Myriade voit la vie en rose

Certains jours s’annoncent comme douloureux, simplement parce qu’ils existent. On aimerait que ces dates soient englouties dans le temps mais inexorablement, elles arrivent et il faut juste survivre à ces jours-là. Quand est arrivée une date profondément triste, il m’a fallu trouver une parade. J’ai pris une journée de congé et décidé de m’occuper toute la journée. J’ai donc choisi une couture nécessitant de la concentration et de la minutie.

J’avais cousu une première version de Myriade de Aime comme Marie pour les fêtes. En viscose bleue nuit pailletée, elle me plaisait beaucoup mais elle est clairement trop grande pour moi (l’éternel problème du choix entre S et M chez Aime comme Marie) et le poids de ce jersey très lourd n’arrange rien. Seulement, j’ai eu une envie furieuse d’une Myriade d’été à manches courtes. Et ma myriade d’été, je la voulais rose. J’ai acheté un beau coupon de jersey de coton rose chiné chez Mamzelle fourmi et je me suis lancée.

J’ai taillé la robe en S cette fois-ci. J’ai pris mon temps pour marquer les plis qui font tout le charme de ce modèle. Je n’ai pas eu trop de difficultés pour les plis contrairement à la première fois sauf pour les plis du haut du devant, à un moment, il faut changer de logique sur la position des repères, ça m’a un peu perturbée mais j’ai fini par retrouver comment faire. Pour être sûre que les plis correspondent bien en haut et en bas, j’ai pris le temps de bâtir à la main. Je suis une grosse feignasse sur les bâtis mais quand il faut être minutieuse, c’est assez indispensable. L’intérieur de la robe est monté à la surjeteuse pour des finitions plus nettes.

Aime comme Myriade

J’ai apporté quelques modifications au patron pour adapter la robe à mes envies. J’ai modifié l’encolure en dégageant moins les épaules et le décolleté que sur la version originale. J’ai ajouté une bande d’encolure pour une finition plus soignée, en appliquant la méthode de Marie poisson pour calculer la longueur de la bande d’encolure. J’ai cousu l’encolure à la surjeteuse et surpiqué à la machine à coudre tout le bord de l’encolure. Je suis assez satisfaite de mon encolure même si elle n’est pas encore parfaite.Deuxième modification, j’ai posé du biais jersey à cheval sur les emmanchures toujours selon la méthode de Coudre le stretch, avec une surpiqûre à l’aiguille double. L’ourlet du bas de la robe est également fait à l’aiguille double.

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

J’aime beaucoup cette deuxième version de Myriade, plus que la première à tout point de vue. J’avais peur que la taille plus haute ne m’aille pas mais son style me plaît bien. Elle nécessite un petit repassage avant d’être portée pour que les plis restent nets. Mon seul regret est que le tissu est légèrement transparent, du coup, je ne peux pas la porter au travail ce qui était l’un de mes objectifs.

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

Aime comme Myriade

Morganours, le retour

Mon amoureux m’a fait remarquer que notre lutin manquait décidément de shorts, et, je dois l’avouer, j’ai du mal à suivre le rythme des lessives en été. Séduite par le pyjashort cousu il y a peu, j’ai récidivé avec un short aime comme Morganours pour le jeune homme.

Aime comme Morganours

Il me restait un beau métrage du coupon de jersey de coton bleu ciel chiné de mon Erell (Mamzelle fourmi à un prix imbattable) et c’est tout à fait dans ses couleurs. Cette fois-ci, j’ai décidé de me simplifier la vie et j’ai utilisé du biais pour le biais à cheval. Il me restait pas mal de biais Liberty cars de la cape de bain cousue l’été dernier. En coupant mes pièces, j’ai vérifié la ceinture qui était beaucoup trop grande la dernière fois, et pour cause, je n’avais pas décalqué correctement…

Aime comme Morganours

Tout a roulé sans souci jusqu’à la couture de la ceinture. Fatigue, envie de finir vite, manque de concentration, j’ai commencé à la coudre endroit contre envers. Je m’en suis aperçue en cours de route alors j’ai décousu et… j’ai recommencé la même bêtise gloups !

