La parfaite petite robe d’été – juin de ma garde robe capsule

Au moins de juin, j’avais prévu de coudre un short. Seulement, je me suis lancée dans un projet imprévu, en craquant pour un coupon de double gaze. Bien plus compliqué que je ne l’avais prévu, ce projet est devenu celui de ma garde robe capsule. J’ai donc cousu une robe (c’est pas comme si j’en avais plein mon armoire)…

Je venais juste de finir ma blouse la brune qui est un régal à porter. Avec cette double gaze aérienne, une version robe s’imposait. Je ne voulais cependant pas juste allonger la robe car avec mes hanches, ça peut vite faire sac à patates. J’ai donc repris le bas du pattern hacking que m’avait donné ma belle-soeur, déjà cousu deux fois ici et ici.

Alors découper de la double gaze, c’est pas de la tarte. Ca bouge énormément et respecter le droit fil n’est pas une mince affaire. J’ai modifié les volants de la brune que j’ai raccourci de 4 cm et allégé de 2 cm sur les côté. Cette ampleur là me convient beaucoup mieux. J’ai ensuite adapté le bas de la blouse pour qu’il corresponde au buste de la robe d’été et c’était parti. Craignant le côté traître de la double gaze, j’ai rallongé les jupes et j’ai bien fait. A tête reposée, j’ai réalisé que je n’avais pas coupé très droit… Heureusement, j’ai pu corriger mon erreur.

Le montage du buste a été assez rapide comme je venais de réaliser le patron. J’ai choisi de faire un ourlet roulotté pour les volants et les emmanchures. Je trouve que c’est parfait avec ce tissu fin et un peu récalcitrant.

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J’ai ensuite attaqué les jupes avec la pose du passepoil le long des poches. J’ai repris mon joli passepoil fleuri la droguerie que j’adore. J’ai renforcé les bords des poches à l’italienne avec du formband vu la fragilité du tissu. J’ai ajouté une surpiqûre ton sur son le long de cette bordure que que la couture ne se déforme pas.IMG_5764

Ensuite, j’ai cousu les fronces et ajouté les jupes aux bustes. La couture était délicate car le montage de la brune impose de coudre les deux bustes pour y coincer les volants. Du coup, il a fallu manipuler toute la robe à chaque fois. Et là, ça a été le drame! J’ai commencé par coudre une jupe envers contre endroit. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais mes deux bustes n’avaient pas la même longueur, celui du devant était nettement plus long. J’ai donc du découdre ma couture anglaise (joie, bonheur) et recouper ce buste en prenant bien en compte les marges de couture. J’avais des sueurs froides à chaque fois que j’ai sorti mon découd vite vu la fragilité du tissu mais il n’y a pas eu de drame (ouf). J’ai cousu tous les assemblages en coutures anglaises pour de jolies finitions.

Enfin, j’ai réalisé l’ourlet de l’encolure au biais rapporté (une merveille dénichée chez une petite mercerie du coin). J’ai aussi fait ce choix pour les jupes. Je craignais un beau roulotté pas droit du tout. Le biais rapporté permet d’être plus vigilant là dessus et surtout de pouvoir rattraper une erreur, vite définitive quand on utilise la surjeteuse. Pour vérifier que je suivais, j’ai cousu mon biais dans le mauvais sens! A nouveau, sueur froide quand j’ai décousu. Je repositionne le tout et au moment de piquer… Je réalise que j’ai épinglé le biais exactement de la même façon :-( Après un petit café, j’ai enfin positionné correctement mon biais et je l’ai cousu dans la foulée!

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Ce projet que j’imaginais rapide a traîné sur plus d’une semaine au vu de tous mes couacs. Il est donc devenu mon projet pour la garde robe capsule (le short sera bien en juillet aussi hein). Malgré toutes les péripéties, j’adore cette robe. Son ampleur est très agréable et avec la chaleur, c’est juste magique ! C’est la première fois que je mixe deux patrons pour moi et j’y ai pris beaucoup de plaisir.

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Vive les poches!
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Maintenant, il faut attaquer les coutures de find d’année des maîtresses et ATSEM en mode couture de l’extrême!

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Ma brune compte pas pour des prunes

Cela faisait de nombreux mois que j’avais envie de me coudre La Brune de Delphine et Morissette mais entre le temps, les envies et le stock de tissus, je ne trouvais pas le bon compromis. Avec ces grosses chaleurs, l’envie d’un top d’été, léger et élégant m’a fait sauter le pas. J’ai d’abord sorti un coupon de voile de coton Henry et Henriette mais sa laize en 110 cm ne permettait pas de coudre le projet. Je me suis rabattue sur un coupon de plumetis France Duval Stalla, acheté il y a deux ans. Je n’avais pris qu’un mètre ce qui limitait mes possibilités.

J’ai découpé et scotché le PDF en 38 (bon point, il est marges incluses) et découpé mon joli tissu.

La brune

J’ai voulu faire un double ourlet aux volants (que je n’avais pas découpé en entier au début, erreur quand tu nous tiens) mais je l’ai piqué trop près… Après lavage de la blouse, l’ourlet a lâché par endroit et j’ai du surfiler à nouveau et repiquer mon ourlet (ça a juste retardé le port de ma blouse d’une demie-heure). J’ai réduit les volants d’un centimètre en largeur. Je les réduirai plus significativement sur une prochaine version, je les voyais moins larges.

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Pour le reste, la blouse est assez simple. Le montage des pinces est astucieux mais demande de la minutie. Je n’ai d’ailleurs par surfilé ces coutures à la surjeteuse mais avec un simple zig zag, la finesse du tissu m’a rendue prudente. J’ai aussi réalisé des coutures anglaises sur les côtés, sans rajouter de marge supplémentaire et c’est parfait comme ça.

En revanche, la technique des fronces au fil élastique a été une catastrophe. ma machine n’a pas aimé du tout. Le tissu s’est coincé dans les griffes de la plaque à aiguilles et résultat, un beau trou dans ce tissu tout fin. a n’a pas été si catastrophique car j’avais mal lu les instructions et n’avait coupé qu’un demi-volant. J’ai recoupé deux volants en entiers mais pour le coup, j’ai réalisé mes fronces avec deux rangées de fil et c’était très bien comme ça.

Ensuite, le plus long a été comme toujours les finitions. J’ai réalisé l’encolure et les emmanchures au biais rapporté. C’est toujours un peu plus compliqué sur les emmanchures mais cela offre une jolie finition et un vêtement aussi propre sur l’envers que sur l’endroit.

La brune

Au final, cette couture s’est révélée plus longue que je ne l’aurais pensé mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Malgré mes petites erreurs, j’aime beaucoup cette blouse.

La brune

La brune

La brune

La brune

La légèreté du plumetis est juste magique avec la chaleur. Il faudra juste que je m’habitue aux volants. Il y aura bientôt une seconde version mais avec des volants réduits en ampleur et en largeur… Affaire à suivre 😉