A bas les chutes, culottes et boxers pour mes lutins

Cet été, nous avons déménagé et changé de région. Comme toujours, il faut faire du tri avant les cartons et en déballant et je déteste ça! Cette année, on a été encore plus speed que d’habitude (on en est à notre dixième déménagement en 15 ans) et je n’ai pas fait autant de tri avant le départ que je l’aurais du… En rangeant les habits de mes lutins, je me suis aperçue qu’ils n’avaient plus beaucoup de sous-vêtements à leur taille et que je pouvais rentabiliser mes (trop nombreuses) chutes de jersey.

Comme souvent lorsque je couds pour mes enfants, j’ai utilisé des modèles ottobre. Avec quelques années de couture, je comprends beaucoup plus facilement leurs explications en dépit de l’absence de schémas et il faut reconnaître que leurs modèles sont très bien coupés et conçus.

Première étape, la couture des culottes. Le modèle Mrs Girly dans le numéro 6/2016 est parfait quand on lit correctement le positionnement des pièces… En effet, la planche patron ne précise par où couper le pli et ma première session de coupe n’était pas dans le bon sens grrr. Une fois réglé ce problème, la couture se fait assez facilement surtout qu’ayant déjà cousu des culottes Bel Air pour moi dans ma garde robe capsule, je me souvenais de la technique du burrito pour les goussets.

Seulement, j’avais regardé trop vite la liste des fournitures et il fallait du biais élastique préplié. Or, je n’en avais pas en stock mais j’avais de l’élastique à lingerie acheté l’an dernier chez mercerie extra. Ni une ni deux, j’ai enlevé un centimètre à la taille et aux ouvertures de jambe (mes élastiques faisant 0,7 cm de largeur au lieu des 2 cm préconisés) et je les ai cousus selon la méthode de la culotte Bel Air.

Ce n’est pas compliqué mais c’est loooonnngggg à coudre car il faut les étirer le plus régulièrement possible et faire deux coutures pour bien les maintenir en place. Une fois mes trois culottes finies, j’ai customisé les deux modèles blancs avec un bouton de mon stock (les surplus donnés avec un achat de vêtement) et un petit thermocollant chat.

Et voilà le travail :

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Deux modèles en jersey blanc ajouré offert par Mamzelle fourmi, déjà utilisé pour une chemise de nuit sur le modèle Milos :

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Un modèle en jersey rose Mamzelle Fourmi déjà utilisé pour un tee-shirt Maëlle pour moi et un tee-shirt pour ma chouette un coupon bien rentabilisé 😉 )

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J’ai ensuite attaqué les boxers de mon lutin, modèle Mr Léopard. Alors que j’appréhendais cette couture, elle s’est révélée très simple, quoiqu’un peu longue. Les explications du magazine sont limpides et les boxers se montent très facilement. Ma seule erreur a été de vouloir remplacer les surpiqûres des coutures par du flatlock à la surjeteuse. Non seulement c’est difficile de faire un flatlock bien régulier mais en plus, ce n’est pas une bonne idée sur une première couture.

Mes essais de flatlock :
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En relisant le magazine, il était précisé point de recouvrement si l’on a une recouvreuse (mon rêve mais mon amoureux n’est pas d’accord rapport à la place galopante de la couture à la maison) ou un point zig zag ou nid d’abeille à la machine.

Sur les deux autres modèles, j’ai utilisé le point nid d’abeille de ma super machine à coudre et c’est passé tout seul!
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La couture de l’élastique à la taille s’est faite sans la moindre difficulté, en visionnant à nouveau le cours spécial proposé par Artesane et France Duval Stalla, un indispensable à mon avis! Et clairement, j’ai tout misé sur les motifs de l’élastique pour plaire au jeune homme :

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J’ai rajouté un petit thermocollant sur l’intérieur de chaque dos afin de faciliter l’enfilage des boxers dans le bon sens 😉
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Je suis hyper satisfaite du rendu de ces boxers. La surpiqûre au point nid d’abeille apporte un joli détail et un fini très propre.