Aime comme Morganours

J’ai donc remis au lendemain la couture de la ceinture et, après en avoir découpé une nouvelle, la première avait bien trop souffert, et fait bien attention au sens des pièces avant de coudre, ça a été nickel. Comme la dernière fois, j’ai mesuré le tour de taille de mon lutin et enlevé 3 cm, sans ajouter de marges de couture, pour définir la longueur de l’élastique à insérer dans la ceinture. C’est parfait. J’ai également coupé le short en 4 ans, sans marge de couture et c’est impeccable.

Aime comme Morganours

Aime comme Morganours

J’aime beaucoup ce patron, qui est un super basique pour petit garçon. Ca n’a l’air de rien mais il y a beaucoup moins de choix de patrons sympas pour les petits gars alors je compte bien rentabiliser celui-ci :-)

Aime comme Morganours

Un pyjashort pour mon lutin

L’été a mis longtemps à arriver. Du coup, je ne me suis pas trop lancée dans des coutures estivales et boum, la chaleur est arrivée. En vacances, j’ai dû me rendre à l’évidence, les pyjamas de mon lutin étaient trop chauds et le gênaient.

Du coup, je me suis lancée dans un pyjama d’été, un débardeur et un short assortis. Il me restait assez de jersey gecko pour ce projet (ce coupon aura décidément été bien rentabilisé). J’ai farfouillé dans mes patrons et ai choisi le débardeur Malik de La Maison Victor et le short Morganours de Aime comme Marie.

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J’ai taillé le débardeur en 4 ans sans marges de couture, sauf l’ourlet, le dernier tee-shirt cousu en 3 ans de La Maison Victor est un peu juste. J’avais rencontré beaucoup de difficultés sur l’encolure la dernière fois avec ce modèle, aussi, j’ai décidé de faire confiance à Marie Poisson. Je n’ai pas su résister à acheter son bouquin « Coudre le stretch » après tout le bien que j’en ai lu sur Instagram. Et je ne regrette pas! C’est une vraie mine d’or, entre toutes les explications techniques et les patrons modulables que je vais bientôt tester. J’ai donc choisi de poser du jersey contrasté à cheval selon sa technique (les chutes du pantalon d’intérieur de mon amoureux et du tee-shirt Olaf de mon lutin étaient parfaites). En suivant précisément ses conseils, je suis arrivée à un joli résultat. Ce n’est pas parfait mais franchement pas mal. Alors oui, c’est un peu plus long qu’à la surjeteuse mais honnêtement, le rendu est tellement satisfaisant ! L’ourlet est réalisé à l’aiguille double très classiquement.

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Pour le short, j’ai attaqué le Morganours de Aime comme Marie, j’ai acheté ce coffret de trois patrons car je ne trouvais pas mon bonheur dans les Ottobre pour les shorts et pantalons de jogging basiques pour garçons. D’ailleurs, je projette de coudre des joggings pour la rentrée mais c’est une autre histoire! Là aussi, j’ai taillé un 4 ans sans marges de couture mais avec l’ourlet. J’ai ajouté une surpiqûre le long de la couture de la poce pour de plus jolies finitions.

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J’ai remplacé le biais bordant le bas du short par un biais à cheval en jersey selon la technique de l’encolure de Marie Poisson, seulement j’ai eu plus de difficulté à le poser proprement. J’avais l’impression que le jersey gecko fronçait mais ce n’était pas le cas, une fois les replis du biais posés. Mes difficultés sont venues plus tard. J’ai looonngggueement hésité à assembler les côtés du short à la machine à coudre où à la surjeteuse et j’ai choisi cette dernière. Sauf qu’elle n’était plus motivée à travailler et a grogné, étiré le tissu en le découpant et c’était assez moche. J’ai été obligée de recoudre des points à la machine sur le bas du short pour rattraper le tout.

