Atelier brunette me susurre des mots doux à l’oreille

Malgré ma passion pour la couture et les tissus, mon stock effrayant, je n’ai été qu’à un seul salon création et savoir faire. Je n’habite pas à Paris et mes contraintes professionnelles ne me permettent pas forcément de m’organiser pour ces événements. Autant vous dire que j’ai adoré mon unique expérience et chéri chacun des coupons ou patrons achetés à cette occasion. J’avais visité les stands de Aime comme Marie, Henry et henriette, un chat sur un fil et évidemment Atelier Brunette. Je m’étais promis de m’offrir un grand coupon de mon tissu préféré ce jour-là et sans surprise, j’avais flashé sur le modal Lili et son imprimé poétique. Le temps a passé et j’avais envisagé divers projets pour cette merveille sans jamais sauter le pas de la réalisation.

Et il y a une semaine, l’impensable s’est produit, j’ai coupé dedans ! D’un coup, comme ça, et sans hésiter en plus! C’était un pari risqué car je n’ai pas fait de toile pour ce modèle et que je voulais porter ma cousette pour un entretien avec mes futurs chefs, je change de boulot en septembre ! J’ai osé le combo, couture de l’extrême, nouveau patron et tissu chouchou et même pas mal!

J’avais envie d’une robe féminine et simple et je me suis tournée vers une valeur sûre, Aime comme Marie. Je crois que c’est la marque que j’ai le plus cousu en près de 4 ans et je n’ai eu que deux fails au tout début (dont un qui me sert de chemise de nuit). Ayant envie de nouveauté, j’ai tenté la Aime comme mots doux, une jolie robe portefeuille en version courte (un peu rallongée pour la décence).

Ne voulant pas être boudinée, j’ai tracé un compromis S pour le haut et M pour le bas et rallongé les jupes de 3 cm. Il y a 7 pièces à découper et pas mal de crans et repères à reporter pour l’assemblage. Ensuite, j’ai entoilé les parementures comme conseillé et c’est bien nécessaire.

Aime comme Mots doux

La couture est assez simple et le livret bien expliqué. Il faut surtout du temps et de la minutie car certaines pièces sont longues (et encore j’ai fait la version courte) et on peut facilement avoir une couture irrégulière par manque de concentration. J’ai été d’autant plus vigilante que ce tissu tout doux glisse facilement et le pied à double entraînement de ma pfaff a été un allié indispensable !

Après un marathon de couture durant le week-end, ma robe a été finie le dimanche soir. Je ne vous cache pas que j’ai un peu tremblé à l’essayage final et, ouuuffff, je l’adore. La coupe est féminine et plutôt flatteuse sans compter que ce tissu est juste une caresse sur la peau. D’ailleurs, je vérifie toujours que la robe est en place car on peut facilement l’oublier tellement le tissu est léger! Je préfère tout de même glisser un petit débardeur sous la robe car le décolleté est un peu trop profond à mon goût mais ça ne me gêne pas du tout.

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Aime comme Mots doux

Avec mon Idoia récemment cousue, je crois que j’ai trouvé les robes de l’été. Une version de mi-saison me tenterait bien, en crêpe à porter avec des bottes ou des petites boots… Mais combien de fois ai-je dit ça 😉

Aime comme Mots doux

Miroir, mon beau miroir

Aime comme miroir a attendu son heure patiemment depuis que je l’ai reçu à la fête des mères. Pourtant, j’avais très vite acheté le tissu Angèle d’Atelier brunette en prévision de ce projet…

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Mon amoureux et mes lutins sont partis à Paris pour le week-end. Etant de permanence au travail, je suis restée à la maison. Du temps, du calme, c’était les conditions parfaites pour coudre mon miroir et entamer ainsi mon dressing automne-hiver.

J’ai choisi la version avec le V dans le dos. J’adore les décolletés et les boutonnières dans le dos, d’où mon coup de coeur pour ce patron. Tirant la leçon de mes erreurs passées, j’ai décidé de faire une toile avant de couper dans mon précieux. J’ai coupé du S et ça colle parfaitement. Le dos avait tendance à bailler un peu mais c’était logique, j’ai eu la flemme d’entoiler les parementures sur ma toile comme indiqué sur le livret. La taille et l’ampleur étaient très bien.

Pour la version finale, j’ai bien sûr entoilé les parementures dos avec une vlieseline élastique dans les deux sens. J’ai surfilé le devant après avoir cousu les pinces. Je trouve ça bien plus pratique et ça évite de perdre les repères de couture. Et là, c’est le drame! J’ai mal positionné le tissu en surfilant à la surjeteuse et paf, une coupure indésirable. Oh rage, oh désespoir, une coupure d’environ 2 cm dans mon beau tissu alors qu’il m’en restait assez pour un autre projet ! J’ai surfilé les autres pièces en réfléchissant et j’ai décidé de renforcer ma coupure à la vlieseline élastique et le résultat est bluffant! Je n’ai donc pas eu besoin de recouper le devant, ouf.

Aime comme miroir

Deuxième gros écueil, l’encolure, rien que de l’écrire, je rougis. Je suis une fervente partisane des biais rapportés à l’encolure et ce biais-là m’a bien pris deux heures. Je n’avais pas envie de gâcher un gros morceau de mon beau tissu en découpant un biais maison pour 25 cm. J’avais acheté du biais en satin blanc mais il était trop raide, trop lourd. J’ai opté pour un biais lamé argenté mais une fois posé, il était clairement trop lourd et faisait bailler l’encolure. J’ai tout décousu et opté pour un biais bien plus léger en mousseline, blanc avec des mouettes de la droguerie, une chute d’un précédent projet. Une fois ma couture finie, je m’aperçois que le fil blanc choisi pour coudre l’encolure est trop blanc et fait un vilain contraste. J’ai une nouvelle fois tout décousu (je remercie mon tissu pour sa solidarité) et tout cousu avec un fil beige bien plus adapté.

Aime comme miroir

Cette-fois ci, la couture des manches s’est faite sans souci. Mes premières expériences en couture pour résorber l’embu n’étaient vraiment pas terribles et ça m’a longtemps arrêtée dans la couture de tunique et top en chaîne et trame. Zazacam m’avait conseillé une autre méthode, déjà utilisée pour le Moelleux d’anniversaire de ma maman. Cette-fois ci, le résultat est au top, pas un pli ou une fronce disgracieuse, et la couture a été assez rapide. Ca m’ouvre des perspectives pour mon dressing d’automne-hiver!

Aime comme miroir

Le reste de la couture s’est passée sans difficulté. J’ai bien réussi les raccords de couture des manches (souvent mon point faible). Les ourlets sont cousus à 1,5 cm pour le corps et un double rentré classique pour les manches. Et enfin, la couture des boutons à la main, j’ai encore succombé aux boutons de nacre et j’en ai cousu 6 après de longues réflexions. Un petit oubli cependant, je voulais sous-piquer les parementures pour bien les maintenir en place et j’ai totalement oublié. Je verrais à l’usage si je dois ajouter une surpiqûre dans le prolongement de l’encolure pour les maintenir en place.

Aime comme miroir

Sur ce week-end de couture au calme, je n’aurai finalement cousu « que » mon Miroir (enfin 2 avec la version test). Je commence mon dressing automne-hiver avec une pièce que j’aime beaucoup. Il faudra quand même que je teste le Miroir avec le V devant :-)