ai finalement appelé au secours Léna. Grâce à sa photo, j’ai enfin compris comment positionner mes pièces et j’ai pu finir cette cousette. Pour bien fixer les parementures qui ne sont pas prises dans les coutures, j’ai surpiqué le long de la fermeture éclair avec des fils ton sur ton pour qu’elle reste discrète.

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Vous l’aurez compris, ce sweat Stevie aura été mon rocher de Sisyphe cette semaine. C’est simple, le Morganours de Pépette la chouette a été une cousette rapide du dimanche après-midi et le sweat de mon lutin une cousette compliquée sur toute une semaine. Bon, il n’est pas raté et mon lutin l’aime beaucoup (c’est bien le principal). Encore une fois, je me dit que les sweat shirts doublés ne sont plus compliqués qu’au premier abord. Le prochain sera sûrement une version doublée…

Et une fois ce projet fini, j’ai découvert le joli concours, les deux font la paire sur Thread And Needles. Du coup, avec cette modeste contribution, j’y participe juste pour le fun. Et les lutins ont gagné le droit de faire une deuxième séance photo ensemble (le lutin s’y prêtant plus gracieusement que Pépette la chouette).

Les deux dont la paire

les deux font la paire

Les deux font la paire

Les deux font la paire

Il me reste un joli coupon de ce tissu (j’ai joué à tétris pour couper les pièces du sweat Stevie) et une Aime comme Mini verra sûrement le jour pour moi d’ici quelques temps :-) En attendant, je n’ai toujours pas cousu mon Moelleux moi !

Que la force soit avec moi, Aime comme Madawan

J’adore les grands gilets et j’avais déjà craqué pour le gilet Cannelle de Christelle Beneytout (je réfléchis à une version pour l’été prochain). Quand le patron Aime comme Madawan est sorti, j’ai tout de suite flashé dessus mais j’ai patienté, me disant que j’avais déjà le patron de Cannelle. Et puis, un jour, j’ai craqué (comme toujours). Je voulais initialement coudre une version pour l’été en jersey milano des coupons de Saint Pierre mais le temps est passé et ce n’est franchement plus d’actualité.

Récemment, j’ai du admettre que le gilet en maille noir que m’avait offert mon amoureux chez Sud express il y a quelques années était plus proche de la serpillère que du vêtement (snif). J’ai donc décidé de coudre une version noire du Madawan pour remplacer mon gilet chéri. Et oui, on a toujours besoin d’un gilet noir dans sa garde robe. J’ai craqué sur le sweat noir chiné chez Pretty Mercerie et c’était lancé.

Seulement, je me rappelais mal de la taille du coupon et j’ai commandé 1,60 mètre alors que 2 mètres étaient recommandés. Sueurs froides mais en jouant à Tétris (revival de la première Game Boy), j’ai réussi à caser toutes mes pièces, au chausse pied certes, mais en respectant le droit fil. Heureusement que la laize de ce tissu était de 160 cm sinon cela aurait sûrement coincé!

Ensuite, j’ai commencé les tests avec la surjeteuse. Mon amoureux m’a offert le cours « merveilleuse surjeteuse » chez Artesane pour mon anniversaire et c’est top. Les explications sur les réglages sont très bien faites et m’ont bien aidée à régler mon surjet. Je soupçonne cependant mon couteau et mes aiguilles d’être un peu fatigués. Et puis, j’ai enfin réussi à coudre proprement à la surjeteuse un angle droit intérieur, grâce aux explications très précises. J’ai été conquise par le format du cours que l’on peut visionner autant que l’on veut. C’est au top quand on se lance dans des projets et qu’on veut vérifie certains points techniques en direct.

Mes difficultés sont venues principalement de mon choix de tissu. Ce sweat est très beau mais en minkee sur l’envers ce que je n’avais pas saisi en le choisissant. Du coup, il est assez lourd surtout qu’à certains endroits du gilet, il y a trois épaisseurs de tissus. Dans une prochaine version, je veillerai à choisir un tissu plus léger. Le Madawan se cousant avec un biais à cheval ou rapporté selon les pièces, j’ai choisi une association sobre, du biais orageux à étoiles noires France Duval Stalla (on ne se refait pas).

