Gourde et fière de l’être

Lorsque j’ai débuté la couture, j’ai pas mal traîné sur la toile et lu de nombreux blogs. Tous les projets me tentaient et je lisais énormément de billets pour savoir quoi coudre, comment avec quel tissu etc. Parmi les blogs que j’ai le plus consultés, il y avait celui de Barbara Gourde. Ses cousettes étaient toujours de très bon goût, avec de superbes tissus et paysages d’Inde et son sens de l’humour rendait chaque billet agréable à lire. Et puis, Barbara Gourde, les Nuls, toussa toussa.

Elle a arrêté son blog il y a deux ans mais a lancé l’Atelier des gourdes avec des tutos, des patrons, des vidéos sur Youtube et des cours en direct sur Rodez, bien trop loin de chez moi malheureusement. J’ai été très vite tentée par son patron de vanity mais je couds assez peu d’accessoires, la faute principalement à mon sens sens plus que déplorable de la géométrie dans l’espace (ma prof de mathématiques du collège aurait pu en témoigner). Le projet a trotté dans ma tête et j’ai acheté son patron en pensant éventuellement en faire pour Noël. Evidemment, je n’ai pas eu du tout le temps et suis partie sur les sacs Malo, un patron simple que je maîtrise bien. Et récemment, j’ai vu un vanity fait maison qui m’a fait de l’oeil.

J’ai profité d’une accalmie dans mon emploi du temps pour me lancer dans ce projet. J’ai pioché dans mon stock de tissus enduit un bel imprimé de chez cousette et un enduit moutarde acheté au marché aux tissus d’Arras l’an dernier. Ce n’était d’ailleurs pas la meilleure idée comme je m’en suis aperçue après. J’ai utilisé un renfort à coudre qui traînait dans mon stock mais un entoilage un peu plus rigide aurait été encore mieux.

IMG_3399

IMG_3367

Les explications sont hyper claires et accompagnées de photos voire de vidéos pour les étapes les plus difficiles. J’ai préféré coudre la poignée dans le même tissu que le tissu extérieur et non dans la doublure comme préconisé dans le patron. Pour le raccord passepoil, j’ai préféré reprendre le livre de Christelle Beneytout car sa méthode me convient plutôt bien. Pour le reste, j’ai entièrement fait confiance au patron et j’ai très bien fait. Le vanity se monte sous nos yeux et c’est vraiment chouette. Moi qui suis en grande difficulté dans la géométrie dans l’espace, je n’ai pas rencontré de difficultés de montage.

Passepoil jaune de mon stock:
IMG_3364

Il y a quelques points à améliorer sur ma première version, le passepoil pourrait être mieux posé. Pour la prochaine version, j’utiliserai un fil de cannette bien contrastant avec le tissu, ce sera bien plus facile de repasser sur ma première couture qu’en utilisant un fil blanc sur fond blanc… Je pense utiliser un natté de coton pour le tissu extérieur en le renforçant pour une bonne tenue et un enduit plus fin pour la doublure. J’aime beaucoup l’enduit pour l’intérieur d’un vanity ou d’une trousse de toilette, cela permet une bonne étanchéité s’il y a un peu d’eau ou une crème qui s’ouvre. Et l’enduit fin permettra une plus belle poche passepoilée et une meilleure résorption de l’embû, assez important sur ce modèle. Enfin, je le ferai un peu plus grand car certains de mes produits habituels n’y rentrent pas.

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

Vanity L'Atelier des gourdes

En dehors de ces petits points à améliorer, je suis totalement séduite par ce modèle et la qualité des explications. Je vais sûrement réaliser un autre de ses patrons prochainement et une chose est sûre, je suis gourde et fière de l’être!

Givre maternité, l’art de mettre en valeur les rondeurs

Durant mes précédentes grossesses, j’ai acheté en magasin l’intégralité de mes vêtements. Bon, je ne cousais pas du tout à l’époque. Cette fois-ci, j’ai eu envie de me coudre quelques jolies pièces. Seulement, il n’y pas tant de patrons de grossesse disponibles et les livres spécialisés ne m’ont pas emballée. En revanche, j’ai eu un gros coup de coeur pour le tee-shirt Givre de Deer and Doe, spécialement pensé pour la grossesse. Connaissant la marque et son niveau d’exigence, j’ai acheté le patron dès que mon ventre a atteint une taille ne me permettant plus de m’habiller comme d’habitude.