Le petit lot de boxers :

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Bilan de l’opération : c’est une couture qui m’a bien vidée la tête après le déménagement et je l’ai beaucoup appréciée. C’est un moyen malin de rentabiliser les stocks de jersey, je verrai à l’usage si le temps passé est rentabilisé par le port de ces sous-vêtements 😉

Basic falls ou les tee shirts d’automne de mes lutins

En quelques jours, nous sommes passés de l’été à l’automne (voire l’hiver). J’avais quelques tee-shirts manches longues en stock mais pas tant que ça, pensant avoir encore un peu de temps pour les coudre… Heureusement, il me restait du jersey en stock (de belles chutes) et un joli coupon acheté sur Instagram à Lise Tailor. Il n’y avait plus qu’à… J’ai choisi, en accord avec ma grande qui devient plus exigeante sur ses tenues, le modèle basic falls dans le numéro d’Ottobre 4/2013, un tee shirt à manches raglans, tout simple, qu’on peut égayer avec une poche.

Atelier découpage :

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Première version, un tee-shirt très graou avec ce jersey à tigres dans lequel mon patron est rentré pile poil. J’ai réalisé les bracelets de manche et l’encolure en bord côte noir. Très rapide à coudre, il a été immédiatement adopté par sa propriétaire.

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Les bracelets de manche contrastés :
Basic Falls

Le petit thermocollant pour différencier le dos et le devant :
Basic Falls

Deuxième version, une spéciale chute avec le jersey de mon Maëlle et celui de mon Briac. Je suis très fière de ma poche contrastée (à laquelle ma commanditaire tenait). Cela a été l’étape la plus longue car je l’ai bâtie à la main avant de la piquer, point par point pour une jolie finition. Et oui, le fil contrasté, ça ne pardonne pas.

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Il grimpe très bien dans les parcs 😉
Basic Falls

Une fois porté, l’encolure gênait clairement ma chouette et remontait. Je l’ai donc découpée (à la sauvage) et j’en ai montée une seconde, cette fois avec le jersey rose, très facile à travailler (il ne roulotte pas lui).

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Clairement, elle n’avait pas très envie de faire les photos :

Basic Falls

Ces deux tee-shirts sont très sympas et lui vont très bien. Je crains cependant qu’ils ne durent pas tout l’hiver. La prochaine fois, je partirai donc sur une taille 134 et pas une 128 comme ici.

J’ai ensuite attaqué pour mon lutin, en taille 104. J’avais pu constater sur les modèles de sa soeur que les manches restaient trop courtes et que le bracelet contrasté n’était pas facile à maîtriser. En effet, la surjeteuse peut créer un décalage entre les deux épaisseur en démarrant la couture entre les deux épaisseurs, malgré un bâti à la machine à coudre. J’ai donc rallongé les manches de 3 cm en longueur et découpé deux bracelets de manche de 8 cm de largeur, la longueur ayant été calculée selon la méthode de coudre le stretch.

Le premier est entre le sweat et le tee-shirt. Les bustes ont été découpé dans les chutes du pyjama de Noël (un sweat fin) et les manches dans les chutes de mon confortable noir (un sweat plus épais). A la mi-saison, il est parfait pour une sous-couche pas trop épaisse et sera un tee shirt bien chaud en hiver.

Basic Falls

La séance photo père-fils, je crois qu’ils ont bien rigolé :
Basic falls

La deuxième séance photos avec autorisation expresse de faire le clown, ou l’art de la négociation :

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Le deuxième est également découpé dans des chutes du pyjama de Noël offert à mon neveu. J’ai également cousue une poche contrastée mais je la trouve moins réussie. Ce jersey se déforme beaucoup plus et j’aurais du penser à l’entoiler pour plus de stabilité. Ceci étant, mon lutin adore son tee-shirt et il lui va comme un gant.

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Basic Falls

Testé au parc, il fonctionne très bien aussi 😉

Basic Falls

Je vais bientôt continuer sur cette lancée et coudre les pyjamas d’hiver…

En attendant, j’ai cousu quelques serviettes élastiquées en mode à bas les chutes, mes lutins devenant vraiment trop grands pour les vieux bavoirs cousus il y a trois ans…

Serviettes élastiquées

Serviettes élastiquées