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Deuxième problème, la ceinture, je ne sais pas ce que j’ai fait mais elle était plus large que le corps du short, j’ai bien retiré 4 cm pour que cela colle. Et en cours de couture, ma surjeteuse a à nouveau boudé, un des fils d’aiguille était sorti de ses crans et a tout emmêlé, la couture était ignoble. J’ai du réenfiler intégralement la bestiole et ai repris ma couture pour que cela soit propre, ouf. Il n’y a aucun élément sur la taille de l’élastique dans le livret d’explications alors, j’ai mesuré le tour de détail directement sur mon lutin, retiré 3 cm et gardé un cm de chaque côté comme marge de couture et c’était nickel.

Enfin, la notice ne précise pas comment refermer le trou laissé pour enfiler l’élastique. J’ai choisi de faire un zig zag ton sur ton et là aussi, ma machine à coudre a bloqué sur le tissu. Du coup, les points sont assez visibles et peu discrets.

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Même si le short présente quelques défauts, je suis contente de ce pyjama. Les mesures sont parfaites pour mon lutin et il a l’air bien confortable. Je récidiverai sûrement l’année prochaine mais en anticipant mieux mes cousettes estivales :-)

Et comme il faut négocier pour le convaincre de participer aux séances photos, une photo de mon petit clown :-)

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Martine chérie

J’adore les robes, ça se voit car c’est sûrement ce que j’ai le plus cousu. Quand Martine est sortie, j’ai tout de suite flashé dessus. Je n’ai résisté à l’acheter que pour une seule raison : la fête des mères arrivait et mon amoureux allait me demander ce que je voulais. Seulement, coup de tonnerre, le patron était déjà en rupture de stock. Je n’ai pas été malheureuse car j’ai reçu pour la fête des mères le Miroir qui attend sagement que je m’occupe de son cas. Têtue comme je suis, j’ai guetté le retour de Martine en stock et je l’ai immédiatement achetée, des fois qu’il y aurait à nouveau une rupture de stock!

J’ai réfléchi à ma première version et j’ai opté pour du chambray acheté chez the Sweet Mercerie. Il est tout doux, avec une belle tenue et une couleur bleu jean qui me plaît beaucoup. J’ai regardé différentes versions sur la toile et instagram et j’ai opté pour la taille S. J’ai hésité à réaliser des coutures anglaises tout le long mais testant le patron pour la première fois et ayant peur d’un ratage sur les plis, j’ai préféré surjeter toutes les pièces avant couture pour de jolies finitions et ça me va bien.

J’ai passé beaucoup de temps sur les plis car j’ai été perturbée par le changement de logique dans les repères. En effet sur les deux premiers, on doit positionner un repère sur un autre et pour le dernier un repère sous un autre. Mon troisième pli était tout petit et je ne comprenais pas. Après vérifications sur Internet, il devait être égal au deuxième. Finalement, j’ai compris comment positionner ce troisième pli et pour mes prochaines versions, je me simplifierai la vie en marquant le milieu des deux pièces C (les côtés de la robe dos), ça sera beaucoup plus facile.

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La couture de la doublure du dos m’a également étonnée mais je sais que ma logique manque de logique et, en suivant les explications, tout roule et prend sens. J’ai posé du biais rapporté pour la finition de l’encolure et des emmanchures, du Liberty Mauvey, j’adore cette combinaison. C’est toujours long de bien coudre un biais rapporté mais quel plaisir de regarder ces finitions aux petits oignons et d’avoir plaisir à enfiler sa robe. Le biais Liberty représente un petit budget mais c’est tout de même bien plus agréable à coudre et à porter que du biais tout textile, rigide et difficile à manier. Je ne me lasse pas de mes biais rapportés en Liberty ou en France Duval (de très belle qualité également).