Aime comme Madawan

J’ai été assez distraite pendant sa couture et j’ai eu du mal à comprendre certaines explications comme la pose du col. Mon gilet étant monté à la surjeteuse, j’étais très vigilante à la bonne compréhension des étapes. Le plus dur a finalement été la couture à la main du col. J’étais ailleurs et j’ai commencé par coudre une surpiqûre à la main. C’était moche et ça créait des plis disgracieux (la loose complète). J’ai relu calmement et il n’était pas question de surpiqûre mais de points invisibles. J’ai bien fait mon marquage à la centrale vapeur et ensuite, j’ai cousu tranquillement à la main. Là, le résultat est propre et le col se place bien.

Aime comme Madawan

J’ai classiquement fait les ourlets à l’aiguille double et au fil mousse. Evidemment, ma canette s’est vidée après avoir cousu aux 3/4 l’ourlet de la première manche :-( J’ai rallongé de 3 cm la longueur des manches, c’est à dire qu’au lieu d’ajouter 3 cm pour l’ourlet, j’en ajoute 6. Je le fais systématiquement sur les patrons Aime comme Marie, je les trouve un peu justes sur la longueur des manches.

Aime comme Madawan

Alors évidemment, je suis très très loin des deux heures indiquées sur la notice de montage. Ceci étant c’est majoritairement dû à mon choix de tissu très lourd, rendant chaque manipulation délicate et à ma distraction. Comme Luke Skywalker, j’ai persévéré dans mon projet et j’ai désormais mon Madawan, :-)

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Miroir, mon beau miroir

Aime comme miroir a attendu son heure patiemment depuis que je l’ai reçu à la fête des mères. Pourtant, j’avais très vite acheté le tissu Angèle d’Atelier brunette en prévision de ce projet…

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Mon amoureux et mes lutins sont partis à Paris pour le week-end. Etant de permanence au travail, je suis restée à la maison. Du temps, du calme, c’était les conditions parfaites pour coudre mon miroir et entamer ainsi mon dressing automne-hiver.

J’ai choisi la version avec le V dans le dos. J’adore les décolletés et les boutonnières dans le dos, d’où mon coup de coeur pour ce patron. Tirant la leçon de mes erreurs passées, j’ai décidé de faire une toile avant de couper dans mon précieux. J’ai coupé du S et ça colle parfaitement. Le dos avait tendance à bailler un peu mais c’était logique, j’ai eu la flemme d’entoiler les parementures sur ma toile comme indiqué sur le livret. La taille et l’ampleur étaient très bien.

Pour la version finale, j’ai bien sûr entoilé les parementures dos avec une vlieseline élastique dans les deux sens. J’ai surfilé le devant après avoir cousu les pinces. Je trouve ça bien plus pratique et ça évite de perdre les repères de couture. Et là, c’est le drame! J’ai mal positionné le tissu en surfilant à la surjeteuse et paf, une coupure indésirable. Oh rage, oh désespoir, une coupure d’environ 2 cm dans mon beau tissu alors qu’il m’en restait assez pour un autre projet ! J’ai surfilé les autres pièces en réfléchissant et j’ai décidé de renforcer ma coupure à la vlieseline élastique et le résultat est bluffant! Je n’ai donc pas eu besoin de recouper le devant, ouf.

Aime comme miroir

Deuxième gros écueil, l’encolure, rien que de l’écrire, je rougis. Je suis une fervente partisane des biais rapportés à l’encolure et ce biais-là m’a bien pris deux heures. Je n’avais pas envie de gâcher un gros morceau de mon beau tissu en découpant un biais maison pour 25 cm. J’avais acheté du biais en satin blanc mais il était trop raide, trop lourd. J’ai opté pour un biais lamé argenté mais une fois posé, il était clairement trop lourd et faisait bailler l’encolure. J’ai tout décousu et opté pour un biais bien plus léger en mousseline, blanc avec des mouettes de la droguerie, une chute d’un précédent projet. Une fois ma couture finie, je m’aperçois que le fil blanc choisi pour coudre l’encolure est trop blanc et fait un vilain contraste. J’ai une nouvelle fois tout décousu (je remercie mon tissu pour sa solidarité) et tout cousu avec un fil beige bien plus adapté.