J’ai coupé une taille 42 adaptée à mes nouvelles formes et utilisé pour ma première version un très eau jersey rayé lurex dans les bleus acheté chez Cousette au dernier CSF. J’avoue que je n’ai pas totalement réussi mes raccords mais, sachant que je ne porterai cette pièce que quelques mois, ça ne me dérange pas plus que ça.

La couture est très simple, tout est parfaitement bien expliqué, notamment le montage de la laminette pour créer les fronces pour le ventre. Je vous recommande d’ailleurs d’allonger le point et d’augmenter la tension du fil pour une couture bien nette. Ensuite, le reste roule sans problème.

Je n’ai réalisé qu’une seule petite modification : la bande d’encolure. J’ai été très vigilante à sa découpe pour avoir une bande bleu clair en lurex visible et régulière. J’ai élargi un peu la bande à cette fin et multiplié la longueur de l’encolure par 0,85 suivant les conseils de Coudre le Stretch. La couture s’est ensuite faite assez facilement.

Givre maternité

Givre maternité

Le modèle taille parfaitement et est très seyant. Il reste encore un peu grand (j’étais entre le 40 et le 42 et j’ai choisi la plus grande taille pour plus de confort). Le devant est plus long que le dos mais cela s’explique aisément. J’ai coupé la taille 6-9 mois alors que je suis dans mon 5ème mois afin d’en profiter le plus longtemps possible. J’ai donc encore de la marge ce qui était le but.

IMG_2791

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

J’ai tellement aimé cette cousette que j’ai tout de suite découpé une deuxième version en jersey modal de couleur terracotta acheté chez Little Fabrics. Je gardais ce coupon depuis plus d’un an car j’aime tellement sa couleur que j’avais peur de le gâcher. Là, je suis sûre d’en profiter et en plus, elle est parfaitement assortie à mes nouvelles baskets!

Givre Maternité

Givre maternité

Givre maternité

Givre maternité

Je sais que je vais en coudre au moins deux autres afin d’avoir une garde robe de grossesse un peu plus étoffée. En attendant, j’adore les porter. C’est vraiment agréable de se sentir mise en valeur avec ses formes de grossesse et ce modèle est vraiment idéal !

Je ne me moque pas de ma première chemise – décembre de ma garde robe capsule

Et voilà, décembre est arrivé avec le dernier projet de la garde robe capsule, la chemise. En toute honnêteté, je ne porte jamais de chemise habituellement. Je n’ai rien contre mais c’est une question d’habitude (et de flemmardise aussi car une chemise, ça se repasse). J’avais sérieusement envisagé d’utiliser mon joker pour le projet chemise et de remplacer par une robe spéciale pour les fêtes. Et puis, l’idée avait fait son chemin et j’avais vraiment envie de la coudre ma chemise.

Au tout début du projet, je pensais coudre la mélilot de Deer and Doe. J’avais le patron mais j’ai hésité pour deux raisons. Ma belle-soeur l’avait cousue et avais eu un souci avec le col trop serré je crois. De plus, j’ai la taille plutôt fine et les hanches nettement marquées et j’avais peur que cette forme ne me convienne pas. J’ai finalement choisi la chemise cintrée et classique Aime comme Madame de Aime comme Marie. Je voulais une chemise qui puisse se porter au travail, à la maison, avec un jean ou une jupe. Le choix du tissu était donc fondamental et j’ai craqué pour le Liberty Capel Midnight. Ce coloris noir original donne un côté très chic à l’imprimé. Dès que Cousette l’a ressorti, j’en ai commandé immédiatement.

Le mois de décembre est court mais un tel projet nécessitait une toile. Dès que j’ai fini les cadeaux de Noël homemade, j’ai découpé ma toile dans un coton fleuri des coupons de saint pierre. L’idée était de coudre une toile portable, notamment au travail avec un jean ou plus casual avec un pantalon léger d’été. Une chemise, c’est un projet qui prend du temps. Le décalquage avec ajout des marges de couture prend bien une heure. Ensuite, la découpe du tissu et le report de tous les repères nécessite deux bonnes heures auxquelles j’ai ajouté le surfilage et l’entoilage.