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Seule modification au patron, je n’ai pas posé de pression invisible. Je n’en ai pas dans mon stock et je n’avais pas envie d’acheter tout le matériel qui allait avec. J’ai donc opté pour trois petits boutons en nacre et créé trois boutonnières dans le dos. Je n’hésite plus à coudre des boutonnières, ma machine le faisant très bien toute seule.

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Après avoir cousu l’ourlet, Martine était prête pour venir avec moi en vacances à la mer. Dernier essayage et l’homme me dit, c’est normal que tu aies une poche dans le dos? Arrrggghhh, non, ce n’est pas normal. J’avais mal posé ma doublure en cousant l’ourlet, trop rapidement pour pouvoir l’emmener en vacances. J’ai défait la partie qui posait problème et voulu coudre un ourlet express mais ça n’allait pas. J’ai donc décidé d’être raisonnable et de laisser Martine se reposer (snif).

De retour de vacances, après la corvée du rangement des valises, des lessives, courses et autres réjouissances, j’ai retrouvé Martine et j’ai repris son ourlet. Bizarrement, j’ai du du mal à coudre un ourlet équilibré mais j’y suis arrivée (ouf). Maintenant, elle est prête pour égayer ma journée de reprise du travail d’ici peu (on se console comme on peut).

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D’ici-là, je réfléchis à la version top, je serai bien tentée par du plumetis gris… Affaire à suivre…

Aime comme Maman

Il y a quelques mois, ma maman m’a offert un patron qui lui plaisait afin que je lui couse le vêtement. Le hasard a voulu que ce soit le Moelleux de Aime comme Marie, un de mes chouchous déjà réalisé à 3 reprises ici, ici et ici. Pour son anniversaire, on a convenu que ce serait un moelleux et je l’ai laissée choisir son tissu. Elle ne porte pas tellement de jersey ou de maille et était bien tentée par une viscose. Elle a choisi cette merveille de Linna morata, très souple et fluide pour un tombé parfait.

Viscose Linna Morata

Lorsque je l’ai reçue, j’ai tout de suite vu que ce coloris s’accordait parfaitement avec le fil Gütterman banane des coloris France Duval Stalla que j’avais en stock, parfait! Elle a été choisir son passepoil et son biais pour l’ourlet au biais rapporté à la droguerie.

Lorsque j’ai attaqué la réalisation de ce moelleux #4, je n’étais pas inquiète. Tenant compte de son souhait de le porter en tunique et du choix de la viscose, j’ai coupé dans la taille correspondant à ses mensurations mais je n’ai pas rajouté de marges de couture. Ma mère mesure 1m57 et les patrons Aime comme Marie sont patronnés pour uen stature d’1m65, je ne voulais pas gâcher de ce beau tissu.

J’ai surfilé les pièces à la surjeteuse sauf pour les arrondis que je ne maîtrise pas encore, ceux-là sont faits à la machine à coudre. J’ai pris mon temps sur la couture du passepoil, le dernier acheté à la droguerie pour ma datura m’avait joué des tours, mais celui-là était très sympa et facile à coudre (si on oublie que j’ai commencé par le coudre dans le mauvais sens). Tout a roulé sans difficulté jusqu’à la couture des manches, et là, c’était le drame! Il fallait résorber l’embu et c’est un de mes gros points faibles. Mes premiers essais étaient très moches et j’étais désespérée.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Zazacam m’a alors proposé une solution : réaliser les fronces à la main, en douceur, en créant de légères vagues sur l’emmanchure, épingler soigneusement, bâtir, puis coudre. Alors ça m’a pris une soirée entière parce qu’à la main, c’est long mais le résultat est à la hauteur du temps passé même s’il n’est pas parfait. Je suis presque réconciliée avec les emmanchures !

Autre difficulté, les pointes des manches, je n’ai pas pensé à les entoiler comme j’utilisais jusqu’ici du jersey ou du molleton. Je n’ai compris mon erreur qu’à la fin du montage. Du coup, pour les renforcer, j’ai fait des petits points à la main pile au niveau de la pointe. C’est un peu du bidouillage mais comme c’est ton, sur ton, c’est assez discret.