Aime comme miroir

Cette-fois ci, la couture des manches s’est faite sans souci. Mes premières expériences en couture pour résorber l’embu n’étaient vraiment pas terribles et ça m’a longtemps arrêtée dans la couture de tunique et top en chaîne et trame. Zazacam m’avait conseillé une autre méthode, déjà utilisée pour le Moelleux d’anniversaire de ma maman. Cette-fois ci, le résultat est au top, pas un pli ou une fronce disgracieuse, et la couture a été assez rapide. Ca m’ouvre des perspectives pour mon dressing d’automne-hiver!

Aime comme miroir

Le reste de la couture s’est passée sans difficulté. J’ai bien réussi les raccords de couture des manches (souvent mon point faible). Les ourlets sont cousus à 1,5 cm pour le corps et un double rentré classique pour les manches. Et enfin, la couture des boutons à la main, j’ai encore succombé aux boutons de nacre et j’en ai cousu 6 après de longues réflexions. Un petit oubli cependant, je voulais sous-piquer les parementures pour bien les maintenir en place et j’ai totalement oublié. Je verrais à l’usage si je dois ajouter une surpiqûre dans le prolongement de l’encolure pour les maintenir en place.

Aime comme miroir

Sur ce week-end de couture au calme, je n’aurai finalement cousu « que » mon Miroir (enfin 2 avec la version test). Je commence mon dressing automne-hiver avec une pièce que j’aime beaucoup. Il faudra quand même que je teste le Miroir avec le V devant :-)

Myriade voit la vie en rose

Certains jours s’annoncent comme douloureux, simplement parce qu’ils existent. On aimerait que ces dates soient englouties dans le temps mais inexorablement, elles arrivent et il faut juste survivre à ces jours-là. Quand est arrivée une date profondément triste, il m’a fallu trouver une parade. J’ai pris une journée de congé et décidé de m’occuper toute la journée. J’ai donc choisi une couture nécessitant de la concentration et de la minutie.

J’avais cousu une première version de Myriade de Aime comme Marie pour les fêtes. En viscose bleue nuit pailletée, elle me plaisait beaucoup mais elle est clairement trop grande pour moi (l’éternel problème du choix entre S et M chez Aime comme Marie) et le poids de ce jersey très lourd n’arrange rien. Seulement, j’ai eu une envie furieuse d’une Myriade d’été à manches courtes. Et ma myriade d’été, je la voulais rose. J’ai acheté un beau coupon de jersey de coton rose chiné chez Mamzelle fourmi et je me suis lancée.

J’ai taillé la robe en S cette fois-ci. J’ai pris mon temps pour marquer les plis qui font tout le charme de ce modèle. Je n’ai pas eu trop de difficultés pour les plis contrairement à la première fois sauf pour les plis du haut du devant, à un moment, il faut changer de logique sur la position des repères, ça m’a un peu perturbée mais j’ai fini par retrouver comment faire. Pour être sûre que les plis correspondent bien en haut et en bas, j’ai pris le temps de bâtir à la main. Je suis une grosse feignasse sur les bâtis mais quand il faut être minutieuse, c’est assez indispensable. L’intérieur de la robe est monté à la surjeteuse pour des finitions plus nettes.

