Grand’Ourse en mode lutin du père Noël

Comme d’habitude, Noël est arrivé trop vite ! Je prévois un maximum de cadeaux maison et encore une fois, j’ai fini à l’arrache. Première réalisation, le gilet Grand’Ourse d’Ikatee couture, un modèle que j’ai toujours eu envie de tester. Il s’agit d’un gilet ou manteau avec plusieurs versions possibles : avec ou sans capuche, capuche avec ou sans oreilles de lapin, avec ou sans oreilles d’ours, avec ou sans biais à cheval… J’aime beaucoup la modèle avec capuche à oreilles de lapin qui me fait penser à Balthazar, le personnage principal d’une série de livres qu’adorait l’un de mes frères quand il était enfant.

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J’ai pensé à ce modèle pour ma nièce ce que son père a validé mais sans les oreilles de lapin (snif). J’ai choisi en revanche un molleton avec un imprimé lapin, c’est l’animal préféré de ma nièce. J’adore ce motif qui me fait irrésistiblement penser à Alice au pays des merveilles. La doublure apporte vraiment un plus en matière de finition, j’ai donc pioché dans mon stock du molleton fin vert menthe et le jersey assorti en mode à bas les chutes!

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

J’ai découpé le modèle à capuche, intégralement doublé en taille 3 ans. Le molleton imprimé manque de souplesse et j’ai donc préféré prendre la taille la plus grande sachant qu’elle a 2 ans et demi. Tout a roulé jusqu’à la couture de la capuche. Première difficulté, le patron n’indique pas que la capuche se coupe au pli. Ce n’est en soi pas très grave, ayant tout simplement assemblé les deux parties. Le hic, c’est que c’est le repère d’assemblage de la capuche au col. Et du coup, deuxième grosse difficulté, je suis restée bien bête au moment de cette couture, sachant qu’il n’y a pas de repère sur l’encolure. Evidemment, je n’ai pas assemblé correctement la capuche et je n’ai pas réalisé tout de suite mon erreur.

J’ai continué sur ma lancée et finalisé l’intégralité de ma cousette. J’aurais voulu coudre des boutons avec de vraies boutonnières mais ma machine n’a pas du tout aimé l’épaisseur et le manque de souplesse du sweat extérieur. Les boutonnières étaient catastrophiques sur mes tests et j’ai laissé tomber. Du coup, j’ai posé des pressions kam en forme d’étoiles jaunes. J’étais ravie de finir ma cousette quand j’ai réalisé que la capuche était beaucoup trop serrée et gênerait forcément sa propriétaire grrr.

Gilet Grand'Ourse

J’ai préféré laisser ma cousette de côté pour réfléchir calmement et en ai profité pour coudre deux autres réalisations que je vous présenterai plus tard. Après quelques jours de réflexion, je n’ai pas vu d’autre solution que de reprendre ma couture. J’ai retiré (plutôt cassé) mes pressions kam et défait tout l’assemblage sauf celui des manches. Après vérifications, j’avais bien cousu la capuche dans le mauvais sens. J’ai donc repris le montage dans le bon sens cette fois-ci et tout a roulé. J’ai reposé les pressions kam sur les anciens emplacements et fermé à la main l’ouverture.

Bilan : ce gilet est hyper mignon. J’aime beaucoup l’association de ces deux tissus, l’imprimé poétique de l’extérieur et le vert léger plein de peps de l’intérieur.

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

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Les jolis flexs de la Fabrique d’Ava pour personnaliser la doublure :

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

Gilet Grand'Ourse

A refaire, je laisserai une ouverture dans une couture de manche ou d’assemblage du dos et d’un côté, moins visible si la couture à la main n’est pas parfaite. Je regrette juste qu’il n’y ait pas eu une indication de plus pour la capuche. Bon, je vous rassure, je pense bien être la seule à y avoir vu une difficulté 😉 Ceci étant, si on ne fait pas cette erreur, ce patron est simple et rapide et réaliser, il va sûrement devenir un basique de mes cadeaux de naissance !

Et dans la série des cadeaux de Noël homemade, la série des six sacs malo (déjà cousus ici et ici), réalisés dans les très jolis cotons épais de la collection hiver de Mondial Tissus.

Sacs Malo

Au lit les lutins

Depuis que je couds, il y a des choses que je n’achète plus et les pyjamas de mes lutins en font partie. Je trouve les pyjamas du commerce très chers par rapport à de la couture maison et ce d’autant plus que ce sont des projets simples et rapides. J’ai souvent utilisé divers patrons ottobre pour coudre des pyjamas (ici, ici ou ici) mais ma chouette grandit et il n’y a plus autant de patrons facilement adaptables pour des bas de pyjamas dans sa stature. Je réfléchissais au bidouillage à faire quand Ikatee a sorti le pyjama Sacha. C’est quasiment la réplique du pyjama bébé cousu en juillet dernier mais pour les enfants de 3 à 12 ans.