Ensuite, j’ai attendu que ma mère vienne faire un tour par chez moi pour qu’elle essaie avant la couture des ourlets. La longueur était parfaite et l’ampleur aussi. Son moelleux lui a bien plu (ouf).

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Premier jour des vacances, après avoir fini tous les cadeaux des maîtresses et des ATSEM (tour de piste incontournable de la maman adepte du DIY), j’ai attaqué la finition de ce moelleux. J’ai cousu mon biais rapporté selon la technique apprise par Christelle, qui assure une finition aux petits oignons. Le secret : s’armer d’un crayola et être généreuse dans l’utilisation des épingles et de la centrale vapeur.

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Et voilà, le résultat dont je suis très satisfaite. Je ne peux malheureusement pas poster de photo portée car ce moelleux est parti par la poste rencontrer sa propriétaire!

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Aime comme Moelleux, Linna Morata

Ps : je vous jure, je l’ai repassé avant les photos mais la viscose a ses raisons que ma centrale vapeur ignore…

Mina printanière

La version bleue de Zazacam m’a vite fait de l’oeil, mais voilà, une veste, ça demande beaucoup de temps et c’est un luxe que je n’ai que très rarement. Du coup, je préfèrais des projets plus rapides et plus simples à réaliser. Et miracle, j’ai eu du temps et le courage de me lancer dans ma Mina.

Première étape, décalquage du patron et découpe des pièces, c’est assez long car il y en a beaucoup mine de rien. J’ai utilisé un natté de coton bleu marine France Duval Stalla acheté au CSF et pour la doublure un beau coton fleuri Papa pique et maman coud, offert par Zazacam à mon anniversaire. Et comble du bonheur, ma Germaine est enfin revenue de chez le réparateur, en pleine forme ! Quel confort de coudre avec cette machine, j’adore!

Aime comme Mina

Tout a roulé jusqu’à la couture de la parementure du col de la doublure, impossible, elle semblait bien trop courte. Heureusement, Zazacam m’a expliqué comment faire et ça a roulé. En fait, le schéma indique la position des pièces après couture et non avant couture. J’ai pris du temps car je n’utilisais pas la même couleur de fil pour l’extérieur et la doublure, il fallait donc régulièrement changer bobines et canettes.

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C’est une cousette de longue haleine mais qui se monte tranquillement si on suit bien les instructions et les schémas. J’ai pris du plaisir à la coudre, surtout que cette cousette m’a occupé l’esprit quand j’en avais bien besoin. Les explications sont très bien faites et en les suivant avec attention, ça se passe sans réelles difficultés. J’ai tout de même vérifié que les deux côtés de ma veste étaient bien symétriques et de la même longueur avant de cranter les arrondis et dégarnir les angles. J’ai choisi de surpiquer la veste pour des finitions plus nettes et je ne regrette pas.

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Je suis très satisfaite du résultat et hyper fière de me dire que j’ai cousu ma première veste entièrement doublée. En toute honnêteté, je ne m’en pensais pas capable ! Je craignais (façon de parler hein) de devoir lui coudre un tee-shirt assorti et j’ai retrouvé mon Matérial girl. Ils s’entendent à la perfection tous les deux :-)

Aime comme Mina

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PS : malgré plusieurs demandes, je n’arrive pas à participer au blog collectif des réalisations Aime comme Marie, alors si une bonne âme pouvait m’aider…

Moelleux # 3

Coudre un modèle qu’on a déjà cousu à plusieurs reprises, c’est comme retrouver un vieil ami. On sait ce qu’on doit faire, on peut prendre son temps, on a déjà identifié nos points faibles dessus. J’ai eu un coup de foudre pour le moelleux et il a fait partie des patrons qui m’ont donné envie de me lancer dans la couture. Je l’ai d’ailleurs réalisé deux fois, en jersey et en matelassé.