Aime comme Myriade

J’ai apporté quelques modifications au patron pour adapter la robe à mes envies. J’ai modifié l’encolure en dégageant moins les épaules et le décolleté que sur la version originale. J’ai ajouté une bande d’encolure pour une finition plus soignée, en appliquant la méthode de Marie poisson pour calculer la longueur de la bande d’encolure. J’ai cousu l’encolure à la surjeteuse et surpiqué à la machine à coudre tout le bord de l’encolure. Je suis assez satisfaite de mon encolure même si elle n’est pas encore parfaite.Deuxième modification, j’ai posé du biais jersey à cheval sur les emmanchures toujours selon la méthode de Coudre le stretch, avec une surpiqûre à l’aiguille double. L’ourlet du bas de la robe est également fait à l’aiguille double.

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

J’aime beaucoup cette deuxième version de Myriade, plus que la première à tout point de vue. J’avais peur que la taille plus haute ne m’aille pas mais son style me plaît bien. Elle nécessite un petit repassage avant d’être portée pour que les plis restent nets. Mon seul regret est que le tissu est légèrement transparent, du coup, je ne peux pas la porter au travail ce qui était l’un de mes objectifs.

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

Morganours, le retour

Mon amoureux m’a fait remarquer que notre lutin manquait décidément de shorts, et, je dois l’avouer, j’ai du mal à suivre le rythme des lessives en été. Séduite par le pyjashort cousu il y a peu, j’ai récidivé avec un short aime comme Morganours pour le jeune homme.

Aime comme Morganours

Il me restait un beau métrage du coupon de jersey de coton bleu ciel chiné de mon Erell (Mamzelle fourmi à un prix imbattable) et c’est tout à fait dans ses couleurs. Cette fois-ci, j’ai décidé de me simplifier la vie et j’ai utilisé du biais pour le biais à cheval. Il me restait pas mal de biais Liberty cars de la cape de bain cousue l’été dernier. En coupant mes pièces, j’ai vérifié la ceinture qui était beaucoup trop grande la dernière fois, et pour cause, je n’avais pas décalqué correctement…

Aime comme Morganours

Tout a roulé sans souci jusqu’à la couture de la ceinture. Fatigue, envie de finir vite, manque de concentration, j’ai commencé à la coudre endroit contre envers. Je m’en suis aperçue en cours de route alors j’ai décousu et… j’ai recommencé la même bêtise gloups !

Aime comme Morganours

J’ai donc remis au lendemain la couture de la ceinture et, après en avoir découpé une nouvelle, la première avait bien trop souffert, et fait bien attention au sens des pièces avant de coudre, ça a été nickel. Comme la dernière fois, j’ai mesuré le tour de taille de mon lutin et enlevé 3 cm, sans ajouter de marges de couture, pour définir la longueur de l’élastique à insérer dans la ceinture. C’est parfait. J’ai également coupé le short en 4 ans, sans marge de couture et c’est impeccable.

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

J’aime beaucoup ce patron, qui est un super basique pour petit garçon. Ca n’a l’air de rien mais il y a beaucoup moins de choix de patrons sympas pour les petits gars alors je compte bien rentabiliser celui-ci :-)

Aime comme Morganours

Un pyjashort pour mon lutin

L’été a mis longtemps à arriver. Du coup, je ne me suis pas trop lancée dans des coutures estivales et boum, la chaleur est arrivée. En vacances, j’ai dû me rendre à l’évidence, les pyjamas de mon lutin étaient trop chauds et le gênaient.

Du coup, je me suis lancée dans un pyjama d’été, un débardeur et un short assortis. Il me restait assez de jersey gecko pour ce projet (ce coupon aura décidément été bien rentabilisé). J’ai farfouillé dans mes patrons et ai choisi le débardeur Malik de La Maison Victor et le short Morganours de Aime comme Marie.

