Miyuki, ma nouvelle addiction

Lors de la préparation des vacances, mon amoureux m’a bien avertie, pas de machine à coudre dans les bagages! D’abord, il trouve que ça prend trop de place surtout si on y ajoute du tissu, des patrons, du fil, et tout le matos de base de la couturière (sur ce coup-là, difficile de lui donner tort). Ensuite, il estimait que je devais faire une pause couturesque (là, je suis plus sceptique). J’ai donc admis que Germaine ne partirait pas en vacances et j’ai décidé de me lancer à la découverte des perles Miyuki. Et oui, je sus faible et à la vue de toutes les jolies choses réalisées sur Instagram, je n’ai pas su résister plus de quelques mois (c’est déjà pas mal).

J’avais investi dans une box Miyuki chez Fifi jolipois mais leur site était en maintenance depuis plusieurs jours et je n’avais donc pas accès à leurs tutos vidéos. J’ai regardé les tutos de tissage Peyote chez Mon petit Bazar et brick stitch chez Rose Moustache et j’ai fait une commande presque raisonnable chez Perles and Co en prévision des vacances. En fait, j’ai eu du mal à choisir les couleurs, comme une gosse dans un magasin de bonbons :-)

tissage en cours

En guest star, vous avez pu voir la super boîte de rangement des perles dont je ne peux déjà plus me passer.

J’ai commencé par le tuto du bracelet Peyote de Mon petit bazar. J’ai étudié la chose mais la théorie, ça me parle peu et je me suis lancée. Evidemment, j’ai recommencé plusieurs fois entre les noeuds, les erreurs de lecture de la grille (il faut s’y habituer) et le fil qui casse. J’ai finalement réussi à tisser un petit bracelet que j’ai mis de côté pour le finir à la maison (je n’ai pas emmené mes pinces à bijoux) et l’offrir à Pépette la chouette. Les autres grilles proposées par Mon petit bazar me disaient bien mais je n’avais pas les couleurs adéquates.

bracelet peyote

Je me suis donc attaquée au tipi de Rose Moustache. Heureusement, c’était un matin de levé tôt, seule, sans l’amoureux et les lutins et j’ai pu me concentrer sur le tissage à deux aiguilles du premier rang. J’ai mis un certain temps à comprendre (je comprends vite mais il faut m’expliquer longtemps) mais une fois le coup de main pris, le premier rang se monte assez vite. Ma grosse difficulté a été le montage du deuxième rang, j’ai recommencé à plusieurs reprises et j’ai fini par y arriver en comprenant qu’il ne fallait pas hésiter à maintenir les perles en place avec les doigts pendant les parties délicates du tissage. Une fois tissés les trois premiers rangs, le tissage est assez stable et on avance vite, mais au milieu du 5ème, horreur, un gros noeud! Evidemment, ça ne passait plus dans les perles et j’ai du couper le fil. j’ai essayé de tricher en nouant un nouveau fil au premier mais ça ne marchait pas non plus. Dépitée, j’ai recommencé mon tipi à zéro.

Petit à petit, le coup de main est venu et j’ai monté mon tipi assez rapidement. J’ai été un peu perplexe sur les augmentations mais la logique étant finalement assez proche des diminutions, j’ai fini par comprendre. J’étais très fière de mon tipi et je l’ai badigeonné de colle, photographié sous toutes les coutures et monté sur une broche. Il plaisait tellement à Pépette la chouette que je lui ai offert.

tipi

J’avais été me promener sur le blog de bulles de cerises qui donne de très bons conseils pour démarrer le tissage des perles. J’ai surtout flashé sur ses petites maisons de toutes les couleurs, que j’imaginais déjà en broche sur un pull blanc cet hiver (vais-je mettre à contribution ma mère, championne toute catégorie du tricot sur ce coup-là)…

Bref, j’ai voulu me lancer sur ce modèle, elle donnait le lien pour la grille mais je ne savais pas comment faire les augmentations dans le vide. J’ai un peu cherché sur internet et je suis tombée sur le blog des étoiles à la pistache et le bonheur! Elle explique parfaitement comment faire même si elle avertit qu’il vaut mieux attendre avant de se lancer sur ce type de modèles compliqués. Que voulez-vous, je suis têtue et mon premier vêtement avait été un plantain en jersey qui m’avait demandé plus d’une semaine d’effort sur l’encolure… On ne se refait pas! Et elle donne la méthode de la diminution sans fil apparent et c’est top, le tissage est encore plus joli sans fil apparent. Bref, j’ai réalisé tout le tissage, un oeil sur la grille, l’autre sur son blog :-)

J’ai attaqué patiemment mes petites maisons, me disant que j’en ferai juste 4 (oui j’en ai fait 7). Arrivée à la troisième maison, j’ai fait un horrible noeud et je n’ai pas su comment gérer. J’ai laissé de côté et redémarré. Il faisait une très grosse chaleur et j’ai eu du mal à me concentrer, j’ai recommencé plusieurs fois le début et puis c’était bien parti. Seulement, à nouveau, gros noeud durant le tissage de la 3ème maison (je la soupçonne de me porter la poisse). J’ai relu attentivement le blog des étoiles à la pistache (décidément une mine d’or) et elle indique comment changer de fil en cours de route, qu’avais-je à perdre? Grand bien m’en a fait car j’ai pu continuer le tissage et j’ai même changé de fil une nouvelle fois en cours de route car j’ai finalement respecté le modèle en tissant les 7 maisons. Je vais sûrement monter ce tissage en broche mais j’ai peur que mes supports actuels ne soient trop lourds pour ces maisons, elles vont donc devoir patienter que j’en achète d’autres…

Petites maisons

Je me suis surprise à persister et à progresser beaucoup plus vite que je ne l’aurais espéré. Gros plus des perles par rapport à la couture : ça prend peu de place et une fois la grille démarrée, on peut discuter en même temps. Il y aura donc d’autres tissages de perles, certains se glisseront même peut-être sous le sapin…