Miroir, mon beau miroir

Aime comme miroir a attendu son heure patiemment depuis que je l’ai reçu à la fête des mères. Pourtant, j’avais très vite acheté le tissu Angèle d’Atelier brunette en prévision de ce projet…

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Mon amoureux et mes lutins sont partis à Paris pour le week-end. Etant de permanence au travail, je suis restée à la maison. Du temps, du calme, c’était les conditions parfaites pour coudre mon miroir et entamer ainsi mon dressing automne-hiver.

J’ai choisi la version avec le V dans le dos. J’adore les décolletés et les boutonnières dans le dos, d’où mon coup de coeur pour ce patron. Tirant la leçon de mes erreurs passées, j’ai décidé de faire une toile avant de couper dans mon précieux. J’ai coupé du S et ça colle parfaitement. Le dos avait tendance à bailler un peu mais c’était logique, j’ai eu la flemme d’entoiler les parementures sur ma toile comme indiqué sur le livret. La taille et l’ampleur étaient très bien.

Pour la version finale, j’ai bien sûr entoilé les parementures dos avec une vlieseline élastique dans les deux sens. J’ai surfilé le devant après avoir cousu les pinces. Je trouve ça bien plus pratique et ça évite de perdre les repères de couture. Et là, c’est le drame! J’ai mal positionné le tissu en surfilant à la surjeteuse et paf, une coupure indésirable. Oh rage, oh désespoir, une coupure d’environ 2 cm dans mon beau tissu alors qu’il m’en restait assez pour un autre projet ! J’ai surfilé les autres pièces en réfléchissant et j’ai décidé de renforcer ma coupure à la vlieseline élastique et le résultat est bluffant! Je n’ai donc pas eu besoin de recouper le devant, ouf.

Aime comme miroir

Deuxième gros écueil, l’encolure, rien que de l’écrire, je rougis. Je suis une fervente partisane des biais rapportés à l’encolure et ce biais-là m’a bien pris deux heures. Je n’avais pas envie de gâcher un gros morceau de mon beau tissu en découpant un biais maison pour 25 cm. J’avais acheté du biais en satin blanc mais il était trop raide, trop lourd. J’ai opté pour un biais lamé argenté mais une fois posé, il était clairement trop lourd et faisait bailler l’encolure. J’ai tout décousu et opté pour un biais bien plus léger en mousseline, blanc avec des mouettes de la droguerie, une chute d’un précédent projet. Une fois ma couture finie, je m’aperçois que le fil blanc choisi pour coudre l’encolure est trop blanc et fait un vilain contraste. J’ai une nouvelle fois tout décousu (je remercie mon tissu pour sa solidarité) et tout cousu avec un fil beige bien plus adapté.

Aime comme miroir

Cette-fois ci, la couture des manches s’est faite sans souci. Mes premières expériences en couture pour résorber l’embu n’étaient vraiment pas terribles et ça m’a longtemps arrêtée dans la couture de tunique et top en chaîne et trame. Zazacam m’avait conseillé une autre méthode, déjà utilisée pour le Moelleux d’anniversaire de ma maman. Cette-fois ci, le résultat est au top, pas un pli ou une fronce disgracieuse, et la couture a été assez rapide. Ca m’ouvre des perspectives pour mon dressing d’automne-hiver!

Aime comme miroir

Le reste de la couture s’est passée sans difficulté. J’ai bien réussi les raccords de couture des manches (souvent mon point faible). Les ourlets sont cousus à 1,5 cm pour le corps et un double rentré classique pour les manches. Et enfin, la couture des boutons à la main, j’ai encore succombé aux boutons de nacre et j’en ai cousu 6 après de longues réflexions. Un petit oubli cependant, je voulais sous-piquer les parementures pour bien les maintenir en place et j’ai totalement oublié. Je verrais à l’usage si je dois ajouter une surpiqûre dans le prolongement de l’encolure pour les maintenir en place.

Aime comme miroir

Sur ce week-end de couture au calme, je n’aurai finalement cousu « que » mon Miroir (enfin 2 avec la version test). Je commence mon dressing automne-hiver avec une pièce que j’aime beaucoup. Il faudra quand même que je teste le Miroir avec le V devant :-)