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J’ai taillé le débardeur en 4 ans sans marges de couture, sauf l’ourlet, le dernier tee-shirt cousu en 3 ans de La Maison Victor est un peu juste. J’avais rencontré beaucoup de difficultés sur l’encolure la dernière fois avec ce modèle, aussi, j’ai décidé de faire confiance à Marie Poisson. Je n’ai pas su résister à acheter son bouquin « Coudre le stretch » après tout le bien que j’en ai lu sur Instagram. Et je ne regrette pas! C’est une vraie mine d’or, entre toutes les explications techniques et les patrons modulables que je vais bientôt tester. J’ai donc choisi de poser du jersey contrasté à cheval selon sa technique (les chutes du pantalon d’intérieur de mon amoureux et du tee-shirt Olaf de mon lutin étaient parfaites). En suivant précisément ses conseils, je suis arrivée à un joli résultat. Ce n’est pas parfait mais franchement pas mal. Alors oui, c’est un peu plus long qu’à la surjeteuse mais honnêtement, le rendu est tellement satisfaisant ! L’ourlet est réalisé à l’aiguille double très classiquement.

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Pour le short, j’ai attaqué le Morganours de Aime comme Marie, j’ai acheté ce coffret de trois patrons car je ne trouvais pas mon bonheur dans les Ottobre pour les shorts et pantalons de jogging basiques pour garçons. D’ailleurs, je projette de coudre des joggings pour la rentrée mais c’est une autre histoire! Là aussi, j’ai taillé un 4 ans sans marges de couture mais avec l’ourlet. J’ai ajouté une surpiqûre le long de la couture de la poce pour de plus jolies finitions.

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J’ai remplacé le biais bordant le bas du short par un biais à cheval en jersey selon la technique de l’encolure de Marie Poisson, seulement j’ai eu plus de difficulté à le poser proprement. J’avais l’impression que le jersey gecko fronçait mais ce n’était pas le cas, une fois les replis du biais posés. Mes difficultés sont venues plus tard. J’ai looonngggueement hésité à assembler les côtés du short à la machine à coudre où à la surjeteuse et j’ai choisi cette dernière. Sauf qu’elle n’était plus motivée à travailler et a grogné, étiré le tissu en le découpant et c’était assez moche. J’ai été obligée de recoudre des points à la machine sur le bas du short pour rattraper le tout.

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Deuxième problème, la ceinture, je ne sais pas ce que j’ai fait mais elle était plus large que le corps du short, j’ai bien retiré 4 cm pour que cela colle. Et en cours de couture, ma surjeteuse a à nouveau boudé, un des fils d’aiguille était sorti de ses crans et a tout emmêlé, la couture était ignoble. J’ai du réenfiler intégralement la bestiole et ai repris ma couture pour que cela soit propre, ouf. Il n’y a aucun élément sur la taille de l’élastique dans le livret d’explications alors, j’ai mesuré le tour de détail directement sur mon lutin, retiré 3 cm et gardé un cm de chaque côté comme marge de couture et c’était nickel.

Enfin, la notice ne précise pas comment refermer le trou laissé pour enfiler l’élastique. J’ai choisi de faire un zig zag ton sur ton et là aussi, ma machine à coudre a bloqué sur le tissu. Du coup, les points sont assez visibles et peu discrets.

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Même si le short présente quelques défauts, je suis contente de ce pyjama. Les mesures sont parfaites pour mon lutin et il a l’air bien confortable. Je récidiverai sûrement l’année prochaine mais en anticipant mieux mes cousettes estivales :-)

Et comme il faut négocier pour le convaincre de participer aux séances photos, une photo de mon petit clown :-)

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Martine chérie

J’adore les robes, ça se voit car c’est sûrement ce que j’ai le plus cousu. Quand Martine est sortie, j’ai tout de suite flashé dessus. Je n’ai résisté à l’acheter que pour une seule raison : la fête des mères arrivait et mon amoureux allait me demander ce que je voulais. Seulement, coup de tonnerre, le patron était déjà en rupture de stock. Je n’ai pas été malheureuse car j’ai reçu pour la fête des mères le Miroir qui attend sagement que je m’occupe de son cas. Têtue comme je suis, j’ai guetté le retour de Martine en stock et je l’ai immédiatement achetée, des fois qu’il y aurait à nouveau une rupture de stock!