J’ai décidé de me simplifier la vie, les patrons ottobre sont très bien faits mais quelle galère le décalquage avec tous ces modèles qui se chevauchent, et j’ai acheté le patron dès qu’il est sorti en version papier. Je ne suis pas une grande adepte des PDF, même si j’en utilise régulièrement, il y a toujours un petit décalage à l’impression sur certaines pièces et j’ai toujours peur d’un résultat approximatif.

Mon stock de jersey est très conséquent et a permis à chacun de mes lutins de choisir leurs tissus. Mon lutin a tout de suite craqué sur le jersey à motif dragons et chevaliers acheté l’été 2017 aux soldes de tissus.net. Il est assez chargé mais pour un pyjama, ça ne pose pas de difficulté. Et je veux surtout que ma cousette plaise et soit portée. J’ai complété ce tissu avec du bord côte taupe acheté l’an dernier aux marchés aux tissus d’Arras.

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Ma chouette a d’abord porté son choix sur des molletons doublés minky. Après lui avoir expliqué que ce serait beaucoup trop chaud, elle s’est reporté sur un chouette jersey petit bateau (un des supers bons plans de ma belle soeur) avec de très jolis motifs animaux. En plus, il est super doux et très agréable à porter! Pour les bord côtes, je n’avais pas suffisamment de stock pour tout faire dans la même couleur (sauf à en recommander ce que je ne voulais pas). L’encolure et les bracelets de chevilles sont bleu pétrole, les bracelets de manche rouges et la ceinture vert mint. Cela fait un peu punky brewster mais les différentes couleurs des motifs le permettent et ça lui va bien.

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Sur le plan technique, il y a peu de pièces et la découpe est hyper rapide. Attention, le haut étant coupé en deux pièces intégrant les manches, il est très gourmand en tissu. Les bracelets de chevilles et de manches sont aussi très gourmands en bord côte. La couture est très rapide pour les différentes pièces. Comme toujours, le plus complexe est finalement la couture de l’encolure en bord côte. Il vaut mieux prendre son temps et être précis pour un résultat régulier. D’ailleurs, je ne me limite plus aux repères aux quatre quarts, je rajoute des pinces intermédiaires. Ca me permet d’être plus régulière quand j’étire la bande d’encolure et d’avoir un résultat plus propre. L’insertion de l’élastique est toujours un peu pénible mais ça se fait sans difficulté. Enfin, ma surjeteuse n’a pas du tout aimé les petits bracelets de manche et l’enfilage a régulièrement cassé (grrr).

Je n’ai fait qu’une seule toute petite modification au patron, surpiquer l’encolure à l’aiguille double. Cela nécessite d’être minutieuse surtout quand elle est contrastée comme pour le pyj de mon lutin mais cela permet de bien maintenir la bande d’encolure en place par la suite. J’ai ajouté les petits thermocollants Madame Mademoiselle pour permettre de différencier le devant du derrière sur l’envers.

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Pyjama Sacha

Pyjama Sacha

Pyjama Sacha

Pyjama Sacha

Le bilan de ces cousettes est très positif. Ces pyjamas sont manifestement très confortables et ont été immédiatement adoptés. Attention, ce patron taille grand. J’ai cousu du 6 ans pour mon lutin et du 9 ans pour ma chouette et il y a fort à parier que ces pyjamas feront aussi l’hiver 2019 😉 Le bilan temps passé et rentabilité du projet est top. Je vais sûrement profiter de ma virée au C.S.F. pour acheter de jolis jerseys ou molletons pour une deuxième version 😉

Débuter la garde robe d’été de mes lutins

Cela fait maintenant plus de trois années que je couds, souvent guidée au gré de mes envies. Seulement, je me fais avoir chaque année à l’arrivée de l’été et je ne couds pas la moitié des projets prévus pour mes lutins, faute de temps. Or, avoir tenu le projet annuel de la garde robe capsule m’a montré que je pouvais mieux m’organiser et réaliser un grand nombre de projets avec le même temps.

J’ai donc décidé d’attaquer dès maintenant les coutures d’été pour mes lutins. Au menu, il y a des shorts, des tee-shirts, des combishorts et des robes (soyons fous).