En ce moment, j’ai envie de douceur, d’être dorlotée et de coudre des projets dont je suis sûre du résultat. J’adore le Moelleux et j’ai eu envie d’une version cocooning en molleton léger gis chiné des Coupons de Saint Pierre avec un empiècement en Liberty Besty dans le coloris rose givré exclusif vendu par Cousette l’an dernier. Je n’avais coupé qu’une fois dans ce coupon pour un snood de Pépette la chouette qui avait absolument voulu ce tissu, pas folle la guêpe! J’ai enfin choisi un passepoil doré pour réveiller le tout, acheté l’an dernier lors d’une virée à Fil 2000.

Aime comme Moelleux #3

J’ai pris mon temps pour le coudre, sachant que le risque lors qu’on coud un patron déjà réalisé est de bâcler et de faire des erreurs d’étourderie ou de manque de concentration. Vu la finesse du molleton, j’ai taillé mon Moelleux en S avec des marges de couture de 0,5 cm puisque je prévoyais de le monter à la surjeteuse.

Aime comme moelleux #3

Aime comme moelleux #3

Aime comme moelleux #3

Je l’ai monté tranquillement, bénissant ma surjeteuse pour ses finitions intérieures nickels (enfin presque). J’ai encore un peu de mal sur la couture des manches à la surjeteuse mais je m’améliore. Pour l’ourlet final, j’ai hésité à faire du biais maison en utilisant ce Liberty exclusif mais j’avoue, j’ai eu la flemme. Et je trouve souvent le biais maison plus difficile à utiliser car moins régulier qu’un biais tout fait! Du coup, je me suis rabattue sur une valeur sûre, le biais France Duval Stalla fuschia à étoiles argentées. Je me suis particulièrement appliquée en le cousant, en suivant les conseils que Christelle m’avait donnés lors de ses cours (ne pas lésiner sur les épingles et sur l’utilisation de la centrale vapeur) et cet ourlet est particulièrement réussi !

Aime comme moelleux #3

En deux petites journées, ce troisième moelleux a été cousu, lavé et mis sagement à sécher. Comme d’habitude, j’adore le résultat, je trouve cette coupe vraiment féminine et flatteuse. Il y en aura sûrement d’autres versions…

Aime comme moelleux #3

Mise en bouche fleurie

Après avoir (enfin) rattrapé mon retard en couture, j’ai osé, je dis bien osé vu les plaintes des lutins, coudre un projet pour moi. J’ai acheté au CSF le patron Aime comme mise en bouche, que j’avais bien envie d’essayer. Initialement, j’avais prévu un coupon de viscose Lili d’Atelier brunette et un ruban de satin noir assorti. Seulement, au moment de couper, je n’étais plus sûre de mon choix. J’ai donc attaqué avec un coupon de coton fleuri déniché aux soldes d’Henry et Henriette. Leurs tissus sont souvent originaux, de très belle qualité et j’attends les soldes avec impatience ! Cette année, j’ai d’ailleurs pris un beau coupon d’un voile de coton prune avec des lapins gris et mauves, très Alice aux pays des merveilles devant lequel je bavais depuis plusieurs semaines…

J’ai décalqué le patron en taille M mais j’ai augmenté les marges de couture sur les hanches suivant la méthode que m’avait montrée Christelle Beneytout pour ma Annabelle. J’ai les hanches larges et une robe qui boudine aux hanches, je déteste ça. Au pire, je me suis dit que je réduirai les marges une fois la robe montée. J’ai d’ailleurs augmenté les marges de couture à 1,8 cm car je voulais faire des coutures anglaises, je trouve ça tellement plus propre.

Aime comme mise en bouche fleurie

Une fois montée la parementure, j’ai taillé des bandes de biais dans le tissu et j’ai cousu environ deux mètres de biais maison. Je n’aime pas spécialement coudre mon biais, j’ai du mal à obtenir un biais bien régulier. Je n’avais malheureusement aucun biais assorti à mon tissu dans mon stock de biais et je souhaitais des finitions impeccables. J’ai ainsi pu border de biais à cheval toute la parementure intérieure pour des finitions au top à l’intérieur. Je n’ai pas thermocollé la parementure car je n’aime pas le rendu des entoilages, et mon coton se tient bien.