J’ai réfléchi à ma première version et j’ai opté pour du chambray acheté chez the Sweet Mercerie. Il est tout doux, avec une belle tenue et une couleur bleu jean qui me plaît beaucoup. J’ai regardé différentes versions sur la toile et instagram et j’ai opté pour la taille S. J’ai hésité à réaliser des coutures anglaises tout le long mais testant le patron pour la première fois et ayant peur d’un ratage sur les plis, j’ai préféré surjeter toutes les pièces avant couture pour de jolies finitions et ça me va bien.

J’ai passé beaucoup de temps sur les plis car j’ai été perturbée par le changement de logique dans les repères. En effet sur les deux premiers, on doit positionner un repère sur un autre et pour le dernier un repère sous un autre. Mon troisième pli était tout petit et je ne comprenais pas. Après vérifications sur Internet, il devait être égal au deuxième. Finalement, j’ai compris comment positionner ce troisième pli et pour mes prochaines versions, je me simplifierai la vie en marquant le milieu des deux pièces C (les côtés de la robe dos), ça sera beaucoup plus facile.

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La couture de la doublure du dos m’a également étonnée mais je sais que ma logique manque de logique et, en suivant les explications, tout roule et prend sens. J’ai posé du biais rapporté pour la finition de l’encolure et des emmanchures, du Liberty Mauvey, j’adore cette combinaison. C’est toujours long de bien coudre un biais rapporté mais quel plaisir de regarder ces finitions aux petits oignons et d’avoir plaisir à enfiler sa robe. Le biais Liberty représente un petit budget mais c’est tout de même bien plus agréable à coudre et à porter que du biais tout textile, rigide et difficile à manier. Je ne me lasse pas de mes biais rapportés en Liberty ou en France Duval (de très belle qualité également).

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Aime comme Martine en chambray the sweet mercerie 13 - Copie

Seule modification au patron, je n’ai pas posé de pression invisible. Je n’en ai pas dans mon stock et je n’avais pas envie d’acheter tout le matériel qui allait avec. J’ai donc opté pour trois petits boutons en nacre et créé trois boutonnières dans le dos. Je n’hésite plus à coudre des boutonnières, ma machine le faisant très bien toute seule.

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Après avoir cousu l’ourlet, Martine était prête pour venir avec moi en vacances à la mer. Dernier essayage et l’homme me dit, c’est normal que tu aies une poche dans le dos? Arrrggghhh, non, ce n’est pas normal. J’avais mal posé ma doublure en cousant l’ourlet, trop rapidement pour pouvoir l’emmener en vacances. J’ai défait la partie qui posait problème et voulu coudre un ourlet express mais ça n’allait pas. J’ai donc décidé d’être raisonnable et de laisser Martine se reposer (snif).

De retour de vacances, après la corvée du rangement des valises, des lessives, courses et autres réjouissances, j’ai retrouvé Martine et j’ai repris son ourlet. Bizarrement, j’ai du du mal à coudre un ourlet équilibré mais j’y suis arrivée (ouf). Maintenant, elle est prête pour égayer ma journée de reprise du travail d’ici peu (on se console comme on peut).

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D’ici-là, je réfléchis à la version top, je serai bien tentée par du plumetis gris… Affaire à suivre…

Aime comme Maman

Il y a quelques mois, ma maman m’a offert un patron qui lui plaisait afin que je lui couse le vêtement. Le hasard a voulu que ce soit le Moelleux de Aime comme Marie, un de mes chouchous déjà réalisé à 3 reprises ici, ici et ici. Pour son anniversaire, on a convenu que ce serait un moelleux et je l’ai laissée choisir son tissu. Elle ne porte pas tellement de jersey ou de maille et était bien tentée par une viscose. Elle a choisi cette merveille de Linna morata, très souple et fluide pour un tombé parfait.

Viscose Linna Morata

Lorsque je l’ai reçue, j’ai tout de suite vu que ce coloris s’accordait parfaitement avec le fil Gütterman banane des coloris France Duval Stalla que j’avais en stock, parfait! Elle a été choisir son passepoil et son biais pour l’ourlet au biais rapporté à la droguerie.