Du coup, j’ai enfin réalisé le test de la combishort Marieke sortie l’an dernier chez Ikatee couture. J’aime beaucoup les patrons qui proposent plein d’option : jupes, pantalons, short, avec ou sans volants. Le prix est élevé mais entre le nombre de possibilités et le grand éventail des tailles, ça vaut largement le coup! Acheté en septembre dernier, je n’avais pas encore eu l’occasion de le tester, même si je me dis maintenant qu’une version en molleton et manches longues pourrait être très sympa en hiver.

En accord avec ma poulette, j’ai décalqué le combishort, sans volants et n’ai pas pas prévu de passepoil…

J’ai choisi un joli polycoton de Motif personnel dont j’aimais beaucoup le motif. La jeune fille n’étant pas une fan du rose, j’ai choisi le coloris bleu denim qui lui va très bien. Le décalquage des pièces n’est pas une mince affaire sachant que plusieurs pièces se superposent et que je n’ai pas réussi à remettre la main sur mon fluo frixion (qui s’efface d’un coup de fer chaud). Je crois bien d’ailleurs que je n’ai pas décalqué la bonne taille pour certaines pièces du short…

Combishort Marieke

Côté montage, ce n’est pas évident en dépit du livret. Je viens juste de réaliser la combishort Anissa de Chez Machine et j’ai beaucoup apprécié la simplicité et l’efficacité de leur montage. D’ailleurs, j’aurais eu beaucoup de mal à coudre les parementures du haut avec seulement les explications du livret. J’ai repris celle d’Anissa et ça a roulé tout seul.

Ensuite, j’ai eu des difficultés pour la ceinture. En effet, il faut faire des boutonnières pour le ruban (la jeune fille en voulait un) seulement, je n’arrivais pas à trouver de boutons assez petits dans mon stock pour faire les boutonnières de la taille préconisée (ma machine a le bon goût de les faire toute seule). J’ai fini par y arriver et ai attaqué le montage de la ceinture. Et là, gros moment de solitude, la ceinture était nettement trop longue ! J’ai enlevé 2 cm sur chaque ceinture pour en réduire la taille et c’était impeccable.

Et j’ai continué avec l’assemblage du short à la ceinture et là, les pièces short dos étaient trop longues de 2 cm chacune ! Je ne me suis pas laissée démonter et ai créé une pince de 2 cm en largeur sur 5 en longueur au milieu de chaque dos et zou! Après insertion de l’élastique, je trouve cela un poil serré à la taille, surtout qu’elle n’est pas franchement épaisse. Ceci étant, cela ne la gêne pas.

Enfin, je me suis aperçue que ce short était bien court. En relisant attentivement la notice, il n’est pas précisé si les ourlets sont inclus, manifestement non… J’ai surjeté le bas de mes shorts et me suis limitée à un ourlet simple de 5mm pour finir le short.

Je pensais réaliser des boutonnières classiques, ma machine les réalisant toute seule comme une grande, mais l’homme m’a convaincue de poser des pressions. J’ai choisi des 3exter aux jolis motifs. Ma princesse a opté pour les étoiles et c’était parti. Seulement, c’était mes premières pressions et ce n’est pas si simple à poser proprement. Après une pose à la pince, j’ai fini de bien les fixer avec un verre, je n’avais pas de marteau sous la main.

Mais bon, je n’avais pas compté sur l’énergie de ma poulette, qui a réussi à forcer la première en se déshabillant. Sur la prochaine version, j’envisagerai des boutonnières classiques qui craignent moins l’arrachage des petites mains 😉 Ceci étant, ces jolies étoiles apportent du peps à la combishort. Et je me suis fait plaisir en utilisant un ruban Henry et Henriette entourant ma commande annuelle pour décorer la ceinture de la combishort.

Le détail des boutons :

Combishort Marieke

Combishort Marieke

Et voilà :

Combishort Marieke

Combishort Marieke

Combishort Marieke

parfaite pour sauter :

Combishort Marieke

Combishort Marieke

Bilan : la combishort est adorable et ma princesse en est enchantée. La réalisation m’apparaît complexe et pouvoir être facilement simplifiée (peut-être en utilisant la technique de la combishort Anissa pour la coulisse). Je reconnais cependant que mon décalquage de patron n’a pas du être aussi soigné que d’habitude (j’avais décalqué 5 patrons à la chaîne) et ce que cela a forcément rajouté des difficultés imprévu. Ma princesse ayant déjà commandé une autre version, celle-là en maille polo, je vais avoir l’occasion de tester une nouvelle fois la réalisation de ce patron et de vérifier le décalquage de mes pièces;-)