Aime comme mise en bouche biais maison

Evidemment, j’ai mis (largement) plus que les trois heures indiquées sur le patron mais c’est uniquement ma responsabilité entre mon biais maison à cheval sur la parementure et mes coutures anglaises. Et puis, si je suis en vacances, mes lutins aussi… Du coup, je me suis souvent interrompue.

Aime comme mise en bouche, parementure

Bon, le noeud n’est pas au top, il a été fait par mon cher et tendre 😉
Mise en bouche de dos

Une fois finie, j’ai raccourci la longueur finale de la robe de 8 cm, je la trouvais un peu trop longue, genre mémère (je l’avais rallongée de 7 cm à la base). J’ai réalisé des ourlets classiques à double rentré. A l’essayage, je suis ravie. La robe est un peu ample mais parfaitement adaptée à mon petit baby bump au moins pour quelques semaines. Je la reprendrai sûrement après l’accouchement et le régime pour réduire son ampleur et l’adapter à ma silhouette post hippopotame. j’aime tellement ce tissu, si doux à porter, que je ne pourrai pas me résoudre à la ranger dans les fringues de grossesse définitivement…

Mise en bouche

J’ai fait ma material girl

J’ai acheté aime comme matérial girl il y a quelques mois. Seulement, je n’avais jamais pris le temps de le coudre. C’est assez fou quand j’y pense car ce patron me plaisait beaucoup et j’avais fait l’acquisition d’un coupon de jersey France Duval Stalla rose pâle à un prix défiant toute concurrence… En fait, l’été est arrivé et il n’a plus été question de manches longues!

Il y a peu, je suis tombée en panne de fils et le temps que ma commande arrive, je ne pouvais donc me lancer que dans un projet pour lequel j’avais tout sous la main. J’ai donc attaqué le Matérial girl version manches longues et dos croisé.

Aime comme matérial Girl

Le jersey France Duval est une merveille, couleur superbe, agréable à coudre et une vraie caresse sur la peau. J’avais d’ailleurs pu le constater quand j’avais coupé un bout de mon coupon pour la petite jupe qui tourne de Pépette la chouette. J’ai entendu dire qu’elle arrêtait ses jerseys et c’est bien dommage, je vais être obligée de me venger sur ses matelassés…

Aime comme Matérial Girl

Bref, j’ai attaqué mon projet. J’ai été très minutieuse pour border de biais rapporté (mon obsession), le bas du devant et des deux pièces du dos. C’est après que ça se complique… Comme d’habitude, je n’ai pas coupé la bonne taille. Mon minute ayant été bien trop grand en M (genre chemise de nuit de grand-mère), j’ai coupé du S et même si je le porte sans problème, mon Matérial girl aurait peut-être mérité du M. Après avoir assemblé le devant et les dos, l’encolure ne me plaisait pas du tout, beaucoup trop serrée à la gorge. Du coup, j’ai redessiné le col et je suis plus à l’aise avec cette coupe. D’ailleurs, j’ai rallongé le corps de 7 centimètres au lieu de 1 cm et les manches de 3 cm, j’aime les tops un peu longs.

Biais première étoile coloris meringue :

Aime comme Matérial girl, le biais

Pour l’encolure, j’ai triché (enfin un peu). Pour me faciliter la couture de l’encolure, j’ai cousu les deux grands côtés de ma bande d’encolure entre eux après avoir cousu les deux petits côtés et replié la bande en deux. Cela évite d’avoir à surveiller trois épaisseurs quand on étire la bande d’encolure au fur et à mesure entre chaque repère. Du coup, c’est bien même plus facile. C’est Christelle Beneytout qui m’avait parlé de cette astuce quand on avait cousu la jupe de Pépette la chouette et j’ai testé pour la première fois. Et en plus, ça fait des finitions intérieures plus nettes.