Lorsque j’ai attaqué la réalisation de ce moelleux #4, je n’étais pas inquiète. Tenant compte de son souhait de le porter en tunique et du choix de la viscose, j’ai coupé dans la taille correspondant à ses mensurations mais je n’ai pas rajouté de marges de couture. Ma mère mesure 1m57 et les patrons Aime comme Marie sont patronnés pour uen stature d’1m65, je ne voulais pas gâcher de ce beau tissu.

J’ai surfilé les pièces à la surjeteuse sauf pour les arrondis que je ne maîtrise pas encore, ceux-là sont faits à la machine à coudre. J’ai pris mon temps sur la couture du passepoil, le dernier acheté à la droguerie pour ma datura m’avait joué des tours, mais celui-là était très sympa et facile à coudre (si on oublie que j’ai commencé par le coudre dans le mauvais sens). Tout a roulé sans difficulté jusqu’à la couture des manches, et là, c’était le drame! Il fallait résorber l’embu et c’est un de mes gros points faibles. Mes premiers essais étaient très moches et j’étais désespérée.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Zazacam m’a alors proposé une solution : réaliser les fronces à la main, en douceur, en créant de légères vagues sur l’emmanchure, épingler soigneusement, bâtir, puis coudre. Alors ça m’a pris une soirée entière parce qu’à la main, c’est long mais le résultat est à la hauteur du temps passé même s’il n’est pas parfait. Je suis presque réconciliée avec les emmanchures !

Autre difficulté, les pointes des manches, je n’ai pas pensé à les entoiler comme j’utilisais jusqu’ici du jersey ou du molleton. Je n’ai compris mon erreur qu’à la fin du montage. Du coup, pour les renforcer, j’ai fait des petits points à la main pile au niveau de la pointe. C’est un peu du bidouillage mais comme c’est ton, sur ton, c’est assez discret.

Ensuite, j’ai attendu que ma mère vienne faire un tour par chez moi pour qu’elle essaie avant la couture des ourlets. La longueur était parfaite et l’ampleur aussi. Son moelleux lui a bien plu (ouf).

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Premier jour des vacances, après avoir fini tous les cadeaux des maîtresses et des ATSEM (tour de piste incontournable de la maman adepte du DIY), j’ai attaqué la finition de ce moelleux. J’ai cousu mon biais rapporté selon la technique apprise par Christelle, qui assure une finition aux petits oignons. Le secret : s’armer d’un crayola et être généreuse dans l’utilisation des épingles et de la centrale vapeur.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Et voilà, le résultat dont je suis très satisfaite. Je ne peux malheureusement pas poster de photo portée car ce moelleux est parti par la poste rencontrer sa propriétaire!

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Ps : je vous jure, je l’ai repassé avant les photos mais la viscose a ses raisons que ma centrale vapeur ignore…

Mina printanière

La version bleue de Zazacam m’a vite fait de l’oeil, mais voilà, une veste, ça demande beaucoup de temps et c’est un luxe que je n’ai que très rarement. Du coup, je préfèrais des projets plus rapides et plus simples à réaliser. Et miracle, j’ai eu du temps et le courage de me lancer dans ma Mina.

Première étape, décalquage du patron et découpe des pièces, c’est assez long car il y en a beaucoup mine de rien. J’ai utilisé un natté de coton bleu marine France Duval Stalla acheté au CSF et pour la doublure un beau coton fleuri Papa pique et maman coud, offert par Zazacam à mon anniversaire. Et comble du bonheur, ma Germaine est enfin revenue de chez le réparateur, en pleine forme ! Quel confort de coudre avec cette machine, j’adore!

Aime comme Mina

Tout a roulé jusqu’à la couture de la parementure du col de la doublure, impossible, elle semblait bien trop courte. Heureusement, Zazacam m’a expliqué comment faire et ça a roulé. En fait, le schéma indique la position des pièces après couture et non avant couture. J’ai pris du temps car je n’utilisais pas la même couleur de fil pour l’extérieur et la doublure, il fallait donc régulièrement changer bobines et canettes.