Aime comme Madame

La couture du projet n’est pas rapide mais assez facile si on suit bien les explications. J’ai juste été embrouillée pour coudre le devant aux empiècements des épaules mais avec un peu de logique, j’ai fini par comprendre. Les finitions sont bien pensées (sauf aux emmanchures où il faudrait également surfiler les emmanchures des empiècements, ce qui n’est pas indiqué sur le livret). Toutes les surpiqûres permettent d’avoir une chemise bien finie, très proche d’un résultat professionnel. J’avais très peur de la couture du col et des poignets de manche mais ça s’est passé sans réelle difficulté.

La préparation des fentes des manches :
Aime comme Madame

J’ai cousu ma toile dans le week-end, environ 8 bonnes heures de couture. Je n’ai pas pris le temps de coudre les boutonnières et l’ai essayée avec des épingles pour maintenir les pans en place. Le fit était quasi parfait, j’ai ajouté un centimètre de chaque côté sur les hanches (surtout avant les fêtes ;-).

Après cette première étape longue mais indispensable, j’ai hyperventilé un grand coup et coupé mon précieux. J’ai ajouté un centimètre de marge sur les côtés des manches ainsi que des pièces dos et devant pour des finitions en couture anglaise.

IMG_8346

En revanche, j’ai choisi de ganser de biais les coutures d’emmanchures pour un fini propre. La résorption de l’embu est une de mes bêtes noires en couture et les coutures anglaises rajoutent une difficulté dont je n’ai pas besoin.

Aime comme Madame

Cette couture a été plus longue car répartie sur mes soirées lors de ma dernière semaine de travail (aïe aïe aïe).

IMG_8368

Je voulais vraiment finir ma couture avant mon départ sur Paris pour les fêtes afin d’aller faire réaliser mes boutonnières. Vu l’ampleur du travail et la finesse du tissu, j’ai toujours peur du bourrage machine et du trou dans ce tissu tout fin. J’ai donc décidé de jouer la sécurité.

La dernière couture :

IMG_8373

J’ai fini de réaliser ma chemise le matin à 09h00, juste avant de prendre la voiture en fait. C’est un projet long mais une vraie couture plaisir avec de belles finitions et le plaisir d’un tissu sublime au regard et au toucher. J’ai cousu à la main tous les boutons en regardant une série le 26 décembre au calme (la magie de Noël).

Je dois l’avouer, j’ai été un poil déçue en voyant qu’une des boutonnières n’était pas parfaitement alignée avec les autres, mais c’était trop tard. Ca ne se voit pas sur le projet mais bon, je l’aurais voulue parfaite ma chemise ! En dehors de ce tout petit défaut, je l’adore ma chemise. Je suis très fière de tous ces détails qui en font une vraie chemise : fente aux poignets, poignets boutonnés, ourlet très fin à 5mm, col et pied de col. C’est mon premier vêtement intégralement cousu en liberty et c’est tellement plaisant.

Aime comme Madame

Aime comme Madame

Aime comme Madame

L’ourlet tout fin à double rentré de 5 mm:
Aime comme Madame

Concentration au maximum pour boutonner les bracelets de manche 😉
Aime comme Madame

Aime comme Madame

Et évidemment, c’est la cousette qui boucle ma garde robe capsule, un projet un peu fou cousu sur toute une année. Là aussi, je suis fière (il n’y a pas d’autre mot) d’avoir été au bout de ce challenge et d’avoir progressé, repoussé mes limites en couture, bousculé certaines de mes habitudes, mais ce sera l’occasion d’un article à part entière je crois!

Ma Aime comme madame est bien le dernier projet de l’année, porté pour fêter dignement le passage à 2018 que je vous souhaite douce et gaie!

Aime comme Madame

Douce nuit avec Cousette – novembre de ma garde robe capsule

A mon anniversaire, j’ai eu une belle carte cadeau chez Cousette. Il faut dire que dans ma famille, tout le monde a bien compris ma passion pour la couture et pour les jolis tissus. Quatre personnes ayant décidé de me gâter en tissus, j’ai choisi Cousette. Leurs tissus sont toujours de très belle qualité et j’avais notamment repéré de la flanelle, de l’interlock assorti, du jacquard, bref des merveilles!