J’ai méchamment galéré pour la couture des manches. Bon, j’ai commencé par coudre envers contre endroit la première manche parce que je suis joueuse (dans la lune)! Et ce n’est pas simple de coudre la manche à l’emmanchure sans créer de contrainte sur le dos croisé. J’ai donc recommencé à plusieurs reprises sur la première manche. Et c’est là, où le choix d’un fil bien assorti au tissu est une galère. C’est beau mais quand il faut découdre il faut de bons yeux, surtout quand on utilise le point overlock…

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Aime comme Matérial Girl,le dos

Bref, après ces mésaventures, j’ai réalisé l’ourlet des manches, un double rentré car je trouve ça plus propre. Comme je n’ai pas d’aiguille double spéciale jersey, j’ai fait deux piqûres parallèles l’une à l’autre sur chaque manche. C’est un peu de la bidouille mais ça marche.

Dernier détail, j’ai surfilé les coutures intérieures avec le point conseillé par Christelle. Certes, ça n’est pas aussi propre qu’avec une recouvreuse mais je trouve le rendu propre et assez sympa.

Aime comme Matérial Girl, les finitions intérieures

Au final, j’aime beaucoup cette matérial girl et c’est surtout lié à la qualité du jersey et à sa couleur qui égaie ma journée. La prochaine fois, j’envisagerai sûrement de couper du M…

Coudre pour ne pas penser

La semaine dernière a été difficile, terriblement douloureuse. On a beau savoir que ça va passer, que c’est la faute à pas de chance, ça ne console pas. D’ailleurs, Pas de chance, on aimerait bien le prendre entre quatre zyeux et lui dire que là, ça suffit, ça doit s’arrêter. Seul le temps aide.

Dans ces moments-là, la couture est une bouée de sauvetage. Se concentrer sur la coupe du tissu, le montage, les détails techniques, offre une bouffée de liberté, une pause qui n’a pas de prix. Aime comme minute jamais testé, un reste d’interlock pas facile à dompter, mon programme a été tout trouvé. Et même si je n’adore pas le résultat, ce projet a bien joué son rôle.

Aime comme minute de dos

Le problème du choix de la taille chez Aime comme Marie reste épineux pour moi. Si ma version test est en M, je rabote, tellement que j’en arrive au S, parfois sans marge de couture et la deuxième version est un S réussi. A l’inverse, si je commence par du S, c’est un peu juste et la fois d’après, j’ajoute un peu de marge de couture. A chaque fois, la bonne option est celle que je ne prends pas!

J’ai donc taillé un M sans marges de couture, sauf pour l’ourlet du bas, je n’ai mis qu’un cm et pas trois, du coup, c’est un peu court.
Une fois monté, c’était beaucoup trop large, j’ai fini par raboter très sérieusement les côtés, jusqu’à enlever 5 cm de chaque, soit la taille S au final. J’ai renforcé toutes mes coutures au ruban thermocollant, cet interlock est très fragile et malgré une aiguille à bout rond, se troue très facilement. Du coup, je trouve que l’ourlet du bas, renforcé aussi au thermocollant manque de confort.

Aime comme minute à plat

J’ai été au bout de mon idée et thermocollé trois petites larmes dorées Madame Mademoiselle en bas du tee-shirt et une en haut du dos, ma copine Léna l’avait fait sur un de ces sweatshirts qu’elle n’a pas blogué (le privilège de se connaître en vrai) et j’avais adoré ce détail, si féminin et élégant. J’en ai aussi ajouté un sur l’envers du dos, juste pour le plaisir de le voir avant d’enfiler ce haut.

Aime comme minute détail des larmes dorées

Au final, je suis un peu mitigée, si je le trouve très joli sur la photo, il est un peu court et trop raide à la taille. Je verrai si je retente une autre version plus tard. Mais comme je ne suis pas rancunière, je l’ai emmené voir la mer !

Aime comme minute à la mer

Aime comme minute à la mer