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C’est une cousette de longue haleine mais qui se monte tranquillement si on suit bien les instructions et les schémas. J’ai pris du plaisir à la coudre, surtout que cette cousette m’a occupé l’esprit quand j’en avais bien besoin. Les explications sont très bien faites et en les suivant avec attention, ça se passe sans réelles difficultés. J’ai tout de même vérifié que les deux côtés de ma veste étaient bien symétriques et de la même longueur avant de cranter les arrondis et dégarnir les angles. J’ai choisi de surpiquer la veste pour des finitions plus nettes et je ne regrette pas.

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Je suis très satisfaite du résultat et hyper fière de me dire que j’ai cousu ma première veste entièrement doublée. En toute honnêteté, je ne m’en pensais pas capable ! Je craignais (façon de parler hein) de devoir lui coudre un tee-shirt assorti et j’ai retrouvé mon Matérial girl. Ils s’entendent à la perfection tous les deux :-)

Aime comme Mina

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PS : malgré plusieurs demandes, je n’arrive pas à participer au blog collectif des réalisations Aime comme Marie, alors si une bonne âme pouvait m’aider…

Moelleux # 3

Coudre un modèle qu’on a déjà cousu à plusieurs reprises, c’est comme retrouver un vieil ami. On sait ce qu’on doit faire, on peut prendre son temps, on a déjà identifié nos points faibles dessus. J’ai eu un coup de foudre pour le moelleux et il a fait partie des patrons qui m’ont donné envie de me lancer dans la couture. Je l’ai d’ailleurs réalisé deux fois, en jersey et en matelassé.

En ce moment, j’ai envie de douceur, d’être dorlotée et de coudre des projets dont je suis sûre du résultat. J’adore le Moelleux et j’ai eu envie d’une version cocooning en molleton léger gis chiné des Coupons de Saint Pierre avec un empiècement en Liberty Besty dans le coloris rose givré exclusif vendu par Cousette l’an dernier. Je n’avais coupé qu’une fois dans ce coupon pour un snood de Pépette la chouette qui avait absolument voulu ce tissu, pas folle la guêpe! J’ai enfin choisi un passepoil doré pour réveiller le tout, acheté l’an dernier lors d’une virée à Fil 2000.

Aime comme Moelleux #3

J’ai pris mon temps pour le coudre, sachant que le risque lors qu’on coud un patron déjà réalisé est de bâcler et de faire des erreurs d’étourderie ou de manque de concentration. Vu la finesse du molleton, j’ai taillé mon Moelleux en S avec des marges de couture de 0,5 cm puisque je prévoyais de le monter à la surjeteuse.

Aime comme moelleux #3

Aime comme moelleux #3

Aime comme moelleux #3

Je l’ai monté tranquillement, bénissant ma surjeteuse pour ses finitions intérieures nickels (enfin presque). J’ai encore un peu de mal sur la couture des manches à la surjeteuse mais je m’améliore. Pour l’ourlet final, j’ai hésité à faire du biais maison en utilisant ce Liberty exclusif mais j’avoue, j’ai eu la flemme. Et je trouve souvent le biais maison plus difficile à utiliser car moins régulier qu’un biais tout fait! Du coup, je me suis rabattue sur une valeur sûre, le biais France Duval Stalla fuschia à étoiles argentées. Je me suis particulièrement appliquée en le cousant, en suivant les conseils que Christelle m’avait donnés lors de ses cours (ne pas lésiner sur les épingles et sur l’utilisation de la centrale vapeur) et cet ourlet est particulièrement réussi !

Aime comme moelleux #3

En deux petites journées, ce troisième moelleux a été cousu, lavé et mis sagement à sécher. Comme d’habitude, j’adore le résultat, je trouve cette coupe vraiment féminine et flatteuse. Il y en aura sûrement d’autres versions…

Aime comme moelleux #3