Les froides températures de novembre se prêtaient bien à coudre le pyjama pour ma garde robe capsule. En plus, l’un de mes pantalons de pyjama fétiche a rendu l’âme en début de mois… Au-delà du challenge, le pyjama était devenu un besoin.

Dès le début du projet, j’avais décidé de coudre l’ultimate pyjamas de Sew Over it. C’est exactement le type de pyjama que j’aime mettre. En plus, il y avait un tutoriel pour y ajouter des poches, c’était parfait! Pour accentuer le côté doudou, j’ai choisi de la flanelle. La nouvelle collection cousette en flanelle est très belle et j’ai opté pour le coloris sanguine, très automnal. Un petit ruban assorti et c’était parti. Pour le haut, ce serait un plantain (ma nouvelle marotte) en interlock ivoire avec une poche poitrine assortie en flanelle.

Respectant le tableau des tailles, j’ai coupé mon bas de pyjama en S. Première bonne surprise, j’ai pu caser toutes mes pièces (en respectant le droit fil bien sûr) de manière à me garder près d’1,20 mètres de tissus.

Ultimate pyjamas

J’ai ensuite surjeté toutes les pièces avant d’attaquer le montage des poches. J’ai évidemment commencé par partir bille en tête et aller trop vite avant de me concentrer sur les explications (ben oui, c’est plus simple). Par prudence, j’ai systématiquement traduit via google translate les explications.

Arrivée au montage de la ceinture, j’essaie le pantalon avant de la coudre et là, c’est bien trop grand! Par sécurité, j’avais cousu à 1 cm et non 1,5 cm comme indiqué sur le livret puisque j’avais raboté toutes mes pièces en les surjetant. J’ai donc ajouté 0,5 cm de marge et ce n’était pas assez. J’ai à nouveau enlevé 1 cm sur les côtés et l’intérieur des jambes et c’était nettement mieux. La prochaine version sera cousue dans la taille du dessous. Je gagnerai du temps et du tissu!

Le rabotage des côtés :
IMG_8080

Ensuite, j’ai eu un mal de chien à coudre mes boutonnières. Je pestais contre ma machine avant de réaliser que là-aussi, j’étais partie trop vite et n’avais pas mis le bouton au bon endroit sur le pied. En réglant ce problème, mes boutonnières ont évidemment roulé! J’avais pris soin d’entoiler à la vlieseline leur emplacement.

J’ai cousu un ourlet classique pour les jambes. j’avais hésité avec une broderie machine mais ça ne rendait pas bien sur ce tissu à motif. Je me suis contentée du point droit mais ai bien raccourci le pantalon. Initialement, je marchais dessus et le risque est une usure prématurée!

Ultimate pyjamas

Le tee-shirt a été sans complication, une fois cousue la poche poitrine. J’ai repris le gabarit et l’emplacement de la robe Arum. Sur une prochaine version, je la décalerai de 2 ou 3 cm vers le centre mais rien de choquant. Je l’ai bâtie à la main avant de la piquer et cela donne un résultat très propre.

IMG_8072

Ensuite, le montage est très classique. J’ai repris les mêmes modifications de l’encolure que dans ma dernière version et posé une bande d’encolure rabattue et surpiquée à l’aiguille double.Les manches et le corps ont aussi été rallongées comme pour mon dernier plantain et tous les ourlets sont à l’aiguille double ton sur ton.

Et voici mon pyjama doudou!

Ultimate pyjamas Plantain

L’interlock ivoire est un peu transparent alors j’ai demandé à Nestor le dragon de poser avec moi 😉

Ultimate pyjamas Plantain

Ultimate pyjamas Plantain

Ultimate pyjamas Plantain

Ultimate pyjamas Plantain

Il est très confortable, agréable à porter avec des tisssus tous doux et j’aime beaucoup l’ajout de la poche poitrine qui en fait un vrai pyjama assorti! Et puis, un pyjama tout en tissus cousette, c’est la classe 😉